CRASH DANS LES ALPES DE L’AIRBUS A 320 DE GERMAN WINGS

Nous n’avons pas pour habitude de réagir « à chaud » aux catastrophes.
En général, nous attendons d’avoir des certitudes ou tout au moins de fortes présomptions pour commenter, partant du principe coluchien, un peu oublié des journalistes actuels que « lorsqu’on n’a rien à dire, on se la ferme ».

Mais compte tenu de l’omerta et du mensonge qui règnent sur les précédents crashes, et notamment celui du vol AH 5017 d’Air Algérie et la disparition corps et biens du vol MH370, il nous a semblé utile de recenser dès maintenant les différents éléments dont on dispose, 3 heures après le crash et avant même que les équipes de secours soient arrivées sur les lieux.

– Ce vol de German Wings, filiale lowcost de Lufthansa, assurait la liaison Barcelone Düssedorf où il était attendu avant midi ce mardi 24 mars. Il transportait 150 personnes, dont 45 espagnols et 6 membres d’équipage.

– On a rapidement annoncé sur les médias qu’un appel de détresse avait été lancé à 10 h 47, alors que l’avion volait déja à basse altitude (5000 pieds soit environ 1500 m), après une chute rapide dans un secteur montagneux (on évoquait une allure de descente de 3000 pieds / minute).

– Un témoin oculaire, interrogé par BFM TV, affirme avoir vu l’avion un peu avant le crash, à une basse altitude, inférieure aux sommets montagneux de la zone. Il précise n’avoir décelé aucune marque d’accident (incendie, fumée ou autre) mais confirme que la trajectoire semblait incohérente et que « l’avion allait se crasher ».

– Les conditions météorologiques étaient bonnes, la visibilité excellente, les vents faibles… Il est donc exclu que la machine ait percuté la montagne suite à une erreur d’appréciation ou de pilotage.

– On a d’abord évoqué l’impact d’oiseaux migrateurs, mais cette explication saugrenue a été rapidement abandonnée…

– La carcasse de l’avion, répartie sur 2 hectares, dans la région de Barcelonnette, aurait été retrouvée à 2700 m d’altitude, dans une zone où les sommets s’élèvent à 2900 m. L’avion aurait donc repris de l’altitude après son « mayday » ? Ce qui semble pour le moins incohérent.

– Un élément de l’avion aurait été récupéré à une plus grande distance avant l’impact, quelques minutes avant le crash. Accident ou sabotage qui pourrait expliquer la perte de contrôle de l’avion ensuite. La nature de la pièce « perdue » sera évidemment déterminante.

– A 14 h 30, on annonce que l’appel de détresse était une fausse information et que le signal de détresse (alpha 7700 sur transpondeur) aurait été capté sans contact volontaire de l’équipage.

– Hollande, fidèle à ses récentes habitudes nécrophages depuis les tueries de janvier, s’est empressé de se mettre en scène annonçant – un peu vite à mon avis, à moins qu’il n’ait disposé d’informations très confidentielles – qu’il n’y aurait aucun survivant.

– Il va falloir surveiller scrupuleusement les opérations de récupération des boîtes noires, et veiller à ce qu’on ne nous refasse pas le coup de leur disparition inopinée ou de la destruction des informations…

– Le fait que ce drame se soit produit sur le sol français le jour même et au moment précis où le roi d’Espagne était reçu à l’Elysée n’est peut-être qu’une simple coïncidence… Mais peut-être pas.

En attendant le suite des événements, Minurne assure toutes les familles des victimes de sa tristesse et de sa sincère compassion.

Marc Le Stahler

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17 heures, mardi…

On commence à en savoir un peu plus. Une descente entamée 8 minutes avant l’impact, à une vitesse de descente de 3 000 pieds/mn.
Soit une chute linéaire de 24 000 pieds.
L’impact ayant eu lieu à une altitude d’environ 2 700 m, ceci confirme l’information que l’avion volait à une altitude de croisière de 33 000 pieds (environ 10 000 m).
Le survol en hélico de la zone de crash indique effectivement un choc frontal avec la paroi de la montagne, à pleine vitesse et sur en descente linéaire, ce qui accrédite également l’information de l’éparpillement des débris.
Pour info, le choc a dû se faire à une vitesse de l’ordre de 700 à 900 km/h.
Ce qui reste étonnant et qui risque de poser un sérieux problème d’explication, c’est la descente dans une zone montagneuse. Dans une situation d’urgence, si le pilote décide d’amorcer une descente de secours, il doit impérativement changer de cap, de route, afin de ne pas risquer de percuter un autre vol sur la même route mais sur une altitude inférieure. Or, le cap semble avoir été maintenu.
Par ailleurs, aucune information n’a été donnée par l’équipage au contrôle au sol d’une avarie technique ou de tout autre problème justifiant la descente. C’est un problème majeur qui pourra être expliqué par l’analyse des boîtes noires et les enregistrements des échanges entre les pilotes.
On ne parle plus de cette pièce que l’avion aurait perdu avant le début de sa descente. C’est aussi un point qu’il conviendra d’éclaircir.
Il existe une hypothèse technique de défaillance informatique dûe au givrage, qui aurait éventuellement pû inciter les ordinateurs à entamer à tort une procédure de descente. Un dispositif est prévu dans ce cas précis, mais qui nécessite une désactivation manuelle des systèmes informatiques.
Une autre hypothèse à étudier, évoquée par un lecteur dans les commentaires (Patrice Student) : celle de la prise de contrôle de la machine en vol par un terroriste, une descente forcée et le choc final à pleine vitesse. Une opération suicide de type 11 septembre.
Dans la conjoncture actuelle que nous vivons, aucune option n’est à évacuer d’emblée et ce long silence radio de 8 minutes reste encore un mystère.

21 h 30, mardi

Les recherches sont stoppées depuis 19 heures, mais 5 gendarmes ont été hélitreuillés sur le site et vont y passer la nuit. Pas pour porter d’éventuels secours à des survivants, on a compris qu’il n’y en aurait pas, mais sans doute pour sécuriser la zone ou autre chose…
Quelques cafouillages sur la boîte noire localisée par l’émission de son « bip ». On nous a d’abord indiqué qu’il s’agissait de l’enregistreur vocal du poste de pilotage, mais on parle maintenant de l’enregistreur technique. Ce n’est pas anodin, l’enregistreur du poste, rapportant les échanges verbaux entre les pilotes, serait vraisemblablement dans cette catastrophe une pièce fondamentale, permettant de clarifier et d’expliquer ce qui s’est réellement passé pendant ce silence radio de 8 minutes. L’enregistreur de données techniques donnera certes des informations importantes, mais moins cruciales.
Le porte-parole de la compagnie German WIngs a annoncé, semble-t’il un peu précipitamment, que l’hypothèse terroriste devait être d’ores et déja évacuée.
Or, la descente de 8 mn, en zone montagneuse, et la vitesse de l’impact montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’un acte volontaire conscient des pilotes. Soit ils étaient inconscients (dépressurisation ?), soit ils étaient neutralisés par un événement extérieur. Il semble par ailleurs que la descente ait été stoppée vers l’altitude de 1800 m, un peu avant l’impact…
Sur CNN, la directrice de l’office de tourisme de Pra-Loup, à 10 km du site d’impact, a indiqué avoir entendu « comme un bruit d’avalanche » et appelé la gendarmerie qui lui a confirmé le crash.
Il se confirme que la descente entamée sur la route prévue, au détriment de toutes les règles de sécurité, ainsi que le silence radio pendant toute la descente et jusqu’au crash, sont les éléments les plus bizarres dans cette affaire et pourraient rendre crédible l’hypothèse de la prise de contrôle du poste par un ou des éléments étrangers.
On a appris aussi que le décollage de Barcelone avait été retardé de 30 minutes, mais c’est somme toute un incident assez courant, et que la dernière visite technique de l’appareil datait du 23 mars. Sa « grande visite » (désossage complet du moteur et de la cellule) avait eu lieu dans les délais règlementaires il y a 2 ans.
On ne connait toujours pas les identités des passagers turcs et il semble qu’il y avait aussi à bord 2 passagers de nationalité australienne. Il est confirmé qu’il y avait 67 passagers de nationalité allemande.
La perte en vol d’une pièce de l’avion (information qui avait filtré au tout début de l’annonce du crash), n’est plus du tout évoquée, sur aucun média connu.

 

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