L’EUROPE ENTRE EN DÉCOMPOSITION (par l’Imprécateur)

Il semblerait que Hollande prépare un coup de Jarnac à la Mitterrand. Voyant le rejet massif des Français pour son gouvernement et sa politique, l’enlisement de ses « grandes » réformes, déchéance de la double nationalité pour les terroristes, loi Valls-Kohmri sur le Travail, lâché par Angela Merkel qui l’a évincé de la direction de l’Europe, il étudierait une dissolution, peut-être dès le mois de mai, de l’Assemblée nationale que les députés désertent de plus en plus pour provoquer une cohabitation où il prendrait Sarkozy, chef du principal parti d’opposition, comme Premier Ministre.

Une campagne de presse, orchestrée par les milliardaires socialistes propriétaires de la presse ultra-subventionnée de gauche, mettrait la pression pour que Sarkozy soit amené à lancer très vite plein de réformes. Avec l’énergie qu’on lui connaît et le désir de revanche qui l’anime, Hollande espére qu’il y parviendrait en quelques mois. Hollande pourrait alors mener sa campagne présidentielle sur le thème « voyez comme la droite s’attaque à vos acquis sociaux, empêche une immigration bienfaisante pour la France, pourrit nos valeurs républicaines, etc. » et il serait en position de force en avril-mai 2017 face à Sarkozy.

L’Elysée estime en effet maintenant que Marine le Pen, en partie démonétisée par son programme économique excessivement gauchi par son premier vice-président Florian Phillipot, et son incapacité à rassembler la droite des Républicains qu’elle repousse, ne sera pas au second tour. C’est possible, mais loin d’être certain !

Qui vivra verra, mais un danger bien plus grand nous menace : l’implosion de l’Europe qui pourrait être provoqué dès cette année par le départ de la Grande-Bretagne.
Le Monde politique du 10 mars dernier est à la fois catégorique et prudent : « Ce que l’on peut affirmer, sans crainte de se tromper, est que cette chute se fera d’un coup, comme celle de l’Union soviétique. Même si l’Union européenne n’a, bien entendu, jamais généré à ce jour les horreurs du système communiste, elle n’en est pas moins, elle aussi, un système idéologique, d’une sorte différente. On pourrait dire un système utopique ou encore, selon l’expression de Hayek, constructiviste. De Gaulle disait une « chimère »« .

URSS

Créée dans les années 50, l’Europe Unie devait être une réalisation produisant paix et prospérité. Mais de même que Lénine avait promis aux communistes « pain, paix et liberté » et que son éviction du pouvoir par Staline et les fonctionnaires du politburo a produit misère, guerre et goulag, l’abandon pendant des décennies de la politique européenne aux mains des fonctionnaires de la Commission, instruits mais incultes et bornés, dans le sens d’une absence de vison à long terme, a produit des effets contraires à ceux qui étaient recherchés par les fondateurs de l’Europe, comme Jean Monnet ou Konrad Adenauer.

« Les promesses des pères fondateurs de la construction européenne : la prospérité, une influence mondiale, la fraternité, la paix sont les unes après les autres démenties. La récession, la désindustrialisation, la crise agricole, la vassalisation au sein de l’OTAN, l’ignorance de plus en plus grande des cultures et des langues des partenaires (au bénéfice du basic english) disqualifient chaque jour ces promesses. Il n’est jusqu’à la guerre en Yougoslavie et en Ukraine, où la Commission de Bruxelles, comme l’a dit Helmut Schmidt, a eu sa part de responsabilités, qui ne démente l’idée que la construction européenne pourrait être une entreprise de paix. On ajoutera : pensée pour contrôler l’Allemagne, elle lui a assuré la suprématie. »

La Commission et sa cohorte de fonctionnaires surpayés et dispensés d’impôts ont provoqué des contre-performances économiques prévisibles, car on n’a jamais vu des fonctionnaires savoir gérer autrement qu’en créant des déficits qu’ils masquent en aggravant ou inventant taxes et impôts, et surtout en compliquant tout, à coup de normes et de règles la plupart hors sujet et hors de leurs compétences réelles.

Il en résulte que les citoyens européens regardent avec effarement et peur un système absurde, ubuesque, où une poignée de fonctionnaires irresponsables décident que telle ou telle grande entreprise nationale doit être démantelée, où l’on donne des primes aux députés européens déjà surpayés et défiscalisés pour qu’ils viennent travailler, où des incompétents édictent des normes sur le diamètre des lunettes de WC et celui des camemberts. Les Européens se méfient de toute décision de Bruxelles ou du Parlement européen où siègent tous les rebuts des partis politiques qui n’ont pas su être réélus, sachant qu’il n’en sort jamais rien de bon.

Ce qui semble prospérer et qu’on met de manière fallacieuse sur le compte de l’Europe de Bruxelles s’est en réalité développé en dehors, sous la forme d’une coopération naturelle sans caractère idéologique : Airbus, Ariane, l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en Armements). À l’inverse, Galileo qui aurait pu être un succès est devenu un fiasco du fait de sa gestion fonctionnarisée.

Le communisme disait : les hommes sont aliénés par la propriété, supprimons la propriété et ils seront heureux. Les  partisans de l’Europe supranationale disent : la guerre a ravagé l’Europe, c’est la faute des Etats-nations, supprimons les Etats-nations pour ne faire qu’un seul Etat continental, ce sera la paix perpétuelle et, par la grâce de la concurrence  et de la monnaie unique, la prospérité. Tout le reste en découle. Ils ne se demandent pas si la guerre ne proviendrait pas plutôt des idéologies, notamment la socialiste, que des nations.

Cette façon de penser qu’une idée généreuse mais utopique va créer le bonheur et qu’il faut l’imposer par la contrainte est typique de la gauche. Beaucoup de socialistes pensaient que le socialisme est une idée géniale et, ne fondant leur politique que sur une seule idée et les raisonnements binaires qu’elle génère, patrons contre ouvriers, noirs contre blancs, riches contre pauvres, élite contre incultes, musulmans contre chrétiens et toutes les déclinaisons qui en découlent comme syndicats contre patronat, fonctionnaires contre libéraux ou nucléaire contre énergies renouvelables, ils s’engagent systématiquement, faute d’intelligence de la vie, dans des voies qui mènent au résultat contraire de ce qu’ils cherchent. Ils voulaient le vivre ensemble, la prospérité des classes pauvres et moyennes, la justice sociale, le bien vivre par l’écologie, l’énergie propre, ils ont créé la guerre civile, la misère totale des classes pauvres, le chômage de masse, la guerre de religion, la désindustrialisation massive, une classe ultra-riche de politiciens professionnels et de fonctionnaires ultra-protégés.

L’histoire du monde montre qu’il en a de tout temps été ainsi : communisme et socialisme aboutissent toujours à la misère et à l’oppression. Cela parce que le socialisme s’oppose aux tendances naturelles de l’homme : le sens de la propriété, le sens national, la différenciation claire des sexes, le besoin de famille avec des enfants à son image, l’amitié spontanée et choisie, le besoin d’une élite garante de ces valeurs et capable de les encadrer avec souplesse et compréhension.

Pourquoi les Danois et les Suisses se disent-ils heureux et acceptent-ils volontiers une charge fiscale aussi lourde que celle que nous subissons en France ? Parce que le service public y est réellement au service des citoyens, que l’école, la santé, le travail, la politique nationale et internationale y sont efficaces. Ainsi leur coût, quoiqu’élevé, est jugé raisonnable et les contraintes imposées par les lois acceptées par tous sans rechigner. Tout le contraire de la France qui, il est triste d’avoir à le rappeler, est entièrement gérée par des fonctionnaires sans aucun contrôle civil : tous les ministres, la quasi totalité des députés et le président lui-même sont des fonctionnaires n’ayant jamais travaillé en prenant un risque puisqu’ils sont pris en charge à vie par l’argent des contribuables.

Ce qui explique que la France soit un pays où la corruption publique est élevée, elle est classée au 29° rang international au milieu de quelques républiques bananières, loin derrière le Danemark, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et autres pays où les citoyens sont heureux.

En France, comme en Europe dont la gestion y est similaire, il faut passer en force, au besoin contre le peuple : le jeu en vaut la chandelle. On le voit : chez les idéologues de l’Europe supranationale comme Hollande, Fabius, Valls, Cazeneuve, la confiance ne règne pas ; ils se sentent assiégés par le chauvinisme, le protectionnisme, le nationalisme, le populisme, assimilés depuis peu au racisme.  D’où le déficit démocratique ( » Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » déclare Junker), l’intolérance à toute opposition, la pensée  unique, la bureaucratie et le centralisme. L’Europe qui s’est construite, en particulier depuis l’Acte unique de 1987, est tout sauf fédérale et la France depuis 1981 et encore plus depuis 2012 est tout sauf un pays bien géré.

L’Imprécateur

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