ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE… ALLONS ENFANTS, UN PEU D’ARDEUR ! (par Tonton Daniel)

Chers amis,

Vous aurez, tout comme moi, remarqué que d’attentat en attentat, la Marseillaise est fredonnée, quand ce n’est pas balbutiée  pour un oui pour un non, en tous lieux, toutes circonstances, comme chant de deuil par des patriotes relatifs (souvent féminins) qui, pour la plupart il y a encore un an, ignoraient le sens martial des paroles ou restaient avachis telles des bouses, lorsque notre hymne national retentissait à de ponctuelles occasions. Ils ont même réussi à changer le tempo qui me rappelle plus celui de « il pleut il pleut bergère », que notre chant patriotique et conquérant appelant à la résistance, à la victoire.

Ravel et son boléro doivent trembler dans leur tombe (surtout les héritiers) car les plus gros droits d’auteur (record absolu) qui leur étaient consentis jusqu’alors par la SACEM, vont désormais tomber dans l’escarcelle de la descendance de Rouget ‘l’islois ».

Prise de conscience hélas tardive tant que timorée d’un peuple Français politiquement désuni dans une union théâtrale éphémère, de façade ?

Excès de zèle civique qui nous manquait tant depuis des années ou simple lubie passagère ? J’ai beaucoup de difficultés à avancer une hypothèse rationnelle mais suis convaincu d’une chose : ce n’est pas ce chant malmené, manquant d’une ardeur propice à en découdre qui nous permettra de vaincre la terreur, voire d’impressionner les barbus. Même constat sur les aquarelles oisives, les bougies polonaises, les roses ou les marches blanches et autres incantations à la paix !

Ces voix souvent frileuses, désordonnées, parfois même châtrées, se marient très mal avec la nature des paroles et surtout leurs objectifs qui se voulaient glorieux, très défenseurs.

Un chant guerrier repris en choeur mais sans coeur par une foule de nouilles sous le joug d’un « deux de tension » chronique, qui fera autant d’effet sur l’ennemi sanguinaire qu’une gifle sur la joue d’un éléphant.

Nous pouvons malheureusement en déduire que le veau n’est toujours pas prêt de livrer bataille (j’entends physiquement) et qu’il se borne – égal à lui-même et à l’image des gouvernants -, à implorer le ciel pour que tout cela cesse par enchantement ou que les vilains barbapoux se transforment en fées clochettes. Ils doivent se marrer, les hirsutes, en regardant ce spectacle affligeant de capitulation avant l’heure, d’absence de courage.

Je crains le pire pour les mois à venir et si j’avais un seul conseil à donner à mes compatriotes, ce serait celui de se sortir au plus vite les doigts du cul s’ils ne veulent pas rendre gorge…

Tonton Daniel

banniere_2016_570

 

 

 

 

 La Légion chante la Marseillaise

La Marseillaise version complète

Les commentaires sont fermés.

blank