MANIFESTE CONTRE LE
NOUVEL ANTISÉMITISME
(MLS)

Ils ne sont pas tous nos amis, loin de là. Mais ils sont quand même 300 à avoir signé ce « manifeste contre le nouvel antisémitisme ». Ne boudons pas notre plaisir, et espérons au contraire qu’il s’agit là d’un pas important vers la reconnaissance officielle de ce mal qui ronge la France.

On pourra dire tout ce qu’on veut :

  • Que Philippe Val est une personnalité un peu trop marquée pour qu’on se range résolument sous sa bannière sans risquer d’être instrumentalisé.
  • Que certains de ces signataires étaient jusqu’à aujourd’hui plutôt connus comme prompts à dénoncer la prétendue « islamoPHOBIE » laquelle, comme son nom l’indique, n’est pas un délit mais la bien naturelle manifestation de la PEUR ressentie face à un système politico-religieux moyenâgeux. Une idéologie sectaire et meurtrière au nom de laquelle on a récemment sauvagement tué en France, sous l’égide d’un improbable Dieu assoiffé de sang, et sous la promesse imbécile d’une jouissance paradisiaque dans l’autre monde, plus de 250 personnes, hommes, femmes et enfants sans défense. Poignardés, égorgés, étripés, assassinés, écrabouillés, exécutés.
  • Que certains signataires de ce manifeste, futiles représentants de la gauche bobo et angélique, furent souvent les premiers à applaudir les condamnations de ceux qui combattent courageusement la dérive totalitaire de notre pays et sont peut-être actuellement parmi les plus virulents accusateurs de ces courageux jeunes gens de Génération Identitaire qui bloquent depuis samedi la frontière italienne au col de l’Échelle, faisant ainsi ce boulot régalien que l’État ne fait pas : protéger nos frontières de l’immigration massive.

Depuis une dizaine d’années, nous avons tous connu, dans un environnement plus ou moins proche, des familles juives qui, après avoir fui par obligation ou sécurité les quartiers investis par l’ennemi, finissaient, la rage au cœur, par s’expatrier en Israël ou ailleurs. Notre colère était alors accrue par la non-reconnaissance officielle de ces drames, que la France n’avait plus connus depuis l’Occupation nazie.

Nier le racisme anti-juif qui sévit plus particulièrement dans certaines banlieues, était alors l’apanage de cette bien-pensance gauchiste bobo prônant la bouche en cœur le fameux « vivre ensemble », tout en se gardant bien de le pratiquer elle-même.

Donc, tout en restant sages, prudents et réalistes, acceptons ce modeste premier pas comme un événement fondateur, annonciateur d’un bienfaisant retournement de tendance qu’on commence à observer ici et là. Il est bien lent, mais le balancier semble bien reparti du côté du bon sens. Il nous appartient maintenant de maintenir et accentuer encore le mouvement. Avec fermeté et détermination. 

Pour en arriver là, il en aura fallu, des attentats, des menaces, des prêches haineux dans les mosquées. La mort de Sarah Halimi (65 ans), rouée de coups puis défenestrée il y a un an (et dont la justice fut bien longue à reconnaître le caractère antisémite), puis l’odieux assassinat, il y a un mois, de Mireille Knoll (85 ans), furent les révélateurs médiatiques de ce mal funeste et nauséabond qui frappe la France depuis des années.

On peut aussi être plus que réservés, voire dubitatifs, sur l’appel des 300 signataires à « l’islam de France », afin qu’il « ouvre la voie » à la raison. Il convient, ni de se tromper de combat, ni de se tromper d’objectif, ni de méconnaître ses ennemis. Nous n’oublierons pas cet appel un peu trop angélique, et nous en constaterons peut-être, dans quelques semaines ou quelques mois, la triste vanité. Son échec montrerait alors, à ceux qui en douteraient encore, que l’islam, agressive organisation politico-religieuse et totalitaire, ne peut être durablement réduite que par la loi et par la force de la volonté populaire.

Méditons ce message, publié sur Facebook, de l’historien Olivier Milza de Cadenet :  

Allez, encore un effort pour être vraiment révolutionnaires, Mesdames et Messieurs les « personnalités » qui dénoncez le retour de l’antisémitisme, « toutes tendances confondues ». C’est aussi toutes tendances confondues qu’il faut demander l’arrêt de l’immigration de masse arabo-africaine et le strict encadrement de l’islam « de France », aujourd’hui vecteurs essentiels de l’antisémitisme, et non le FN, que vous… dénoncez régulièrement aussi… toutes tendances confondues !

 

Marc Le Stahler
22/04/2018


Dans un livre à paraître mercredi chez Albin Michel, quinze intellectuels prennent la plume pour dénoncer le poison de l’antisémitisme.
« Le Nouvel Antisémitisme en France » − éd. Albin Michel − 213 p. − 15 euros.

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MANIFESTE CONTRE LE NOUVEL ANTISÉMITISME

« Cette terreur se répand »

« L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste, vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre.

Lorsqu’un Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France, il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

« Une épuration ethnique à bas bruit »

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie – qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre – dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste – et l’antisémitisme qu’il véhicule – est considérée exclusivement par une partie des élites françaises comme l’expression d’une révolte sociale, alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

« Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie »

Or à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France.

En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France. »

La liste des signataires

Charles Aznavour ; Françoise Hardy ; Pierre Arditi ; Elisabeth Badinter ; Michel Drucker ; Sibyle Veil ; François Pinault ; Eric-Emmanuel Schmitt ; Marceline Loridan-Ivens ; Radu Mihaileanu ; Elisabeth de Fontenay ; Nicolas Sarkozy ; Pascal Bruckner ; Laure Adler ; Bertrand Delanoë ; Manuel Valls ; Michel Jonasz ; Xavier Niel ; Jean-Pierre Raffarin ; Gérard Depardieu ; Renaud ; Pierre Lescure ; Francis Esménard ; Mgr Joseph Doré ; Grand Rabbin Haïm Korsia ; Imam Hassen Chalghoumi ; Carla Bruni ; Boualem Sansal ; Imam Aliou Gassama ; Annette Wieviorka ; Gérard Darmon ; Antoine Compagnon ; Mofti Mohamed ali Kacim ; Bernard Cazeneuve ; Bernard-Henri Lévy ; Philippe Val ; Zabou Breitman ; Waleed al-Husseini ; Yann Moix ; Xavier De Gaulle ; Joann Sfar ; Julia Kristeva ; François Berléand ; Olivier Guez ; Jeannette Bougrab ; Marc-Olivier Fogiel ; Luc Ferry ; Laurent Wauquiez ; Dominique Schnapper ; Daniel Mesguich ; Laurent Bouvet ; Pierre-André Taguieff ; Jacques Vendroux ; Georges Bensoussan ; Christian Estrosi ; Brice Couturier ; Imam Bouna Diakhaby ; Eric Ciotti ; Jean Glavany ; Maurice Lévy ; Jean-Claude Casanova ; Jean-Robert Pitte ; Jean-Luc Hees ; Alain Finkielkraut ; Père Patrick Desbois ; Aurore Bergé ; François Heilbronn ; Eliette Abécassis ; Bernard de la Villardière ; Richard Ducousset ; Juliette Méadel ; Daniel Leconte ; Jean Birenbaum ; Richard Malka ; Aldo Naouri ; Guillaume Dervieux ; Maurice Bartelemy ; Ilana Cicurel ; Yoann Lemaire ; Michel Gad Wolkowicz ; Olivier Rolin ; Dominique Perben ; Christine Jordis ; David Khayat ; Alexandre Devecchio ; Gilles Clavreul ; Jean-Paul Scarpitta ; Monette Vacquin ; Christine Orban ; Habib Meyer ; Chantal Delsol ; Vadim Sher ; Françoise Bernard ; Frédéric Encel ; Christiane Rancé ; Noémie Halioua ; Jean-Pierre Winter ; Jean-Paul Brighelli ; Marc-Alain Ouaknin ; Stephane Barsacq ; Pascal Fioretto ; Olivier Orban ; Stéphane Simon ; Laurent Munnich ; Ivan Rioufol ; Fabrice d’Almeida ; Dany Jucaud ; Olivia Grégoire ; Elise Fagjeles ; Brigitte-Fanny Cohen ; Yaël Mellul ; Lise Bouvet ; Frédéric Dumoulin ; Muriel Beyer ; André Bercoff ; Aliza Jabes ; Jean-Claude Zylberstein ; Natacha Vitrat ; Paul Aidana ; Imam Karim ; Alexandra Laignel-Lavastine ; Lydia Guirous ; Rivon Krygier ; Muriel Attal ; Serge Hefez ; Céline Pina ; Alain Kleinmann ; Marie Ibn Arabi-Blondel ; Michael Prazan ; Jean-François Rabain ; Ruth Aboulkheir ; Daniel Brun ; Paul Aidane ; Marielle David ; Catherine Kintzler ; Michèle Anahory ; Lionel Naccache ; François Ardeven ; Thibault Moreau ; Marianne Rabain-Lebovici ; Nadège Puljak ; Régine Waintrater ; Michèle Anahory ; Aude Weill-Raynal ; André Aboulkheir ; Elsa Chaudun ; Patrick Bantman ; Ruben Rabinovicth ; Claire Brière-Blanchet ; Ghislaine Guerry ; Jean-Jacques Moscovitz ; André Zagury ; François Ardeven ; Estelle Kulich ; Annette Becker ; Lilianne Lamantowicz ; Ruth Aboulkheir ; Christine Loterman ; Adrien Barrot ; Talila Guteville ; Florence Ben Sadoun ; Michèle Anahory ; Paul Zawadzki ; Serge Perrot ; Patrick Guyomard ; Marc Nacht ; André Aboulkheir ; Laurence Bantman ; Josiane Sberro ; Anne-Sophie Nogaret ; Lucile Gellman ; Alain Bentolila ; Janine Atlounian ; Claude Birman ; Danielle Cohen-Levinas ; Laurence Picard ; Sabrina Volcot-Freeman ; Gérard Bensussan ; Françoise-Anne Menager ; Yann Padova ; Evelyne Chauvet ; Yves Mamou ; Naem Bestandji ; Marc Knobel ; Nidra Poller ; Brigitte-Fanny Cohen ; Joelle Blumberg ; Catherine Rozenberg ; André Aboulkheir ; Caroline Bray-Goyon ; Michel Tauber ; André Zagury ; Laura Bruhl ; Eliane Dagane ; Paul Zawadzki ; Michel Bouleau ; Marc Zerbib ; Catherine Chalier ; Jasmine Getz ; Marie-Laure Dimon ; Marion Blumen ; Simone Wiener ; François Cahen ; Richard Metz ; Daniel Draï ; Jacqueline Costa-Lascoux ; Stéphane Lévy ; Arthur Joffe ; Antoine Molleron ; Liliane Kandel ; Stéphane Dugowson ; David Duquesne ; Marc Cohen ; Michèle Lévy-Soussan ; Frédéric Haziza ; Martine Dugowson ; Jonathan Cohen ; Damien Le Guay ; Patrick Loterman ; Mohamed Guerroumi ; Wladi Mamane ; William de Carvalho ; Brigitte Paszt ; Séverine Camus ; Solange Repleski ; André Perrin ; Sylvie Mehaudel ; Jean-Pierre Obin ; Yael Mellul ; Sophie Nizard ; Richard Prasquier ; Patricia Sitruk ; Renée Fregosi ; Jean-Jacques Rassial ; Karina Obadia ; Jean-Louis Repelski ; Edith Ochs ; Jacob Rogozinski ; Roger Fajnzylberg ; Marie-Helène Routisseau ; Philippe Ruszniewski ; André Senik ; Jean-François Solal ; Paule Steiner ; Jean-Benjamin Stora ; Anne Szulmajster ; Maud Tabachnik ; Daniel Tchenio ; Julien Trokiner ; Fatiha Boyer ; Cosimo Trono ; Henri Vacquin ; Caroline Valentin ; Alain Zaksas ; Slim Moussa ; Jacques Wrobel ; Roland Gori ; Nader Alami ; Céline Zins ; Richard Dell’Agnola ; Patrick Beaudouin ; Barbara Lefebvre ; Jacques Tarnéro ; Georges-Elia Sarfat ; Lise Boëll ; Jacques Wrobel ; Bernard Golse ; Céline Boulay-Esperonnier ; Anne Brandy ; Imam Karim ; Sammy Ghozlan.

 

Le 28 mars dernier, la marche blanche en hommage à Mireille Knoll avait réuni des milliers de personnes à Paris.
LP/Guillaume


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