ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES :
UN CALCUL CYNIQUE VOUÉ À L’ÉCHEC ?
(général Antoine Martinez)

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Un coup d’État institutionnel fomenté par des officines liées au pouvoir collaborant avec des médias serviles devait conduire à un holdup démocratique empêchant la droite avec ses deux grandes composantes LR (droite et centre) et FN de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. En effet, la gauche était promise à une cuisante défaite à l’image d’un président même plus en mesure, « empêché » même de se présenter à un second mandat, son « quinquennat pour rien » ayant tellement contribué à plonger la France dans la souffrance et la désespérance. C’est ainsi que nombreux étaient les experts qui lui prédisaient une déroute et même son élimination dès le premier tour de l’élection, le second devant opposer – tous l’annonçaient – deux candidats de la droite. Mais voilà, pour certains ne pouvant supporter et encore moins accepter cet affront intolérable, il fallait, malgré l’échec patent de ce quinquennat, empêcher l’alternance par tous les moyens.

Le résultat, tout le monde le connaît : c’est, pour ces deux candidats de droite et en particulier pour celui de la droite et du centre, la jetée en pâture aux chiens des tribunaux médiatiques alimentée, entre autres, par le gouvernement des juges, ces mêmes magistrats qui ont été traités de lâches par le président de la République dans ses confidences publiées dans un récent ouvrage. Il fallait entacher la réputation et la probité de ces deux finalistes annoncés et finalement jeter sur eux le discrédit, l’opprobre, les salir et les décrédibiliser aux yeux des électeurs, saboter leur campagne électorale et si possible conduire le candidat LR à renoncer à sa candidature.

Car en fait, ils osent dans leur campagne évoquer le problème de l’immigration et le danger de l’islam dit radical. Alors, certains de la présence de la candidate du FN au second tour qui selon eux sera battue quel que soit son adversaire, ces comploteurs ont considéré qu’il fallait à tout prix empêcher l’accession de la droite classique à la finale alors même que son candidat disposait, en principe, d’un boulevard pour gagner l’élection présidentielle.

Mais, il se pourrait fort bien que cette tentative de coup d’État institutionnel échoue lamentablement et que l’arroseur se retrouve finalement arrosé. Il se pourrait fort bien, en effet, que ces comploteurs, ennemis de la démocratie, aveuglés par leur suffisance, leur arrogance, leur mépris du peuple, leur refus de se plier à la triste réalité produite par l’échec de ce quinquennat finissant, se soient piégés eux-même et soient très bientôt désavoués par la justice pourtant instrumentalisée jusque-là mais qui ne pourra pas s’affranchir du droit.

Car tous ces conspirateurs, ces factieux, ces intrigants n’avaient pas imaginé un seul instant la force de résistance face à l’attaque de la meute et le degré d’obstination du candidat LR à aller jusqu’au bout. Ils comptaient sur son abandon et ils se sont trompés. Ils ont simplement oublié qu’un animal blessé peut se montrer très dangereux car il redouble d’énergie pour sa survie et le fait de ne pas l’avoir tué − c’est à dire éliminé de la course au titre − pourrait leur être fatal.  

Car sur la forme, après plusieurs semaines de tentatives diverses d’éviction de la compétition finalement infructueuses, chacun a pu constater que dans cette pièce de théâtre non pas de boulevard mais de caniveau, le tempo et les procédés utilisés ne trompent plus grand monde.

Sur le tempo, pourquoi ne pas avoir déclenché cette opération puante avant la primaire de droite et du centre, voire pendant cette primaire alors que le dossier était prêt ? La réponse est claire : parce que c’était trop tôt dans le plan de déstabilisation élaboré. En revanche, la stratégie choisie de le faire trois mois seulement avant l’élection présidentielle devait, en principe, en raison notamment du feuilletonnage des révélations toujours plus infamantes, déstabiliser le candidat LR en pleine campagne, fragiliser et décrédibiliser sa défense, et finalement, sous la pression, l’amener à renoncer.

De plus, ce dernier avait déclaré qu’une mise en examen le conduirait à se retirer. Il offrait ainsi au Parquet National Financier (PNF) l’opportunité d’annoncer le 16 février qu’il n’envisageait pas en l’état de classement sans suite. Et ce dernier choisissait le 24 février d’ouvrir une information judiciaire et transmettait le dossier à trois juges d’instruction désignés alors qu’il aurait pu renvoyer le candidat LR devant le tribunal correctionnel. Mais cela permettait ainsi de faire durer le plaisir et surtout de s’approcher de l’échéance électorale en maintenant la pression.

Enfin, cette pratique répugnante visant à empêcher la victoire annoncée de la droite permet de penser que deux autres « dossiers » ont probablement été préparés dans l’éventualité d’une victoire à la primaire de l’un des deux autres ténors de cette droite. Ce qui signifie que de toutes façons, ces derniers auraient eu droit au même déchaînement puisque l’objectif visé est d’empêcher la droite d’être présente au second tour de l’élection présidentielle.    

Quant au fond, il est intéressant de noter que, malgré ses sous-entendus, le PNF n’a pas été en mesure de renvoyer le candidat LR devant le tribunal correctionnel, témoignant ainsi de son incapacité à démontrer la réalité des infractions reprochées.

Cela aurait donc dû l’amener logiquement à classer l’affaire sans suite mais c’était alors permettre au candidat LR, disculpé, de relancer sa campagne électorale.

Or, l’objectif de cette opération nauséabonde est précisément d’empêcher, par tous les moyens, le candidat de la droite d’accéder au second tour de l’élection présidentielle et lui permettre d’être en mesure de la gagner.

Il est en outre, non moins intéressant d’examiner les termes qualifiant l’ouverture de cette information judiciaire : « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique », dans laquelle il n’est d’ailleurs aucunement question d’emploi fictif.

Il est cependant important de souligner (cf. rapport P. Auberger, ancien Rapporteur général du budget A.N.) qu’il ne peut pas y avoir « détournement de fonds publics » dans cette affaire car les fonds destinés à rémunérer les assistants parlementaires sont des fonds budgétaires votés par l’Assemblée Nationale qu’elle utilise selon ses propres règles et dont elle assure elle-même le contrôle. Et c’est elle qui paie les crédits sur les indications du député qui choisit librement ses assistants parlementaires. Ces fonds ne sont donc pas détenus par le parlementaire lui-même.

Par ailleurs − principe constitutionnel − l’institution judiciaire ne peut absolument pas contrôler l’emploi de ces fonds qui revient au seul Bureau de l’Assemblée Nationale du fait de la séparation des pouvoirs. S’agissant du « trafic d’influence et manquement aux obligations de déclaration », le Médiateur de l’Assemblée Nationale, chargé par le Bureau de l’Assemblée des problèmes de déontologie, a reconnu après examen poussé du dossier qu’il n’y avait aucun manquement au regard de la législation sur les conflits d’intérêt. Comment, dans ces conditions, les juges d’instruction pourraient-ils déclarer le contraire ? Quant à l’« abus de biens sociaux et recel » concernant l’affaire de la Revue des Deux Mondes touchant l’épouse du candidat LR il est difficile de le retenir dans la mesure ou la revue est la propriété d’une personne physique qui peut en toute liberté salarier qui elle souhaite et quand elle le souhaite. Cette accusation ne tient donc pas.

Après le refus de classer l’affaire sans suite, le PNF a non seulement démontré son impossibilité de prouver la réalité des infractions reprochées et donc son impuissance à renvoyer le candidat LR devant le tribunal correctionnel, mais du coup son instrumentalisation insupportable dans cette affaire en ouvrant une information judiciaire. Mais c’était sans compter sur la résistance et l’obstination du candidat de la droite à ne pas renoncer et à aller jusqu’au bout. La stratégie élaborée par les comploteurs qui comptaient sur son renoncement n’avait manifestement pas envisagé cette hypothèse. En agissant de la sorte, le PNF a donc pris une énorme responsabilité en ouvrant une information judiciaire et en transmettant le dossier aux juges car, ce faisant, il a piégé la Justice qui pourrait ne pas pouvoir prononcer une mise en examen compte tenu de l’état du dossier. Et les citoyens attendent de la Justice qu’elle soit impartiale et qu’elle applique le droit. Ils ne comprendraient pas, en effet, que le droit soit bafoué et que l’élection présidentielle leur soit volée. Le calcul cynique des comploteurs pourrait donc se retourner contre eux, le candidat de la droite, disculpé, réussissant à relancer sa campagne et à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. L’alternance fortement souhaitée est donc possible. Alors, faisons en sorte d’éliminer les comploteurs. Aux urnes, citoyens !

Général (2S) Antoine Martinez


Vice-président des Volontaires pour la France, le général Martinez était au Symposium du 4 mars à Béziers sur la « Déslamisation de l’Europe ». Retrouvez l’intégralité de son intervention sur la vidéo ci-dessous. 


Ceux qui ont lu et apprécié « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire » ne manqueront pas de lire le nouvel essai que vient de publier le général Martinez « Quand la Grande Muette Prendra la Parole ».

Un projet auquel souscriront l’ensemble des patriotes, las de l’incompétence des prétendues élites et de la décadence économique, morale et identitaire de notre pays.

Acheter et faire connaître cet ouvrage (préface d’Ivan Rioufol) constitue un acte de résistance, de patriotisme et une contribution à l’ardent effort de redressement de la France.

MLS


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17 réflexions au sujet de « ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES :
UN CALCUL CYNIQUE VOUÉ À L’ÉCHEC ?
(général Antoine Martinez)
 »

  1. croyez vous vraiment qu’il y ait encore une solution démocratique à la crise que nous traversons, quand le Français moyen est manipulé à longueur d’année par des médias totalement dévouées à la destruction des Etats Nations, le vote dans les urnes n’est libre qu’en apparence, regardez comment on vous « fabrique » un présidentiable avec Macron et les médias feront tout pour le faire élire.
    La majorité des Français ne s’aperçoit même pas qu’elle est un troupeau de moutons bêlants menés à l’abattoir au sens figuré s’il s’agit de la paupérisation de notre Pays, au sens propre si nous parlons des couteaux des islamistes.
    S’il n’y a plus de solution démocratique, alors les Patriotes devraient savoir ce qu’ils ont à faire !

     
    • Entièrement d’accord avec vous , c’est déjà trop tard !
      Vu le nombre de gens honnêtes qui reste sur le territoire il faudra choisir le chemin de l’exil pour ne pas être islamisé ou violenté.
      A mon âge une bien triste constatation !

       
  2. lebondesiles: « Le temps n’est pas vraiment à la plaisanterie.. »

    Et pourtant ces élections sont une vaste rigolade!!
    Si on regarde bien les figures de tous ces prétendants au trône , Fillon inclus, on voit très bien qu’ils sont des acteurs de cinéma qui mentent comme ils respirent car ils ne roulent que pour eux mêmes et leurs familles politiques.
    Y compris Marine qui sait que la France _ qui fait rire les étrangers depuis des lustres_ n’aura pas un nombre suffisant d’électeurs couillus pour être élue.
    Il faut avouer que les sinécures qu’ils visent sont primordiales pour tous ces gens qui seraient incapables d’avoir leurs vies de blablateurs nantis s’ils ne devaient bosser qu’avec leurs mains sales.
    Le nouveau venu sans foi ni loi Macron, larbin en chef de l’establishment grâce à sa jolie gueule obéissante, étant le pire d’entre eux.

     
  3. Si Marine gagne, émeutes et guerre civile à partir du soir du second tour. Si c’ est Fillon, il faudra attendre un à deux mois pour que la gauche bloque le pays et empêche toute réforme (N’ oublions pas que Fillon veut supprimer les 35 heures tout de suite) Et si c’ est Macron, très vite, peut être 5 à 6 mois, les moutons comprendront ce que l’ on se tue à répéter, à savoir qu’ il va les écorcher vifs, puisqu’ il n’ y a plus rien à tondre. Donc, dans tous les cas, on ne passera pas l’ année. Conclusion? si l’ on doit en baver, aussi bien que se soit le plus vite possible, votons Marine avec la folie joyeuse des désespérés et, avant l’ élection, remplissons nos frigos et garde-mangers.

     
  4. Bien dit Luc !!!
    Je vous réécrit..(Marine Le Pen, contrairement à Hollande et Macron (et aussi contrairement à Fillon) n’est pas membre du club Bilderberg…)
    C’est très important et il faut que les Français le sachent !!!!
    Fillon nous fait des promesses qu’il ne tiendra pas !! C’est un mondialiste et il nous trahira !!
    Quant à Macron et Hamon, nous savons déjà ce qu’ils valent et où ils conduiront le pays…A la catastrophe et à sa destruction.

     
    • Quand on est Membre du Bilderberg est-on informé utilement de ce qui se trame ou forcément mondialiste ? Même question pour Madame Le Pen et le parlement européen

      Désolé de troubler les marinistes de Minurne, lesquels comme les bons démocrates qu’ils sont ne laissent pas passer les avis qui n’idolâtrent pas Mme Le Pen

       
      • ?? y aurait il du filtrage sur ce site ?
        Emile, l’important est de se poser les bonnes questions il me semble
        Tant que les lobbys financiers contrôlerons le Sénat et les projets de Loi, rien ne sera possible en France, comme en Europe
        C’est pour moi la pierre angulaire

         
  5. Au delà de l’ignominie de la démarche très bien orchestrée de Hollande et ses sbires, il s’agit bien d’un hold up visant à priver les Français d’une élection qui offrait à la droite une victoire annoncée. Nous sommes tous d’accord là-dessus. Dès lors, pourquoi ne pas vouloir reporter ces élections, de remplacer Hollande et purger la procédure Fillon, trop de gens vont voter contre Fillon car ils perçoivent mal les contours de la procédure. Qu’en est il de la constitution ? !!! est-ce possible ? N’y a t’il pas une action à mener juridique ou autre . Je n’ai pas confiance dans le jugement de certains de mes concitoyens qui se laissent encore abuser

     
    • Bonjour Dixit.. En fait comme l’avait annoncer le CNT (centre national de transition agréer par L’ONU) le seul moyen « légal » pour renverser ce gouvernement actuel c’est en prenant le pouvoir … seulement entre le peuple et celui-ci il y a l’armée et les forces de l’ordre.
      Il suffit donc que le nombre des contestataires dépasse les 5 millions pour que l’armée se range à leurs côtés instinctivement et sous le regard bienveillant de l’ONU

      @InvestsBtoB

       
  6. Il suffit de relire ce que VALLS alors premier Ministre disait en parlant du FN :
    « Si le FN passe au second tour, je ferai annuler les élections »
    Les socialistes sont prêts à TOUT pour nuire à la république et donc aux Français : en « important » massivement des étrangers illégaux, en les disséminant partout dans le territoire, pour créer des zones de non-droit, et par la suite des Califats.
    Une gauche ruinée par ses mensonges, ses bassesses, ses veuleries, voila un bilan vomissant.
    Et maintenant, en coulisse Hollande dit Flamby met en place la finance en désignant comme successeur MACRON le menteur, le pourvoyeur de déchets toxiques, le falsificateur des chiffres et des promesses non dites… Une France qui se déchire et risque l’explosion.

     
    • Ne pas oublier que Wals a eu le culot de faire passer un projet de loi avant son départ de l’Élysée le 5 décembre dernier, visant à réunir tous les pouvoirs dans les mains des politiques, donc des lobbys…
      Seulement « ce projet » irréaliste est bel et bien passé en basculant la démocratie en dictature… qui ne dit mot consent n’est ce pas et c’est la raison pour laquelle ce gouvernement vient de faire passer aussi une Loi, celle du silence pour ne rien publier dans les médias et surtout au peuple.
      Allons nous prendre le risque de s’opposer aux force de l’ordre, sachant qu’elles peuvent tirer sur les opposants ou réagir dans les urnes ?

       
  7. Tout ceci me semble convaincant. Par contre, ce savant calcul repose sur un postulat : »le candidat du 2ème tour face à Marine Le Pen remportera l’élection ».
    Pas sûr du tout. Marine Le Pen se renforce un peu plus chaque jour et son discours sur le choix qui nous est offert entre la démocratie garante de la souveraineté du peuple et le totalitarisme d’un gouvernement mondial exercé par la finance internationale porte bien, car il correspond à un sentiment réel. En outre, beaucoup de peuples d’autres pays sont dans le même état d’esprit. Si tel était le cas, quelle magistrale prise de pieds dans le tapis et quelle rigolade…

     

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