PETIT CONTE POUR L’ÉTÉ QUI ARRIVE (par Djédéfrê Katara)

Tout le monde connaît le roi Randolfe L’Anchois. Drôle de nom ? Pas du tout, simplement le doit-il à ses origines normandes, d’un sien ancêtre pêcheur d’anchois dans la Manche.
Dans cette monarchie constitutionnelle qu’est la France, il a été élu par surprise. Son prédécesseur, le roi Colin Sarazysko, d’origine hongroise, ayant déçu par son agitation sautillante, les Français de gauche et les mahométans ont préféré voter pour un vrai Français de souche.
Et qui est plus de souche qu’un Normand ?

Randolfe L’Anchois a, semble-t-il, de gros soucis : un méchant citoyen prénommé Maurice lance sans cesse contre lui et son gouvernement « des brûlots contre les sots« , comme disait Pierre Louÿs, ridiculisant tout à tour des ministres incompétents, une bureaucratie proliférante et coûteuse, une autorité judiciaire de plus en plus injuste du fait de lois stupides favorables aux délinquants, la tyrannie fiscale d’un État dépensier toujours en manque d’argent, l’islamisme envahissant et le puritanisme moral imposé par la police socialiste des mœurs politiques. Bref, ce Maurice se présente comme un défenseur de la liberté de penser contre l’État oppresseur, ses lois, sa morale et la religion mahométane dont les politiciens de gauche comme de droite tentent d’imposer les paradigmes au peuple. En conséquence, il doit être réduit au silence. Un juge, que dis-je, un procureur de la République s’y emploie !

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Le président Pompideor Gouges avait déclaré un jour « Arrêtez d’emmerder les Français« . Ceux-ci avaient pensé naïvement que les ministres, les députés et les administrations obéiraient à l’injonction présidentielle. Il n’en fut rien et en quelques années le nombre des lois, des règlements, des normes, ainsi que le volume des codes juridiques fut doublé, sans oublier le montant des impôts.
Il fallait s’y attendre, s’ils cessaient d’emmerder les Français élus et fonctionnaires n’auraient plus grand-chose à faire et leur nombre pourrait être divisé par deux.
Les places sont juteuses, il n’est pas question de les perdre, d’autant que les syndicats, les candidats de gauche et le roi lui-même comptent sur le vote des fonctionnaires pour assurer leur survie.
Ils seront donc augmentés en nombre et en salaires juste avant l’élection de 2017.

Maurice partage la même philosophie que Pompideor Gouges et assure que le citoyen ne demande qu’une chose, qu’on lui fiche la paix ! Chacun devrait être maître de soi-même, de ses opinions, de sa tenue et de ses actes, dans la limite de l’inoffensif et conformément aux principes qui fondent les vraies démocraties, chose que la France n’est plus depuis 1981, et même peut-être encore un peu avant.

Les citoyens de la France, mais aussi de l’Europe depuis la mise en place de la monstrueuse et tentaculaire bureaucratie bruxelloise, sont las de sentir à toute heure sur leur épaule la main d’une autorité qui se rend insupportable à force d’être toujours présente. Ils tolèrent encore que la loi leur parle au nom de l’intérêt public, mais lorsqu’elle entend prendre la défense de l’individu malgré lui et contre lui, lorsqu’elle régente sa vie intime, son mariage, son divorce, sa pratique amoureuse, l’éducation de ses enfants, ses dernières volontés, ses lectures, ses boissons et son tabac, ses spectacles, ses jeux, sa manière de conduire, sa nourriture, l’expression de ses opinions, l’individu a le droit de demander à la loi pourquoi elle entre chez lui sans que personne l’ait invitée.

Pour le moment ce questionnement des citoyens ne s’exprime pas encore clairement parce qu’aucun homme ou femme politique libéral ne les aide à poser la question en termes justes.
Il y a une explication simple à cela, il n’y a pas de libéraux en France. Le dernier, Alain de Liman, s’est retiré, dégoûté de la politique crypto-marxiste menée sans discontinuer en France depuis 70 ans par tous les partis, qu’ils soient de gauche ou de droite. Ils n’ont trouvé pour le moment qu’un moyen pour manifester leur mécontentement : s’abstenir aux élections. La moitié des électeurs français le fait, aussi le candidat que l’on voit élu avec officiellement 50,1 % des voix ne l’est en réalité qu’avec l’assentiment d’à peine plus de 25 % des Français.

Le roi n’est plus choisi par le peuple comme le voulait le général fondateur de la constitution, mais par des camarillas partisanes qui choisissent entre elles au cours de « primaires » celui (jamais celle) qu’elles imposeront au choix des électeurs. Si bien que ces derniers n’ont en réalité de choix forcé qu’entre deux individus, les moins aptes à répondre aux attentes des citoyens mais les plus aptes à fournir postes et fonctions à leurs amis, fussent-ils des bons à rien sinon à s’enrichir aux dépens des citoyens, comme l’a fait Randolfe l’Anchois en puisant dans le vivier de ses anciens camarades d’école et des membres de son parti, en négligeant les gens vraiment compétents en économie, gestion de la monstrueuse éducation nationale et du délicat ministère de la Justice.

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Les élus ne sont pas non plus vraiment choisis par le peuple. Un candidat doit répondre à des critères qui font qu’il ne peut être issu que d’un parti politique dûment estampillé, où il a dû suivre un parcours du combattant de la flagornerie pour arriver aux premières places.
Les meilleurs préfèrent évidemment réussir dans le secteur privé où le succès est lié à la compétence et désertent la politique où ne restent que les plus mauvais. C’est la raison pour laquelle la corruption règne en maître dans la classe politique française qui se classe au 26ème rang mondial, loin derrière les pays nordiques et la Suisse – exemplaires en la matière.

Aristophane, poète souvent bouffon et parfois même grossier avait eu, il y a presque 25 siècles, l’idée ingénieuse d’imaginer un peuple libre comme fondement non seulement nécessaire mais indispensable au fonctionnement de la démocratie.
Des penseurs aussi divers que Rabelais, Voltaire ou même Ravachol ont insisté sur cette nécessité.

Sans liberté de gagner sa vie comme on l’entend, de penser, de critiquer, d’avoir des opinions divergentes même si elles froissent le sentiment politique ou religieux de certaines communautés, pas de démocratie.

En réalité, la démocratie est ce qui fait le plus peur aux politiciens professionnels qui s’entendent entre eux pour s’assurer des carrières à vie financées par les impôts. Cela a un effet pervers : la chute dans la corruption des politiciens les plus honnêtes au départ est souvent d’une rapidité qui stupéfie. Et cette corruption prend les forme les plus diverses, de l’attribution d’emplois à la famille et aux amis au trafic de marchés publics, en passant par les pots de vin et les minorations de déclarations de patrimoine, les emplois fictifs ou « l’oubli » après une première élection réussie de démissionner de la fonction publique pour conserver les droits inamovibles à la retraite qui y sont liés, même si aucun travail n’a été fourni.

Pire, ils ont une peur bleue d’interroger le peuple sur les questions essentielles qui le concernent, comme le mariage et la fin de vie, les impôts et le budget de l’Etat, le travail salarié et l’immigration. L’usage du référendum pourtant prévu par la constitution française est passé à la trappe, il n’y a guère que la Suisse pour le pratiquer résolument et être encore un pays démocratique.

Randolfe L’Anchois est un souverain atypique en ce sens que depuis son accession au pouvoir il a fait preuve d’une indécision fondamentale, que ce soit pour une femme ou une cravate, un ministre ou une politique.
Il n’incarne pas le rêve d’un changement pour un avenir meilleur comme il l’a fait croire aux naïfs qui l’écoutaient dans sa bonne ville du Bourget.
Jamais monarque ne fut plus embarrassé à l’heure de prendre une décision, ni plus désireux de la remettre au lendemain.
C’est ainsi qu’après trois années de règne et d’inactivité, excepté se promener dans son avion, il découvre qu’il faudrait qu’il remue en peu son gros popotin s’il veut que le peuple le reconduise dans deux ans.
Pour obtenir ce succès, il mise sur un premier ministre qui a tout du père fouettard, ou du « père la pudeur », cassant et borné.

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Rodolfe L’Anchois rouvre les robinets de l’arrosage national, ce qu’il appelle « redistribuer », alors qu’il a été incapable de faire le nécessaire pour remplir les caisses de l’État en cessant les dépenses excessives de celui-ci, l’obligeant à écraser le peuple d’impôts.

Pour durer il joue de l’hypocrisie contre la clarté, de la perversion et de l’artifice. L’œil fourbe et l’âme intraitable et présomptueuse, dépourvu de toute inhibition, il parle sans cesse de morale, de bon ordre et de décence et veut forcer au silence ceux qui le critiquent.

Mais les Français ne sont plus dupes et l’on peut espérer que les trois quarts d’entre eux qui le disent mauvais souverain sauront enfin exprimer à l’avenir leur refus de la tyrannie politique et religieuse qui s’installe insidieusement, et leur désir de retrouver la liberté et la prospérité.

Djédéfrê Katara

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Voici en prime la vidéo de Hollande rond comme une queue de pelle, évoquée par notre amie Joséphine.

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