UKRAINE – RUSSIE : LES ORIGINES DE LA GUERRE (Éric de Verdelhan)

« La guerre n’est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus ».
(Antoine de Saint-Exupéry).

« Tous les maux que la guerre prétend guérir sont moins épouvantables que la guerre elle-même. »
(Victor Marguerite).

« Les responsables des guerres ne sont pas ceux qui les déclenchent, mais ceux qui les rendent inéluctables ».
(Montesquieu)

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Addendum à cet article, inséré le 29 mars 2022.
Cet entretien entre Ivan Rioufol et Eric Denécé, auteur de La Nouvelle Guerre Secrète est une synthèse exhaustive et pertinente des origines et des motifs de la guerre Russie-Ukraine en 13 minutes 30 secondes.
Vous pouvez couper après cette première partie.

En effet, la suite de la vidéo aurait pu être intéressante si Laurent Ozon n’avait pas été interrompu constamment (et à mauvais escient) par le jeune stagiaire qui a encore beaucoup à apprendre pour devenir un vrai journaliste digne de ce nom.

 

 

 

Comme Eric Zemmour, j’ai fait partie des gens qui ne croyaient pas que Poutine envahirait l’Ukraine. Cette absence de prémonition a valu à Zemmour une chute vertigineuse dans les sondages (alors qu’il a été à peu près le seul à mettre en garde sur le danger d’isoler la Russie).

Hélas, c’est triste à dire mais les Français raffolent des surenchères verbales et des discours de va-t-en-guerre, surtout quand ils ne risquent pas leur précieuse peau.

Pour ma part, mes articles m’ont valu de me faire traiter de « Poutinolâtre » et de « pacifiste à la Jaurès » par quelques anonymes qui n’ont même pas le courage de signer leurs écrits (et dont certains, je présume, n’ont même pas fait leur Service Militaire).

Ceci ne me gène absolument pas : je n’ai rien de la « blanche colombe » de la paix, mais la bave des crapauds ne m’atteint pas. Je n’ai nullement l’intention de me justifier mais je vais tenter d’expliquer aux imbéciles qui n’ont rien compris, comment et pourquoi nous en sommes arrivés là.

Le 24 février 2022 est une date qui entrera dans l’histoire : elle est la fin de trois  décennies de naïveté et d’illusions sur le triomphe de la Démocratie et des sacro-saints « Droits-de-l’homme ».

Lors de la chute du Mur de Berlin, en 1989, la Russie a failli sombrer, à l’image de Boris Eltsine, l’ivrogne jovial et rougeaud qui lui servait de chef.

En quelques mois, la « peste rouge », la puissante URSS, s’est effondrée comme un château de cartes. Elle a été remplacée par une improbable Communauté des États Indépendants (CEI), avec la Fédération de Russie, réduite à ses limites administratives de l’époque soviétique, et 89 «sujets», satellites aux statuts variables: républiques, territoires autonomes, etc…

Boris Eltsine, après sa victoire sur les putschistes du Kremlin, s’est appliqué à sauver ce qui pouvait l’être de l’héritage soviétique, entre autres, son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU et sa force de frappe nucléaire. En corollaire, il ouvrait la Russie aux économistes néolibéraux et aux affairistes qui entouraient Bill Clinton. Alliés aux anciens hiérarques de la Nomenklatura, ces gens-là ont gaillardement pillé le pays en prétendant le libéraliser. Tous les indicateurs économiques et sociaux se sont effondrés. Et les Russes, étonnés, abasourdis ou écœurés, ont vu sur leurs écrans le bellâtre Bill Clinton se moquant d’un Boris Eltsine ivre-mort. 

Dans le même temps, Helmut Kohl et François Mitterrand lançaient la monnaie unique dans l’espoir de donner un nouveau souffle à l’Union Européenne. Le Traité de Maastricht (1992) signait l’adhésion des Européens au néolibéralisme. Cela s’est traduit, dès 1993, par la première récession économique depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

En 1992, dans le Caucase, la Tchétchénie refusait de devenir l’un des « sujets » de la Fédération de Russie et proclamait son indépendance. Boris Eltsine a tardé à réagir. En décembre 1994 Il envoyait enfin des troupes réprimer la sécession. Cette première guerre de Tchétchénie a été une humiliation du Kremlin. En 1996 la Russie reconnaissait l’indépendance de la Tchétchénie ; c’était le prélude à la désintégration de la Fédération de Russie : « l’Empire éclaté » prédit par Hélène Carrère d’Encausse en 1978 (1). À l’autre bout du vieux continent, la Yougoslavie implosait.

Le 15 janvier 1992, l’Allemagne reconnaît l’indépendance de la Croatie et de la Slovénie. Le 6 avril, Sarajevo est bombardée par l’armée serbe. C’est le début des guerres de Yougoslavie…

Et puis, l’OTAN bombarde Belgrade et envahit le Kossovo sans attendre l’aval de l’ONU. C’est la première violation du droit international, 10 ans après la fin de la «guerre froide».
C’est aussi la première  intervention militaire de l’OTAN depuis sa création 50 ans plus tôt.
Je relate ce fait juste pour rappeler d’où sont venus les premiers bombardements.

Pensant naïvement  que les Occidentaux n’avaient plus rien à craindre de Moscou, les Russes avaient demandé qu’à défaut de supprimer l’OTAN, ils s’abstiennent pour le moins de l’étendre au-delà de l’Elbe. Mais les guerres de Yougoslavie ouvraient de nouvelles opportunités à l’OTAN.

De plus, les anciens pays satellites de l’URSS, avides de prendre une revanche sur leur grand voisin, demandaient à entrer dans l’OTAN. En mars 1999, c’était chose faite pour la Pologne, la Hongrie et la Tchèquie. Les autres pays ainsi que les trois États baltes ne tardaient pas à suivre.

En août de la même année, les Tchétchènes envahissent le Daghestan voisin. C’est Vladimir  Poutine qui conduit la contre-offensive. Poutine n’est pas un tendre et il déclare : « J’irai buter les Tchétchènes jusque dans les chiottes ».
De fait, Grozny, la capitale de la Tchétchénie, tombe le 6 février 2000 après avoir été intégralement rasée.

Boris Eltsine, détruit  par l’alcool, cède le pouvoir à Vladimir Poutine le 31 décembre 2001. Porté par sa victoire en Tchétchénie, le 26 mars 2000, le nouveau président est élu confortablement.

Et la grande Russie revit grâce à lui

En septembre 2001, Vladimir Poutine exprime sa vison de l’avenir de son pays, en allemand, devant le Bundestag à Berlin : « Nul ne remet en question l’importance des relations partagées entre l’Europe et les États-Unis. Toutefois, je pense que l’Europe peut assurer à long terme sa réputation de centre puissant et politiquement indépendant si elle parvient à associer ses ressources avec celles de la Russie… avec les ressources naturelles, humaines et territoriales… avec le potentiel économique, culturel et de défense de la Russie ».
On ne saurait être plus clair !

Et, en gage de bonne volonté, le président russe apporte un soutien militaire aux Américains engagés en Afghanistan dans la lutte contre Daesh et les Talibans.

Puis, il lui faut sortir la Russie du marasme économique. Il bénéficie de grosses rentrées financières occasionnées par la flambée des prix des matières premières et des hydrocarbures sur les marchés mondiaux, flambée due à la très forte demande chinoise.

Les indicateurs sociaux et démographiques connaissent un redressement spectaculaire qui étonne les économistes. L’État russe relance la recherche scientifique, les industries d’armement et le nucléaire. Il réaffirme son autorité sur les gouvernements régionaux et les grandes entreprises du pays, ce qui conduit Poutine à mettre fermement au pas les oligarques.

En 2003, il fait incarcérer pour malversations financières le patron de Loukos, la première compagnie pétrolière russe, qui projetait de vendre son groupe à Exxon Mobil. L’affaire déplaît aux Américains qui lorgnaient avec avidité sur les gisements russes (de pétrole et de gaz).

Dès lors, Washington va tout faire pour déstabiliser la Russie, aidé en cela par le milliardaire George Soros qui entend promouvoir des « sociétés ouvertes », ultralibérales, en Europe.  

Sur CNN, Soros avouera  avoir soutenu la « Révolution orange » en 2004 à Kiev. 

En 2007, Poutine s’inquiète de ce que les Américains installent un « bouclier anti-missiles » en Pologne et en Tchéquie sous le prétexte de prévenir d’éventuelles attaques… iraniennes !

Lors d’un forum sur la sécurité  à Munich, le 10 février 2007, il déclare: « Un pays, les États-Unis, sort de ses frontières nationales dans tous les domaines. C’est très dangereux : plus personne ne se sent en sécurité, parce que personne ne peut plus trouver refuge derrière le droit international… ».

Le 17 février 2008, le Kossovo devient indépendant alors que le Conseil de sécurité de l’ONU, sur demande russe, avait promis qu’il demeurerait une province autonome au sein de la Serbie.

Mais Vladimir Poutine poursuit sa coopération avec l’Occident. Invité au sommet de l’OTAN, à Bucarest, en avril 2008, il autorise le transit par la Russie de matériel destiné à l’Afghanistan. Mais il dénonce la promesse faite par l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie d’entrer un jour dans l’alliance.

Le 10 juillet 2008, le président géorgien Mikheïl Saakachvili reçoit la visite de la Secrétaire d’État des USA Condoleezza Rice. Sans doute s’entretiennent-ils de l’OTAN.
Puis, se croyant couvert tant du côté russe que du côté américain, il lance ses troupes vers l’Ossétie le 7 août 2008.

Dès le lendemain, l’armée russe pénètre à son tour en Géorgie.

Le 12 août, Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, adresse aux Russes une demande de cessez-le-feu.
Au Kremlin, il fait une déclaration stupéfiante : « Il est parfaitement normal que la Russie veuille défendre ses intérêts ainsi que ceux des Russes en Russie et des russophones à l’extérieur de la Russie… ».
De tels  propos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. Par une violation du droit international (qui est cette fois de son fait), Vladimir Poutine reconnaît l’indépendance des Abkhazie/Ossétie du sud et se garde d’évacuer la Géorgie, désormais sous tutelle.

Lors de l’invasion de la Géorgie, Poutine a pris la mesure de l’impréparation de son armée. Il va donc redoubler d’efforts pour la moderniser et redynamiser le secteur militaro-industriel.

Désormais convaincu, à juste titre, qu’il n’a rien à attendre de l’Amérique, encore moins de l’UE, il relance « l’Organisation de Coopération de Shanghai » qui réunit la Russie, la Chine, le  Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan. L’OCS s’élargira à l’Inde et au Pakistan en 2016, puis à l’Iran en 2021.

Quand éclatent les révolutions arabes, Vladimir Poutine se présente comme un acteur incontournable sur la scène mondiale. De la base militaire de Lattaquié, héritée de l’ex URSS, il va soutenir le dictateur syrien Bachar el-Assad.  Il se démarque ainsi des Américains, qui ont la fâcheuse habitude de lâcher leurs alliés au milieu du gué.

Il croit pouvoir savourer ses succès lors des JO d’hiver organisés, en 2014, à Sotchi, entre la mer Noire et la Caucase.
La suite va le faire déchanter !

En février 2014, des manifestations pro-occidentales éclatent à Kiev, sur la place de l’Indépendance (« Maidan » en ukrainien). Le 23 février, le Parlement destitue le président pro-russe Viktor Ianoukovitch et… enlève à la langue russe, parlée par un quart de la population, son statut de seconde langue officielle.
L’Est du pays, russophone, se rebelle aussitôt, avec le soutien de Poutine qui en profite pour récupérer la Crimée, une péninsule traditionnellement russe. Consultés par le Parlement de Kiev, la 12 janvier 1991, ses habitants s’étaient prononcés à une écrasante majorité pour une séparation d’avec l’Ukraine. C’est un détail que les historiens oublient…

La Crimée, c’est aussi le port militaire de Sébastopol, indispensable à la marine russe pour accéder à la mer Noire et à la Méditerranée. Poutine ne peut admettre que les Américains mettent la main sur ce port en cas d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. L’armée russe entre donc en Crimée, sans qu’une goutte de sang soit versée, et la péninsule est annexée officiellement le 18 mars 2014.

Washington réagit en édictant des sanctions économiques contre l’entourage du président russe (ce qui, soit dit en passant, est non conforme au droit international). Les Européens, qui ont impérativement besoin du gaz russe, s’en tiennent à des gesticulations et des protestations verbales.

Mais dorénavant, les ponts sont coupés entre la Russie et l’Occident.

Poutine en prend acte et cherche d’autres soutiens. Le 29 mai 2014, est fondée une vaste zone de libre-échange, l’Union Economique Eurasiatique : Biélorussie-Russie-Kazakhstan. Le grand bénéficiaire en est le président chinois Xi Jinping qui peut lancer ses « Nouvelles Routes de la soie dans un espace libéré de toute entrave ».
L’Organisation de Coopération de Shanghai est étendue à l’Inde et à l’Iran et rassemble… près de la moitié de l’humanité.

Et le nouveau Tsar russe se durcit. Comme sous l’ancien régime, il intervient partout où sont ses intérêts, en affichant son mépris pour la pusillanimité de l’Europe et la lâcheté de l’Amérique.

Avec l’Iran et la Turquie, il remplit au Moyen-Orient le vide laissé par le départ des Occidentaux. Il joue les arbitres entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il va même intervenir dans le pré-carré de la France en Afrique, par le biais des mercenaires de « Wagner », lesquels  placent les dirigeants africains sous leur protection sans le moindre scrupule.
C’est grâce à eux  que le Mali ou la Centrafrique ont pu s’émanciper de la tutelle française.

Enfin, Vladimir Poutine s’est préparé à toutes les éventualités en développant une économie de guerre dans différents domaines : autosuffisance alimentaire, cyber-sécurité, système bancaire, internet autonomes, etc…

Mais depuis l’annexion de la Crimée, les indicateurs sociaux russes tendent à se dégrader, qu’il s’agisse de l’indice de fécondité, des revenus ou des prix.

Comment cela finira-t-il ? Et quand ? Une chose est certaine, nous entrons dans une période sombre, tant  pour la Russie que pour l’Europe : une crise gravissime qui laisse le reste du monde assez indifférent… et pour cause. Les grands bénéficiaires de ce gâchis seront, en premier lieu, les Etats-Unis, qui nous vendront le gaz et le pétrole de schiste (dont « nos » écolos ne veulent pas), puis la Chine et l’Inde. Les cocus de l’histoire seront les Européens (dont nous, les Français).

Alors non, messieurs les donneurs de leçons, je ne suis absolument pas « Poutinolâtre » ni pacifiste pétochard, je suis tout simplement LUCIDE. Mais j’avoue, j’avoue même humblement, que je suis « Sorosophobe » et « Bidenophobe ».

Dans ce contexte tendu, je ne supporte plus les surenchères verbales venues de tous bords, ce sont des comportements irresponsables, débiles, suicidaires.

Et je pense au coup-de-gueule de cet officier légionnaire parachutiste, parti volontairement se battre en Indochine comme sous-lieutenant puis, plus tard en Algérie et à Suez comme lieutenant : « les guerres sont généralement déclenchées par des gens de gauche, mais ce sont les gens de droite qui s’y font tuer… » .

Eric de Verdelhan
26 mars 2022    

1)- «  L’Empire éclaté : la révolte des nations en URSS » d’Hélène Carrère d’Encausse ; Flammarion, 1978.

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Claude Roland
Claude Roland
1 avril 2022 8 h 56 min

Excellente analyse, comme souvent. Celà dit, beaucoup de gens font une confusion quant aux objectifs de Poutine en Ukraine. Il est simplement en train de nettoyer ce nid de corruption européen des mondialistes de Davos : Destruction de la trentaine de labos de guerre bactériologique et élimination des chercheurs financés par la CIA, Destruction des bataillons nazis Azov et Aïdar, hommes de mains des mondialistes, Libération des 50.000 enfants de toutes nationalités détenus pour le trafic d’esclaves sexuels des mondialistes, Destruction des stocks d’armes et de drogue. Bref, il nettoie le marécage putride européen du deep state, ce qui suscite… Lire la suite »

deniaud
deniaud
28 mars 2022 9 h 11 min

Bonjour Eric,
merci pour l’info sur l’ OC SHANGAI , je ne savais pas que c’était à ce point-là !!
on est mal barrés et surtout on est en plein milieu et on rajoute de l’huile sur le feu !
Poutine est loin d’être un enfant de choeur , les Russes non plus, mais on aurait dû accepter quand il nous tendait la main plusieurs fois, patiemment , intelligemment, depuis 2000. Maintenant, il tient sa revanche contre l’UE et les USA….

bernard75
bernard75
28 mars 2022 8 h 58 min

Bonne analyse. Pas plus que les USA n’acceptèrent de missiles à leurs frontières (Cuba) et n’en accepteront jamais (les mexicains doivent s’y faire!), les russes en peuvent accepter de missiles près des leurs (Ukraine). Poutine se devait d’intervenir, (hélas pour le
petit peuple ukrainien) pour la sécurité de sa patrie.

France Laurent
France Laurent
27 mars 2022 7 h 39 min

Un grand merci pour cette superbe analyse. Modeste petit greffier à la retraite dans quelques jours, je ne suis que férue d’Histoire, mais pas historienne pour autant. De fait, votre juste rappel des faits est excellent. Sorosophobe et bidenophobe je suis également. J’ajouterais BHLophobe, qui synthétise tant imbécillité, de fatuité écoeurante… Comment peut-on voir dans les USA, des alliés… ? C’est n’importe quoi ! Je ne parle pas, là, des pauvres gars qui sont venus se faire trouer la peau sur nos plages, une vingtaine d’années avant ma naissance… Par ailleurs, si je ne nourris aucune tendresse particulière pour ceux… Lire la suite »

Claude Roland
Claude Roland
1 avril 2022 8 h 24 min
Répondre à  France Laurent

S’il vous plaît, ne confondez pas les dirigeants Américains actuels qui sont des marionnettes de la grande finance internationale apatride, avec le peuple Américain qui ne supporte plus Biden, s’est fait voler les élections de 2019, et désire de plus en plus le retour de Trump qui est un allié de Poutine contre le Deep State. Le problème du monde est le Deep State, c’est tout. Et c’est seulement maintenant que les gens réalisent la dangerosité de ces gens avec le génocide organisé par le covid et la « vaccination » pour que ces milliardaires dispose à eux seuls de la planète… Lire la suite »

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