LA RUSSIE : UN RETOUR REMARQUÉ SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE (par le général Antoine Martinez)

La campagne de bombardements russes en Syrie a provoqué, dès son déclenchement le 29 septembre dernier, une escalade des tensions entraînant de vives protestations de l’OTAN et des chancelleries occidentales qui n’hésitent pas à accuser la Russie de n’avoir comme seul objectif que le sauvetage du régime de Bachar el-Assad et non pas la destruction de l’État Islamique. Les États-Unis sont furieux car les frappes russes ont touché sévèrement des milices formées et soutenues par la CIA. Quant à la France, la priorité du président français reste le renversement du régime d’Assad qui constitue le préalable à tout règlement de la situation. Pour sa part, le président russe considère que la priorité est d’éradiquer d’abord l’État Islamique avant de pouvoir trouver une solution au problème du régime syrien. Alors, pourquoi une analyse si différente entre Occidentaux et Russes sur une situation qui montre pourtant clairement l’ennemi commun à abattre, à savoir l’État Islamique ?

Avant de répondre à cette question, il faut auparavant évoquer quelques considérations générales de portée politique. Il faut également rappeler certains événements qui ont marqué profondément l’histoire avec leurs conséquences sur les rapports entre l’Occident et la Russie encore empreints aujourd’hui d’une certaine méfiance.

Tout d’abord, il est attristant de constater que les responsables politiques européens ne semblent aucunement penser, dans leurs réflexions ou dans leurs prises de décisions, en termes de géopolitique. C’est pourtant essentiel lorsqu’on a la responsabilité de la destinée d’un pays et qu’on veut, lorsque les circonstances le commandent, peser fortement dans une situation de crise pour contrer une menace et pour éviter une humiliation qui pourrait résulter d’une incapacité à agir. Or, les responsables politiques européens semblent avoir oublié que les rapports entre les États, et donc les relations internationales sont basées sur des rapports de force. Ne pas vouloir l’admettre ou éluder le sujet c’est donc renoncer à se donner les moyens de pouvoir agir de façon pragmatique et efficace dès la naissance d’une crise, ou d’une façon générale, pour défendre ses intérêts. Il faut donc dénoncer l’irresponsabilité des gouvernants européens qui se succèdent depuis la fin de la Guerre Froide et qui ont délaissé complètement un domaine essentiel, celui de la Défense qu’ils ont confiée, en fait, aux États-Unis qui utilisent l’OTAN pour leurs propres intérêts géopolitiques et géostratégiques qui ne sont pas ceux des Européens.

Ensuite, il faut rappeler que la Guerre Froide a opposé pendant près d’un demi-siècle le bloc de l’Ouest (OTAN) à celui de l’Est (Pacte de Varsovie). Cette dernière a été perdue, sans combat, par le Pacte de Varsovie et donc par la Russie, il y a à peine un quart de siècle, entraînant d’ailleurs la dislocation de l’URSS et la fin du communisme. Les Russes ont, en outre, été conduits à dissoudre le Pacte de Varsovie qui n’avait plus aucune raison d’exister et ils s’attendaient à ce qu’en toute logique l’OTAN fît de même. On sait que, sous la pression des États-Unis, non seulement cela n’a pas été fait, mais l’OTAN s’est même étendue vers l’Est en intégrant les anciens satellites de la Russie qui ont rejoint l’Union Européenne en 2004. Il n’y a donc rien d’étonnant que face aux États-Unis et à l’Union européenne la Russie nourrisse depuis sa “défaite” et l’extension de l’OTAN vers ses frontières un désir de revanche. L’occasion lui a été offerte par la crise ukrainienne qui a mené notamment à l’annexion de la Crimée après l’organisation d’un référendum contesté par les États-Unis et l’Union Européenne. Il faut cependant rappeler que parmi les mesures ou décisions prises par les États-Unis et la plupart des pays européens dans le conflit des Balkans, il y en a une que la Russie n’avait pas oubliée et qui constituait une carte qu’elle conservait jusque-là et qu’elle a utilisée : l’indépendance autoproclamée du Kosovo voulue par les États-Unis, suivie de sa reconnaissance par une grande partie des pays européens et notamment la France, alors qu’ils s’agissait du cœur historique de la Serbie. Le président russe, Vladimir Poutine, qui appartient à une nouvelle génération d’hommes politiques russes issus du monde militaire et qui rêve – mais qui pourrait le lui reprocher ? – du retour d’une nouvelle Grande Russie sur la scène internationale, a eu beau jeu de rappeler aux responsables politiques américains et européens leur hypocrisie et leur inconséquence, pris en flagrant délit de “deux poids, deux mesures”.

On le constate, les esprits n’ont pas beaucoup changé depuis la fin de la Guerre Froide à l’égard de la Russie alors que les menaces ont évolué dans un monde beaucoup plus instable et dangereux. Il est regrettable que les responsables européens – et en particulier la France qui, du fait de sa position originale dans l’OTAN avant son retour récent au sein du commandement intégré, aurait dû prendre une initiative – n’aient pas engagé une réflexion sur un rapprochement avec la nouvelle Russie avec laquelle existent dorénavant un certain nombre d’intérêts communs.

Alors, quelle analyse peut-on faire de l’engagement de la Russie en Syrie ?

Tout d’abord, il faut émettre un sérieux doute sur l’efficacité des opérations menées par la coalition dirigée par les États-Unis depuis de nombreux mois, si on s’en tient aux conquêtes territoriales continues de l’État Islamique. Quant aux frappes aériennes françaises, elles révèlent en fait la reconnaissance par les responsables politiques français d’une erreur de vision géostratégique en refusant jusque là de reconnaître le véritable ennemi qui menace la civilisation et les peuples européens. Car, quelle est la stratégie suivie par cette coalition ? En réalité, la responsabilité des États-Unis dans le chaos actuel est écrasante car ils n’ont réussi qu’à créer les Talibans, Al-Qaïda, l’État Islamique, à instaurer et implanter le terrorisme islamique et la barbarie en détruisant notamment l’Irak et la Libye. Ils semblent naviguer à vue, de façon incohérente et même ambiguë, avec des alliés soumis jusqu’à l’absurde, sans qu’on puisse déchiffrer leurs véritables intentions, peut-être en raison de leur aveuglement dû à leur hostilité devenue obsessionnelle au retour d’une nouvelle Russie sur la scène internationale.

À l’opposé, la stratégie russe semble s’inscrire dans cette conception réaliste des relations internationales basées sur les rapports de force, évoquée plus haut, qui consiste pour un grand pays à défendre ses intérêts qui peuvent parfois correspondre à ceux de bien d’autres. Et c’est le cas aujourd’hui, pour peu qu’on veuille bien analyser la situation de façon objective et sur un plan géopolitique. Pour la Russie, il s’agit, en effet, de détruire l’État Islamique qui la menace elle-même car ce dernier recrute et incorpore dans ses rangs d’importants contingents caucasiens qui peuvent revenir pour la frapper. On pourrait d’ailleurs reprendre la dialectique utilisée par les responsables politiques français pour justifier le bombardement des camps d’entraînement en Syrie : pour la Russie c’est également un problème de “légitime défense”. L’élimination de ce califat décrété par l’État Islamique qui exporte le terrorisme et le djihad partout dans le monde est donc prioritaire aujourd’hui. Mais pour obtenir ce résultat, le président russe considère qu’il faut pour l’instant soutenir Bachar el-Assad pour lequel il n’éprouve aucune sympathie mais qui reste encore un rempart contre l’islamisme car, contrairement à ce que les médias occidentaux affirment, au-delà de toutes les minorités religieuses et ethniques présentes en Syrie, il est encore soutenu par la moitié de la population syrienne. Et le président russe ne veut absolument pas d’une victoire des islamistes à Damas. Il s’agit là d’une position claire et de bon sens. Car la chute de Damas serait, en effet, épouvantable car les milliers de djihadistes russes partis en Syrie pourraient commettre des actes terroristes et déstabiliser la Russie. Pour les pays européens, ce serait catastrophique car après la Syrie, l’État Islamique s’attaquerait au Liban et à la Jordanie qui accueillent déjà des centaines de milliers de réfugiés syriens. La conséquence immédiate serait le déclenchement d’une nouvelle vague migratoire de millions de réfugiés vers l’Europe déjà déstabilisée par l’afflux de près d’un million de migrants depuis le début de cette année. Il ne semble pas que les responsables politiques européens, et notamment français, aient bien saisi le danger de la situation en suivant aveuglément les États-Unis.

C’est pourquoi les frappes aériennes russes depuis la fin du mois de septembre visent toutes les milices islamistes et pas seulement l’État Islamique qui menacent Damas et toute la côte syrienne où est située la base navale de Tartous. Cela a été le prétexte pour les chancelleries occidentales d’accuser le Kremlin de n’avoir comme seul objectif que de sauver le régime de Bachar el-Assad en frappant les milices qui s’opposent à ce dernier et non pas de vouloir éradiquer l’État islamique. Ces accusations sont grotesques car les unités rebelles concernées que cible l’aviation russe (Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaïda, organisation Ahrar Al-Sham…) sont des milices terroristes islamiques, aussi barbares que l’État Islamique, qui ont été armées, entraînées et financées notamment par la CIA, mais également financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie pour faire tomber Bachar el-Assad. Alors, la seule question qui doit être posée est celle-ci : en Syrie, notre ennemi est-il Bachar el-Assad ou les islamistes quels qu’ils soient ?

La France avec d’autres, à la remorque des États-Unis, déniant la réalité, pensaient qu’en entretenant un conflit de basse intensité cela affaiblirait l’armée syrienne et conduirait Bachar el-Assad à négocier et à abandonner le pouvoir. C’était un mauvais calcul car nos gouvernants n’avaient pas imaginé qu’ils prolongeraient ainsi le désastre avec ses conséquences dévastatrices (pertes humaines civiles et militaires, explosion migratoire vers l’Europe). Ils ont donc contribué cyniquement, par leur soutien aux djihadistes combattant le régime de Bachar el-Assad, au lourd bilan évalué par certains à 250.000 morts. Mais c’était également oublier le fait que la Russie et l’Iran finiraient par intervenir directement pour défendre leurs intérêts. Il faut également souligner le fait que la stratégie versatile et impuissante des États-Unis a été une occasion supplémentaire et une nouvelle revanche pour Moscou pour signifier au monde le retour de la Russie sur le devant de la scène. En effet, contre toute attente, en renforçant sa présence militaire en Syrie, en préconisant la mise sur pied d’une coalition contre l’État Islamique et en bombardant toutes les organisations islamistes sur le territoire de la Syrie, la Russie a coupé l’herbe sous le pied des États-Unis et de ses alliés, surpris de sa démarche et de son engagement. Le président Poutine signe ainsi l’échec de la stratégie des présidents américain et français qui se sont montrés incapables de désigner l’islamisme comme leur ennemi prioritaire. Par ailleurs, la position de Bachar el-Assad, qui reste leur bête noire, est à présent consolidée. Au-delà de ce qui peut être considéré comme une véritable frustration américaine, il faut noter également une volte-face de la diplomatie américaine qui admet, contrainte, qu’il faut laisser Assad en place pour le moment. C’est un aveu inattendu qui mérite d’être souligné. Il conforte la Russie et humilie la France.

On le constate, il devient urgent pour l’Europe de défendre ses propres intérêts qui sont parfois éloignés de ceux des États-Unis car le monde a changé depuis la fin de la Guerre froide. Il faut bien admettre que l’Europe et la Russie peuvent avoir des intérêts communs notamment dans la crise actuelle dans laquelle l’islamisme représente la véritable menace et constitue l’ennemi commun. Il est donc nécessaire que la diplomatie française envisage des changements visant à ce qu’elle devienne celle des intérêts supérieurs bien compris de la France. Il est temps que l’Europe, sans couper le lien avec les États-Unis, envisage une nouvelle relation et un rapprochement avec la Russie.

Général (2s) Antoine MARTINEZ

000 Général Martinez 000 general-antoine-martinez

 

LA TOUSSAINT (par Luc Sommeyre)


Cliquez sur les images pour les agrandir.


La fête catholique – et non chrétienne – de la Toussaint a été fixée au 1er novembre par les Papes Grégoire III au VIIIème siècle et Grégoire IV au IXème siècle. Comme la quasi-totalité des fêtes catholiques, elle a été superposée aux fêtes païennes, préexistantes de date immémoriale.

Toussaint

Halloween est un mot gaëlique (contraction de “to hallow” = sanctifier et de “eve” = le jour d’avant, la veille). “Hallow” est de la même racine que « halo » en Français, ou auréole, figurant sur les Saints que l’on voit sur l’icone ci-dessus… C’est donc la veille de la sanctification. Halloween précède la fête de Samhain qui célèbre la communication des morts avec les vivants. Les Morts reviennent sur Terre pour prodiguer conseils et assistance aux Vivants, principalement à leurs descendants. La fête de Samhain se situe approximativement au 30 octobre selon le calendrier lunaire, que les Catholiques appellent aussi la fête des Morts.

Samhain est une fête joyeuse, comme toutes les fêtes païennes : celle des retrouvailles avec nos Morts.

Il n’y a nul antagonisme de fond au sens “d’opposition” entre le Paganisme et le Catholicisme gallican. C’est l’Église − prise comme puissance temporelle − qui a créé cet antagonisme formel de toutes pièces pour des raisons de préséance et de suprématisme, de façon purement temporelle et exotérique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Si la fête d’Halloween a été mercantilisée par des athées américains qui ont repris et déformé la tradition irlandaise pour tenter d’en faire disparaître le sacré, il faut bien considérer que le Paganisme de la Vieille Europe n’est nullement la marque d’un athéisme quelconque. Le Catholicisme – très spécifique par rapport au Christianisme – est venu simplement préciser cette Fête des Morts (qui n’a en elle-même aucune connotation morbide ni folklorique non plus que purement ludique) en fonction de la « Révélation » apportée sur Terre par Jésus.

Etoile à 5 branchesEt qu’on arrête là d’assimiler l’étoile à 5 branches à un emblème satanique ! C’est aussi grotesque qu’erroné. Cette étoile figure « l’homme debout » (le tête en haut, les mains à droite et à gauche, les pieds en bas) c’est à dire l’homme vivant.

Il n’est qu’à considérer la “rune de la vie” figurée ci-dessous pour constater la similarité.

rune de la vie

Homme

Pour qui accepte intellectuellement les dogmes non-dits qu’on appelle « la Foi », le Catholicisme est une sorte de Paganisme facilité où les Écritures ont participé au remplacement de la Magie païenne dans l’esprit de l’homme, magie à la fois visible par les profanes mais difficilement accessible car initiatique (donc élitiste).

Par ailleurs, il n’y a pas de « Couvreur » dans le Paganisme. Pas besoin de « temple » non plus, car notre « voûte étoilée » est celle de la Nature. Le « tuilage » est donc… naturel.

La Foi enseignée ou suscitée par le Catholicisme est « confortable », et évite aux hommes de se poser des questions et de travailler sur eux-mêmes dans la voie initiatique pour s’élever au-dessus de leur condition. Cette conception orientaliste de l’impuissance de l’homme par rapport au destin se retrouve dans le “mektoub” arabe (مكتوب), notion parfaitement étrangère au Paganisme d’Europe. C’est d’ailleurs ce qui fait des Païens les ennemis irréductibles des Islamistes fanatiques, adeptes schizophréniques de la religion d’un désert où brûle le feu de l’enfer.

En cette période sacrée, je vous invite donc à prier (pour les Catholiques) ou à penser très intensément à vos Disparus, ce qui revient au même in fine (pour ceux qui ne se reconnaissent pas ou mal dans cette religion) car la pensée de l’homme va très au-delà du domaine du « conscient ». En ces temps de grands troubles, nous avons besoin de nous retrouver dans une spiritualité saine, claire et primordiale, qui nous aidera à AGIR et à VAINCRE.

NOUS NE BAISSERONS JAMAIS LA GARDE !

Je vous souhaite de très belles fêtes de Samhain. Et de la Toussaint par la même occasion.

Samhain2

Luc Sommeyre

Twitter : @L_Sommeyre

Reproduction autorisée sous ©

Logo signature


 

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : MASCARADE ET INTOX IDEOLOGIQUE (par l’Imprécateur)

En observant l’histoire du climat, connue par la géologie, les carottages glaciaires, les fossiles végétaux et animaux, on constate son extrême variabilité.
Par exemple, il y a 500 millions d’années, la température moyenne du globe était de +10°C. Il y a 50 millions (fin des dinosaures) de +14°C. Mais entre temps, vers 300 millions elle était tombée à – 4°C (plusieurs grandes glaciations permiennes).
À partir de – 50 millions, c’est un refroidissement continu de la température jusqu’à 0°C il y a – 800 000 ans.
Puis, suit une période très agitée avec des hauts et des bas entre – 5°C et + 2°C qui se termine vers – 20 000 avec une glaciation à – 5°C.

Pendant les glaciations, le niveau des mers baisse, l’eau étant transférée sur les continents sous forme de neige et de glace ; le niveau des mers est à -120 mètres par rapport au niveau actuel.
Une espèce relativement récente, les hominidés, en profite pour coloniser à pied les Amériques depuis l’Asie, l’Angleterre depuis le continent européen, l’Australie la Tasmanie et certains archipels océaniens du Pacifique depuis l’Indonésie.
Mais un réchauffement survient : les glaciers fondent, les mers remontent très vite, parfois jusqu’à 3 cm par an, des populations se retrouvent isolées sur leurs îles : Indiens, Aborigènes, Anglais, Tasmaniens, Papous.
La relative brutalité de cette remontée des mers frappe les esprits et se transmet par des légendes comme l’Arche de Noé en les habillant d’explications religieuses.

À partir de -10 000 se produit une stabilisation, la température moyenne du globe ne connaît que des variations mineures autour de 0°C, de l’ordre de + ou – 0,5°C. Ça a l’air peu mais peut avoir des conséquences importantes : le Sahara verdoyant et arrosé est passé en quelques dizaines d’années à l’état de sécheresse.

Puis baisse des températures dans les cinq premiers siècles après JC, qui provoque des migrations de populations nordiques vers le Sud : ce sont les « barbares » qui envahissent l’empire romain.
Remontée jusqu’à un « optimum » au XIIe siècle sur lequel on n’a de certitudes que pour l’Europe et l’Amérique du Nord, c’est le Groenland couvert de forêts et pâturages que découvrent les Vikings.
Puis un refroidissement connu sous le nom de « petit âge glaciaire » avec – 1°C au XVIIe siècle, qui provoque des famines et la Révolution. Suivi d’une très lente remontée qui n’apparaît pas évidente à la population ni aux scientifiques.
Entre 1940 et 1950, les températures ont baissé de 0,6 % en Europe et de 2 % dans l’Arctique, raison pour laquelle dans les années 1970, la communauté scientifique est encore globalement d’accord pour prédire une nouvelle période de refroidissement.

Une étude récemment publiée par la revue britannique Nature s’est intéressée à cette erreur de perception, en grande partie influencée par l’amélioration considérable des conditions de vie des populations européennes grâce à la révolution industrielle : chauffage domestique et urbain généralisé, amélioration lente mais certaine des techniques de climatisation à partir des « glacières » du XIXe siècle, on souffre moins des variations du climat.
Mais aussi parce que la population avait une connaissance de la nature bien meilleure qu’elle ne l’est aujourd’hui : 45 % de la population était rurale et la quasi totalité des temps de vacances des citadins se passait à la campagne.

De plus, depuis le XIXe siècle, l’enseignement des « sciences naturelles », commencé vers 1865 et très développé dans l’enseignement (1), donnait aux enfants une connaissance du milieu naturel et une capacité d’appréciation de ce qu’ils voyaient et constataient dans leur vie de tous les jours au contact du temps et de la nature, très supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

Depuis les années 1970 cet enseignement, comme celui de l’Histoire, a été sciemment et consciencieusement éliminé en presque totalité des programmes scolaires.
Dans quel but ? Les techniques de manipulation des peuples enseignées aux élites depuis la création de l’ENA leur ont appris que moins le peuple en sait, plus il est facilement manipulable et impressionnable.
C’est par l’ignorance et la peur que l’on gouverne le plus aisément.

La technique est plus subtile pour les scientifiques dont la société à un grand besoin : en les spécialisant à outrance dès le début de leurs études, on évite qu’ils aient une connaissance globale du domaine dans lequel ils vont travailler et des domaines connexes. Cela leur permettrait d’avoir une vue critique intelligente sur les travaux de leurs collègues et sur les décisions prises par les directions des organismes scientifiques sur les études à mener et on veut l’éviter (2).

C’est l’un des défauts du GIEC, on y trouve au milieu d’une nuée de fonctionnaires ultra-politisés et aux ordres de leurs gouvernements quelques vrais météorologues, mais ceux-ci sont spécialisés, qui dans les courants, l’autre dans les vents, etc.
Et ça donne, par exemple, ce récent rapport adressé au GIEC par une agence américaine (Goddard Institute à New-York) fort désappointée que ses prévisions d’aggravation des cyclones dans la région Caraïbes ne se soient pas réalisée après Wilma qui a ravagé la Nouvelle-Orléans en 2005. Notamment après Katrina en 2015, annoncé pour des vents de 250 à 300 km/h qui ne dépassèrent pas 80-90 km/h à leur arrivée en Floride et n’ont causé que quelques dégâts mineurs sur l’Est de Saint-Domingue.

at2015

12 cyclones dont 1 très violent en 2005, 5 tous moyens ou faibles en 2015 et le GIEC veut nous faire croire que leur nombre et leur violence vont en augmentant en raison du réchauffement climatique !

En 2015, les cyclones n’ont nulle part été très violents ni très nombreux (5), 2015 marquant même un net recul par rapport à 2014 et un recul encore plus grand par rapport à 2005 (12), cf. http://www.sxmcyclone.com

En fait, la fréquence de phénomènes météorologiques violents comme les tornades a partout diminué au cours des dix dernières années. Il n’en a pas fallu plus pour que des fonctionnaires de la NASA trafiquent les programmes des ordinateurs pour expliquer cet étrange situation complètement inattendue puisque le réchauffement climatique global d’origine humaine prévoit au contraire une fréquence de plus en plus élevée de phénomènes météorologiques comme des ouragans de plus en plus violents.

Alors au GIEC, on fait comme à l’INSEE pour les statistiques du chômage : on retire des statistiques certaines catégories de phénomènes qui ne collent pas avec les modèles démontrant le réchauffement. On oublie la poussée des glaces et des glaciers en Antarctique, on exclue tous les ouragans de catégorie inférieure à 3 (échelle de Saffir-Simpson) c’est-à-dire que les ouragans Ike (2008), Irene (2011) et Sandy (2012) n’ont pas été pris en considération, ce qui fait évidemment monter le degré de violence moyenne des cyclones !

Comme il est hors de question d’évoquer un possible début de refroidissement, qui est pourtant sous-jacent dans la lecture du rapport de l’agence de la NASA adressé au GIEC, son signataire en conclut que les Caraïbes « ont de la chance » depuis une dizaine d’années sans graves cyclones !

Y a-t-il une pause dans le réchauffement depuis 1995 ? Un grand nombre de scientifiques (même au GIEC) le pensent, d’autres prétendent que non, mais il est surtout interdit d’en parler.
Au point que l’ONU (Agence PNUE – Programme des Nations-Unies pour l’Environnement) a mandaté une réunion qui a eu lieu en Angleterre pour étudier la possibilité d’interdire au niveau international la publication et la discussion de textes allant à l’encontre de la thèse du réchauffement global et inéluctable d’origine humaine.

COP21 est fondée sur cette mascarade. Elle doit être un succès, il y a tellement de milliards en jeux que la finance internationale qui financera la lutte contre le réchauffement pourra prélever par des impôts que les politiciens et l’élite mondiale friquée voteront !

Nathalie Kozciusko-Morizet a pris la remorque de François Hollande et Fabius pour en faire la promotion, elle n’a pas peur des mots et traite les « climato-sceptiques » qui proposent des solutions mieux adaptées et plus efficaces que la levée d’impôts de « connards ».

nkm-giec-rené-le-honzec

COP21 aura lieu, sa préparation est trop avancée pour reculer maintenant.
40 000 participants « invités » sont attendus et la communication de Hollande prépare un discours que les médias hystériques qualifieront d' »historique » évidemment, sous la haute autorité du lapin-crétin et archimillionnaire de l’écologie Nicolas Hulot.
Ce sera l’occasion de constater la persistance de quelques tabous, à commencer par la question démographique ou le coût écologique et financier exorbitant des biocarburants et des éoliennes, alors que la perspective d’une croissance humaine infinie dans un monde aux ressources finies devrait bien plus effrayer tout écologiste conséquent qu’un problématique réchauffement climatique toujours non prouvé sur le long terme.

Population_of_France.svg

Population de la France de 1960  à  2010 et on veut nous faire croire qu’il faut encore importer des immigrés pour compenser une chute de la démographie !

1 : De l’histoire naturelle aux sciences de la vie et de la terre , C.Meunier, J-M Raynaud et F-J Meunier, ADAPT-SNES 2014, constate la dégradation de l’enseignement des Sciences naturelle depuis le milieu du XIXe siècle.

2 : J’ai collaboré en « amateur » avec le Pr Ansel (Paris, médecine tropicale, envenimations par araignées et scorpions), le Pr Rancurel (Marseille, biologie marine) et le Pr Doumenge (Monaco et OTSTOM, ichtyologie et cétacés). Tous se plaignaient de manquer de « vrais naturalistes » et me donnaient à relire des thèses de doctorants pour les corriger parce qu’elles péchaient trop souvent par leur incapacité à relier entre elles diverses disciplines qui concouraient à la connaissance du sujet étudié.

L’Imprécateur

Logo signature

 

LES « ÉLITES » FRANÇAISES VUES DE SUISSE

Entretien sans concession avec François Garçon sur les élites hexagonales.

 Garçon François

Spécialiste de la Suisse et de la formation des élites, François Garçon ne mâche pas ses mots sur le mode de fonctionnement endogène des élites françaises. « Motivées par la rente et la toute puissance que leur procurent leur diplôme », cette exception française expliquerait nos blocages à l’aune des comparaisons internationales que propose le chercheur, auteur et enseignant-chercheur à l’université Paris I.

Jean-François Fiorina (FF) : il y a chez vous deux sujets qui m’intéressent, qui sont la Suisse et les élites. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous y intéresser et particulièrement aux élites ?

François Garçon (FG) : à 50 ans, après avoir participé au lancement de Canal+, travaillé à TF1 et créé plusieurs sociétés, je me suis retrouvé au chômage. Muni de mon « seul » doctorat, j’ai découvert qu’en France, le marché du travail était surplombé par un plafond de verre qui m’avait échappé notamment quand je travaillais pour mes actionnaires américains et anglais : le diplôme. J’ai alors découvert – avec stupéfaction – ce qu’était l’élite française : des anciens premiers de classe constitués en castes, aux comportements souvent féodaux. À leurs yeux, le diplôme valait toutes les expériences ! Et mon doctorat était un diplôme qui ne valait guère plus que le BEPC.

Le mal est endémique. Citez moi sur la planète un journal comme Les Échos qui, tous les jours, informe si tel dirigeant sexagénaire passant du marketing de Total à la DRH de Thalès (ça doit exister !) est ancien élève de l’ESSEC ou de HEC. Et les nécrologies valent leur poids en cacahuètes : on vous précise que le décédé, âgé de 92 ans est ancien « agrégé de l’université » ! Cette information passe devant toutes les autres. Ces breloques scolaires sont pathétiques, comme le sont les décorations sur la veste du dictateur nord coréen. En Suisse, un an après votre diplôme, on ne sait même plus d’où vous vous venez. Seuls les résultats obtenus dans votre vie professionnelle comptent. Qu’avez-vous fait dans votre précédent poste ? Ça me paraît clairement plus sain que de savoir dans quelle école vous étiez voilà quarante ans.

Elites féodales

Le caractère féodal des dites élites françaises se lit encore dans les hiérarchies entre les écoles. On se déplace horizontalement, sans jamais pénétrer la caste supérieure qui s’entend pour ne recruter que des clones à son image, issu du même parcours. Regardez le pullulement de la promotion Voltaire autour de François Hollande. Cette élite a su aussi étaler sur grande échelle son incurie : je songe à Areva, au Crédit Lyonnais, et à tous ceux qui, en soute, payent les pots cassés.

JFF : qu’est ce qui peut expliquer cet archaïsme ?

FG : le principal ressort se nomme la rente. Lorsque vous entrez à HEC, à Polytechnique, à l’ENA, la société française fait de vous un rentier. Et à l’instar du système féodal, il y a des gradations dans le système de rente, que les rentiers connaissent très bien. À Canal Sat, mon équipe en charge du développement international était composée de quatre cadres supérieurs. L’un d’entre nous était un X sorti ensuite 3ème à l’Inspection des Finances. Il y avait un autre énarque, sorti lui dans la préfectorale. Il ne s’est passé une semaine sans que ce dernier vienne se lamenter de n’avoir pas obtenu une bonne place dans le classement de sortie de l’ENA, quinze ans plus tôt. Il était « mal sorti ». Dans l’aristocratie scolaire française, il se savait identifié comme étant un médiocre, une sorte de Claude Guéant !

La France est un cas unique, en Europe : notre « excellence » est purement scolaire, basée sur des connaissances apprises et recrachées par cœur. Elle vous permet d’accéder à un poste où vous serez indéboulonnable, votre vie entière.

JFF : en Angleterre avec Oxford et Cambridge, n’est-ce pas le même système?

FG : je suis passé par Oxford : avec environ 20.000 étudiants, ça n’est pas vraiment microscopique ! Cambridge a un peu plus de 21.000 étudiants. En outre, la moitié des étudiants viennent d’Inde, du Pakistan, des États-Unis, etc. J’ai enseigné vingt ans à Polytechnique, à Palaiseau. À l’époque, les promotions étaient de 300 élèves…

Le milieu des grandes écoles françaises, celles qui procurent les vraies rentes de situation, est totalement étriqué. L’Angleterre peut aussi avoir certains rentiers. Je note que s’il s’en trouve, ils sont peu nombreux et sont plutôt passés par le doctorat. L’exercice de la thèse est unique, en ce sens qu’elle est un très long chantier, un exercice d’humilité qui s’éternise sur plusieurs années. J’ai travaillé 7 ans sur ma thèse en histoire, gagnant ma vie en parallèle puis bénéficiant de deux bourses Elites féodales2d’Oxford et du Fonds National Scientifique suisse. Une thèse vous oblige à connaître tout ce que vos prédécesseurs ont écrit sur le domaine que vous déflorez, dans toutes les langues. Au final, cet interminable marathon se termine devant un jury, qui souligne les faiblesses qui subsistent dans votre chef d’œuvre. La thèse est un exercice intellectuel qui requiert donc une grande humilité doublée d’une détermination sans faille. On est aux antipodes du concours pour chien-savant avec classement final, sur sujet imposé, le tout chronométré par un vigile circulant entre les tables d’examen.

JFF : à vous entendre, c’est dramatique. Des solutions, ou sont-elles condamnées ?

FG : j’en vois une : instaurer une discrimination positive (“affirmativeElites féodales3 action”) en faveur des patrons de PME. Il faut que dans tous les organismes élus, il y ait des patrons de PME qui fassent valoir les intérêts des PME. Ils ont peut-être d’autres priorités que d’aller siéger dans des conseils universitaires comme personnalités du monde professionnel. Résisteront-ils à des ordres du jour informes, avec des CA tous les trois mois s’éternisant six heures, en présence d’élus étudiants bavards ? On peut rêver.

Il faut donc mettre partout des patrons de PME. Quand je vois qu’il y a 44% de fonctionnaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat, eux-mêmes souvent fils et filles de fonctionnaires, il est clair que la France va dans le mur. Pays du plein emploi et de la TVA à 8%, la Suisse est dirigée par des patrons de PME. Les grands groupes se tiennent à l’écart.

JFF : que pensez-vous de l’apprentissage pour un établissement de l’enseignement supérieur ?

FG : pour moi, l’apprentissage qui fonctionne, le seul qui fonctionne à ma connaissance, est l’apprentissage dual. C’est celui que pratiquent les Allemands, les Autrichiens ou encore les Suisses. C’est celui qui, à l’âge de 12-13 ans amène un enfant à s’intéresser à une entreprise avec le concours actif et positif des enseignants, et le plein soutien des parents. Les jeunes collégiens ne vont pas simplement visiter un musée mais également des entreprises. Ils postulent à 14 ans pour un apprentissage précis, passent un voire deux ou trois test à l’âge de 15 ans et, à la sortie de la scolarité obligatoire, savent qu’ils commencent Entreprises féodales4un long parcours sur une voie d’excellence. En France, les textes de loi stipulent sans équivoque que l’apprentissage est destiné aux recalés de l’école, à ceux qui ne sont pas « scolaires ». En Suisse, 3 jours et demi par semaine, le jeune apprenti se cale sur le rythme de travail du salarié qui a 30, 40 ans d’ancienneté dans l’entreprise ; le reste de la semaine, l’apprenti suit des cours dans un centre de formation pour compléter son apprentissage pratique. Tel est l’apprentissage dual qui dure entre deux (rarement) et quatre années. Je le répète : c’est le seul qui marche. J’en veux pour preuve les visites qu’ont fait dernièrement les officiels chinois pour importer ce modèle en Chine ou encore l’accord signé en avril dernier par J. Baker, le ministre américain du Travail, venu conclure à Berne un accord de transfert de compétences aux États-Unis. À ma connaissance, ces officiels ne se sont guère intéressés à l’apprentissage français initial ou en alternance, sans doute bien renseignés sur la déliquescence de notre système. Malheureusement pour nos gamins pris dans la nasse…

Pour mémoire, le taux de chômage en Suisse est de 3,2%, guère plus chez les jeunes chez 15-24 ans.

À l’opposé, l’obsession française de vouloir amener tout le monde au doctorat, est grotesque. Elle a dû germer dans le cerveau de gens qui n’ont jamais fait de doctorat, de gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise, hormis un bref stage ouvrier. Par des gens qui n’ont peut-être jamais mis les pieds dans une université. C’est même probable.

JFF : ce système suisse pourrait être transposable en France ?

FG : oui, il suffit de vouloir réellement changer les choses et non ravauder un édifice promis à l’écroulement. Il faut responsabiliser les citoyens en les confrontant directement aux conséquences de leurs décisions politiques.

Donc, pour répondre à votre question « y a-t-il des outils transposables ? », je pense que le système des votations, pas simplement consultatives, amènerait les citoyens à être moins dupes, moins crédules, à réfléchir. Et les politiques devraient s’expliquer sur les décisions qu’ils prennent.

JFF : pensez-vous que les Français, d’un point de vue sociologique, sont prêts à franchir ces étapes ?

FG : Nous sommes tous prêts. Dusse notre arrogance en souffrir, nous n’avons rien de si exceptionnels sur la planète. Astérix est un type amusant, mais c’est une BD. Rappelez-vous, lorsque le port de la ceinture de sécurité a été rendu obligatoire. Des articles parus dans Le Monde pronostiquaient que ça ne passerait jamais ! Aujourd’hui, 100% des Français se ficellent en voiture. Ou encore quand on a commencé àENA importer des voitures japonaises : la presse annonçait un fiasco car, disait-on, « les Français sont attachés à leurs marques nationales », etc. Aujourd’hui, 25% du parc auto français est japonais. Soyons optimistes : les Français peuvent très bien comprendre où est leur intérêt. En revanche, ce qui s’annonce surhumain, c’est de faire sauter le classement de sortie de l’ENA !

JFF : on en revient au point de départ…

FG : il faut expérimenter la démocratie directe avec l’instauration d’une part du droit de référendum, qui permet aux électeurs de s’opposer légalement à une loi votée et, d’autre part, de l’initiative populaire, qui permet à ces mêmes électeurs de proposer par voie légale des changements ou des aménagements institutionnels. Il n’est plus possible que les lois émanent de quelques personnalités. De quel crédit la ministre de la Justice peut-elle aujourd’hui se prévaloir après avoir annoncé la fin du délit de non-possession du permis de conduire? Mesurez-vous qu’il ne s’est même pas trouvé un type assez courageux dans son ministère pour lui dire qu’il s’agissait d’une initiative aussi idiote que nocive ! À ma connaissance, nulle part sur la planète leReferendum permis de conduire n’a été supprimé. On doit donc pouvoir civiliser les Français, autrement dit les impliquer dans le processus législatif. Et surtout ne plus jamais recourir au référendum classique, celui que nous connaissons, à question binaire, qui permet au râleur de répondre « non » sans avoir seulement lu la question.

JFF : dans un autre ordre d’idées, il y a beaucoup de débats en ce moment sur l’université française, sa surpopulation, son manque de moyens, quelle est votre vision ?

FG : manque de moyens ? J’en doute fort ! Il y a plutôt une mauvaise utilisation des ressources. Notre population estudiantine est la même qu’en Angleterre : 2,4 millions d’étudiants. À cette différence qu’en Angleterre, les étudiants payent 11.000 euros de frais d’inscription pour l’année, quand mes étudiants en Master-2 payent 280 euros. Ce ne sont donc pas les frais d’inscription qui dissuadent les étudiants de s’inscrire. Mais, question plus essentielle, quelle visibilité l’université française a-t-elle sur les gens qu’elle diplôme ? – Aucune. Aussi longtemps qu’aucune université n’éditera un annuaire avec les noms et coordonnées de ses diplômés, elle sera incapable de savoir ce qu’ils deviennent.

L’université ignore ainsi s’il y a adéquation entre ses diplômés et le marché où atterrissent ses diplômés. Et pourtant, n’est-ce-pas ce qui compte ! Si vous faites un doctorat d’histoire ou de psychologie et que vous vous retrouvez plagiste, vous ne figurez certes pas sur les listes de Pôle Emploi, mais la collectivité, en finançant vos études, n’a-t-elle pas gaspillé une ressource publique dès lors mal affectée ? Le fondamental est : « que deviennent les étudiants ? ». Notre offre de formation est-elle adaptée au marché ? Poser cette question n’est pas se soumettre aux « diktats du grand capital », mais rendre service à des jeunes dépourvus de tout repère.

JFF : quelle doit être la fonction de l’université ? La transmission de savoirs sans s’intéresser à la professionnalisation ou bien doit-elle préparer à un métier ?

FG : Les masters-recherche peinent aujourd’hui à recruter. Cela veut dire que les étudiants visent la professionnalisation. Si la connaissance pure était leur moteur, ils se rueraient pour faire des thèses, ce n’est pas le cas. Et qu’on vienne me démontrer que les étudiants dans les filières, du style de celle que je dirige, sont plus stupides, moins « critiques » que ceux inscrits dans les filières recherche. J’attends la démonstration avec gourmandise !

JFF : une dernière question. La Suisse a de très belles écoles qui attirent beaucoup, mais il me semble qu’il y a quelques voix qui commencent à s’élever contre la forte présence des étudiants étrangers dans leurs belles écoles…

FG : la Suisse compte 12 hautes écoles universitaires ; les dix universités et les deux écoles polytechniques fédérales de Zurich et Lausanne. Si j’étais Français, je m’intéresserais plutôt aux hautes écoles spécialisées, situées elles aussi au niveau supérieur, qui me semblent être plus intéressantes, et mal connues. Elles s’inscrivent dans la continuité de l’apprentissage. C’est là que l’on forme des techniciens de haut niveau que se disputent les industries forestières ou chimiques. Le cœur du système de réussite suisse est l’apprentissage dual combiné avec ces hautes écoles spécialisées.

La présence d’étudiants étrangers n’est pas un vain mot : au niveau des Hautes écoles universitaires, on comptabilise environ 40% d’étudiants étrangers, beaucoup plus au niveau du doctorat. Le cosmopolitisme est poussé, avec plus de 60% d’étudiants étrangers dans les deux écoles polytechniques fédérales.

Pour ce qui est de la xénophobie rampante, elle est aujourd’hui l’apanage d’un parti politique, l’UDC, qui représente 29% de l’électorat suisse, sans doute davantage demain. Pour l’instant, ce parti ne dicte pas sa loi et ne la dictera jamais, tel est le jeu consensuel suisse. Les budgets consacrés à l’enseignement sont des budgets considérables, double de ce que l’on trouve en France (par étudiant).

JFF : votre prochain livre ou votre prochaine réflexion sur l’éducation portera sur quel sujet ?

FG : j’ai deux livres en préparation : une comparaison entre la Suisse et Israël sur la façon dont Israël initie un grand nombre de startups très prometteuses, puis les vend à des groupes étrangers. J’interroge cette culture de l’exit qui prospère faute de trouver sur place les techniciens de haut niveau permettant le développement sur place de ces startups. Contrairement à la Suisse, Israël ne dispose pas en effet de la force de travail intermédiaire qui permet d’industrialiser sur place les processus de fabrication.

Le second est un ouvrage sur l’extrême nocivité des « élites françaises ».

JFF : toute dernière question, quel conseil donneriez-vous en tant que directeur d’une grande école pour transformer cette élite ?

FG : créez votre propre boîte, voyagez, enrichissez-vous de toutes les expériences possibles. Soyez humbles, même si cela vous est difficile au début, car vous êtes Français, je ne l’ai pas oublié. Posez sans arrêt mille questions, partez du principe simple que vous n’avez rien appris, que vous ne savez rien. Allez vous enrichir ailleurs puis, un jour, revenez mettre cela à profit dans le pays.

Quant au discours « Vous devez ça à la France, vous devez donc revenir au pays », il ne passe pas. On ne doit rien au pays dans lequel on est né et où l’on a été éduqué. Au lieu de brandir une créance improbable, c’est à ceux qui sont aux manettes, aux politiques, de faire en sorte que le pays dont ils assurent la gestion reste attractif auprès de sa jeunesse.

JPC

François Garçon vient de sortir « La Suisse, pays le plus heureux du monde » aux éditions Tallandier, Sept. 2015.


 

LES MOSQUÉES ÉLECTORALES

Le député socialiste Razzy Hammadi est revenu sur la lâcheté et les petits arrangements des élus locaux de la Gauche plurielle, qui font construire sur leurs territoires des mosquées en échange du vote des communautés musulmanes.

Hammadi

Invité à s’exprimer aux micros d’Olivier Galzi, sur « I-Télé », le député de Seine-Saint-Denis (ancien président du Mouvement des Jeunes Socialistes) a donc dénoncé les « lâchetés » des élus locaux face à la montée du communautarisme, avant d’avouer que « certains [élus locaux] ont négocié les mosquées contre des voix ».

Il n’est un secret pour personne, puisque de nombreux sondages l’avaient déjà démontré, que François Hollande est arrivé au pouvoir grâce aux votes des musulmans. Cette fois, c’est un député socialiste en personne qui a décrit ces petits arrangements entre le PS français et la communauté musulmane : les élus locaux offrent des mosquées aux musulmans qui en échange votent pour eux. Le laxisme et la défense permanente des responsables de Gauche face aux agressions et viols causés par les membres de cette communauté font certainement partie du package.

Comme les Français non-musulmans commencent à comprendre ce manège et ne veulent plus entendre parler du PS, nos bons socialos essayent d’ouvrir au maximum les frontières et font tout pour que les musulmans soient rapidement majoritaires en France. Tout s’explique…

LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE, C’EST MAINTENANT !

article publié sur 24 Actu


 

TAUBIRA ET L’INCITATION À LA HAINE RACIALE (par l’Imprécateur)

Faut-il inculper Christiane Taubira pour “incitation à la haine raciale” ?

On peut se poser la question quand on voit aux Antilles et en Guyane les statues et bustes de Victor Schœlcher, connu pour être à l’origine de l’abolition définitive de l’esclavage avec le décret de 1848.

Ce bon catholique, fils d’un porcelainier alsacien fut envoyé par son père faire de la représentation commerciale pour son entreprise aux États-Unis, au Mexique et à Cuba. C’est dans cette l’île qu’il fut révolté par la façon dont étaient traités les esclaves.

Rentré à Paris, il se lance dans le journalisme, est recruté par la franc-maçonnerie qui aime bien contrôler le milieu de la presse, et intègre la loge La Clémente Amitié (ils ont le chic pour toujours trouver des noms rigolos pour leurs loges et leurs titres, les francs-macs).

Schœlcher publie un article intitulé “Des Noirs”. Il y écrit : « les nègres, sortis des mains de leurs maîtres avec l’ignorance et tous les vices de l’esclavage, ne seraient bons à rien, ni pour la société ni pour eux-mêmes… Je ne vois pas plus que personne la nécessité d’infecter la société active (déjà assez mauvaise) de plusieurs millions de brutes décorés du titre de citoyens, qui ne seraient en définitive qu’une vaste pépinière de mendiants et de prolétaires… la seule chose dont on doive s’occuper aujourd’hui, c’est d’en tarir la source, en mettant fin à la traite ».

Cette façon qu’a la gauche franc-maçonne de considérer les Noirs comme « des brutes » perdure de nos jours si imprégnés d’antiracisme. En 1985, Jean-Marie Colombani, à l’époque directeur de Le Monde, reprochait aux Calédoniens en conflit avec les Canaques de « n’avoir rien fait pour civiliser ces pauvres sauvages », phrase qui fut reprise à peu près dans les mêmes termes par Michel Polac dans l’émission  Droit de Réponse qu’il animait : « pauvres brutes ».

Schœlcher, devenu riche après avoir hérité de son père et liquidé la fabrique de porcelaines, écrivit en 1833 un livre, “De l’esclavage des Noirs et de la législation coloniale”. Il y note que « l’esclavage des nègres est une injure à la dignité humaine, parce que l’intelligence de l’homme noir est parfaitement égale à celle de l’homme blanc », (ch. X), mais ne va pas au-delà d’une proposition qui revient à  rétablir le Code Noir de Louis XIV (qu’il ne cite pas nommément) par un texte de loi ne visant qu’à humaniser autant que faire se peut l’esclavage : cette loi encadrerait l’esclavage dans des limites, donnerait des droits aux esclaves, limiterait donc les droits des maîtres, mais tolérerait malgré tout le maintien de la peine du fouet, « toute révoltante qu’elle soit ».

En 1840, nouveau voyage aux Antilles. Là, il bascule enfin vers l’abolition complète de l’esclavage. En 1848 il entre au gouvernement Lamartine comme sous-secrétaire d’état et contribue à faire adopter le “ Décret sur l’abolition de l’esclavage dans les Colonies ”.

Le décret, signé par tous les membres du gouvernement, paraît au journal Le Moniteur le 5 mars. Il a du mérite, mais pas tant que cela puisque les États-Unis avaient mené dès 1815 une campagne en Algérie pour faire libérer les esclaves des Turcs et des Arabes et qu’en 1816 les Anglais et les Hollandais en avaient fait autant. Seulement, à peine avaient-ils le dos tourné, que Turcs et Arabes reprenaient leurs expéditions de capture sur les côtes de Provence et rétablissaient les grands marchés aux esclaves d’Alger et d’Oran.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Prince de Polignac décida de donner un grand et définitif coup de balai en 1830, en envoyant un corps expéditionnaire chargé de faire le ménage dans la colonie turque du Maghreb. Il commença par battre l’armée ottomane à plates coutures à Staoueli le 15 juin 1830 avant de prendre Alger pour y fermer le marché aux esclaves…

La démarche de Schœlcher ne fait donc que confirmer une tendance de fond de l’époque : arrêter la traite arabo-africaine.

Jusqu’en 1851 Schœlcher siège au parlement avec les communistes (ils ne portent pas encore ce nom mais le sont bien, idéologiquement parlant) comme député de la Martinique où les francs-maçons l’ont fait élire. Puis il est exilé et part en Angleterre.

En 1870 il est réélu en Martinique grâce aux réseaux maçonniques des Antilles et finira comme “sénateur inamovible”.

Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1949.

Sans chercher en rien à diminuer les mérites de Victor Schœlcher, il faut tout de même rappeler que ce n’est pas lui qui a inventé le principe de l’abolition de l’esclavage.

La première étape remonte aux premiers siècles. Il y eut d’abord les juifs esséniens pour abolir l’esclavage, puis Saint-Paul qui écrit dans l’Épître aux Galates « Il n’y a plus ici ni Juifs ni Grecs, il n’y a plus ni esclaves ni libres, il n’y a plus ni homme ni femme, tous sont en Jésus-Christ », ce qui dictera la conduite future de l’Église qui ne s’estimera pas concernée par les frontières, refusera l’esclavage, mais n’ira pas jusqu’à accepter la notion de genre (Saint-Paul n’est pas, comme Saint-Augustin, réputé pour son amour des femmes !).

C’est sous l’influence de l’église catholique que l’esclavage a été aboli progressivement dans tous les pays chrétiens. En France cette décision fut imposée au VIIème siècle par une Reine franque, Bathilde. Elle en avait elle même souffert puisque capturée à 13 ou 14 ans sur les côtes anglaises, mise en vente presqu’aussi vite et rachetée par Erchinoald, Maire du Palais (ministre), elle fut remarquée par le roi Clovis II.

Ils eurent un coup de foudre, il la libéra et l’épousa.

Paris_Jardins_Luxembourg_Sainte_Bathilde_2014
Elle mériterait aussi d’avoir des statues un peu partout.

Elle en a au moins une, au jardin du Luxembourg, qui a été inaugurée en 1848 pour rappeler son rôle historique dans le décret d’abolition rédigé par Schœlcher au même moment.

En 1455, questionné par les Portugais sur la légitimité de l’achat d’esclaves aux trafiquants arabes sur les côtes africaines, le Pape Nicolas V est le premier à dire que le meilleur moyen d’éteindre le fléau de l’esclavage est d’en couper la racine, l’islam.

Et il ne faudrait pas oublier ce que rappelle Wikipédia dans son article sur l’abolition de l’esclavage − mais évidemment cela ne plaira pas aux négationnistes socialistes qui règnent à l’Éducation nationale − que « l’esclavage subsiste partout jusqu’à l’époque contemporaine, en dehors des pays d’influence catholique ».

Ne pas oublier non plus que des révoltes noires contre l’esclavage musulman ont eut lieu aussi très tôt dans l’histoire de l’islam, comme celle des Zandj, des Africains amenés enchaînés comme esclaves dans le sud de l’Irak, alors empire musulman Abbasside, qui réussirent à tenir bon contre les armées musulmanes de 869 à 883, date à laquelle ils furent  exterminés. Eux non plus n’ont droit à aucune statue pour commémorer le fait que la traite industrielle fut organisée dès le VIIème siècle par les Arabes musulmans, même si ceux-ci n’ont pas inventé l’esclavage.

On trouve plusieurs statues et bustes de Schœlcher en Guyane et aux Antilles.

On ne s’y embarrasse pas de disputes  sur l’existence ou non de races, sous-espèces de l’“espèce humaine unique”, puisque ce mot aujourd’hui interdit y est mentionné en toutes lettres…

image0011SafariSchermSnapz001

Mais c’est le personnage de Schœlcher qui ne plaît pas à tout le monde, notamment à certains indépendantistes antillais !

En Martinique, sa statue a été défigurée et maculée d’inscriptions démontrant que c’est surtout le fait d’avoir été Français qui est lui est reproché.

Négronewsvicc

Sur le buste : “C’était un français ce Schœlcher” ! Circonstance aggravante, sans doute…

Du racisme donc. D’ailleurs les blogs locaux comme “Negronews” ou “Bondamanjak” surfent beaucoup sur la “race noire” :

11026298_1107337175942970_7573177539837427275_n

Comme le dit aussi le CRAN en Métropole, la race noire est très supérieure aux autres qui lui devraient tout. Christiane Taubira en est parfaitement consciente quand elle menace et nous recommande de « faire attention » :

Unknown

Mais il ne faut surtout pas qu’elle demande la fermeture des blogs racistes antillais : nous sommes, chez Minurne, favorables à la liberté d’expression.

Surtout que certains ne manquent pas d’humour comme ce lecteur qui écrit : « Quitte à se faire enculer pendant 5 ans il vaut mieux choisir celui qui ne bande plus » (Bondwanak, 23 oct 2015).

Outre que ce soit de très mauvais goût, certains lui reprocheront peut-être de ne pas avoir réfléchi un peu plus loin, car si c’est ainsi qu’il voit le prochain quinquennat, le mieux pourrait être de choisir une femme, non ?

Par contre, il semble que Christiane Taubira devrait user de son influence en Guyane et aux Antilles pour faire rectifier tous les textes mentionnant la race, inscrits sur les statues et bustes de Victor Schœlcher, et du peu de celle qu’elle a en France pour lutter contre l’immigration qui nuit gravement à la santé et à l’identité des peuples de souche :

artfichier_431391_3934278_201407192728126

Y a pas bon Taubira

L’Imprécateur

Logo signature


 

KOSOVO : les errances de l’UNESCO

Le projet d’admission à l’UNESCO de la province de « Kossovo et Métochie », que l’ONU appelle simplement Kosovo, est un non-événement.

Kosovo-Carte

Peu importe quel membre du conseil exécutif a suggéré d’inscrire cette question à l’ordre du jour de l’assemblée générale qui s’ouvrira le 3 novembre, ce n’est de toute évidence pas la Serbie puisqu’elle n’est pas membre du conseil en 2015.

L’acte constitutif de l’UNESCO prévoit la catégorie de membre et celle de membre associé. Étrangement, le conseil exécutif recommande expressément d’accueillir ce territoire « en tant que membre », statut qui est réservé aux États, qu’ils soient membres de l’ONU ou pas. Bien qu’il appelle son protégé « République du Kossovo », le conseil n’omet pas de rappeler que cette admission se ferait « dans le cadre de la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ». Or la résolution 1244, prise le 10 juin 1999, rappelle l’appartenance du « Kosovo » (en réalité la province de Kossovo et Métochie) à la République fédérale de Yougoslavie et insiste à plusieurs reprises sur l’importance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays (la Yougoslavie). Le seul point où cette résolution mentionne une autre république que la RFY fait manifestement référence à la Serbie (« forces… fédérales et de la République »). L’UNESCO a reconnu la Serbie comme État membre successeur de la RFY (rebaptisée en 2003 Serbie et Monténégro) après la sécession de ce dernier, en 2006.

Ainsi le Kossovo ne pourrait pas être admis comme État membre de l’UNESCO puisqu’il n’est pas un État reconnu par l’ONU, alors que celle-ci peut reconnaître la souveraineté d’États non membres comme le Vatican, la Palestine et jusqu’en 2002 la Suisse. Tant d’après l’acte constitutif de l’UNESCO que d’après la résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’ONU invoquée par le conseil exécutif, le Kossovo ne pourrait être admis que comme membre associé, statut accordé à des territoires présentant une spécificité culturelle par rapport au reste de leur pays d’appartenance, comme par exemple Macau, les îles néerlandaises de Curaçao, Aruba et Saint-Martin ou les îles britanniques Vierges, Caïmans et Anguilla. L’admission d’un tel territoire comme membre associé est possible, selon le 3ème alinéa de l’article II de l’acte constitutif de l’UNESCO, à une majorité des deux tiers des membres, sur demande de l’État membre (ou de l’autorité) responsable des relations extérieures dudit territoire. Selon la résolution 1244 à laquelle s’est référé le conseil exécutif de l’UNESCO en recommandant l’admission du Kossovo, la souveraineté de ce territoire jouissant d’une autonomie substantielle appartient sans équivoque à la Serbie. C’est donc à celle-ci qu’il revient de demander, si elle l’estime judicieux, l’admission du Kossovo comme membre associé à l’UNESCO.

De toute évidence l’acteur (État membre, groupe de pression occulte ?) qui a introduit cette idée irrecevable cherchait à lancer une polémique entre États membres ou à donner de faux espoirs à d’autres mouvements séparatistes sanguinaires cherchant l’émancipation de leur État d’appartenance, et évidemment les premiers commentateurs ont tourné le regard vers les mercenaires islamistes étrangers qui entendent soustraire une bonne partie de la Syrie et de l’Iraq, en essayant de rivaliser avec leurs homologues qui occupent le sud de la Serbie, sur le terrain de la destruction systématique du patrimoine religieux et historique, rivalité d’ailleurs sans espoir puisqu’en dépit de la richesse archéologique de la Syrie le nombre de sites connus, inscrits au patrimoine de l’humanité ou pas, est bien inférieur.

Mais, tant au regard du droit international qu’à la lecture des textes de l’ONU et de son agence l’UNESCO, et à moins de convaincre la Serbie de présenter une demande pour sa province comme membre associé non étatique, l’initiative semble vouée à l’échec.

STRATEDIPLO (www.stratediplo.blogspot.com)


 

FRANCAFRIQUE : LA CONFRERIE DES DICTATEURS SOCIALISTES (par l’Imprécateur)

Enfin le président de la République revient à la raison ! Mercredi 21 octobre, recevant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta, ci-devant président du Mali en visite d’État venu lui demander le maintien de la présence militaire française sans laquelle le régime s’effondrerait instantanément (et, accessoirement, un-peu-beaucoup d’argent), François Hollande a déclaré : « Nous respectons les choix, toujours, des autorités légitimes. En Syrie, le président El-Assad peut consulter son peuple, cela fait partie de son droit et le peuple doit répondre.« 

Oh ! Pardon ! J’ai du mal lire la citation de Courrier international, il n’a pas parlé d’Assad, mais du président Sassou-N’Guesso du Congo !

Il l’encourage a organiser un référendum sur la Constitution congolaise afin qu’après trente années de dictature sanglante Denis Sassou-N’Guesso puisse rester trente ans de plus au pouvoir. Alors que Brazaville et Pointe-Noire, où les opposants qui veulent, comme l’ASL, renverser leur président légitimement élu sont sous les tirs de l’armée congolaise,
Sassou « fait tirer sur son peuple », comme dirait Fabius, et Hollande l’encourage au nom des droits des autorités légitimes dont la France « respecte toujours les choix ».
On croit rêver !

On sait que la diplomatie est une politique à géométrie variable.
On sait que les principes qui guident l’action des Etats n’ont pas grand-chose à voir avec la morale et beaucoup avec les intérêts économiques.
On sait que l’intérêt porté par un État aux autres États est exactement proportionnel à leurs richesses en pétrole, en gaz, en métaux ou en ressources agricoles.
On sait que ce que la diplomatie française condamne dans un pays, elle peut l’encourager dans l’autre.
Mais, écrit L’observateur Paalga de Ouagadougou, « il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux. Est de ceux-là le spectaculaire virage dont vient de nous gratifier le chef de l’Etat français, François Hollande, pour ne pas dire la France tout entière, au sujet du référendum constitutionnel au Congo« .

SafariSchermSnapz002

Observateur Paalga

« Lé grrrrand chef n’blanc » a raison, poursuit l’Observateur Paalga, un dirigeant politique doit en bonne démocratie demander l’avis ou l’arbitrage du peuple souverain quand une question qui engage l’avenir de ce peuple est posée. La Constitution du Congo pose deux limites aux ambitions dictatoriales d’un candidat à l’élection présidentielle : elle limite le nombre des mandats et elle fixe une limite d’âge. Le vieux crocodile de marigot Sassou est là depuis bientôt quarante ans, il est président depuis 1979, il aura 72 ans le 23 novembre prochain et malgré plusieurs liftings et beaucoup de bois-bandé, tout le monde au Congo sait qu’il commence à perdre ses boulons, comme disait Michel Audiard. Demandez à Antoinette, son épouse, ou aux nombreuses mères de ses nombreux enfants, car un homme important comme lui se doit, en Afrique, de semer des graines partout, c’est la coutume.

Ce militaire est chouchouté par l’Internationale socialiste, comme avant lui tant d’autres dictateurs sanguinaires. N’a-t-il pas fondé le Parti Congolais du Travail, un parti marxiste-léniniste comme il se doit ?

Elu président en avril 1979 au prix limité de quelques décès suspects de concurrents potentiels, il est réélu en 1984 et 1989. Il a été un président plutôt efficace et aimé du peuple, tout le contraire de Hollande. Aidé par l’envolée des prix du pétrole et l’ouverture de nouveaux gisements, il a modernisé le pays et a pu augmenter les salaires, tout en ajustant la durée du travail qu’il a rallongée de 5 ans pour tenir compte de l’allongement de la durée de vie des Congolais par une amélioration de la situation sanitaire.
Mais ça, « c’était avant ».

En 1992, les dispositions concernant la présidence sont modifiées dans la Constitution du Congo, la durée du mandat reste fixée à 5 ans, mais avec un seul renouvellement. Habilement, Sassou qui a déjà eu trois mandats passe la main (c’est une tactique similaire à celle de Poutine) et s’installe au Vésinet, banlieue ultra-chic de l’Ouest parisien.

Il revient au Congo en 1997 avec une garde personnelle, les « cobras » et des capacités de feu considérables grâce à des armes modernes et en abondance, qui lui permettent de tenir tête aux assauts de l’armée régulière contre sa résidence ! Le peuple le plébiscite toujours, ses cinq années d’absence ayant fait tomber dans l’oubli les épisodes de violence ayant précédé son départ en France.

Une véritable guerre civile est déclenchée entre l’armée assistée de milices zouloues et les « cobras » de Sassou qui a recruté et armé des anciens militaires en renfort. L’armée française n’aide pas le gouvernement régulier et se contente d’exfiltrer les résidents français. Qui a poussé l’Angola, le Mali et le Rwanda à envoyer des contingents pour aider Sassou ? On ne le sait pas, mais l’armée légale se voyant débordée le rallie le 15 octobre 1997.
Et le 25 octobre, le nettoyage ayant été fait, il se proclame président de la République.

En 2002 il modifie la Constitution, établit le mandat présidentiel à 7 ans renouvelable une fois et fixe la limite d’âge à 70 ans. C’est donc sa propre constitution qu’il veut modifier aujourd’hui pour continuer à régner. Seulement, les conditions ont changé. Il a rallongé à nouveau de 5 ans la durée légale du travail, mais pas pour compenser un nouvel allongement de la durée de vie. C’est au contraire pour essayer de remédier à une misère grandissante qui fait que malgré les aides internationales, le revenu journalier de la moitié des Congolais est tombé à 1 $ !
Par contre, l’élite socialiste au pouvoir s’est considérablement enrichie, un processus classique en régime socialiste.

images-1

Omar Bongo, autre président socialiste milliardaire, gendre de Sassou-N’Guesso. Né en 1935 et mort en 2009, le gendre avait huit ans de plus que son beau-père et trente ans de plus que sa seconde femme Edith Sassou.

Déjà, en 1991, Sassou-N’Guesso avait été très ennuyé par l’arrestation de son frère Maurice N’Guesso et de son ministre des Finances, Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba pour de gros détournements d’argent public. Socialistes, mais amateurs !
The Times affirme qu’en début 2006 Sassou passe 5 jours à New York (pour y rencontrer Georges W. Bush) et dépense 112 000 $, dont 18 700 pour une suite au Waldorf Astoria. Il y revient en septembre avec son équipe pour assister à une Assemblée générale de l’ONU, y loue 44 chambres et dépense 203 170 $.
Il paie toujours en argent liquide.

En juin 2007, le Parquet de Paris saisi d’une plainte pour détournement de fonds publics (un classique des mafias socialistes) découvre qu’il possède en région parisienne 18 appartements et hôtels particuliers, et l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière qu’il a ouvert dans diverses banques françaises et étrangères 112 comptes au nom de membres de sa famille, tous copieusement approvisionnés.
En 2009, c’est Monaco qui enquête sur l’immense fortune que sa fille Edith, mariée à Omar Bongo (président du Gabon), détient dans divers établissements financiers de Monaco, toujours provenant de détournement de fonds publics et très probablement de l’aide financière française et internationale.
Sassou-N’Guesso est quand même réélu président dès le premier tour par une élection dont le déroulement laisse sceptiques les observateurs.

Wikipédia décrit en une phrase qui vaut son pesant de pétrole congolais la manière dont Denis Sassou-Nguesso gère son pays par un moyen qui nous paraît ahurissant, mais est finalement plutôt courant dans bien des pays africains et socialistes: « la situation s’est dégradée (à partir de 1992) par des dettes lourdes engagées par les autorités sur les ressources pétrolières, dans le but de financer les guerres tribales.« 

Actuellement, le Congo est toujours l’un des pays les plus endettés d’Afrique, l’un des plus pauvres et toujours épuisé par des guerres tribales, malgré des richesses pétrolières conséquentes : 4ème producteur de pétrole en Afrique, qui procure 90 % des recettes de l’Etat.

Denis Sassou-N’Guesso veut maintenant modifier la Constitution pour se permettre de briguer un nouveau mandat. Le Congolais moyen gagne en Francs CFA l’équivalent de 30 € par mois, mais Sassou a augmenté ses ministres à plus de 6 000 € et les députés à 3 000 € pour qu’en échange qu’ils l’aident à convaincre les citoyens sans faillir.
Et il a sollicité l’appui politique de François Hollande. Vous pensez bien que celui-ci n’a pas refusé son appui à un si « cher » ami qui est un si bon socialiste !

French President Francois Hollande (L) shakes hands with his Congolese counterpart Denis Sassou-Nguesso as he welcomes him at the Elysee Palace in Paris on July 7, 2015. Hollande received Sassou-Nguesso ahead of controversial reforms being discussed later this week that would allow the 72-year-old to change the constitution to run for another term in 2016 after 30 years in power. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

French President Francois Hollande (L) shakes hands with his Congolese counterpart Denis Sassou-Nguesso as he welcomes him at the Elysee Palace in Paris on July 7, 2015. Hollande received Sassou-Nguesso ahead of controversial reforms being discussed later this week that would allow the 72-year-old to change the constitution to run for another term in 2016 after 30 years in power. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

« Nous respectons les choix, toujours, des autorités légitimes. Au Congo, le président Sassou-N’Guesso peut consulter son peuple, cela fait partie de son droit et le peuple doit répondre. » (François Hollande, 21 octobre 1015).

Beau retournement de veste pour un Hollande qui avait déclaré il y a un an, le 21 novembre 2014, en remettant le prix de la Fondation Chirac (un copain à lui) à la militante tunisienne des droits de l’Homme Yamina Yahyaoui : « L’Afrique a besoin qu’on promeuve partout les valeurs démocratiques. Et encore ces derniers jours, la population du Burkina Faso a fait une belle démonstration qui doit, à mon avis, faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir au-delà du temps nécessaire à la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel. Parce que ce qu’a fait le peuple du Burkina Faso, c’est tout simplement de faire respecter le droit et permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale, pour convenances personnelles.« 

Une seule condition, que Sassou-Nguesso vienne à COP21 et vote pour les propositions de cent milliards d’euros de « taxes écologiques » internationales qui vont y être proposées (et sont déjà annoncées) pour sucer un peu plus le sang des citoyens des pays qui travaillent, afin d’enrichir un peu plus les escrocs qui dirigent les pays pauvres.
N’en doutons pas, il viendra.

L’Imprécateur

Logo signature

 

LA HAINE DE SOI : UNE ARME AU SERVICE DE L’ANTI-FRANCE (par le général Martinez)

L’hebdomadaire L’Obs  publie dans sa dernière livraison du 20 octobre 2015 un texte de F. R., enseignant en histoire-géographie et écrivain intitulé « Le massacre d’octobre 1961 et ces Français qui ne sont pas Charlie ». Pour planter le décor, il déclare que « La France s’est en réalité construit ces dernières années un nouvel ennemi intérieur : une prétendue “communauté musulmane”, collectivement suspecte d’une déloyauté qu’elle feint de découvrir sans jamais chercher à la comprendre ». Il poursuit pour marteler sa vérité en déclarant que « la sanglante répression “au faciès” de 1961 est “l’événement-matrice”, selon le mot de Pierre Vidal-Naquet, de bien des “ratonnades” réelles ou symboliques. Parmi ses causes, on trouve une hantise qu’on n’appelait pas encore islamophobie : celle de la dangerosité, construite dans l’imaginaire colonial français, des musulmans ». Reprochant à l’État français son prétendu silence pendant un demi-siècle qu’il qualifie de « doxa patriotique négationniste qui voudrait effacer tout ce qui entache l’histoire de France », il indique que « l’existence même de l’événement ne fut officiellement admise qu’après cinquante-et-un ans, mais, pour ainsi dire, du bout des lèvres. En 2012, le président reconnut une “tragédie” et “la douleur des victimes”. Mais il s’arrêta au seuil d’une vérité historique politiquement inavouable, ne mentionnant ni la nature raciste de la répression, ni la barbarie du modus operandi ».

On reste interloqué devant tant de haine à l’égard de la France et on n’est donc pas surpris de sa conclusion selon laquelle « le vent mauvais de la xénophobie et du racisme qui nous fait suffoquer à nouveau comme jamais depuis la fin de la guerre d’Algérie a en effet un pendant mémoriel dans l’anti-repentance ».

Un tel discours malhonnête, élaboré à partir d’idées traduisant au mieux un point de vue très partial, au pire une démarche insultante pour la France et donc pour le peuple français car ne reposant sur aucun fait établi, ne peut pas rester sans réponse. Car si on comprend bien, on suffoque, on étouffe dans notre pays sous la pression abominable de la xénophobie et du racisme qui caractérisent le peuple français. C’est curieux. Comment expliquer alors le si grand nombre d’immigrés musulmans qui, depuis la décolonisation, ont rejoint notre pays une grande partie d’entre eux étant devenus français ? Comment expliquer que le “rêve algérien” n’a cessé de s’identifier à un “rêve français” puisque, paradoxalement, le peuple algérien n’aspire qu’à une chose : vivre chez son ancien colonisateur ? Nous serions, en outre, dans un contexte d’anti-repentance qui aurait entraîné les Français dans une attitude « patriotique négationniste » dont le but serait d’effacer tout ce qui entache l’histoire de France ! Rien de moins. Les citoyens apprécieront d’autant plus qu’ils sont persuadés, à juste titre, de l’inverse c’est-à-dire du règne d’une autre doxa, révisionniste, qui a entraîné nos élites dans une course à la repentance outrancière et morbide depuis de nombreuses années, visant à effacer des pans entiers de l’histoire de France pour répondre aux diktats de l’historiquement correct. La reconnaissance de ce “massacre du 17 octobre 1961” n’aurait été officiellement admise que cinquante-et-un ans après, en 2012, par le président de la République.

Qu’ en est-il réellement ?

« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Cette déclaration faite par le Président de la République en décembre 2012 nous confirme à quel point la haine de soi est devenue le credo de nos élites politiques et d’une partie de nos concitoyens. Plus grave, cette déclaration précédait de quelques semaines le voyage officiel du Chef de l’État en Algérie où il prononça un discours contestable et choquant par sa partialité sur la période de la colonisation. Car un tel discours ne peut avoir que des effets dévastateurs qui alimentent, sur notre territoire, le ressentiment d’une immigration hostile à l’égard de notre pays et de nos concitoyens (ainsi, même ceux devenus français ne peuvent pas être Charlie). Il faut bien admettre que cela conforte cette dernière dans son refus d’intégrer la communauté nationale et de respecter les valeurs et les lois de notre République et l’incite, comme les dirigeants de son pays d’origine, à exiger la repentance de la France, exigence farfelue, infondée et inacceptable quand on connaît les raisons qui ont conduit notre pays à débarquer à Alger en 1830. Exigence d’autant plus inacceptable quand on sait dans quel état se trouvait ce pays quand ceux qui l’ont construit avec amour l’ont laissé, la mort dans l’âme, et que l’on constate dans quel état il se trouve aujourd’hui avec des dirigeants incompétents, corrompus et incapables d’assurer le bien-être de sa population, alors même qu’il dispose de richesses et de potentiels extraordinaires mis à sa disposition par l’ancien colonisateur.

Cela dit, s’agissant des événements qui se sont déroulés au cours de cette soirée du 17 octobre 1961, curieusement rien n’est dit du contexte historique, ce qui, à l’évidence, ne peut constituer qu’un obstacle sérieux à leur compréhension. Il faut donc, par souci d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle, rappeler la situation du moment et le déroulement des événements, sinon on se soumet au diktat de l’anachronisme ou du mensonge par omission, les deux instruments du politiquement correct qui conduisent à refluer sur le passé pour le modifier selon les nouveaux critères de la bien-pensance et aboutir ainsi à l’historiquement correct.

En effet, ce 17 octobre 1961, la guerre d’Algérie dure depuis sept ans. Le général De Gaulle est Président de la République et Michel Debré Premier ministre. Des négociations publiques se déroulent entre les émissaires français et ceux du FLN. Dans le même temps, ce dernier intensifie les attentats en France métropolitaine afin de faire pression sur les autorités françaises. Deux cents policiers et militaires ont été tués ou blessés par le FLN dans l’Hexagone au cours des trois années écoulées. À Paris, la tension est extrême au point que les policiers de quartier sont équipés de gilets pare-balles et que des sacs de sable protègent même les commissariats. C’est donc la guerre sur notre propre territoire avec ses conséquences, ce que ne peuvent pas ignorer nos porteurs de certitude qui n’hésitent pas à manipuler allègrement les faits. Le FLN décide alors d’organiser une manifestation, non pas pour l’indépendance de l’Algérie, contrairement au communiqué de l’Élysée de décembre 2012, mais pour braver le couvre-feu qui est instauré dans la capitale. En effet, à cette date les jeux sont déjà faits sur l’avenir de l’Algérie. C’est donc un coup de force qui ne peut pas être toléré par la République. Par ailleurs, ce coup de force minutieusement préparé repose sur deux volets : le sabotage et l’incendie de certaines installations par des groupes armés et la manifestation proprement dite, non pacifique, composée de manifestants mobilisés pour une très grande partie souvent de force, sous la menace, qui doit envahir le centre de Paris. La manifestation est donc interdite par le Préfet de police mais le FLN passe outre en mobilisant environ 30.000 personnes. Elle est donc fort logiquement réprimée. S’agissant cependant de cette “répression sanglante”, il faut raison garder et il suffit pour cela de consulter les “unes” des grands quotidiens dans les jours qui ont suivi. Ces dernières relatent le caractère violent de la manifestation et dressent un bilan qui ne correspond en rien à l’hécatombe que certains veulent imputer à notre République. Le bilan, en effet, s’établit à 7 morts entre le 17 et le 21 octobre 1961 : 2 Algériens tués par la police (Achour Belkacem et Amar Malek, tous deux agents du FLN) et 1 Français le 17 octobre ; 4 Algériens victimes de règlement de compte entre le 18 et le 21 octobre. Quant aux 200 à 300 manifestants morts noyés dans la Seine, il suffit également de consulter les grands quotidiens qui n’en font pas état puisque aucun cadavre n’a été relevé sur les berges en aval dans les jours qui ont suivi. Sauf à considérer que les journalistes et les habitants des communes qui longent le fleuve se sont rendus complices de cette “répression sanglante” en s’imposant le silence. Mais cela fait beaucoup de monde. Cela étant, on ne retrouve pas non plus ces prétendus cadavres dans les locaux de l’Institut Médico-légal (IML). Enfin, en 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, constitua une commission chargée de faire la lumière sur ces événements. Fondé sur l’étude d’archives jusque là fermées, le rapport remis fit litière des accusations portées contre la police française. Mais tout cela ne dérange en rien nos porteurs de certitude ou autres procureurs de la bien-pensance.

Par ailleurs, s’agissant d’hommage à la mémoire des victimes, il est regrettable qu’il soit consenti non seulement à sens unique mais, qui plus est, à des terroristes. Car les deux seuls Algériens tués le 17 octobre en soirée par les policiers en état de légitime défense étaient des agents du FLN. Autre réalité étouffée par nos porteurs de certitude, les groupes armés du FLN ont assassiné, sur notre propre sol, entre janvier 1955 et juillet 1962, plus de 6 000 Algériens. Pour l’année 1961, 308 cadavres de Nord-Africains furent admis à l’IML, la plupart assassinés dans la guerre que menait le FLN contre ses opposants partisans de l’Algérie française, et parmi eux de nombreux Harkis, ou du MNA de Messali Hadj. Ces milliers d’Algériens victimes, sur notre sol, du terrorisme en raison de leur hostilité au FLN n’ont-t-ils pas droit, eux, à ce qu’on rende hommage à leur mémoire ?

Que dire, en outre, de nos compatriotes enlevés, torturés, assassinés, massacrés en Algérie, en particulier le 5 juillet 1962 à Oran, jour de la célébration de l’indépendance de ce pays ? L’État algérien a-t-il, depuis, formulé le moindre regret, la moindre excuse, rendu le moindre hommage à la mémoire de ces victimes innocentes d’une folie barbare inexcusable et condamnable ? Car il ne s’agit pas là d’un crime de guerre, la guerre étant terminée et l’Algérie indépendante, donc l’État algérien pleinement responsable. Il s’agit d’une action violente d’épuration ethnique, ce qui relève du crime contre l’humanité ! Alors, plutôt que rendre hommage à la mémoire de terroristes, ne serait-il pas plus légitime de le faire pour nos compatriotes victimes de la barbarie ?

Enfin, les conséquences de tels propos sont désastreuses sur l’unité de la Nation à terme, et sur le vivre-ensemble au quotidien. Il faut bien reconnaître que depuis de nombreuses années le rôle critiquable des élites de notre pays a été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire avec des conséquences extrêmement néfastes. C’est ainsi que depuis des années, en s’autoflagellant et en culpabilisant la France en permanence, nos responsables politiques n’ont fait qu’injecter le poison de la haine à cette jeunesse des banlieues issue de l’immigration qui est appelée – il serait peut-être salutaire de réviser nos règles d’obtention de la nationalité – à devenir automatiquement française à 18 ans. Il faut arrêter cette fâcheuse tendance qui nous enferme dans une dialectique culpabilisation-victimisation injustifiée et destructrice. Cela ne peut tout naturellement que provoquer une vive inquiétude quant à l’avenir de notre pays qui s’annonce bien sombre. Cette attitude est, au-delà du manque de lucidité et de clairvoyance qui la caractérise, irresponsable et relève d’un comportement pathologique qui s’est répandu étrangement parmi nos élites et médias de tous bords politiques d’ailleurs et qui relève peut-être de la psychiatrie. Il serait donc temps de traiter sereinement du passé au lieu de renier notre histoire. Il n’y a, en effet, aucune raison de nous repentir pour avoir, en 130 ans de présence en Algérie, non seulement construit mais fondé ce pays qui n’existait pas en tant que tel mais se trouvait, en 1830, dans un état moyenâgeux, sous le joug des Turcs qui n’ont cessé pendant plusieurs siècles d’écumer la Méditerranée et ses côtes à la chasse permanente d’esclaves. Entre 25 000 et 30 000 esclaves européens ont été libérés à Alger après le débarquement des forces françaises ! Alors, soyons sérieux.

Général (2s) Antoine MARTINEZ

000 Général Martinez 000 general-antoine-martinez

Ban last

 

« BLOC STALINIEN » (MORIBOND) CONTRE « BLOC RÉAC » (par l’Imprécateur)

Il faut arrêter de parler de « gauche », de communisme, de trotskisme ou de « socialisme », ils ont évolué depuis trois ans et se fondent maintenant dans un « bloc stalinien ». L’évolution de la presse et de l’expression politique a suivi et peut-être tracé cette voie.

Jean-François Kahn, journaliste, fondateur de Marianne et historien, en fait le constat : « Sous la Troisième République, Jaurès, Clemenceau, Barrès débattaient de façon musclée, mais débattaient. De même au XIXème siècle, Charles de Montalembert, catholique libéral, dialoguait avec Victor Hugo, représentant de l’extrême-gauche républicaine. En revanche, quand les Girondins et les Montagnards ont substitué le combat au débat, les têtes sont tombées. »

C’est aussi ce qui s’est passé avec Hitler et les régimes fascistes, mais également avec ceux que l’on appelle globalement « socialistes », même s’il faut ensuite distinguer différentes chapelles : léninistes, staliniens, maoïstes, polpotistes… En observant que Pol Pot, fils d’une grande et riche famille proche du pouvoir royal cambodgien et ami de Lon Nôl, premier ministre du roi, avec lequel il fit ses études à Paris, fut formé à la politique par le Parti communiste français et l’avocat Jacques Vergès. Il devint un vrai national-socialiste raciste et voulut exterminer tous les non-Khmers du Cambodge au nom de la religion marxiste.

Le débat polémique est toujours passionnant, à condition qu’il puisse avoir lieu, or fascistes et socialistes font tout pour l’empêcher dès qu’ils sont en position de le faire.

Il y a une uniformité consternante dans la pensée de gauche. Ces deux derniers mots, « pensée » et « gauche », qui furent autrefois porteurs d’espoir et de progrès pour certains groupes de la société, sont devenus aujourd’hui un oxymore. « Penser » et « gauche » sont incompatibles depuis que règne la pensée unique, comme on le constate dans la presse de gauche dont toutes les sources viennent de la très socialiste AFP, ce qui n’empêche pas les guerres de chapelles et rend difficile l’unité que cherchent à réaliser ceux qui sont au sommet de la hiérarchie socialiste.

On voit la forte tendance à la parole unique et sectaire dans ces émissions de l’audiovisuel public où règnent des petits procureurs de basse cour de justice, les Léa Salamé, Patrick Cohen, Aymeric Caron, Yann Moix. Ils ont remplacé les « vieux » comme Michel Polac ou Eric Nolleau qui avaient la dent dure mais étaient courtois avec les invités et ne tentaient pas de les salir, voire de les assassiner.

Yann Moix, c’est le sosie presque parfait de Lavrenti Beria, doucereux mais intraitable, avant tout préoccupé de faire avouer le condamné par avance, sans entrer dans une discussion, qu’il juge visiblement stérile, des arguments que le prévenu pourrait avancer. Mais comme, intellectuellement, il n’est pas au niveau de certains de ses invités, il lui arrive de se faire ridiculiser, même par des invités des plus improbables, comme Carla Bruni-Sarkozy, ce qui était impensable avec Beria.

Se faire ridiculiser par Michel Onfray ou Zemmour, vieux crocodiles du débat, passe encore, mais par la si jeune Marina Kaye !

Les intellectuels de gauche n’ont plus grand-chose d’intellectuels depuis qu’ils se cantonnent au récit du catéchisme du politiquement correct de gauche, une gauche qui n’a plus rien de la flamboyance des Jaurès, Jules Guesde, Léon Blum ou même d’un Georges Marchais qui n’avait rien d’un intellectuel, mais savait au moins parler aux foules et enthousiasmer les ouvriers.

Des débats parfois violents, mais avec un orateur-manipulateur extraordinaire.
Ne le comparez pas avec Hollande et Fabius, Valls ou Royal, ce serait cruel !

En réalité, dans la France d’aujourd’hui, socialiste pour quelques semaines encore, le débat d’idées est interdit ou étouffé. Les Onfray, Zemmour, Filkenkraut, Debray, de Villiers et autres penseurs contestataires sont tous mis dans le même sac, ils sont « réacs » du « bloc réac » (Jean-Marie Le Guen), alors que les différences entre eux sont considérables, ce qui fait tout l’intérêt de leur parole.

Mais ils doivent être prudents, car dans la France totalitaire certains mots sont interdits. Nadine Morano a été proprement lynchée pour avoir évoqué le mot « race » que Larousse a lâchement sorti de son dictionnaire, ce qui a obligé Arte a modifier la traduction du texte de l’éditeur anglais Wall to wall, dans une émission récente intitulée « Quand Homo sapiens peuplait la planète« , pour éviter de dire « races humaines ». On y parle donc des « espèces humaines« , ce qui est une énorme erreur scientifique (I). Mais de toute manière, les 5 épisodes ont tous été très faibles sur le plan scientifique, truffés d’erreurs qu’un étudiant en ethnologie de 1ère année n’aurait pas commises, tant la volonté était prégnante de faire croire que les sous-espèces humaines des temps préhistoriques cohabitaient dans un vivre-ensemble harmonieux, très conforme à l’idéologie bisounours de la gauche écolo.

En réalité, l’histoire des peuples dits primitifs le prouve, ce ne furent que guerres de clans et de tribus, massacres et génocides qui ont assuré une grande stabilité démographique de l’espèce humaine pendant des millénaires, équilibre qui était lui-même la source de l’équilibre écologique.

Les idées et les mots les plus sanctionnés sont ceux qu’utilise le Front National. Si un « réac » en reprend un, il est aussitôt mis au ban de la société et qualifié de « nauséabond », « rance » ou autre qualificatif injurieux et salissant sans même que la gauche essaie d’en parler, d’argumenter ou de discuter. Cela signe son totalitarisme puisqu’elle impose un diktat qui n’est pas intellectuellement justifié, au nom de « valeurs » qui seraient les siennes, mais qu’elle s’avère incapable de définir et à vrai dire qu’elle n’ose pas définir, puisque toutes ces « valeurs de la République », ou presque, sont issues de notre passé de peuple majoritairement « blanc », de culture latine et de religion chrétienne, ce qu’il ne faut pas dire, bien que ce soit un fait historique prouvé.

Il a fallu que ce soit Joachim Gauck, le président de l’Allemagne, dont le père fut déporté en camp de concentration de l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques, qui rappelle dans l’un de ses discours quelles sont les valeurs morales d’une république : « la solidarité, la charité et l’amour« , trois valeurs typiquement chrétiennes, mais aussi « la liberté » qu’il faut décliner en libertés de penser, de s’exprimer, de posséder, religieuse, etc. « L’égalité hommes-femmes » ; « la reconnaissance des différences », dont l’homosexualité ; « la forte adhésion des citoyens à leur pays » ; « la démocratie et l’acceptation sans discrimination de tous les partis régulièrement élus » ; etc…

Ce qui, a contrario, a démontré que les valeurs d’une république sont incompatibles avec l’islam quand il exige l’application de la charia, et avec une partie de l’idéologie socialiste quand elle veut s’imposer avec des méthode totalitaires de restriction des libertés de penser, de s’exprimer, de débattre, d’exister politiquement.
N’a-t-il pas été question d’interdire le FN ?
N’est-il pas question ces jours-ci de sanctionner par la loi l’expression d’opinions allant à l’encontre du dogme écolo-socialiste du réchauffement climatique, fussent-elles bien argumentées ?

kak_cop21_grand_barnum_pays

Cette oppression se manifeste avec virulence au sujet de l’immigration : on retombe à gauche sur des vieilles scies inlassablement avancées comme arguments : « réflexe de peur« , « insécurité fantasmée« , « islamophobie« , « xénophobie« , « bienfaits de l’immigration« .

Les questions de fond sont évacuées. Mais qui fait fonctionner ces routines imbéciles ? Les journalistes ! Ce sont eux qui remettent toujours les mêmes sujets sur le tapis, eux encore qui focalisent l’attention du public sur les stratégies politiques du pouvoir socialiste au lieu de traiter les sujets de fond qui légitiment le pouvoir que l’on détient.

images-2

Chers lecteurs, n’oubliez pas que c’est Merrah la victime ! Par définition, les policiers sont les coupables !

L’opinion publique est conditionnée moralement et intellectuellement à accepter de porter des œillères. C’est l’application des « Dix stratégies de manipulation des masses » décrites par Noam Chomsky, évadé du goulag socialiste et soviétique, et nous la finançons par notre redevance audiovisuelle annuelle.

« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment« . (Malcom X).
Les médias en France tentent de nous faire haïr les Onfray, Zemmour et autres « réacs » et aimer les oligarques socialistes et leurs larbins journaleux qui les oppriment.

Une autre méthode totalitaire couramment employée dans les médias consiste à cacher les fautes et escroqueries des « amis » de gauche.
Le 1er octobre dernier, la CGT, l’Humanité, le Parti Communiste et sa nébuleuse financière opaque et corrompue ont été lourdement condamnés par le tribunal correctionnel de Paris (2).
Malversations, abus de confiance, recel, emplois fictifs, détournements de fonds ont entrainé des peines de prison de 2 à 18 mois avec sursis et des amendes allant jusqu’à 75 000 € pour huit personnes et quelques sociétés.

images-3

Grand silence médiatique. Pas de « Unes », pas de « C dans l’air ». Rien.
Pourtant les peines étaient légères, s’agissant du détournement de plusieurs millions d’euros. Une Justice juste les eût condamnés à rembourser l’argent volé. Les têtes sont tombées : celles de l’ancien président du Comité d’entreprise d’EDF, de son ancien directeur général, de la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin (qui n’a pas été débarquée du Sénat pour autant), de deux anciens présidents de l’IFOREP (Institut de Formation de Recherche et de Promotion, un machin qui ne vit que d’argent public), de l’ex vice-président de la Caisse Centrale d’Activités Sociales d’EDF, la CGT fédération des mines et de l’énergie, le journal l’Humanité pourtant déjà goinfré de subventions de plusieurs millions d’euros chaque année.

Mais que voulez vous, les journaux parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par les imprimeries du syndicat du livre CGT et distribués par Prestalis (l’ex NMPP cégétiste).

On a appris à l’occasion de ce procès que le Comité d’entreprise d’EDF détient plus d’un milliard d’euros d’actifs financiers (ils volent le peuple et se disent communistes !) et d’un budget annuel de 500 millions prélevés par une « taxe » de 1% sur nos factures d’électricité. Et cette pompe à fric public, avec la complicité active de l’Etat, est entre les mains de la CGT qui soutient avec cet argent volé le PCF et l’Humanité.

Pendant ce temps-là, Libération et l’Obs ont des orgasmes en évoquant des soupçons jamais prouvés d’affaires financières touchant Marine Le Pen et le FN, Nicolas Sarkozy et l’UMP, sur la base de rumeurs qu’ils ont eux-mêmes lancées. Mais c’est silence de mort sur les lourdes condamnations du Parti Communiste, de la CGT et de l’Humanité et de leur fournisseur d’argent sale, le Comité d’entreprise d’EDF.

1 : En phylogénétique, dans une espèce tous les individus peuvent se croiser et produire des métis, il y a donc une seule espèce humaine, comme il y a une seule espèce canine ou une seule espèce féline, et des sous-espèces qu’on appelle toujours « races » dans le règne animal, mot auquel on préfère maintenant « ethnies » pour les humains, mais le sens est exactement le même.

2 : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-la-cgt-d-edf-lourdement-condamnee-21-10-2014-1874245_2428.php

L’Imprécateur

Logo 2016