ARTICLE 16
(Marc Le Stahler)

En général, nous sommes peu enclins à donner sur Minurne des conseils et des idées à Emmanuel Macron…
Mais en voyant ce pauvre jeune homme inexpérimenté se battre avec les problèmes dramatiques qui se posent à la France, du coronavirus « saison II » au terrorisme islamique (dont il n’avait même pas compris l’ampleur lors de son élection) (1), sans oublier la tension internationale qu’il a malencontreusement suscitée en provoquant le président turc (2), il nous semble opportun de lui rappeler un outil institutionnel qu’il a peut-être oublié…

Il s’agit de l’article 16 de la constitution de 1958 



« Nous sommes en guerre », claironne notre commandant en chef à toute occasion depuis qu’il s’est découvert une vocation militaire après avoir poussé à la démission le CEMA (3) Pierre de Villiers.
Nous sommes en guerre, et nous ne sommes d’ailleurs pas loin de la perdre, à force de la conduire à coup de ballons gonflables, de fleurs, de bougies, de marches blanches et autres plaisanteries du même tonneau.

Nous sommes face à des forcenés primaires, incultes, fanatisés et haineux, équipés de kalachnikov, de camions et de couteaux, en fait de tout se qui peut tuer. D’accord, les armes blanches de poing, ça fait un peu moyenâgeux, mais c’est discret, ça permet de frapper partout, dans les grandes villes comme dans les petites et les campagnes, dans les rues comme dans les transports en commun, dans les commerces comme dans les écoles… Partout ! C’est pratique, c’est pas cher, et ça provoque exactement ce que recherchent les terroristes de tous poils : la peur et la terreur, en attendant la soumission.

Face à cet incroyable défi tout droit sorti du Moyen-Age, mélange de haine politico-religieuse et de jalousie économique, notre pauvre gouvernement ne sait plus comment réagir, empêtré dans ses contraintes philosophico-politiques « la France, pays des droits de l’homme », « La France terre d’asile », ses nuisibles excès culturels comme le « droit du sol », ses idées préconçues bien ancrées dans les têtes par l’armée intérieure des collabos décrivant l’immigration comme « une chance pour la France » et surtout, surtout, le fameux « Etat de Droit ».

Ah… celui-là, combien de crimes contre le peuple français a-t-on perpétré en son nom ! S’y ajoutent depuis quelques années les différentes directives, règles et contraintes imposées par l’Union Européenne qui ont entrainé la perte quasi totale de souveraineté de notre pays.
En un mot, le chef de l’Etat et son gouvernement sont empêtrés dans un véritable enfermement qui les empêche d’agir et leur permet de prétexter à chaque occasion ces contraintes, pour justifier leur criminelle inaction.

  • C’est ainsi qu’on continue de laisser entrer en masse des immigrés qui, dans le meilleur des cas profitent de l’Etat protecteur et de ses subventions et dans le pire des cas se transforment en assassins. Et parfois les deux.
  • C’est ainsi qu’on facilite l’acquisition de la nationalité française en se lamentant « en même temps » de ne pas pouvoir expulser les déviants, délinquants et criminels d’origine étrangère.
  • C’est ainsi qu’on accorde avec laxisme le statut du droit d’asile à des ressortissants de pays qui ne les menacent pas.
  • C’est ainsi qu’on expulse rarement les déboutés du droit d’asile.
  • C’est ainsi que la justice est beaucoup plus clémente avec ceux qui facilitent l’entrée illégale d’immigrants (comme Cédric Herrou) que ceux qui posent des banderoles hostiles à l’immigration sauvage (comme nos amis de Génération Identitaire)…

En voyant nos dirigeants pleurnicher comme des crocodiles après chaque crime terroriste inspiré par une prétendue religion, évoquer la nécessité de faire de nouvelles lois plus strictes (c’est à dire mettre en oeuvre un processus parlementaire qui va demander des semaines, voire des mois en tenant compte des votes dans les 2 assemblées, d’une éventuelle commission mixte paritaire, des éventuels avis du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel avant promulgation), on réalise que ce juridisme maniaque et compulsif est inutile car notre constitution, (que certains comme les « insoumis » rêvent d’abattre) a précisément été prévue pour répondre à la situation que traverse la France.

Il s’agit de l’article 16, qui n’a été mis en application qu’une seule fois, par le général de Gaulle, lors du putsch d’Alger le 21 avril 1961. Cet article permet, en cas d’urgence, de donner au chef de l’Etat des pouvoirs exceptionnels lui permettant de se dégager provisoirement du processus législatif traditionnel en gouvernant le pays dans l’urgence.


Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances
, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée.

D’une manière générale, et malgré les rodomontades du président, on souffre d’un déficit d’autorité. Les forces de l’ordre sont tétanisées par le risque pénal en cas de « bavure » ; les juges relâchent trop facilement les délinquants ; les enseignants ne parviennent plus à se consacrer à leur mission et doivent constamment se justifier vis à vis des parents. La France est entrée dans un juridisme systématique où la forme prévaut sur le fond. Tout cela peut donner une illusion d’efficacité tant qu’aucun danger mortel ne menace le pays, mais la combinaison actuelle des risques justifie des décisions claires, rapides, opérationnelles.

Suite au drame de la basilique Notre Dame de l’Assomption à Nice, Eric Ciotti a évoqué la reconstitution d’un centre de détention de type Guantanamo. Le recours à l’article 16 devrait permettre, entre autres, la réalisation d’un tel projet – qui serait sans doute assez dissuasif pour les candidats au djihad – dans un délai assez bref.

Quand on est en guerre, ce n’est plus le droit qui compte, c’est la victoire. 

Marc Le Stahler
31 octobre 2020

(1) Fin avril 2017, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron – qui ne pouvait ignorer qu’il allait triompher de Marine Le Pen au 2ème tour, répondant à la journaliste de TF1 lui demandant quelle était dans les grandes lignes son programme de lutte contre le terrorisme islamique, faisait l’incroyable réponse : « vous n’imaginez pas que j’ai rédigé en une nuit un projet anti-terroriste ? ».
C’était après le 13 novembre au Bataclan, c’était après le 14 juillet à Nice, et après bien d’autres attentats…

L’homme qui se préparait à prendre les rênes de la France n’avait donc pas pris conscience du problème majeur qu’il aurait à affronter. pendant son mandat.
Bien des choses s’expliquent, à la lumière de cette criminelle inconscience.

(2) Depuis l’assassinat de Samuel Paty, Recep Tayyip Erdogan attaque sans relâche son homologue français sur son « problème » avec « les musulmans et l’islam », dont il se pose en défenseur. 

(3) CEMA = Chef d’Etat Major des Armées. Le général Pierre de Villiers avait alors décidé de démissionner de ses fonctions, suite à la non-tenue par Macron de ses engagements concernant les budget militaire.

 

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SITTING BULL
SITTING BULL
1 novembre 2020 23 h 08 min

En réponse à Dissident : C’est pour cela que l’on ne peut opérer une distinction entre un islam radical et un autre qui serait « mesuré ». Comment peut on tolérer un Coran qui n’est ni plus ni moins qu’un Mein Kampf qui lui est interdit ! Comment dans ces conditions tolérer une pseudo religion qui en est restée au VIIème siècle. Qui prescrit à tous les fidèles le combat contre tous les mécréants. En fait tout ce qui justifie le djihad et qui permet au travers de la Taqiya à tous les musulmans de mentir et d’être comme des agents dormants… Lire la suite »

Millie
Millie
9 novembre 2020 14 h 55 min
Répondre à  SITTING BULL

Les Juifs n’avaient rien fait de ce que l’on reproche à raison aux islamistes. Et pourtant il a fallu peu de temps que la chasse soit déclarée ouverte. Alors, appelez les zélés de l’époque, ils ont fait leurs preuves et il y en a plein désireux de leur faire passer la Méditerranée en sens inverse. Ouf!

Dissident
Dissident
1 novembre 2020 20 h 15 min

J’ai rencontré cet après-midi lors de ma sortie réglementaire de confiné (muni de son Cerfa ausweiss µcronnien), un vieil ami, ancien d’AFN et rapatrié d’Algérie. Il est de ceux que la France à livré aux barbares et vite jeté hors de sa terre. De ses propos, bien que mesurés dus à son âge respectable, je suis certain que son ressentiment est toujours vif. Il m’a dit : « quand nous sommes arrivés ici, j’ai toujours dit que le moindre musulman dans nos bagages nous apporterait la mort un jour ou l’autre ». On m’a toujours traité de facho. Maintenant nous sommes dedans… Lire la suite »

SITTING BULL
SITTING BULL
1 novembre 2020 17 h 40 min

Afin de mieux illustrer mes propos, je vous livre cette analyse :

https://www.youtube.com/watch?v=a4qOjtd7WPM&feature=emb_logo

Claude Roland
Claude Roland
1 novembre 2020 17 h 29 min

Contrairement à vous, Monsieur Le Stahler, je pense que Macron ne souhaite pas défendre les intérêts du peuple français.  Il me semble évident qu’il défend les intérêts de l’oligarchie financière mondiale apatride (OFMA) qui trouve intérêt dans l’instauration du chaos pour placer son Grand Reset et instaurer son gouvernement mondial sous la supplication à genoux des peuples tourmentés, massacrés, qui réclameront la paix mondiale. L’islamisme est leur outil. Les Chinois leur modèle de société. Tout cela converge pour l’instant. Si Macron était sincère, il y a longtemps qu’il aurait appliqué l’article 16 car il est au courant. Pour l’instant, c’est cafouillage sur… Lire la suite »

SITTING BULL
SITTING BULL
31 octobre 2020 23 h 22 min

Bah voyons ! l’article 16 entre les mains d’un déséquilibré qui se voit « investi d’une mission qui nous transcende tous » sic. Minurne est il patriote ou Macronien ? Décidément je crois que l’avenir n’est pas en ce que je trouve ici. l’Article 16 entre les mains de quelqu’un qui est là pour appliquer un programme et, sauf à être aveugle, on voit bien que ce n’est pas pour le bien des Français. Il est de ceux qui sont responsables de ce qui nous arrive. Toutes nos libertés sont de plus en plus menacées. Il fricote depuis le début avec ce… Lire la suite »

SITTING BULL
SITTING BULL
1 novembre 2020 10 h 22 min
Répondre à  Marc Le Stahler

Il ne le fera évidemment pas ! Je pense, au contraire, Marc, qu’il est capable de tout. oser.
Et c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnait !
Pour le reste, je pense qu’il y a le temps pour faire un cours de droit constitutionnel car le successeur n’est pas encore là.
Autrement dit, ne pas mettre la charrue avant les bœufs
Mais si vous tenez à le conseiller, par le biais d’un clin d’œil, je crois qu’il y a une possibilité au travers d’un cours sur l’article 11.
Mais j’ai cru comprendre qu’il était allergique à celui-ci.

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