VIVE LE MOTEUR A EXPLOSION (le retour des khmers verts) !
(Éric de Verdelhan)

« Au contraire de beaucoup d’inventions humaines – la seringue, l’épée, le stylo, le revolver – qui ont une dimension phallique indéniable, le moteur à explosion a dû être inventé par un obsédé du muscle cardiaque… »
(Joe Hill.)

« La vitesse c’est dépassé ? Non, la vitesse, c’est dépasser. »
(Un motard anonyme).



L’été sans va, et avec lui les beaux jours ; nos vacances sont finies !

On nous dit que le Coronavirus revient en force, il est donc, hélas, assez vraisemblable que  les irresponsables qui nous dirigent – à défaut de nous gouverner – ne trouvent encore une bonne raison pour nous (re)confiner et réduire encore un peu plus nos libertés.

Depuis que les « Khmers verts », ces tristounets écolos, ont conquis quelques grandes villes aux dernières municipales, l’automobiliste et le motard sont invités à y rouler à… 30 km/heure (!), soit en gros la vitesse de pointe d’un vélo électrique. On en voit d’ailleurs de plus en plus, chevauchés par des « Bobos » casqués (et, bien sûr, masqués) car cette engeance imbécile adhère comme un seul homme (1), sans aucun esprit  de rébellion, à la moindre ineptie, à condition que ce soit « bon pour la planète ».
Le panurgisme – la servilité moutonnière – est un des nombreux maux de notre époque décadente. Un mal qui fera, soyez-en certains, beaucoup plus de casse humaine et de dégâts sur notre économie que ce fichu Coronavirus.  

Les écolos et leurs complices (2) sont obsédés par l’idée de faire disparaître le moteur à explosion. Ils avancent même une date proche : 2040, et même avant, si possible.

Mais par quoi le remplacer ? Par le moteur électrique ! CQFD, c’est une évidence (3)!

Habitué à subir les sornettes des Hulot, Pompili, Nouvion ou l’épouvantable Greta Thunberg, je veux bien tout entendre: on peut être un franchouillard de droite, climato-sceptique, amoureux des belles mécaniques et faire preuve, de temps en temps, d’ouverture d’esprit.

Mais au fait, l’électricité, on la produit comment ?

La fermeture des centrales nucléaires est programmée à terme, alors que pour alimenter le futur parc de véhicules électriques, il faudrait plutôt les multiplier !

Miser, comme nos voisins allemands, sur les centrales à fuel ou à charbon n’est pas sérieux.

Et ce surcroît d’énergie électrique, il va falloir l’acheminer, après l’avoir produite ! Notre réseau Haute-Tension est-il en capacité de supporter cette surcharge ? Même interrogation pour les réseaux locaux qu’il faudra étoffer (et étendre) pour desservir les multiples terminaux. Tout cela en tenant compte des pics de consommation ! Logiquement, on suppose aussi que, par mesure écologique, les matières premières pour fabriquer les accumulateurs seront extraites à la pioche et transportées par bateaux à voile.

Question subsidiaire : que fait-on pour le recyclage des vieux accumulateurs ?

Au fait, qu’est-ce que les écolos reprochent au moteur à explosion ?
Ses émissions polluantes ?
Personne ne songe à le contester, mais rappelons que la pollution résultant des hydrocarbures est à 98% le fait du chauffage, des camions, des avions de ligne et des navires marchands : cargos, méthaniers, paquebots de croisière, etc… 

Les industriels, comparses des écolos, invoquent la pénurie de pétrole à court terme. Or c’est un mensonge, un bluff, un énorme bobard : depuis plus d’un demi-siècle, on nous raconte n’importe quoi sur le devenir de notre planète : en 1974, par exemple, lors du premier choc pétrolier, on nous annonçait  comme une fatalité inéluctable : « Dans 20 ans (soit en 1994) il n’y aura plus de pétrole ».

Nous sommes en 2020. Notre consommation de pétrole a été multipliée par dix depuis  et nos réserves de pétrole sont deux à trois fois plus importantes qu’en 1974.

Du pétrole – énergie fossile donc qui se régénère – il y en a partout ; sous les grands lacs africains, en Mer du Nord, sous la calotte arctique et même… sous la Région Parisienne !

Et puis, si nos dirigeants n’étaient pas d’une inculture crasse, ils sauraient que « l’opération Barbarossa » (invasion de l’URSS par l’Allemagne en juin 1941) visait à s’emparer des gisements de pétrole soviétiques pour alimenter la force mécanique du 3ème Reich.
Les Allemands ont capitulé à Stalingrad le 2 février 1943. Durant toute la seconde guerre mondiale, leurs divisions de panzers, leurs escadrilles de chasseurs et de bombardiers, bref leur énorme machine de guerre a utilisé très majoritairement du carburant de synthèse !

Mais revenons au moteur à explosion. La solution n’est pas de l’éliminer car il n’a cessé d’évoluer au fil des années. Il est parfaitement au point, solide, économique et, de surcroît, aisément recyclable. Grâce, par exemple, aux filtres à particules pour les Diesel, aux huiles plus fluides, aux cylindres réduits pour les modèles à essence, à la gestion électronique pour les deux, les nouveaux moteurs ont un excellent rendement énergétique, et ils demandent peu d’entretien.

De plus, la France – que nos dirigeants se sont ingéniés à désindustrialiser depuis un demi-siècle – est encore leader sur le marché du moteur à explosion : le prolo en Dacia (4), ou le  parvenu en Mercédès (5) roulent avec des moteurs conçus par Renault. Le groupe Peugeot-Citroën, avec la marque « DS », vient de recréer une marque « premium »  qui peut rivaliser sans complexe avec les prestigieuses marques allemandes, Audi, BMW ou Mercédès.

Alors, pourquoi tuer une industrie dans laquelle la France a largement fait ses preuves ?
Sinon, on l’aura compris, pour obéir servilement au Nouvel Ordre Mondial ?

Autre tarte à la crème des écolos : en attente du « Tout électrique », utilisons des carburants « verts ».
Or c’est  encore un non-sens économique : cultiver, au détriment des ressources vivrières, du maïs très gourmand en eau, le récolter puis le distiller est coûteux en énergie.

Ce n’est donc qu’une posture politique car le prix du litre de carburant à l’éthanol majoritaire n’est avantageux  que par l’artifice d’une taxation réduite. Et le moteur consomme plus : l’éthanol pur est environ deux fois moins énergétique que l’essence.

Le GPL (6) bénéficie également d’une taxation réduite mais, pour avoir eu autrefois un 4×4 roulant au GPL, j’en connais tous les inconvénients : surconsommation, odeur, autonomie réduite, rareté des stations GPL. A l’usage, ce carburant est presque aussi contraignant que le Gazogène sous l’Occupation.

Je n’ai ni les moyens ni l’envie de rouler en véhicule électrique. J’aime le bruit et les vibrations du gros « V-Twin » de ma moto. J’ai l’impression d’avoir encore un peu de liberté !

Plus jeune, j’ai eu quelques grosses voitures mais, comme dit la pub, « ça c’était avant ! », avant les radars, les limitations à 80 km/h, les ralentisseurs, les 30 km/h en ville…

Je précise quand même, avant de conclure, que j’aime aussi le vélo – le vrai  vélo : celui sur lequel il faut pédaler pour avancer – mais comme loisir, pas comme moyen de transport imposé.

Macron et Le Maire, qui se gargarisent de mots creux, nous disent qu’en 2025, la France serait  leader sur le marché de la voiture électrique. Chiche !

Je prends le pari que non, sachant que cette fichue Europe – tous pays confondus – produit …1% du marché mondial des batteries, et la Chine 65%, ce genre d’annonce prouve bien que nos dirigeants se foutent allègrement de nous.

Eric de Verdelhan
5 septembre 2020

1)- les féministes et les LGBT voudront m’excuser : ce n’est en rien une provocation mais une expression française.

2)- A qui va-t-on faire croire que le lobby du « Tout électrique » œuvre pour la survie de la planète ?

3)- La première voiture électrique date de…la fin du 19ème  siècle.  La « Jamais Contente », véhicule électrique, conservée au Musée de la Voiture de Compiègne, est la première voiture à dépasser les 100 km/h en 1899 ! Si la voiture électrique était la panacée, pourquoi l’avoir délaissée pendant plus d’un siècle ?

4)- Je tiens à préciser, pour éviter de me faire engueuler, que je roule en 4×4 Dacia.

5)- Tous les propriétaires de Mercédès ne sont pas des parvenus. La marque – comme BMW et Audi – plait aussi aux voyous et aux dealers allogènes, et aussi, parfois à des « Gaulois » normaux.

6)- Gaz de Pétrole Liquéfié. Dacia semble vouloir relancer ce carburant (en biénergie avec l’essence). 

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Gloriamaris
Gloriamaris
12 septembre 2020 20 h 31 min

Pour les voitures électriques, nous avons besoin de néodyme pour les aimants surpuissants des moteurs. Quels sont les gisements de néodymes français ? Pour les batteries, nous avons besoin de lithium. Quels sont les gisements de lithium français ? Et pour charger ces batteries de voitures électriques nous avons besoin des centrales électronucléaires que les écolos pastèques rêvent de fermer (ils ont commencé avec Fessenheim). Les cons n’ont pas fini de pédaler….

Allobroge
Allobroge
8 septembre 2020 9 h 24 min

Questions: quand on extrait le pétrole du sol, par quoi est il remplacé ? De l’eau ? Sinon à terme la densité de la planète risque de changer et modifier aussi son axe ? Par ailleurs sauf erreur de ma part, si on reste plus longtemps au volant, limitations obligent, il me semble qu’on va polluer plus longtemps tandis que plus vite on est rendu à destination moins on pollue, à priori ?

Hagdik
Hagdik
10 septembre 2020 8 h 51 min
Répondre à  Allobroge

« Quand on extrait le pétrole du sol, par quoi est il remplacé ? De l’eau ? Sinon à terme la densité de la planète risque de changer et modifier aussi son axe ? »
Prenez un manuel de physique, les références dimensionnelles de la Terre et une calculatrice … vous verrez assez vite que votre question n’a pas de sens .

Gloriamaris
Gloriamaris
12 septembre 2020 20 h 35 min
Répondre à  Allobroge

Si on construit un mur d’agglo d’un mètre de hauteur sur l’équateur, à 300 kg par mètre, de combien va-t-on alourdir la planète ?

Claude Roland
Claude Roland
7 septembre 2020 14 h 41 min

Je confirme que nous avons encore plus d’un siècle de pétrole. Un patient qui travaille sur les plate formes en mer et pilote un énorme robot sous-marin m’a dit que sous la mer, il y avait 10 fois plus de pétrole que sur terre mais à des profondeurs de l’ordre de 2000 m. Maintenant, on a les technologies pour l’exploiter. Cela dit, ça ne ferait pas de mal de changer de technologies et d’aller vers les piles à hydrogène qui sont l’avenir. Quant au diesel, ce moteur présente le meilleur rendement que l’essence. Et jamais dépassé. De plus, avec les… Lire la suite »

Alain
Alain
14 septembre 2020 11 h 01 min
Répondre à  Claude Roland

NON, désolé, l’hydrogène n’a pas d’avenir, ou si peu. Pourquoi ? parce qu’il faut dépenser de l’énergie pour l’extraire, encore de l’énergie pour le comprimer, de l’énergie pour le transporter, le re-comprimer, le stocker, etc etc etc. Ajoutez à cela les pertes inévitables, fuites ici et là, (même les parois des réservoirs), le stockage de courte durée seulement. Non, l’hydrogène est. certes, très séduisant, mais incompatible avec l’usage des automobiles. C’est une illusion, c’est dommage, mais c’est comme ça. L’automobile électrique de 1900 fut abandonné pour deux raisons très simples, la faible autonomie des lourdes batteries, le temps de charge.… Lire la suite »

Pierre Girondeaud
Pierre Girondeaud
27 septembre 2020 19 h 46 min
Répondre à  Alain

Pourquoi diable ne parlez-vous jamais de l’ENERGIE LIBRE DE NIKOLA TESLA ? C’est la seule vraie solution, cachée depuis au moins 80 ans.

Claude Roland
Claude Roland
7 septembre 2020 9 h 15 min

Les Khmers verts et leurs ayatollahs sont mentalement limités et incultes en sciences. Leurs gesticulations sont essentiellement politiques car ils adorent provoquer et emmerder les autres. Des baffes perdues. La seule option fiable dans le futur est la pile à hydrogène alimentée par de l’eau : le véhicule fabrique sa propre énergie avec de l’eau. Ce système existe. Il équipe depuis longtemps des sous-marins allemands et Mercedes maîtrise cette technologie. Elle est en cours de miniaturisation. Mais déjà, le fait de plaider pour les moteurs électriques et fermer les centrales nucléaires est une réflexion bancale. Et ce n’est pas en… Lire la suite »

le gaulois
le gaulois
5 septembre 2020 22 h 41 min

je vous rassure le moteur a explosion ainsi que le bon vieux pétrole ne disparaîtrons pas de si tot je me souviens en 1972 il y avait pour les 4 milliards d’humain dont 70% n’avaient pas de voiture plus que pour 10 ans pour avoir toutes nos réserves de pétrole asséchées mais étrangement en 2020 avec 8 milliards et demi d’humains dont plus de 50% sont équipés de voitures polluantes il y a encore au moins pour 150 ans de stock de pétrole brut !! étrange ces nombres qui se contre disent et qui font le bonheur du golf persique… Lire la suite »

Hagdik
Hagdik
6 septembre 2020 17 h 15 min
Répondre à  le gaulois

J’ajoute à la suite de votre commentaire que, si l’or noir venait à se raréfier, ce qui n’est pas pour demain, la partie « non carburant » utilisée est infiniment plus recyclable qu’elle ne l’est aujourd’hui.
En clair, toutes les matières synthétiques produites, appelées couramment « matières plastiques », peuvent retourner aux molécules de départ par des procédés de crackage (cracking) qui ne sont pas utilisés aujourd’hui. L’abondance rend fainéant, la rareté réveillera l’intelligence.

lepatriote1111
lepatriote1111
14 septembre 2020 8 h 23 min
Répondre à  le gaulois

Bonjour le gaulois , vous avez raison , et dans 10 ans nos corrompus et traîtres avec les escrolos de mes deux diront que l’essence pollue plus que le diesel qu’il faut faut acheter des véhicules diésel , un cercle sans fin .tant qu’il y aura du pétrole à extraire .

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