MENSONGES ET MAGOUILLES, LA GRANDE ESCROQUERIE DU QUINQUENNAT
(L’Imprécateur)

Il y a dans la Lettre aux Français de Macron bien des choses qui méritent discussion et Minurne ne se dérobera pas. Mais il y a dans le choix du moyen retenu par le gouvernement et le président pour organiser et gérer cette discussion sous l’appellation « Grand Débat » une manœuvre qui mérite le nom de « Grande Escroquerie du Quinquennat ».
Médiapart l’a mise à jour en publiant les causes réelles de sa démission que lui a confiées Chantal Jouanno, initialement pressentie pour organiser et gérer ce Grand Débat.

Rappel de la carrière de Macron « grand manipulateur » (Rothschild)

Membre du PS depuis 2001, il passe chez Chevènement puis revient au PS en 2006 (1), Macron est embauché en 2007 par Jacques Attali dans la Commission pour la libération de la croissance française voulue par Sarkozy. Il y rencontre Peter Brabeck, alors Chief executive officer de Nestlé et se lie d’amitié avec lui (2).
En septembre 2008, il intègre Rothschild pour 4 ans.

En 2010, il offre son aide bénévole à la « Société des rédacteurs du Monde » (SRM), dans le contexte de la revente de Le Monde. Mais il est « en même temps » en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel-Pisa-Orange. Après une scène romanesque racontée par le vice-président de la SRM Adrien de Tricornot, il est mis fin à ce double jeu de Macron.

Autre double jeu : En 2012, Pfizer met en vente sa division nutrition infantile. Nestlé se porte candidat. Macron convainc Brabeck de confier à Rothschild la gestion de l’achat. La négociation a lieu entre Pfizer, Nestlé et le concurrent Danone conseillé par la banque Lazard. Nestlé emporte le contrat. Hic ! En se servant de Bilderberg, Rothschild avait propulsé Macron en mai 2012 conseiller économique dans le cabinet de Hollande, ce que Lazard et Danone semblent avoir ignoré. Et, selon la HATVP, Macron a gagné chez Rothschild « entre 2009 et 2013 » 2,8 millions d’euros, dont un sur la seule affaire Nestlé (3).
François Henrot, Directeur de Rothschild, dit de lui que « c’est le meilleur négociateur et manipulateur de France, peut-être d’Europe« .

Il y a aussi l’affaire Alsthom-General Electric-Siemens où il favorisé General Electric, l’affaire Ecopla vendue à un italien, etc.

Cette façon de séduire l’adversaire et d’entrer dans son jeu pour mieux le plumer, Macron l’exerce toujours, notamment aujourd’hui  pour détruire les Gilets Jaunes. C’est le cas du Grand Débat et de la candidature de la militante LREM Ingrid Levavasseur qui a créé une liste « Gilets Jaunes » pour les européennes afin de diviser les Gilets Jaunes et prendre des voix à la droite.

Chantal Jouanno découvre le double jeu de Macron

Le 5 décembre 2018, Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), est sollicitée pour « assurer l’impartialité et la neutralité du grand débat national« . Elle touche 14 666 € bruts en tant que présidente, on lui dit que le décret de sa nomination prévoit 15 000 € pour sa rémunération en tant que gestionnaire du Grand Débat, dès quelle aura accepté le poste.

Mais C. Jouanno comprend vite que la présidence et le gouvernement n’ont aucunement l’intention de respecter l’impartialité et la neutralité du débat. Car en réalité, le « Grand Débat » n’est qu’une une opération de communication imaginée par l’Élysée qui voudrait que la CNDP en soit la caution morale. Au fil des échanges de mails avec les cabinets de la présidence et du premier ministre, elle va de découverte en découverte. Dès le 5 décembre, elle apprend que deux ministres, Jacqueline Gourault et Muriel Pénicaud, «rencontrent demain les organisations syndicales et associations d’élus» pour définir et valider avec eux la méthode et l’organisation du débat.

Il y a donc une connivence Élysée-syndicats-maires LREM pour rouler les Gilets Jaunes et les Français dans la farine.

Elle proteste par écrit : « Ceci n’est pas en cohérence avec la volonté affichée de confier à une autorité indépendante cette organisation pour en garantir la neutralité ».

Plus le temps passe, plus l’escroquerie devient évidente 

Les deux cabinets – celui du Premier Ministre et celui du Président – restant silencieux, elle les relance le 11 décembre et obtient comme réponse du cabinet du Premier Ministre « Chantal, on peut mobiliser les équipes sans saisine formelle ? Car on risque d’avoir une gouvernance un peu compliquée…« 

Habituée au jargon des énarques, elle a maintenant la certitude que non seulement le président n’a aucune intention de respecter les règles d’un débat démocratique, mais qu’il veut aussi utiliser les équipes du CNDP sans procéder à la saisine légale de celui-ci, ce qui aurait mis leur coût à la charge de la présidence, et d’utiliser son nom à elle, mais seulement son nom, comme caution de moralité.

Les conclusions du Grand Débat seront rédigées par l’Élysée

Le 13 décembre, réunion à l’Elysée, Ismaël Emelien du cabinet du Premier annonce qu’il s’agit d’un « débat fermé« , avec des sujets mis hors débat – ce qui est contraire aux principes de la CNDP. Un second sujet de désaccord apparaît quand un conseiller évoque le nécessaire « filtrage du rapport final ». Ce qui est pour la CNDP tout aussi inacceptable car les données, dans leur intégralité, doivent pouvoir être accessibles à tous, de sorte que chacun puisse vérifier la sincérité de la restitution à la fin du débat. Edouard Philippe insiste pour que la CNDP participe, mais le 17 décembre celle-ci répond sur le journal Officiel qu’elle est d’accord, mais seulement si les règles d’un débat démocratique sont respectées et sa présidente pas mise sous tutelle ministérielle. Philippe lui fait dire que bon, pas de CNDP, mais qu’elle participe à titre personnel.

La CNDP et Chantal Jouanno renoncent

Le 21 décembre elle répond qu’il n’en est pas question mais ne fait pas connaître publiquement sa réponse. Le directeur de cabinet de Philippe panique et lui maile « Ne fais pas cela ! Tu vas nous ruiner. On va trouver une solution…« . Il n’y aura pas de solution et C. Jouanno annonce le 4 janvier sa démission.

Ce qui permettra au gouvernement de se venger de ce refus, dès le 7 janvier en laissant « fuiter » la rémunération de 15 000 € proposée à C. Jouanno comme si elle l’avait acceptée, ce qui n’est pas le cas, et des sources gouvernementales multiplient les attaques contre la présidente de la CNDP via la presse aux ordres.

Chantal Jouanno se venge à son tour en confiant à Mediapart que le gouvernement a utilisé la « plate-forme » préparée par CNDP, « sauf qu’en fait, ils ont tout refait », dit- elle. «On n’avait pas prévu de faire une opération de communication mais un grand débat, donc on avait prévu de faire une plateforme numérique totalement ouverte, […] où tout le monde pouvait échanger sur n’importe quel sujet. » « Le grand débat est faussé », ajoute-t-elle. « Nous n’avions pas voulu que le grand débat se résume à un questionnaire sur quatre thèmes, nous avions dit [au gouvernement] : “Aujourd’hui le grand débat se limite pour vous à la possibilité de ne débattre que des quatre thèmes et de ne répondre qu’aux questions qui sont posées par le gouvernement”, ce n’est pas ça un grand débat. »

Mensonges et magouilles pour truquer le Grand Débat

Merci, Madame, de le dire publiquement et de révéler ainsi les mensonges et les magouilles de la présidence pour garder le pouvoir en truquant le Grand Débat.

Car cet épisode du Grand Débat fait partie d’un plan issu de l’intelligence « complexe » du président, toujours persuadé qu’il est le plus intelligent des Français et donc que personne ne comprendra la perversité de son jeu.
Il a tort, il y a plus intelligent que lui, et de beaucoup, puisque plusieurs leaders de Gilets Jaunes ont par exemple immédiatement compris que la démission fictive, et le ralliement aux Gilets Jaunes de la militante LREM Ingrid Levavasseur et la création du parti Gilets Jaunes ne sont qu’une arnaque destinée à fragmenter les voix de la droite à l’élection européenne.

http://www.leparisien.fr/politique/le-grand-debat-est-fausse-chantal-jouanno-denonce-une-operation-de-com-25-01-2019-7996479.php

Le plan Macron pour gagner aux européennes

1 : Le Grand débat va affaiblir les Gilets Jaunes en en éloignant pendant quelques semaines les Français occupés à réfléchir et écrire leurs réponses aux questions posées dans la Lettre.

2 : Faire des promesses de changements, comme sur les 80 km/h, le RIC, la CSG, ou d’autres réclamations, mais reporter leur mise en œuvre après les élections.

3 : Si LREM est en tête devant le RN, annoncer que la légitimité de la politique macronienne étant prouvée, on continue les hausses d’impôts, de taxes et les réductions des libertés sans rien changer.

4 : Si LREM n’est pas gagnante, ne pas démissionner ou dissoudre l’Assemblée, mais trouver une autre affaire pour gagner encore du temps, par exemple accuser les Gilets Jaunes d’être soutenus par Poutine.

5 : Lancer et financer un parti « Gilets Jaunes » bien marqué à droite pour prendre des voix à la droite, mais avec des militants LREM qui reviendront à leur parti d’origine ensuite.

L’Imprécateur
30 janvier 2019

1 : Source Swissinfo.ch qui a retrouvé la trace de son inscription au PS. Macron a cessé de payer ses cotisations en 2009, mais sans démissionner officiellement, pour pouvoir dire à gauche qu’il est toujours socialiste de cœur, à droite qu’il n’est pas socialiste.

2 : Marc Endeweld, « L’ambigu Monsieur Macron« 

3 : Source Wikipedia. Mais le 24 octobre 2014, il déclare au fisc 156 000 €, et 63 048 € en 2016 ! La disparition des 2,8 millions € n’a jamais été éclaircie.


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James Watt
James Watt
5 février 2019 8 h 04 min

Je propose la grande révolte nationale au lieu du grand débat truqué. Blocage des Urssaf, des impôts, des commissariats, des préfectures…. Et surtout pas emmerder les gens en bloquant les ronds point où les camions, mais emmerder l’état.

Sacha P
Sacha P
4 février 2019 23 h 13 min

Le petit camelot Quel est donc ce jeunot , jacassant menton haut , S’agitant et jurant de tout et son contraire , Dressé torse bombé , enduit de magistère , Il se sent transcendé le petit camelot . Mais ouvrez grand les yeux , oyez bien le propos , Rappelez-vous d’où vient ce jactant fonctionnaire ; Chez Rothschild il gérait la sphère monétaire , Puis l’Economie est sous Hollande un fiasco . Comment alors pouvoir continuer à croire En cet individu fabulant sans effort , Pronant immigration , mondialisme et sa gloire ? Et comment se peut-il qu’il existe dès… Lire la suite »

Maurice
Maurice
2 février 2019 20 h 54 min

LE SEUL MOYEN DE RESOUDRE DEMOCRATIQUEMENT LA CRISE
DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
ET ELECTIONS A UN TOUR DES DEPUTES AU SUFFRAGE PROPORTIONNEL
DIRECT LE RESTE RIC et « GRAND DEBAT » C DU PIPOT
DU TEMPS DE PAROLE TELEVISE * ACCAPARE AU DETRIMENT DES AUTRES
*si pas de télé pas de Macron dans ces débats bidons
voir l’escroquerie ci dessous bien exprimée

necas
1 février 2019 8 h 23 min

Diviser pour mieux régner : c’est la devise préférée de Macron ! Il refait le coup avec les nouvelles augmentations du 1er février, prétextant que les agriculteurs ont de faibles revenus, donc , une partie du peuple grogne et l’autre se braque contre ceux qui râlent !!!! Excellente tactique de Macron , et ça marche , c’est ça le pire ! Par contre , pour l’affaire Benalla : diversion ? Vengeance? Benalla vide son sac , les flics se vengent, des politicards savent des choses gênantes sur Macron ??? Des magouilles de fric , etc ….. Une chose est sûre… Lire la suite »

Claude Roland
Claude Roland
1 février 2019 9 h 44 min
Répondre à  necas

En effet, « diviser pour mieux régner » mais comme vous dites, ça marche !!! Et c’est bien ça le pire à craindre car je doute de la méfiance des Français, de leur mémoire de poisson rouge et de leur QI moyen qui reste bas, sauf preuve du contraire. Les médias de masse jouent à fond l’enfumage. Donc wait & see.

necas
2 février 2019 10 h 40 min
Répondre à  Claude Roland

Mr Roland : je persiste et signe ; le seul moyen de déboulonner la bande d ‘ imposteurs, pietrement élus , est de procéder à une Grève Générale, pendant une semaine , afin qu’ils comprennent que c’est le Peuple qui commande et non , une mini équipe d ‘ énarques qui ne pensent Qu’à leur comptes en banque bien remplis ! Bien sûr, et hélas, nous aurons l’obligation de supporter des avis différents à nos côtés, mais il faudra faire contre mauvaise fortune , bon coeur. …. Parce que Macron , en campagne dissimulée, avec Notre fric , s’accroche comme… Lire la suite »

Rossi
Rossi
20 mars 2019 8 h 58 min
Répondre à  necas

Grève générale égale chienlit, vous vous souvenez de Mai 68, Les gilets jaunes doivent avoir un seul objectif : L’Assemblée Nationale, c’est elle la coupable, elle qui fait les lois, elle qui n’écoute plus le peuple, composé de gens à la solde du Président, réduite de moitié et plus proche du peuple, la vie serai moins dure !

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