ANGELA MERKEL CHERCHE UNE ALLIANCE CONTRE-NATURE
(Jean Goychman)

Après deux mois de réunions, tergiversations, de manœuvres en tous genres, Angela Merkel n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente pour former un gouvernement. Après un constat d’échec dû à une incompatibilité totale entre les écolos et les libéraux du FDP, elle déclara que de nouvelles élections seraient envisageables [1].

Une parole imprudente

À peine ces mots prononcés, elle commença à faire ses comptes en matière de répartition des votes. Dans cette approche, nos politiciens sont bien meilleurs que lorsqu’ils doivent apporter des solutions au quotidien sur les problèmes de société. Et bien vite elle s’est rendue compte qu’elle devait faire « arrière-toute » comme disent les marins. La conclusion était qu’une nouvelle consultation ne pouvait que bénéficier aux « populistes ». Car, comme disait François Mitterrand, fin connaisseur de l’âme humaine, « les vieux pêchés ont de longues ombres » et le dernier gouvernement de coalition formé entre le CDU de Merkel et le SPD de Schulz est loin d’avoir suscité l’enthousiasme populaire…

Un échec électoral cuisant

De ce point de vue, les dernières élections ont été une véritable « Bérézina » pour Angela Merkel, dont le parti perdait un quart de ses électeurs – du jamais vu depuis la création de la République Fédérale. Quant au SPD, il faut remonter à 1933 pour trouver un score aussi faible. Chacun des deux pensait que ces mauvais résultats étaient imputables à l’autre, rendant ainsi hautement improbable une nouvelle coalition qui les auraient réunis. Manque de pot, elle s’est mise dans une sorte de « corner ». Soit elle prend le risque de connaître une défaite encore plus cuisante en cas de nouvelles élections, soit elle va chercher une entente avec Schulz qui lui éviterait cette infamie. De son côté, l’intéressé sait que Merkel est dans un état de grande faiblesse et qu’elle ne peut rien lui refuser, y compris un projet de gouvernement très « ancré à gauche » du moins vu par les Allemands, mais en tout cas nettement divergent par rapport à la ligne traditionnelle du CDU.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse

Après tout, Angela Merkel peut se dire que l’essentiel est de sauver les apparences et d’habiller tout ça du respect « des valeurs de la République » en disant que c’est la seule façon de couper la route au populisme. Ce sont les gens comme elle qui accentuent jusqu’au point de rupture les tensions entre les gouvernants et les gouvernés. Qu’est-ce que cette attitude qui consiste, après avoir ramassé une claque électorale, à chercher à s’allier avec quelqu’un dont les idées sont opposées aux siennes, uniquement parce qu’on pense que les gens ne vont pas « bien » voter si on les reconvoque ? Et après, on nous parle de « démocratie », d’Europe (pour le bien de laquelle on serait conduit à agir ainsi) !

Le précédent français des Régionales

Ce n’est pas la première fois qu’on réunit des adversaires pour barrer la route au populisme, qui n’est (on veut nous le faire oublier) que l’expression du choix d’un peuple encore réputé – mais pour combien de temps ? – souverain. Souvenez-vous en 2015, lors des élections régionales, les socialistes (ou prétendus tels) préférant se faire « hara-kiri » plutôt que de laisser le Front National remporter certaines régions… Où est la « démocratie » dans cette attitude ? L’alpha et l’oméga d’une politique peuvent-ils être réduits à empêcher par tous moyens la montée inexorable de la volonté populaire ?

Les masques tombent

Une nouvelle réalité commence à apparaître. Le soi-disant combat droite/gauche n’est, dans les faits, qu’un combat factice de gens appartenant à la même idéologie euro-mondialiste. Ce ne sont que des postures destinées à masquer les objectifs réels et tromper les peuples. La seule cause pour laquelle « ces gens-là » agissent est celle d’un pseudo-libéralisme paré de toutes les vertus, alors que cette doctrine vise essentiellement à faire disparaître les États-nation. Les peuples sont en train de s’en apercevoir, mais… auront-ils le temps de réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

Il est permis de l’espérer car certains signes témoignent de ce réveil.

Le BREXIT, puis l’avènement de Donald Trump aux États-Unis, les élections en Autriche, aux Pays-Bas, dans les pays de l’Europe de l’Est, sont autant de faits qui le démontrent. L’attitude de la Chine (qui commence à contester la suprématie du dollar et du système des banques centrales indépendantes) va dans le même sens. Les fameux traités de libre-échange, donnant un pouvoir exorbitant aux entreprises multinationales n’ont plus « le vent en poupe ».

Incontestablement, le monde est en train de changer et les peuples entendent bien conserver – voire reconquérir – leur souveraineté.

 

Jean Goychman
01/12/2017

[1] http://reinformation.tv/allemagne-merkel-schulz-grande-coalition-vote-populaire-mille-77610-2/




 

 

POURQUOI L’EURO TUE NOTRE ÉCONOMIE
(Jean Goychman)

Depuis la fin de la guerre, les échanges mondiaux se sont généralisés. Toutefois, cette mondialisation n’a été rendue possible que par l’occurrence de deux évènements distincts, en apparence indépendants l’un de l’autre.

L’ère du troc ayant pratiquement disparu depuis le moyen-âge, les échanges entre pays se sont réalisés par l’intermédiaire d’un agent, au début économiquement neutre, appelé la monnaie, dont la valeur intrinsèque s’exprimait couramment depuis le Moyen-Âge, en grammes d’or (Système du Gold exchange). Cette parité limitant la création monétaire (et donc les dépenses des États) ceux-ci cherchèrent à faire sauter ce verrou. Ainsi sont nées les monnaies dites « flottantes » dont la valeur résultait de « l’offre et de la demande ». Le franc-or ainsi que la livre-or ont disparu en 1914 afin de pouvoir assurer le financement de la guerre par l’émission de monnaie fiduciaire et les emprunts d’État. En 1944, le dollar américain a été choisi comme monnaie de réserve internationale en raison de sa parité-or, qui avait toujours été maintenue, garantissant ainsi sa stabilité dans le temps

Par ailleurs, l’aspect « mondial » de la guerre avait démontré qu’il existait les moyens technologiques de faire voyager d’énormes quantités de matériel d’un continent à l’autre.

La conjonction de ces deux phénomènes a permis l’avènement de la mondialisation.

En 1971, les besoins en financement des États-Unis étaient tels que la Réserve Fédérale dût suspendre la convertibilité-or du dollar, qui devint flottant à son tour. Cela posait un réel problème de commerce international en raison de l’instabilité de cette monnaie pouvant s’apprécier ou bien se déprécier en fonction des marchés. D’autant plus que les besoins en dollars pour les transactions pétrolières subissaient une croissance exponentielle en raison des décisions de l’OPEP qui avaient multipliées par quatre le prix du baril durant l’année 1973.

Augmentation de la dette des USA

Or, l’émission des dollars ne pouvait se faire qu’en contrepartie d’émission de bons du Trésor Américain, c’est-à-dire une augmentation de la dette américaine vis-à-vis de la FED.

John Connally

La double nature de monnaie américaine (domestique et internationale) a déséquilibré la balance du commerce extérieur américain, car le pays devait être outrageusement importateur afin d’exporter en contrepartie les dollars nécessaires aux échanges internationaux. Cela avait même fait dire à John Connally, secrétaire du Trésor américain, en s’adressant aux puissances étrangères : « le dollar est notre monnaie et votre problème ».

MAASTRICHT : naissance de l’euro et fantasme de l’État fédéral européen

Et l’euro, dans tout ça, me direz-vous ? – J’y arrive. Après l’échec du dollar AMGOT de 1944 [1], la tentation a toujours été forte d’établir une monnaie européenne avec une banque centrale indépendante sur le modèle de la FED ou de la BoE. Après le SME qui préfigurait cette monnaie, le projet « euro » pris corps avec le referendum de Maastricht en 1992. Conscients de la disparité économique des futurs pays utilisateurs, des critères dits « de convergence » devaient permettre d’assurer une transition en douceur avec les monnaies nationales. Issus de négociations souvent difficiles, les critères retenus laissaient cependant une porte largement ouverte aux impétrants quels qu’ils soient.

Le véritable objectif était d’établir un État fédéral, projet envers lequel les peuples se montraient plutôt réticents. Les promoteurs de la monnaie unique étaient persuadés qu’au bout de quelques années, les peuples accepteraient cet État fédéral et que les problèmes d’interface se trouveraient réglés. Cette politique du plan incliné, chère aux organisations fabiennes, fit long feu. Après les premières années, plutôt euphoriques, où les pays les plus faibles économiquement découvrirent les emprunts faciles à faible taux, leurs dettes publiques commencèrent à dépasser les seuils d’alerte. Comme les ratios des dettes publiques s’expriment par rapport au PIB, il leur fallait maintenir un taux de croissance record pour confiner leurs dettes. Cette croissance ne pouvait résulter que du développement du marché intérieur comme extérieur de ces pays.

La crise de 2008 et le volte-face de l’Allemagne

En 2008, la crise financière internationale a tué cette euphorie des premières années et a mis en évidence l’absence de solidarité des pays de la zone euro. Les allemands, radicalement opposés à la « mutualisation des dettes publiques » ont de facto porté un coup d’arrêt au fédéralisme. Les taux d’emprunt ont commencé à diverger fortement et les « critères de convergences », en particulier ceux des dettes publiques, n’ont plus été respectés.

C’est là où les difficultés sont survenues.

  • Un pays exportateur voit les devises rentrer à la place des biens exportés. Ces devises viennent renforcer son économie mais également, dans une situation normale, entraînent une réévaluation de sa monnaie. Cet effet régulateur se traduit par une baisse de compétitivité qui freine ses exportations.
  • A contrario, un pays importateur voit sa monnaie quitter son territoire, ce qui l’oblige à en émettre davantage, donc sa monnaie se déprécie. Cela entraîne une augmentation naturelle de sa compétitivité, donc un meilleur positionnement à l’export.

Or la zone euro est constituée de pays importateurs et exportateurs.

  • Pour ces derniers, tout va bien car le bilan « import/export » rapporté à l’ensemble de la zone diminue l’effet exportation et la monnaie qu’ils utilisent se renchérit moins que s’ils étaient les seuls à l’utiliser.
  • Pour les autres, ceux qui sont « importateurs nets », c’est le phénomène inverse qui se produit. En plus de leurs difficultés de production, ils doivent subir le renchérissement relatif de leur monnaie qu’ils ne peuvent plus dévaluer. Ils doivent donc emprunter pour couvrir leurs dépenses. Ils se trouvent alors pris dans la spirale de l’austérité, car ils ont de plus en plus de mal à emprunter pour combler un déficit croissant en raison des taux d’emprunts intenables. Ils doivent alors augmenter les impôts, diminuer les salaires et vendre les « bijoux de famille » [2].

Bien évidemment, cet aspect des choses a toujours été occulté par les eurofédéralistes (de plus en plus mondialistes) qui préféraient tuer dans l’œuf tout débat sur ce sujet, préférant répéter à satiété que « quitter l’euro serait une folie qui ruinerait les petits épargnants ».

Pourtant, ces divergences entre les États de la zone euro, entretenues par le manque d’effet régulateur, ne peuvent que s’amplifier dans le temps. Et plus elles s’amplifient, plus le coût d’un éventuel fédéralisme qui s’avèrerait nécessaire pour maintenir la zone euro menacée d’éclatement, devient élevé. D’autant que ceux qui pourraient payer devraient renoncer de facto à un énorme avantage, tout en s’appauvrissant lors des transferts nécessaires.

La solution fédérale ?

Peut-on raisonnablement espérer une solution fédérale ? – Dans l’absolu, tout est possible. Mais dans la réalité ? Cela fait 55 ans (presque deux générations) que le problème est posé. Ceux qui y auraient intérêt ne peuvent la financer et ceux qui pourraient la financer n’y ont aucun intérêt. C’est pour cela que la plupart des économistes n’y croient plus. On peut toujours se gargariser et « sauter sur sa chaise » comme le disait le général, la réalité est là. Alors, bien sûr, on peut feindre d’y croire, chaque jour gagné étant un résultat en soi. Mais après ?

La politique de Macron vis-à-vis de l’Allemagne

C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron veut emmener à tout prix l’Allemagne dans la barque du fédéralisme, y compris en changeant les contours de la zone euro (autant que faire se pourra) afin de donner aux allemands les gages nécessaires. Le programme d’austérité destiné à réduire coûte que coûte nos dépenses publiques, qu’il veut nous imposer de façon à nous remettre dans les clous des traités européens, ne correspond qu’à cette démarche. Il espère ainsi amener Angela Merkel à sortir du scepticisme qu’elle manifeste à l’égard de l’Europe depuis des années. Ce scepticisme étant en grande partie justifié par ce qu’elle considère comme du laxisme budgétaire, Emmanuel Macron pense que seul « un passage en force » le crédibiliserait auprès d’elle. Rien n’est cependant garanti car l’Allemagne à tout intérêt à ce que ce différentiel se prolonge, comme en témoignent les courbes éditées par Eurostat.

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Robert Alexander Mundell

Au-delà des manœuvres politiciennes, il existe cependant une réalité. Chaque fois qu’une même monnaie était utilisée par plusieurs États au mépris des règles édictées par Robert Mundell [3] dans sa Théorie des zones monétaires optimales, aucune de ces monnaies n’a pu perdurer en tant que monnaie commune. Ce fut notamment le cas pour l’Irlande après la guerre de 14, qui utilisait la monnaie du Commonwealth, tout comme la Nouvelle Zélande.

Thomas Jefferson disait même que la cause majeure de la révolte des colons américains en 1775 était le « Currency Act » [4] de 1765, qui leur interdisait d’émettre leur propre monnaie et les forçaient à utiliser la monnaie anglaise.

Jean Goychman
23/09/2017

[1] AMGOT : American Military Government for Occupied Territories.
[2] http://www.capital.fr/economie-politique/croissance-chomage-dette-la-france-boulet-de-l-europe-1204084
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
[4] http://www.dinosoria.com/independence-day.html


 

 

MERKEL ET SON CANICHE À STRASBOURG… (par l’Imprécateur)

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Erdogan est venu à Strasbourg pour y faire sa campagne électorale islamiste, mais ceux que l’on attendait, c’est Angela Merkel et à sa remorque François Hollande qui a fait la première partie du spectacle, avant la vedette allemande. Erreur de “com”, ils n’auraient jamais dû se mettre l’un à côté de l’autre, ça faisait trop « Hé ! C’est nous qu’on commande ! », comme le rappellent les petits chefs des gangs de voyous des cités quand il y a de la turbulence dans l’air.

« Il faut vivre avec la peur » a dit le vice-chancelier de la province France”. Il a raison, François Hollande, nous vivons depuis trois ans avec la peur du chômage pour ceux qui travaillent, du niveau de vie pour les cadres retraités du privé (moins 8% en trois ans), d’un attentat pour tous, et il en est largement responsable. Même les “réfugiés” syriens francophones ont peur, « Tout sauf la France » disent-ils (enquête RMC), qu’ils voient en « futur Kosovo islamisé » (Philippe de Villiers).

Il a vanté les “idéaux”, le “mode de vie”, l’“histoire” qui unissent les peuples d’Europe et qu’il ne faut pas laisser détruire par les méchants terroristes. Bravo, mais dans la suite du discours il insiste sur l’ardente obligation de l’accueil de tous les clandestins. Ceux-ci n’ont pour le plus grand nombre aucune envie de respecter nos idéaux et notre mode de vie européen, seulement profiter des largesses que nous leur prodiguons sans contrepartie, et parmi eux se sont déjà glissés plusieurs milliers de terroristes (4.000 selon les Services allemands de Bavière et… l’État Islamiste).

L’élève des Frères des écoles chrétiennes a fait aussi des différences casuistiques entre “souverainisme” et “souveraineté” auxquelles personne n’a rien compris, avant de s’en prendre aux nations : « Le nationalisme, c’est la guerre », oubliant que le seul pays européen qui n’ait pas été en guerre depuis des siècles est le plus nationaliste de tous : c’est la Suisse.

Si vous n’avez pas suivi les discours de Hollande et Merkel, n’ayez aucun regret : plats et nuls, évitant soigneusement de traiter le fond et les causes des problèmes dont ils se refusent à voir les racines.

Aucune vision à long terme, aucune solution crédible et énergique pour affronter les défis qui attendent l’Europe : « Deux discours sans souffle sur le fantasme de la sortie de l’Histoire de l’Europe » (Atlantico, Paris) si nous refusons d’accueillir toute la misère du monde. « La parole est généreuse, ouverte, parfois grandiloquente, mais dans l’ensemble n’apporte pas de réponse aux préoccupations des Européens. Elle exprime la bonne conscience des milieux dirigeants européens mais reflète une image passive de l’Europe comme terre d’accueil et non comme puissance désireuse de maîtriser son destin » (Maxime Tandonnet, historien). « Les attentes étaient grandes quand François Hollande et Angela Merkel ont pris la parole ensemble devant les députés européens à Strasbourg, le 7 octobre. Un “moment historique” était même annoncé dans plusieurs journaux du continent. Mais, une fois le plaidoyer pour “plus d’Europe” terminé, la déception était palpable » (Courrier International, groupe Le Monde). « Ceux qui s’attendaient à une proposition forte de la part du fameux moteur franco-allemand ont été déçus… Il est incontestable que Paris n’est plus en mesure de contrebalancer le poids de Berlin » (Corriere della Sera, Rome). « Merkel et Hollande ont fait dans la rhétorique mais pas dans la réalité. Même avec plus de 1 million de réfugiés qui vont tenter d’entrer en Europe cette année, les États membres sont incapables de se mettre d’accord sur une politique d’asile commune, sans parler d’un système de quotas » (Politico, Bruxelles). « Berlin a souligné la nécessité d’une authentique politique européenne d’asile et réclamé des solutions ‘à la source’, dans les pays d’où affluent les réfugiés. Paris a rappelé que seule la France est capable d’intervenir militairement pour éviter des situations potentiellement explosives et réclamé une politique extérieure plus décidée. Et c’est tout. » (El Pais, Madrid).

Heureusement, Marine Le Pen est intervenue pour montrer toute la vacuité du personnage Hollande, devant un Filippot se tordant les mains d’inquiétude, on ne sait pourquoi !

La réponse de Hollande, très énervé, s’est voulue cinglante :

Dans cette vidéo, diffusée par L’Obs et Public Sénat, on note qu’elle a été amputée de la première partie de la réponse, celle ou il parle de l’unanimité européenne sur l’accueil des réfugiés. Car tous les auditeurs qui ont entendu la riposte de Hollande à Le Pen ont relevé deux erreur_: quand il affirme que la décision de recevoir les réfugiés a été prise à l’unanimité des 28, c’est faux, c’est insulter les Pays de l’Est (Pologne, Tchéquie, Hongrie, etc.) qui ont exprimé leur désaccord. Quand il a accusé Marine Le Pen de vouloir « sortir de l’Europe, sortir de l’euro, sortir de Schengen, et même, si vous pouvez, sortir de la démocratie », c’est lui faire un procès d’intention alors que tout le monde a noté qu’elle a plaidé pour “L’Europe des Nations” contre l’Europe fédérale demandée par Hollande et Merkel. Quant à “sortir de la démocratie”, c’est vraiment l’Hôpital qui se fout de la Charité de la part d’un homme qui a fait voter la “loi sur le renseignement” et annonce qu’il veut renforcer par une nouvelle loi (qui devrait sortir « avant la fin de l’année » a-t-il annoncé) le contrôle et la répression de la liberté de pensée et d’expression, sauf, bien évidemment, celle de la gauche stalinienne, poussant la désinformation et le flicage des citoyens à un point rarement atteint.

L’Imprécateur

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LA VOLTE-FACE d’ANGELA MERKEL (par l’Imprécateur)

Quelle joie dans la bobosphère, Angela Merkel venait de rejoindre « le camp du bien » en annonçant que l’Allemagne avait besoin des migrants et allait en accueillir 800 000 dès cette année.

Quelle joie rue de Solferino, la preuve était enfin là : François Hollande avait acquis le poids et l’autorité nécessaires pour influencer la chancelière jusqu’ici honnie pour sa supposée rigidité.

Quelle déception dans la bobosphère, à peine trois jours plus tard, voilà Angela Merkel qui annonce la fin de la récré avec la mise en place de contrôles à ses frontières et le retournement simultané de la presse et de l’opinion allemandes qui se posent la question de savoir s’ils n’avaient pas bu un coup de schnaps de trop en cédant à l’euphorie et en n’anticipant pas les problèmes énormes qu’apportent les migrants.

Quelle déception rue de Solferino de voir François Hollande à nouveau seul, isolé dans sa volonté d’accueillir toute la misère du monde, car tous les pays européens les uns après les autres, des plus riches comme le Danemark aux plus pauvres comme la Hongrie, prennent enfin conscience du piège dans lequel ils étaient entrain de tomber.

Cette prise de conscience atteint même un tout petit peu les milieux de gauche, Courrier International, la filiale mondialiste du Monde écrit « les bons sentiments ne durent qu’un temps, alors que l’afflux de migrants est appelé à durer » (C.I. 14 septembre) Et Der Spiegel, le grand journal allemand se demandait dès le 11 septembre si l’Allemagne n’avait pas déjà atteint le « point de rupture… tandis que l’afflux de migrants continue… alors que « le système d’accueil est déjà totalement dépassé« .

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La vie et les faits reprennent le dessus : les néo-colons ne sont pas des touristes, il faut tout leur donner ; quelques-uns parlent l’anglais mais pas la majorité, qui parle plutôt des dialectes arabes ou africains ; ils sont inaptes à travailler immédiatement sinon dans des travaux ne nécessitant aucune compétence ; la nourriture ne leur convient pas, pas assez épicée, pas assez copieuse, pas halal, ils vont même jusqu’à refuser les colis de la Croix rouge parce que la croix imprimée dessus rend ce qu’ils contiennent « haram » (impur) ! Conseillés par des associations staliniennes et maoïstes comme Droit au Logement, ils rentrent de force dans les domiciles des indigènes (voir l’exemple de Béziers), sachant que la justice française est très lente et que, l’hiver approchant, la loi interdira bientôt de les en expulser.

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Retour de vacances en Italie : « Qui êtes-vous ? » « Réfugiés »

Ces associations devraient d’ailleurs être interdites parce qu’elles apprennent aux migrants à enfreindre les lois : jeter ses papiers d’identité avant de pénétrer en Europe, refuser la prise d’empreintes qui permettrait de trier les rares vrais réfugiés de guerre (entre 10 et 15 %) des migrants économiques (entre 60 et 80 %), des migrants de confort (moins de 5 %, comme le père d’Aylan Kurdi) et des djihadistes (environ 5 % aussi, si l’on en croit la propagande de l’Etat Islamiste).

Là est probablement l’une des raisons qui ont motivé Angela Merkel à faire volte-face : ses services de renseignement lui on fait savoir comment parmi les 80 % de jeunes hommes qui forment le gros des bataillons de « réfugiés » (source ONU) débarquant en Europe, ils ont détecté des djihadistes qui, aussitôt arrivés, prennent en main les jeunes qui leur semblent les plus facilement influençables et les mettent en relation avec les mosquées salafistes. De plus les salafistes allemands recrutent eux aussi dans ce vivier désemparé par l’impréparation des administrations qui s’occupent d’eux et l’incohérence des législations européennes. « Les salafistes essaient d’aborder les jeunes réfugiés non accompagnés… ils veulent utiliser la précarité et la détresse pour les détourner à leurs propres fins » (Directeur des Services de Renseignements de Bavière).

Manuel Valls a annoncé dans son dernier discours qu’il y aurait 1850 djihadistes recensés et suivis en France. Les services allemands chiffrent à 7000 ceux qui seraient déjà en Allemagne (source : Fondation Konrad Adenauer). D’où la nécessité impérieuse de trier avec méthode et efficacité les soi-disant réfugiés pour y trouver les brebis galeuses avant qu’il n’aient commis des attentats meurtriers.
De plus, a déclaré Angela Merkel devant le Bundestag, « les nouveaux arrivants devront respecter les règes de vie en Allemagne« .

Et en France ? En France, la démission de Dalil Boubakeur, désespéré a-t-il dit par l’inaction « des fonctionnaires », n’a servi à rien. Malgré les avertissements des musulmans modérés qui demandent la fermeture des mosquées salafistes et l’expulsion de leurs imams, le ministère de l’Intérieur n’a pris aucune mesure.

Pièce jointe copie 3

Le ministre de l’Intérieur croit-il en l’innocuité du salafisme ou suit-il une politique délibérée d’expansion de l’islam extrémiste en France et en Europe pour y détruire la vieille civilisation qui porte les valeurs de la chrétienté et de la République ?

L’Imprécateur

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