LA CRISE DES MIGRANTS A FRACASSÉ L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : The migrant crisis upended Europe


  • « La crise des migrants est le “11 septembre de l’Union Européenne”… À partir de 2001, tout a changé aux États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe… Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » – Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l’Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire – non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • « Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde… notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine ». – Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l’Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l’explique Politico, « La plupart des dirigeants de l’UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu’Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c’est le 11 Septembre de l’Union Européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l’Europe. Ce n’est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu’ils représentent la révolution du XXIème siècle… La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d’euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d’au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d’euros. En Italie, le ministre de l’Économie et des Finances a budgété 4,2 milliards d’euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l’Italie pour 2016 ).

L’Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d’euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d’Europe centrale et orientale qui s’opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L’immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d’un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l’immigration – indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social-démocratie en Occident », ainsi que l’a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d’y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir − Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple. Désormais, ils sont partout dans l’opposition sauf en Italie. De la Norvège à l’Autriche, l’Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l’on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L’État islamique − aujourd’hui défait à Raqqa − a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l’Europe. Depuis les territoires conquis, l’État Islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l’Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Par chantage, il a obtenu de l’Europe plusieurs milliards d’euros – et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdoğan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; il a également tenté d’influencer les élections aux PaysBas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède a augmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l’UE derrière l’Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d’immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L’Autriche et la Norvège, deux pays dotés d’une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d’Allemands − un cinquième de la population allemande − étaient directement issus des milieux de l’immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude (« Comment l’immigration change la démographie italienne ») qui montre que, du fait de la crise migratoire, ‘un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d’une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l’Europe « chrétienne ». Maintenant, l’un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk, président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde […] notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d’un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l’Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Giulio Meotti
Journaliste italien


 


MOHAMMED EST L’AVENIR DE L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : Muhammad’s the Future of Europe

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants de plus !

L’économiste français Charles Gave prévoit que la population française sera majoritairement musulmane d’ici 2057 – une estimation qui ne prend même pas en compte l’arrivée de nouveaux migrants.

Il ne fait aucun doute que le tsunami démographique africain touchera les rives d’une Europe riche et vieillissante, qui connaît déjà une révolution démographique interne. Au lieu se suicider avec le sourire, l’Europe devrait prendre des décisions difficiles si elle souhaite conserver sa culture.

L’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant d’être submergée ?

 


Au milieu de l’été dernier, le président français Emmanuel Macron a déclenché une tempête politique – il a même été accusé de « racisme » – pour avoir déclaré que les mères africaines de « sept ou huit enfants » contribuaient au sous-développement économique du continent africain ; la surnatalité, a ajouté Macron crée un défi « civilisationnel ».

Les Nations Unies lui ont donné raison. Selon « World Population Prospects », le rapport démographique annuel des Nations Unies, un sixième de la population mondiale vit actuellement en Afrique. En 2050, cette proportion sera d’un quart, et à la fin du siècle d’un tiers.

4 milliards d’Africains

En Afrique, les naissances sont aujourd’hui quatre fois plus importantes que les décès.

Les statistiques 2017 indiquent un taux de fécondité de 4,5 enfants par femme en Afrique, contre 1,6 en Europe.

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants supplémentaires.
Cette pression démographique africaine met d’ores et déjà le « vieux continent » sous pression. Inévitablement, l’Europe sera confrontée à un problème majeur d’immigration illégale de masse.

L’Europe vieillissante et submergée

Quand l’Allemagne a ouvert ses portes, en 2015, à plus d’un million de migrants originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les partisans de l’ouverture des frontières ont multiplié les prises de position : ils ont affirmé qu’un million de migrants ne représentait qu’une goutte d’eau dans une population européenne riche de 500 millions de personnes. Une comparaison de mauvaise foi. La bonne comparaison s’effectue entre les arrivées récentes et les nouvelles naissances.

En 2015 et 2016, 5,1 millions d’enfants sont nés en Europe.

Au cours de la même période, selon un rapport du Centre de recherche Pew, environ 2,5 millions de migrants ont atteint l’Europe. Mais comme de nombreux pays, dont la France, refusent les statistiques ethniques, il est impossible de mesurer la contribution des musulmans à la démographie européenne.

D’autres études de l’ONU s’intéressent aux perspectives démographiques européennes. Elles ne restreignent pas « l’Europe » à l’UE mais prennent en considération l’ensemble du continent. En 1950, cette Europe élargie à l’est comptait 549 millions d’habitants ; en 2017, le chiffre avait atteint 742 millions.

En 2050, le nombre d’Européens chutera à 715 millions, puis à 653 millions en 2100. Ainsi, dans 30 ans, l’Europe aura perdu 30 millions d’habitants et d’ici la fin du siècle, près de 100 millions.

Le « contrôle des naissances » aura fonctionné plus efficacement en Europe (là où il n’était pas nécessaire) qu’en Afrique, où il aurait été extrêmement utile.

En Europe, la population de certains pays va décroître, tandis qu’elle continuera de croître dans d’autres. Les pays les plus importants au plan démographique nous informeront de la nature future du continent européen.

L’Europe islamisée et euthanasiée

La pression démographique africaine aidant, l’Europe sera majoritairement musulmane.

L’Europe en entrée en phase d’euthanasie sociale. L’Allemagne devrait perdre 11 millions de personnes ; la Bulgarie passera de 7 à 4 millions d’habitants ; l’Estonie chutera en dessous de 1,3 million d’habitants, à 890000 ; la Grèce passera de 11 à 7 millions ; l’Italie de 59 à 47 millions ; le Portugal de 10 à 6 millions ; la Pologne de 38 à 21 millions ; la Roumanie de 19 à 12 millions et l’Espagne de 46 à 36 millions. La population russe de son côté chutera de 143 à 124 millions d’habitants.

La France et le Royaume-Uni sont au nombre des pays qui conserveront un solde démographique positif ; la France passera de 64 à 74 millions d’habitants, et la Grande Bretagne de 66 à 80 millions. La Suède elle aussi augmentera sa population de 9 à 13 millions et la Norvège de 5 à 8 millions. La Belgique, de 11 millions aujourd’hui, auront 2 millions d’habitants en plus. Ces cinq pays européens sont au nombre de ceux qui ont la plus forte proportion de musulmans.

En octobre 2017, un nouveau rapport d’Eurostat a révélé que le nombre de décès sur le « vieux continent » avait augmenté de 5,7% en un an, en raison d’une population vieillissante ; mais ce même rapport nous a informé aussi de la croissance démographique rapide des zones à forte densité islamique.

« Les taux de croissance naturelle de la population les plus élevés ont été enregistrés dans les banlieues est de Londres à Hackney & Newham, (14‰ hab.) et Tower Hamlets (12‰) ainsi qu’au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis, (13‰) ». L’économiste français Charles Gave a récemment prédit que la majorité de la population française serait musulmane d’ici 2057 − une estimation établie sans tenir compte de l’arrivée de nouveaux migrants.

“Mohamed” : le prénom majoritaire en Grande Bretagne

Fin octobre 2017, au Royaume-Uni, l’Office of National Statistics a annoncé que l’un des prénoms les plus populaires chez les garçons nouveau-nés était Mohamed, et qu’il était de loin le plus populaire si l’on agglomère « les différentes façons de l’orthographier ». Il en est déjà de même dans les quatre plus grandes villes des Pays-Bas.

À Oslo, capitale de la Norvège, Mohammed est le prénom le plus répandu non seulement pour les garçons nouveau-nés, mais pour les hommes en général. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre la tendance : « it’s demography, stupid… »

Le tsunami démographique africain touchera inévitablement les rives d’une Europe riche et vieillissante qui vit déjà une révolution démographique interne. Si l’Europe souhaite conserver sa culture plutôt que de prendre plaisir à se suicider, elle aura des décisions difficiles à prendre.

La question finale est : l’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant qu’elle ne soit définitivement submergée ?

Giulio Meotti
Journaliste italien


 

NOVEMBRE 2017 :
CHRONIQUES DE LA DÉCADENCE
(Marc Le Stahler)

RACISME ORDINAIRE

À Londres, un musulman, condamné à 12 ans de prison pour viol et menaces de mort, vient de faire appel, considérant que le jury était « trop blanc, trop catholique et pas assez musulman ». Son avocat a déclaré quant à lui que le jury avait « des idées préconçues et islamophobes sur la façon dont les musulmans traitent les femmes ».

Ben voyons… Si l’appel est jugé recevable, la prochaine étape sera l’instauration de tribunaux islamiques dans les territoires perdus du Royaume, avec mission divine d’appliquer la charia. De nouveaux métiers se dessinent pour réduire le chômage des jeunes dans nos banlieues : fouetteur, coupeur de mains, coupeurs de pieds, égorgeur… Une grande chance pour l’Europe.

De l’autre côté du Channel, notre jeune et fougueux président a décidé de retrouver l’esprit napoléonien de la Légion d’Honneur. On ne saurait le critiquer sur ce point, tant fut galvaudée cette décoration depuis quelques décennies. On ne doit plus obtenir la Légion d’Honneur « à l’usure » ou « par copinage », a-t-il joliment annoncé.

Le ci-devant Christophe Castaner, Porte-parole du gouvernement, a cru bon devoir en rajouter une couche, stigmatisant ainsi les principaux bénéficiaires, selon lui, de la prestigieuse décoration : des « mâles blancs de plus de 60 ans », se rendant ainsi coupable de racisme caractérisé, en direct, devant des millions de personnes.

Un qui n’a pas apprécié, c’est notre ami l’historien Olivier Milza de Cadenet, lui-même chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, qui a décidé de porter plainte contre Castaner pour « incitation à la haine raciale et propos à caractère raciste ».

Nous allons donc bientôt pouvoir vérifier que le racisme, pour la justice française, est à sens unique.

Si toutefois la plainte est jugée recevable…

JUSTICE

La justice, parlons-en, justement… Cette semaine a vu la clôture du procès Merah. Pas Mohamed (celui-là a heureusement fini sous les balles du RAID) mais celui d’Abdelkader, le frangin diabolique.

On a eu l’occasion, pendant ces 3 semaines, de découvrir ce crypto-monde incroyable avec lequel les idiots utiles (ou les traitres) de la collaboration prétendent nous voir cohabiter de force. On a eu droit à tout.

En pleine audience, l’avocat Dupond Moretti, qui s’était fixé comme objectif l’acquittement pur et simple de son client, a cru bon rappeler que la mère Merah (une caricature de moukère, soit dit en passant) avait, elle aussi, « perdu son fils ». Pauvre femme. On croit rêver, et les familles des victimes ont dû apprécier.

Il a peur de beaucoup de choses, Maître Dupond-Lajoie : du populisme, de l’islamophobie, et surtout de l’opinion publique « cette prostituée qui tire le juge par la manche » (sic). Mais il ne semble pas avoir plus  peur que ça du terrorisme islamique, qui a fait il y 5 ans 7 morts à Toulouse et Montauban, dont des petits enfants abattus comme des chiens à bout portant, les yeux dans les yeux, par Merah, avec une arme fournie par le second accusé de ce procès, Fettah Malki.

Pour cet avocat, « ce fut un honneur, de défendre Abdelkader Merah »

Il s’agissait, pour les juges, de trancher sur 2 chefs d’accusation : l’association de malfaiteurs et la complicité d’assassinat. On est « dans un état de droit », rappelez-vous, chers amis, et donc, même des fauves sanguinaires de cette trempe ont droit à la présomption d’innocence.

Le Procureur réclamait pour ces 2 crimes la perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 15 ans.

Avec une grande mesure (qu’on aimerait retrouver dans les verdicts prononcés à l’encontre des patriotes courageux qui osent dire tout haut quelques vérités interdites), les juges n’ont pas retenu la complicité d’assassinat, mais « seulement » l’association de malfaiteurs. Parade pavanesque de Maître Ducon-Moretti, qui se réjouit devant les caméras de la sagesse de la justice, qui a su faire prévaloir le fameux état de droit et l’impartialité de la justice. Pas de preuves tangibles, parait-il, donc, relaxe de ce chef d’accusation. Alors que tout le monde a parfaitement compris que toute la famille, la mère et le grand frère en tête, ne vit que pour nuire aux « infidèles » et au pays qui les accueille.

Un peu facile de nous balancer de « l’état de droit » à la moindre occasion. La dérive formaliste de la justice est devenue intolérable. C’est elle qui fait relâcher un criminel avéré séance tenante parce qu’un fonctionnaire n’est pas à son poste un samedi pour apposer un tampon. Il y a quelque chose, cher Maître Dupond-Dupont, qui est supérieur au formalisme et à « votre état de droit ». C’est la conscience

« En votre âme et conscience », disait-on jadis dans les prétoires, quand il y avait encore une âme et une conscience. La laïcité, que dis-je le laïcisme, a dû passer par là…

Les 7 victimes de Merah, dont 3 enfants (3, 4 et 7 ans)


L’autre, Abdelkader, s’en tire donc avec une condamnation de 20 ans, assortie d’une peine de sureté de 14 ans. Sachant qu’il vient de passer 5 ans en taule, il lui reste donc 9 ans à tirer. Il sortira en 2026 et ne pourra pas profiter des Jeux Olympiques de Paris (sauf à la télé).

Bien fait ! Na !

DÉMOCRATIE

Quand les Grecs ont inventé ce merveilleux système qu’est la démocratie, la presse, la publicité, la communication, les banques, les groupes de pression, le lobbying, le marketing politique, les statistiques, les sondages et leurs manipulations, aucune de ces merveilles technocratiques produites par la société moderne n’existait encore…

Quelques hommes, différents des autres par leur force physique, intellectuelle, morale ou par l’originalité de leur pensée, ou par une combinaison de toutes ces qualités, venaient au forum exprimer en direct et souvent avec un grand talent oratoire leurs idées, leurs sentiments et leurs propositions pour la vie de la cité.

Le peuple se prononçait alors en général avec lucidité, mesure et intelligence. L’intelligence de la majorité, une majorité non pervertie par toutes ces techniques modernes qui ont fini par transformer la démocratie en une caricature d’elle-même.

Il n’y avait alors, ni journalistes formés pour orienter la pensée, ni « doxa » officielle pour dire le politiquement correct, ni sondages pour influencer l’opinion, ni multinationales financières pour acheter les élections. Il n’y avait pas non plus une « Éducation Nationale » mammouthesque, paresseuse, débile et syndicalisée pour formater les jeunes cerveaux en procédant massivement à un grand nivellement par le bas.

Il va bien falloir un jour ou l’autre reconnaître que ce système abusivement nommé « démocratique » est largement dépassé, perverti, et qu’il est devenu nécessaire, soit de le réformer pour lui rendre sa pureté originelle, soit d’en inventer un autre, plus propice à la gestion des états et à l’intérêt et au bonheur des peuples.

TEST : ÊTES-VOUS “ISLAMOPHOBE” ?

 Êtes-vous islamophobe ? Voici un test assez simple en quelques questions.

  • Êtes-vous favorable à l’égalité des droits et de traitement entre les hommes et les femmes ?
  • Rejetez-vous la lapidation des femmes accusées d’adultère ?
  • Êtes-vous favorable à l’enseignement obligatoire pour les filles partout dans le monde ?
  • Rejetez-vous l’esclavage et la prostitution forcée des femmes et des enfants ?
  • Êtes-vous favorable à la liberté d’expression et à la liberté de la presse ?
  • Soutenez-vous le droit de l’individu à croire et, s’il est croyant, à choisir sa religion ?
  • Rejetez-vous le port de la burqa dans les lieux publics, les établissements d’enseignement et les tribunaux ?
  • Êtes-vous contre la ségrégation entre les sexes dans les lieux publics et dans les lieux de prière ?
  • Rejetez-vous la peine de mort pour les non-musulmans et les musulmans apostats qui se convertissent à une autre religion ?
  • Êtes-vous contre la barbarie des crimes dits « d’honneur » ?
  • Êtes-vous opposé à la mutilation génitale féminine ?
  • Êtes-vous  opposé aux relations sexuelles forcées ?
  • Êtes-vous opposé à la discrimination envers les homosexuels ?
  • Soutenez-vous le droit de critiquer toute religion ?
  • Êtes-vous contre la polygamie ?
  • Êtes-vous opposé aux mariages d’enfants, forcés non ?
  • Êtes-vous opposé à la prescription coranique de tuer les non-musulmans et les apostats ?
  • Êtes-vous hostile à l’installation de tribunaux de la charia, en remplacement des tribunaux légaux dans certaines parties du pays ?
  • Rejetez-vous la revendication de supériorité de l’Islam sur toutes les autres religions du monde ?

Si vous pouvez répondre par la positive à la plupart (ou à la totalité) de ces questions, vous êtes alors un dégoûtant ennemi de l’Islam et méritez d’être décapité comme l’exige le Coran. Voir Sourates 5:60 − 98:6 − 09 30.


« Nos dirigeants savent trop tard, comprennent trop tard, décident et agissent trop tard » (Marine Le Pen)

À l’occasion de la 10ème World Policy Conference qui vient de s’ouvrir le 3 novembre à Marrakech, Dominique Strauss-Kahn annonce que le PS va disparaître. Il était temps ! Et les socialopithèques, on en fait quoi ?

Ainsi va le monde, ainsi va la France, en ce mois de novembre de l’An de Grâce 2017.

Marc Le Stahler




 

 

DÉMOCRATIE FRANÇAISE : ÉCHEC ET MAT ! (par l’Imprécateur)

Que valent les “valeurs républicaines” − que Gauche et Droite portent au pinacle − à partir du moment où le constat peut être fait que leur mise en œuvre par l’élite politique du pays produit des effets exactement contraires à ceux qu’elles devraient engendrer ?

Personne n’oserait affirmer que la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la qualité du travail, le bonheur global des Français se sont améliorés depuis 1980 et la fin des “Trente Glorieuses”…

 est passée la Liberté quand la Justice socialiste condamne durement les philosophes, les penseurs, les auteurs et les blogs critiques, contraint les journalistes à s’autocensurer et relâche voleurs petits et grands, violeurs et criminels avec des peines légères assorties de sursis et de douces remontrances incitant ouvertement à la récidive ?

pensdez

 est l’Égalité quand la Gauche au pouvoir depuis bientôt quarante ans n’a réussi qu’à remplacer la lutte des classes par la lutte des races et instaurer un système à deux classes qui ne sont plus les riches et les pauvres, la noblesse et le Tiers-État ou les patrons et les ouvriers, mais ceux qui bénéficient de privilèges fiscaux contre ceux qui sont taxables et imposables à outrance ? Autrement dit 570.000 élus, plus 36.000 journalistes, plus des millions d’immigrés contre les Français qui travaillent, ouvriers, employés, entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants, et ceux qui ont travaillé durement autrefois pour accumuler le capital public et privé que les socialistes dilapident : les retraités.

 est la Fraternité quand un gros tiers des Français sont rejetés, accusés d’être nauséabonds, réactionnaires et conservateurs, alors que  la classe politique s’accroche au pouvoir et à ses privilèges d’Ancien Régime, freine autant qu’elle le peut les réformes qui permettraient à la France de se redresser, pousse à un renforcement de sa position dominante en plaçant aux postes de pouvoir par cooptation ses militants les plus fidèles à défaut d’être compétents ?

 est la laïcité quand la classe politique fait ouvertement la promotion d’une religion dont le fondement est la “soumission”, invite publiquement ses prêtres pour fêter l’ouverture ou la clôture d’événement religieux, contourne la loi pour financer la construction de ses temples ?

Faut-il continuer à trafiquer la Constitution comme le fait le président de la République pour tordre les lois au profit de l’idéologie partisane qu’il défend, voire changer de République comme le voudrait la gauche moribonde et faisandée des nostalgiques de Staline, de Mao et de Pol Pot ?

− Non, c’est évident !

Quand le serpent mue, ce n’est pas pour le plaisir de changer de peau ou changer de nature mais pour grandir.

Si certains au pouvoir veulent modifier la Constitution ou en changer, ce n’est pas pour améliorer la situation catastrophique du peuple français, mais pour en faire un peuple plus docile, pour conforter leur maintien au pouvoir, pour habiller d’un vernis doré leur violence, leurs privilèges et leur corruption.

La France, qui fut autrefois le modèle des républiques et de la démocratie, est devenue en quarante ans un pays en voie de totalitarisme à mi-chemin entre le Burkina-Faso et la Corée du Nord, dirigée par un clan de politiciens à vie, passés à de rares exceptions près par les deux mêmes écoles. Ils sont issus de la même bourgeoisie friquée, ils se marient entre eux, fréquentent les mêmes restaurants, les mêmes soirées, connaissent toutes les combines pour s’enrichir de l’argent public sans tomber totalement dans l’illégalité, avant tout soucieux de ne pas se faire prendre, et savent se couvrir par d’opportunes bonnes relations avec des gens placés là où il faut pour bloquer un dossier compromettant.

Huxley

Bref, la France est corrompue dans tous les sens du terme, mais le peuple français qui l’a compris ne sait comment faire pour revenir aux valeurs qui ont fait autrefois sa grandeur. La démocratie qui fut la plus fondamentale des valeurs républicaines lui a été confisquée, or c’était le seul moyen qu’avait le peuple pour faire connaitre sa volonté à ses représentants. Ceux-ci lui font maintenant clairement comprendre qu’ils s’estiment plus compétents que lui pour faire son bonheur. Ils lui imposent les solutions et les volontés qu’ils échafaudent dans leurs officines partisanes, à partir d’idéologies frelatées et obsolètes, toutes fondées sur la mère des idéologies, le marxisme, dont l’échec patent partout où il a sévi ne suffit pas à les convaincre de sa nocivité.

URSS, pays d’Europe de l’Est, Allemagne nationale-socialiste, Chine maoïste, Cuba, pays d’Afrique en presque totalité, Laos, Cambodge, Vietnam, Pérou, Colombie, Venezuela et aujourd’hui la France… Partout où le socialisme a été mis en application il a donné moins de libertés, moins d’égalité, plus de misère, plus d’injustices, plus de guerres, l’apparition d’une classe de super-dirigeants tout-puissants et richissimes opprimant, torturant, tuant, trafiquant constitutions et lois pour rester au pouvoir par tous les moyens.

Une classe qui n’est pas une élite comme elle s’en vante et comme le prétendent les écoles qui la forment, mais une oligarchie prédatrice. Seulement les peuples ont la mémoire courte et croient toujours aux promesses de progrès, de justice sociale, d’éducation égalitaire, de culture pour tous qui leur sont faites par les vampires socialistes malgré les preuves qui s’accumulent de leurs mensonges que dénoncent des esprits libres, philosophes et journalistes aussitôt verbalisés, parfois emprisonnés ou “rééduqués” dans des asiles psychiatriques, quelquefois tués comme le dénonce tous les ans l’association internationale de défense des journalistes créée par Robert Ménard.

Le peuple fait d’abord le dos rond, croit que l’intention finale des dirigeants socialistes est bonne, que les choses vont s’arranger, que les pays heureux et prospères comme la Suisse, le Danemark, le Luxembourg, le Canada, Singapour, Hong-Kong et bien d’autres le sont par hasard ou parce qu’ils trafiquent dans la finance.

Mais non ! Ils le sont par ce qu’ils sont bien gérés, selon les principes du capitalisme libéral raisonné et contrôlé par le peuple.

Comme en Suisse où le budget de l’État est voté par le peuple qui peut demander un référendum (votation) si une dépense supplémentaire ou les revenus des élus lui paraissent non justifiés, ou si le nombre d’immigrés acceptés lui paraît excessif.

Dans les pays socialisés ou socialistes, partout un moment arrive où le peuple se révolte. En Europe de l’Est cela commença en 1956 en Hongrie, s’acheva en 1989 à Berlin et le communisme soviétique, bien pourri, n’y survécut pas. À moins que l’oligarchie au pouvoir, réalisant qu’elle va finir pendue aux balcons ne prenne les devants (comme l’a fait Hu-Jin-Tao en Chine, comme l’on fait les frères Castro à Cuba en 2010) et ne revienne progressivement à une gestion capitaliste et plus ou moins libérale de l’économie.

Hollande voudrait bien le faire mais ne sait pas et ne pourra pas tant qu’il aura un gouvernement d’incompétents en économie comme le sont la quasi totalité de ses ministres passés par des écoles où, comme le dit Philippe de Villiers qui les a fréquentées, on n’apprend rien d’autre que les codes pour réussir une belle carrière dans la haute administration et la langue de bois pour endormir le peuple.

 est la démocratie en France quand des lois importantes sont votées de nuit en l’absence des trois quarts ou des quatre cinquièmes, parfois des neuf dixièmes des députés ; quand des régions sont dirigées comme en Corse, en Nord-Picardie, en Provence par une minorité parvenue à obtenir la majorité par les mêmes combines frelatées et nauséabondes qui provoquèrent la condamnation de la IVème République ; quand la France – à 65% de Droite, comme le montrent tous les sondages − est dirigée par la Gauche gangrenée et minoritaire ?

C’est pourquoi nous répétons sans cesse sur Minurne qu’il faut outrepasser les partis, FN compris, pour réaliser l’Union des Patriotes comme le fit la Résistance, réunir tous ceux qui veulent sauver la France, nation européenne de souche catholique, laïque et républicaine, de la tentation mondialiste qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la tentation internationaliste que fut le marxisme, l’islam en plus.

Car c’est cela que veulent pour nous qui n’en voulons pas, Hollande, Valls, Fabius et Taubira : un monde marxiste musulman, symbole de soumission, d’oppression et de misère pendant qu’eux rejoindraient le gotha internationaliste.

L’Imprécateur

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DÉMOCRATIE CONTRE THÉOCRATIE (par Hervé Fenoy)

La rivalité entre le pouvoir temporel et le pouvoir religieux remonte probablement à la nuit des temps, et s’est manifestée sur tous les continents. L’Histoire est riche de périodes et de lieux où l’un s’est exercé aux dépens de l’autre, mais davantage encore, où l’un des deux a subi l’influence plus ou moins grande de son rival.

bapteme_clovisOn observe bien sûr ce phénomène dans l’Antiquité, mais aussi dans les temps « modernes ». Clovis est sacré Roi à Reims par l’Évêque St Rémi, Charlemagne, Empereur, à Rome par le Pape Léon IV… Henri IV n’a guère d’autre choix que de promulguer l’Édit de Nantes (1598), qui, outre la liberté de culte, concède aux protestants des privilèges, tant en matière de justice que d’enseignement ou de santé… sans oublier l’octroi de places fortes (situation que l’historien Jean Guiraud qualifie « d’État dans l’État »). Le Pape Pie VI et Napoléon n’étaient pas les meilleurs amis du monde… et plus proche de nous, il a fallu promulguer la Loi de 1905 qui fixe les rapports entre l’État et les religions.

Un pouvoir théocratique (du grec théos : dieu) existe encore de nos jours, et sous une forme plus ou moins notoire en divers pays du monde musulman (Maroc, Iran, Arabie Saoudite… ainsi que là où l’influence de la sphère intégriste se fait sentir), la loi commune étant la Charia. En ce qui concerne la France, notre longue histoire, nous a conduits sous un régime républicain avec un principe de séparation de l’Église et de l’État. Cette situation n’emporte peut-être pas un assentiment unanime, mais nous nous devons de constater qu’une large majorité l’approuve, ou s’en accommode plutôt bien, chacun restant libre de ses opinions et de ses croyances…

La tentation de négliger l’Histoire est clairement encouragée par les promoteurs du Nouvel Ordre Mondial et de la pensée unique : en nous coupant de notre passé, nous oublions qui nous sommes, et pourquoi nous vivons d’une façon et non d’une autre. Or, notre Histoire nous apprend que le socle de notre population est celte (installée en Gaule entre 800 à 500 ans avant J.C.), socle sur lequel s’agglutinent au fil des siècles des populations diverses, mais toujours minoritaires, et que notre culture, nos coutumes, notre morale, nos lois, et jusqu’à notre langue, le Français, sont le fruit d’une longue évolution de cette population ayant adopté des apports culturels et religieux gréco-latins, puis chrétiens… Cette Histoire nous rappelle également que rien, n’est ni figé, ni définitif, si on considère que ce sont des siècles de monarchie qui ont forgé le pays tel qu’il est aujourd’hui, et que la démocratie est chez nous un phénomène relativement récent, et la loi de 1905 encore davantage. (Lorsque mon père est né, ladite loi datait d’un peu moins de deux ans…)

Nous évoluons, et c’est normal… mais si évolution il y a, mieux vaut qu’elle soit pacifique, acceptée, exempte de toute rupture douloureuse avec le passé et les traditions, qu’elle respecte notre identité et nos libertés… qu’elle soit en harmonie avec cette identité. Pour que ces conditions soient remplies, encore faut-il qu’elles ne soient imposées ni de l’extérieur, ni par suite d’un conflit interne de type guerre civile ou guerre de religion. (On trouve les paroles suivantes dans l’Évangile selon St Marc : « Si un royaume est divisé contre lui-même, il ne peut subsister. »)

Mais, que se passe-t-il en ce moment chez nous ?

L’équilibre établi par la loi de 1905 est ouvertement menacé par un islam qui, non content de se comporter en envahisseur, a entrepris (avec la complicité active de véritables collabos inféodés au sionisme et au mondialisme) d’éradiquer un certain nombre de nos coutumes, de notre culture et de nos croyances, afin d’imposer les siennes. Il ne s’agit rien de moins que d’instaurer la Charia en Occident… et en particulier en France. Or, la Charia est la version musulmane de la théocratie. On ne peut pas mettre sur le même plan d’innocents rites religieux qui n’ont jamais empêché la démocratie de s’exercer pleinement, tels nos crèches de Noël, le Nouvel an Chinois, ou le port de la kippa, et les manquements à la loi ou provocations systématiques (rap, port du voile, généralisation du halal, exhibitions de drapeaux étrangers, prières de rue, etc.) que veut nous imposer l’islam, et qui ressemblent étrangement à des actes de guerre.

Un constat s’impose : l’incompatibilité radicale entre notre démocratie laïque et la théocratie de type “Charia” qui a commencé à nous gangrener. Pour demeurer MAÎTRES CHEZ NOUS, il va falloir, non-seulement appliquer la Loi de 1905, mais la durcir drastiquement en ce qui concerne l’islam, toute tolérance ayant pour limite l’intolérable.

Hervé Fenoy
Ligue du Midi


 

« VALEURS RÉPUBLICAINES » OUI, MAIS LESQUELLES ? (par Maurice D.)

Pas un discours de politique générale du président et du premier ministre qui ne rappelle aux citoyens qui l’écoute que leur premier devoir est de respecter « les valeurs de la République« …

Il n’est malheureusement pas certain que cela parte d’une bonne intention. Il s’agirait plutôt d’une sorte de talisman supposé protéger du communautarisme et du nationalisme, d’un mantra relevant de la sorcellerie pour exclure de l’identité nationale et républicaine ceux des citoyens indociles que certains partis politiques voudraient pouvoir mettre à l’écart de la nation en les classant « sous-citoyens ».

Ce fut évident quand le premier ministre Valls déclara que « les valeurs de la République sont les valeurs de la gauche« . Ce qui relève du casse, du hold-up, de l’escroquerie la plus honteuse chez un homme politique et révèle qu’il y a quelques valeurs dont il ignore tout, comme l’honneur, l’honnêteté et la franchise.

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Depuis le retour funeste des socialistes au pouvoir, nous demandons que les politiciens, de gauche comme de droite d’ailleurs, nous disent de quoi ils parlent : de quelles valeurs, pour quelle république ?

Aucun ne l’a fait. Manque de culture, ignorance de l’histoire, mépris des sciences sociales, manque global d’éducation, incapacité évidente à exprimer des idées claires sur quelque sujet que ce soit, absence totale d’imagination, tout cela explique la déception des Français qui les ont écoutés, les ont élus et maintenant les rejettent massivement. Par le vote ou par l’abstention.

La gauche française a toujours encensé la république et les principes républicains. Pourtant, beaucoup de républiques ont été des repaires de dictateurs, des institutions mortelles pour les peuples, des couvertures pour des régimes totalitaires et parfois fascisants.

Fallait-il admirer, comme l’intelligentsia française de gauche l’a fait, la République du Kampuchéa ? « Phnom-Penh enfin libérée ! » avait titré Le Monde enthousiaste avec son manque de clairvoyance habituel, le jour ou commença le massacre et le martyre du peuple cambodgien.

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La République ne présente en soi aucun intérêt particulier : c’est un régime politique comme un autre qui ne vaut pas mieux que la monarchie et peut dans certains cas être pire que certaines dictatures avouées.
Tout dépend comment ces régimes sont utilisés par ceux qui sont au pouvoir.

Cela dit, la république est logiquement caractérisée par la démocratie. La chose publique (res-publica) est gérée par le pouvoir que détient le peuple (démos-kratos), que l’on appelle souvent « la souveraineté populaire ».

La république, c’est l’ensemble des biens, des droits, des prérogatives de la puissance publique et des services propres à l’État, en opposition à la propriété privée qui est l’affaire de ceux qui la détiennent.
La république est le bien de tous, tous y ont accès et tous la gèrent, à conditions qu’ils soient « citoyens ».

Or la citoyenneté n’est pas automatique : elle résulte d’une reconnaissance qui peut être globale ou individuelle et toujours assortie de droits « civiques » (ex : droit de se présenter à une élection) et de devoirs « civiques » (ex : service militaire, paiement de l’impôt).

Aux Etats-Unis ou en Australie, l’immigré ne devient citoyen que par un acte officiel au cours duquel il s’engage envers l’État qui l’accueille. En France la citoyenneté est automatique, mais de récentes déclarations du premier ministre montrent que la citoyenneté (qu’il est pourtant prêt à accorder sans restriction à l’immigré ne partageant aucune des valeurs républicaines car soumis par exemple à une idéologie théocratique), peut être contestée à ceux qui ne pensent pas « à gauche ».

« Les valeurs de la République sont les valeurs de la gauche« , donc qui n’est pas de gauche n’est pas républicain, c.q.f.d. C’est un magnifique exemple de perversion viciée des valeurs de la démocratie et de la république que ce même premier ministre nous jette à la tête en chaque occasion.

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Sur les bâtiments publics, en 1793

La démocratie est la valeur fondamentale de la république. D’autres valeurs peuvent être considérées comme essentielles à son exercice et être inscrites dans la constitution comme, aux Etats-Unis par exemple, la totale liberté d’expression ou le droit pour chaque citoyen d’être armé, qui ne sont pas partagées dans d’autres républiques, comme la France où la liberté d’expression et le port d’arme sont strictement encadrés par les lois.

Généralement, ces valeurs à géométrie variable sont en réalité celles que portent la chrétienté et la civilisation gréco-latine depuis plus de deux mille ans : liberté, égalité, fraternité, laïcité, droit de se défendre et leurs interprétations infinies, leurs ouvertures plus ou moins larges selon chaque régime politique, chaque pays, chaque peuple.

C’est pourquoi les premiers républicains français se plaçant dans la lignée de Jean-Jacques Rousseau, de Voltaire et des Lumières ne concevaient pas la démocratie autrement que directe : le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Cette démocratie directe n’existe plus aujourd’hui qu’en Suisse où n’importe quel groupe de citoyens qui atteint l’effectif minimal requis peut exiger que sa question soit posée au peuple tout entier par une « votation », ou référendum, dont le résultat s’impose de façon impérative au gouvernement.

Tous les sujets peuvent être soumis à votation, du budget de l’Etat à l’ouverture d’une route cantonale, en passant par l’effectif d’immigrés acceptable et la hauteur des minarets. Si le gouvernement veut faire passer un projet, engager une dépense nouvelle, il a intérêt à se montrer très convaincant et fournir les bonnes explications.

En Suisse, c’est le peuple qui décide, le gouvernement lui est strictement soumis. D’ailleurs, qui peut citer le nom du premier ministre et du président suisses ?
Et qui oserait prétende que la Suisse n’est pas un pays démocratique et remarquablement bien géré, sans chômage et avec un Smic deux fois plus élevé que le nôtre, prospère et pacifique ?

Rien de tel en France où dès les premiers mois de la liberté arrachée à la monarchie par la révolution, une nouvelle élite de clercs se parant des atouts volés à la noblesse s’est substituée au peuple lui imposant pour commencer une « valeur républicaine » dont il se serait volontiers passé : le terrorisme. Pas un terrorisme venu de l’extérieur comme celui que nous combattons aujourd’hui, mais un terrorisme intérieur, bien républicain et citoyen comme celui dont rêvent Valls, Hollande et Taubira, se servant de la force armée de l’État pour tenter d’éradiquer des pans entiers du peuple français jugés non conformes aux valeurs républicaines, comme les nobles, les prêtres, les scientifiques et les intellectuels « politiquement incorrects », les Vendéens et une partie des Bretons et des Angevins.

Aujourd’hui on retrouve cette tentation de l’élite politique de gauche : déclarer non républicains et mauvais citoyens à éliminer les gens du peuple qui se retrouvent dans les idées du Front National déclarées avec un mépris totalitaire « nauséabondes ».

C’est pourquoi, finalement, il est inutile de demander à Valls et aux autres de la secte socialiste en quoi les valeurs qu’ils brandissent sont « républicaines » parce que ce n’est pas à eux d’en décider.

C’est à nous.

Maurice D.

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