LA MOSQUÉE DE LA MAIRIE DE PARIS (par Maurice D.)

Il y en a qui défilaient hier pour protester contre les effets dont ils chérissent les causes. On a pu voir au premier rang des chefs d’États, lors de la manifestation Charlie du 11 janvier, le maire de Paris, Anne Hidalgo. Que faisait-elle au premier rang de la photo officielle des 44 chefs d’Etat, tenant solidement le bras de Monsieur Jean-Claude Juncker (1) ? De quel État est-elle le chef ? Sans doute chantonnait-elle la chanson d’Aznavour « Je m’voyais déjà… » Qu’elle attende 2017 pour la chanter.

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Cette dame était donc présente, elle ne peut pas le nier (et elle semble en pincer pour son voisin de droite qu’elle ne quitte pas des yeux pendant que tout lemonde fixe l’objectif, sauf Hollande, mais ça c’est normal).

En même temps, elle finançait la seconde tranche de la subvention 2014 à l’Institut des Cultures d’Islam.

Vu le Code général des collectivités territoriales et notamment les articles L.2511-1 et suivants ;

Vu l’avis du Conseil du 18e arrondissement ;

Sur le rapport présenté par Bruno Julliard au nom de la 9e commission,

 Délibère :

 Article 1 : La subvention attribuée à l’association Institut des Cultures d’Islam, 19-23, rue Léon, 75018 PARIS afin de soutenir les activités culturelles en 2014 est fixée à 1.300.000 euros, soit un complément de 800 000 euros après déduction de l’acompte déjà versé. 20149 2014_03810

Article 2 : Madame la Maire de Paris est autorisée à signer avec l’association Institut des Cultures d’Islam un avenant à la convention annuelle d’objectifs dont le texte est joint à la présente délibération.

Article 3 : La dépense de 800.000 euros sera imputée au budget de fonctionnement de la Ville de Paris de 2014, nature 6574, rubrique 33, ligne VF 40004, provision pour subventions de fonctionnement au titre de la culture.

Il s’agit donc d’une subvention annuelle de fonctionnement et non d’une construction ?

Le centre culturel et la mosquée sont construits autour de l’immeuble d’angle, ils donnent 53-55 rue Polonceau et 56 rue Stephenson.

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C’est bien, un institut culturel, même s’il fait double emploi avec l’Institut du Monde Arabe, mais ne chipotons pas, là c’est la culture islamique qui est subventionnée par les Parisiens, pas la culture arabe, sauf que…

Dans ses statuts, il est dit que c’est un « lieu de dialogues artistiques et intellectuels, esthétiques et sociaux. » On sent tout de même un soupçon de racisme dans la précision donnée : « dialogues artistiques et intellectuels ». Des fois que les dialogueurs oublieraient qu’ils doivent aussi faire un effort pour se montrer intelligents ? Ça va donc dialoguer dur autour d’une tasse de thé à la menthe, ça vaut bien 1 300 000 euros par an, en effet. Sauf que…

« Ces activités cohabitent avec celles de la Société des Habous (2) et des Lieux Saints de l’Islam, (SHLSI) propriétaire de la salle de culte« . Une salle de culte ? Ils vont dialoguer artistiquement et intellectuellement, esthétiquement et socialement dans une salle de culte ? Non rassurez-vous, la ville de Paris a vu grand, il y a plusieurs vastes salles, il y a même un hamam pour se détendre après les dialogues et les prières.

Et puis, on apprend que c’est la ville de Paris qui serait propriétaire de la partie mosquée du bâtiment : « La municipalité a approuvé, à l’issue du conseil municipal du lundi 22 avril, la conclusion d’un bail emphytéotique avec la Société des Habous et des Lieux Saints de l’Islam, l’association cultuelle dépendant de la Grande Mosquée de Paris. Elle devient ainsi propriétaire d’un des deux lieux de culte que le projet comporte. » Ainsi, la ville financerait le centre culturel, mais serait propriétaire de la mosquée qu’elle n’a pas financée (« d’une valeur de plus de 2 millions » –pour 240 m2-) selon le site musulman Saphirnews (3) ? Curieux. D’autant plus curieux que « le 22 avril, l’attribution de l’espace culturel de la rue Stephenson à la Grande Mosquée de Paris (GMP), par le biais de la Société des Habous et des Lieux Saints de l’Islam, a été votée« .

On a du mal à comprendre : la Ville de Paris propriétaire d’une espace culturel qu’elle a construit à ses frais en fait cadeau à la Grande Mosquée de Paris (GMP) via sa filiale SHLSI (Sociéte des Habous…), laquelle SHLSI en échange (?) signe un bail avec la ville qui devient ainsi propriétaire de la mosquée dont elle devra en tant que propriétaire financer les travaux d’aménagement et le gros entretien et qu’elle loue à SHLSI, accrochez vous : « pour une durée de 99 ans moyennant un loyer capitalisé de 1€. »

Finalement, la Ville de Paris finance des deux côtés en échange de 1 euro de loyer !? C’est un gros malin ce Dalil Boubakeur « cette acquisition a de quoi ravir la GMP » se réjouit Saphirnews, ou bien ce sont des gros couillons à la Ville de Paris, ou bien encore c’est un financement déguisé de campagne électorale pour les prochaines municipales.

Car, qui est subventionné en réalité : le centre culturel ou la société des Habous et des Lieux Saints de l’Islam ? Si c’est le centre culturel, c’est légal, si c’est la mosquée, ça ne l’est pas. Mais si la mosquée « cohabite » dans le local financé pour être un centre culturel… N’y aurait-il pas quelque part un abus de bien social caractérisé, ou du blanchiment d’argent saoudien, ou la Ville de Paris imaginerait-elle des dépenses pour permettre l’exercice d’un culte en contravention de la loi de 1905 ? Il faudrait poser la question à un juriste, car il s’agit tout de même d’1,3 million d’impôt prélevé tous les ans sur les Parisiens.

Et puis, le projet global ayant coûté 28 millions d’euros. L’AMO (Association des Musulmans de l’Ouverture, en réalité une agence financière musulmane ) ayant dit qu’elle n’avait pas les 3 millions qui lui étaient demandés pour le rachat de la partie mosquée, qui a donné les 28 millions, la Ville de Paris (construction d’un bâtiment à vocation de centre culturel) ?

« L’Association des musulmans pour l’ouverture (AMO) n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires — soit près de 3 M€ — pour racheter à la ville la salle de prière. Malgré les nombreux appels aux dons et la sollicitation de plusieurs pays africains » (Le Parisien).

C’est là qu’apparaît un nouveau problème : dans sa naïveté, la municipalité, la maire et son attaché culturel et cultuel le petit Julliard (ex-agitateur de l’UNEF) ont cru qu’une mosquée ferait plaisir aux musulmans. C’était oublier qu’il n’y a pas UN islam, mais DES sectes islamiques multiples. Dans le XVIII°, il y a des Maghrébins, plutôt sunnites tendance wahhabite mais les Marocains sont malékites, et des Africains subsahariens d’obédiences musulmanes variées. Quand ils priaient dans les rues, pas de problème, ils se regroupaient par affinités. Quand on leur a donné la caserne des pompiers pour prier, des conflits se sont déclarés avec des bagarres à la clé. La mairie veut leur imposer une mosquée commune ? Donc il y a des financements saoudiens et d’autres recherchés chez les pays africains, mais ces derniers sont trop pauvres. Pas de problème, c’est la mairie qui a payé (en échange d’un euro tout de même).

Mais stop aux ricanements, on a compris que le financement de la mosquée est légalement justifié par la salle de dialogues artistiques et intellectuels, qui y est jointe, c’est un financement annuel de 1,3 million pour le fonctionnement. Le bâtiment a déjà été payé par la Mairie qui en est propriétaire et le donne à la société Grande Mosquée de Paris ou plus exactement à sa filiale SHLSI (une société financière) qui donne en échange la mosquée à la Mairie. Ainsi, la Mairie qui était propriétaire d’un centre culturel se retrouve finalement propriétaire d’une mosquée, a payé la construction et continue à payer pour le fonctionnement des deux  ! Une belle affaire.

Rassurez-vous, chers Parisiens-crétins qui avaient voté Hidalgo, « ce bâtiment s’inscrit dans une démarche Haute Qualité Environnementale. Il a été conçu pour permettre une réduction maximale des consommations énergétiques et respecte le Plan Climat de Paris. Sa façade est composée d’un moucharabieh contemporain ajouré sur l’espace public« . C’est joli un moucharabieh à Montmartre, ça fait couleur locale.

Déjà une extension est prévue : « À l’horizon fin 2015, le deuxième site définitif de l’ICI ouvrira ses portes. L’ICI Barbès, (Barbès, c’est-là qu’on crie « Mort aux Juifs » dans les manifs) d’une surface de 2 000 m2 et situé au 6, rue des Poissonniers, toujours dans le 18ème arrondissement, disposera de salles d’exposition, d’un auditorium, d’une bibliothèque et d’un grand patio. Sur le même principe, une salle de culte (421 m2), achetée sur fonds privés, cohabitera dans le bâtiment« . Une seconde mosquée donc, mais celle-là financée « sur fonds privés« , c’est-à-dire Arabie Saoudite, ou Qatar ? Curieux tout de même cette nouvelle cohabitation d’une mosquée dans un lieu culturel.

Tout cela se trouve dans le quartier dit « de La Goutte d’or », pardon « The » Goutte d’Or.

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Petite madmizelle montmartroise de Paris

Un quartier symbolique de la vie parisienne un peu canaille du siècle dernier. Il n’a pas changé, sauf que la circulation est devenue un peu plus difficile,

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Mais la sécurité est assurée par la présence vigilante de la police parisienne qui ne facilite pas non plus la circulation quand l’une des voitures prend la rue en sens interdit !

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La police qui dans un souci très social de santé publique pratique même gratuitement des touchers rectaux pour vérifier les prostates.

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Au fond à gauche, un cours particulier sur le code pénal

Les citoyens locaux sont de bons citoyens qui votent aux élections présidentielles.

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Sur les affiches, en arabe et français « Abdelaziz Bouteflika »

Et le drapeau français flotte partout.

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Ils dialoguent aussi artistiquement et intellectuellement, esthétiquement et socialement dans la salle de la caserne des pompiers gracieusement mise à leur disposition par la ville de Paris qui en a payé l’aménagement et paye l’entretien, cela va de soi.

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Celles qui n’ont pas le droit de discuter, c’est normal ce ne sont que des femmes et c’est la charia qui est la loi dans le quartier, regardent le paysage pendant que les hommes discutent artistiquement et intellectuellement.

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D’autres préfèrent se bourrer de pâtisseries bien sucrées.

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Elle est de plus en plus belle la vie à Paris !

Maurice D.

  • (1) Jean-Claude Juncker est président de la Commission européenne
  • (2) Habous, mot arabe, désigne les lois foncières dans la charia
  • (3) Saphirnews est une agence musulmane internationale, membre de l’UOIF, très liée aux intérêts saoudiens et américains.

- MINURNE

 

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