MACRON : L’ARTURO BRACHETTI DE L’IMMIGRATION
(L’Imprécateur)

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Macron ira en Algérie le 6 décembre prochain. Pour quoi faire et pour quoi dire ? Il sera certainement question d’immigration, mais c’est un sujet sur lequel la pensée politique du président est totalement obscure. Ses discours changent du jour au lendemain et se contredisent. Il est même fréquent que dans le même discours il dise tout et son contraire. Ses thuriféraires y voient l’expression d’une pensée complexe, là où il n’y a que mélasse et soupe aux choux. Les Algériens sont les premiers à n’y rien comprendre. « Alger demande des explications… » (https://www.algeriepatriotique.com). Est-ce pour en donner que Macron y retourne ? Ou pour salir une fois de plus les Français comme il aime tant le faire dès qu’il est hors de France ? Ou les deux ?

Résultat de recherche d'images pour "macron et Bouteflika, images"Curieusement on ne trouve sur Internet aucune photo de Macron avec Bouteflika. Seulement des photo-montages. Si vous voulez vérifier, tapez simplement Macron et Bouteflika, images. Se sont-ils vraiment rencontrés ? − Il semble que non. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Algérie-focus titre cette semaine « Macron tourne le dos au régime Bouteflika ».

Le 2 mars 2017, dans une interview au magazine Réforme, Macron déclarait : « Il faut regarder les faits. Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas aujourd’hui confrontés à une vague d’immigration. Un peu plus de 200 000 titres de séjour ont été octroyés l’année dernière, ce n’est pas un tsunami que nous ne saurions freiner. » Le chiffre est un peu sous-estimé mais presqu’exact si l’on croit le tableau publié en 2015 par le ministère de l’Intérieur :

Seulement à ces 215.000, il faut ajouter les clandestins enregistrés par l’OFPRA (Office Français Pour les Réfugiés et les Apatrides) en 2015 : 80.075. Au total « officiel » on est déjà proche des 300.000. C’est l’équivalent d’une ville comme Orléans ou Clermont-Ferrand. « Pas un tsunami », peut-être, mais énorme quand même, et l’on n’a pas vu jusqu’ici que l’État sache le freiner. « En même temps », Macron voit dans ces immigrés « un facteur de croissance pour notre économie… Le sujet de l’immigration ne devrait donc pas inquiéter la population française« .

Sans aucun doute, il y a parmi les migrants quelques étudiants et quelques cadres, mais ceux-là arrivent en avion avec un visa pour fuir les régimes totalitaires des Bouteflika et autres dictateurs africains, et ils ont toujours été les bienvenus.

En avril 2016, RFI a enquêté et trouvé qu’un tiers seulement des migrants en Europe ont suivi un minimum de formation professionnelle ou d’études. En Allemagne, sur plus d’un million de migrants, 30.000 seulement ont trouvé un travail régulier. Tous les autres vivent aux crochets des aides sociales, donc des contribuables. C’est l’une des raisons de la chute de popularité d’Angela Merkel qui paye aujourd’hui l’erreur d’avoir cru au mirage des migrants « facteur de croissance pour l’économie ». Une erreur que Macron renouvelle.

En janvier 2017, Macron disait « J’entends des gens confondant tout, déclarant que les réfugiés représentent un risque, ils commettent une erreur politique et morale profonde ». Mais c’est Macron qui confond tout et commet une erreur politique et morale profonde. Un rapport recensant les crimes et délits commis par les immigrés de janvier à décembre 2015 a été établit par le Bureau pénal fédéral (BKA). Il a été publié par le magazine Bild. Selon ces chiffres officiels partiels (13 länder sur 16), les réfugiés (essentiellement Syriens, Afghans et Irakiens) ont commis 92.000 infractions de plus qu’en 2014, dans l’ensemble du pays, portant à 208.000 ce chiffre en 2015. Le Monde a précisé que la moitié de ces infractions concernaient des vols. Et dans leurs conclusions, les fonctionnaires allemands mettent  en garde contre une « tendance croissante » des terroristes à se mêler à d’authentiques réfugiés.

Les viols sont nombreux. Plus de 600 allemandes violées à Cologne en une nuit.

En ce qui concerne l’immigration étudiante louée par Macron, les chiffres démontrent qu’il s’agit d’une filière d’immigration durable. Depuis une circulaire du 15 janvier 2000, les étrangers étudiants en France sont autorisés à s’établir définitivement dans notre pays. Ils sont moins de 40% à décrocher au moins un niveau licence (M1), et 30% arrivent jusqu’à un troisième cycle. Entre 1998 et 2005 le nombre d’étudiants étrangers a fait un bon de 68% pour atteindre 250.000, en 2015 il était à 271.000, sans aucun examen de vérification de niveau. Seulement 30% arrivent avec un niveau équivalent au brevet des collège. Les professeurs se plaignent de trouver dans leur cours des élèves analphabètes arrivant du Togo ou du Cameroun. Et l’on a vu Houria Bouteldja, porte-parole des indigènes de la République, fidèle soutien du terrorisme, et du Hamas par antisémitisme, accusée de sexisme de racisme et d’homophone, invitée à animer le 24 novembre un « Séminaire d’études décoloniales » à l’Université de Limoges en tant que « spécialiste de la décolonisation » par le président Alain Célérité. Devant le tollé et les protestations, même  la LICRA et SOS Racisme on protesté, l’affiche a été retirée, mais on la trouve encore sur le site http://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/2017/11/21/vive-polemique

Ce constat catastrophique n’empêche pas Macron de persister dans son erreur : « De surcroît, l’immigration se révèle une chance d’un point de vue  économique, culturel, social. Dans toutes les théories de la croissance, elle fait partie des déterminants positifs » (Réformes). Il dévoile là sa grande faiblesse. En étudiant brillant mais inexpérimenté, il raisonne sur des théories sans s’occuper de la réalité des chiffres que le président devrait connaître. Parce que dans la réalité, en 2012 (dernier chiffre connu) sur 206.330 étudiants étrangers, seulement 17.754 ont trouvé un contrat de travail en France. Par contre, 94.457 aussitôt installés on fait venir leur famille au titre du regroupement familial. Et tout cela a un coût astronomique pour les contribuables, dernier des soucis du président obnubilé par son idéologie immigrationniste :

  • RSA destiné aux étrangers sans travail : 2,75 Milliards d’euros (chiffre officiel 2012)
  • Aide médicale d’état : 739 millions d’euros (2013)
  • Allocations familiales aux étrangers : 8,41 Milliards (2012).
  • Coût annuel des demandeurs d’asile (chiffre Cour des Comptes) : 2 Milliards.
  • Étudiants étrangers pris en charge par l’Enseignement supérieur : 3,25 Milliards (seuls 40% atteignent le niveau licence).

À cela faut-il ajouter le coût du logement : « Concernant le logement d’urgence des demandeurs d’asile, le 23 décembre 2016, Bernard Cazeneuve a annoncé un appel d’offre pour acheter 5000 places dans des hôtels supplémentaires, dont le montant s’élève à 297 millions pour la Société Nationale Immobilière filiale de la Caisse des Dépôts. Le nombre de nuitées payées par l’Etat a augmenté de 16,5% en 2015, et pour le premier semestre 2016, de 8%, portant à 41 000 le nombre de nuitées payées par le contribuable quotidiennement, en partie pour des SDF français, mais, en “partie importante” pour les migrants admet Bernard Cazeneuve dans une circulaire de février 2015″ (Observatoire de l’Islamisation). Le coût annuel de 250 millions d’euros va sensiblement augmenter avec le nouveau programme que vient d’annonce le gouvernement : la prise en charge par la France des réfugiés africains que le HCR exfiltre de Libye pour leur éviter l’esclavage que les trafiquants d’esclaves arabes et africains ont repris comme au bon vieux temps d’avant la colonisation.

Selon Emmanuel Macron, ils sont de 800.000 à 1 million, à attendre, en Libye, de pouvoir franchir la Méditerranée, avant de gagner l’Italie, puis un autre pays européen, dont la France.

Maintenant que valent tous ces chiffres sur l’immigration ? Reflètent-ils la réalité ? On peut se poser la question. Le nombre des visas touristiques courts séjours est passé sous silence, alors que leur délivrance aux pays du Maghreb a explosé ces dernières années. Il s’agit pourtant de la principale porte d’entrée de l’immigration clandestine. On entre légalement, et on reste illégalement une fois les trois mois écoulés utilisés à récolter le maximum d’aides sociales : en 2014, 214.000 Marocains, 332.000 Algériens selon l’INED (soit 546.000).

Il a été rapporté que, dans un rapport récent de l’ambassadeur de France en Algérie, monsieur Driencourt, aurait signalé que l’ambassade à Alger est submergée par les nouvelles demandes de visas de ressortissants algériens souhaitant se rendre en France depuis que Macron leur a promis le 13 février dernier qu’ils seraient bien accueillis. Plus de 130.000 de ces demandes de rendez-vous sont actuellement bloquées jusqu’au 31 janvier 2018 faute de temps et de moyens pour les traiter. Des mesures d’urgence ont dû être prises pour obéir aux ordres du président qui a promis à l’Algérie de faire entrer tous les Algériens qui le demanderont.

Alger : La queue des demandeurs de visas !

L’ambassadeur précise qu’en 2016, 410.522 visas avaient été délivrés alors que pour 2017, si cette tendance se poursuit (et il n’y a aucune raison pour qu’elle diminue) ce sera un total de 626.000 visas accordés à la fin de 2017. À ce total il est nécessaire d’ajouter les « visas de circulation » qui permettent aux bénéficiaires d’effectuer plusieurs séjours en France sans se présenter au consulat : 92.000 délivrés en 2016.

Ces chiffres « officiels » signifient que l’invasion légale de notre pays est en progression constante, elle a doublé en quatre années et cela sans tenir compte des détenteurs de visas de courts séjours, non tenus de se présenter au consulat, et qui restent en situation clandestine.

Driencourt a la bonté de nous faire savoir qu’il n’est nullement question pour la France de réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, bien au contraire, et qu’afin de pouvoir satisfaire le maximum de demandeurs, le consulat a lancé un appel d’offres pour trouver un prestataire qui lui permette de gérer plus rapidement cet afflux de nouveaux prétendants à la nationalité française. De plus, à ces 600.000 Algériens, il faut ajouter environ 250.000 Marocains et autant de Tunisiens plus un nombre encore inconnu d’Africains venant de Libye. En 2018 le million de migrants voulus par le Président pour montrer au monde entier et à ses prescripteurs de la finance mondiale qu’il est encore plus immigrationniste qu’Angela Merkel sera probablement largement dépassé.

« En même temps », pour rassurer les Français, Macron annonce une grande loi qui régulera et contrôlera l’immigration (Le Point 5 septembre ; Le Monde 6 septembre). Déjà, selon Le Monde du 27 juillet, il disait : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois. Je veux partout des hébergements d’urgence. » Comment pense-t-il les loger ? Le ministre de l’Intérieur proposait de réquisitionner des hôtels, l’Élysée suggère de réquisitionner les résidences secondaires inoccupées. Nous en connaissons plusieurs, dont celle d’une certaine Brigitte Trogneux au Touquet où, vu sa proximité avec l’Angleterre et son aéroport, on pourrait aussi créer dans les dunes un grand camp de migrants, on l’appellerait « La jungle du Touquet ».

Comment croire un homme qui annonce vouloir réguler l’immigration et « en même temps » lui ouvre grand les portes ? Incohérence intellectuelle ou inconscience du danger ? − Peut-être bien les deux mon général.

L’Imprécateur




 

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7 réflexions au sujet de « MACRON : L’ARTURO BRACHETTI DE L’IMMIGRATION
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  1. Mais ça ne pètera pas car les Français sont tout mous et ont peur de perdre ce qu’ils ont, leur confort… qu’ils perdront de toute façon. L’étouffement risque d’être en version lente. Avec un gouvernement Pétain 2.0, on est pas près de voir une résistance officielle.

     
  2. Macron voit dans ces immigrés « un facteur de croissance pour notre économie » :
    Si l’économie comprend un volet recettes et un volet dépenses, et il n’est guère contestable que les immigrés contribuent allègrement à la croissance du second volet, c’est peut-être le sens de la pensée macronesque… Mais je vois pas en quoi cela devrait nous réjouir.

     

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