SYRIE : OBAMA ÉTAIT COMPLICE DE L’ETAT ISLAMIQUE ! (par l’Imprécateur)

Obama est parti. Le prix Nobel de la paix devrait lui être retiré car ce dirigeant américain porte une responsabilité énorme dans la guerre qui déchire encore la Syrie. Est-ce l’approche de son départ qui a commencé à libérer les langues, notamment celle de John Kerry ? L’Histoire répondra peut-être à cette question quand on saura le rôle sinistre qu’Obama y a joué avec sa comparse Hillary Clinton, celle dont la diffusion des mails par les réseaux sociaux – peut-être alimentée par les Russes – fait scandale mais, bizarrement, pas leur contenu.

Tout démarre de la publication par le New York Times, le 30 septembre 2016, des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne.

Rien de scandaleux dans les propos tenus par John Kerry. Il explique aux Syriens le comportement de l’administration américaine.  Les Syriens ne comprennent pas ses hésitations et ses manquements aux promesses d’aide données, John Kerry semble au contraire chercher à justifier son administration. Il en est le chef, cela semble on ne peut plus normal.
Sauf que…

Le New York Times est un journal qui a soutenu les Démocrates, Obama, Clinton et Kerry,  il n’a publié que des extraits, pas l’intégralité de l’enregistrement. Les extraits choisis laissent entendre que le département d’État ne peut plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition syrienne et lui demandent de se tourner vers d’autres sponsors. « Sponsors », drôle de mot pour parler du financement de la guerre !

L’enregistrement complet a été publié dans sa version complète de 36 minutes le 1er janvier 2017 par The Last Refuge*. La conversation entre Kerry et les membres de « l’opposition » syrienne a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser Bachar el Assad et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et leur donner le pouvoir en Syrie.

Le message est clair : « Trump arrive au pouvoir, les Etats-Unis vont abandonner la coalition franco-arabo-etc. qui combattait Assad au premier chef (et Daesh accessoirement), les Etats-Unis abandonnent le combat en Syrie, débrouillez-vous ».

C’est un peu long, 37 minutes. Voici la version courte, 2 minutes :

Croyez-vous que Le Monde, Libération, L’Obs ou L’Express qui dénoncent si volontiers les sites de réinformation auraient publié une nouvelle de cette importance ?
Non, ils ont couvert en revanche avec dévotion de déplacement de feu Hollande en Irak.
On comprend d’ailleurs maintenant pourquoi Hollande est allé en Irak et pas en Syrie, la Syrie, c’est fini-n-i-ni. Mais il y a plus grave, car, après tout, si la paix actuelle obtenue par Poutine peut durer et aboutir à la pacification de la Syrie, tant mieux. Par contre, ce que l’on apprend de la bouche de John Kerry, successeur de Hillary Clinton à la tête du Département d’Etat du président démocrate Obama est sidérant :

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État :

– confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne était de renverser le gouvernement légal de Bachar el Assad. 

– confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser la République arabe syrienne, ce qui aurait évité aux Etats-Unis de se salir les mains. 

– confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes.

Autrement dit, nos militaires tués en Syrie, peu nombreux heureusement, et les 240 morts des attentats revendiqués par les suppôts de l’Etat Islamique en France sont à mettre au bilan de Barak Obama, prix Nobel de la Paix et président des Etats Unis.
Car, sans l’Etat Islamique pour les inspirer ou les ordonner, on peut penser que ces carnages n’auraient pas eu lieu.

Nous, blogs de réinformation, nous nous en doutions, mais nous manquions de preuves ce qui permettait à la presse mainstream de nous traiter de complotistes, hoaxeurs et autres amabilités orwelliennes.

Mais qui croira que le gouvernement français, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères et celui des Armées avec les Services du renseignement politique, civil et militaire à leur botte l’ignoraient ?

Déjà, en août 2014, Barak Obama déclare dans une conférence de presse qu’il « n’a pas de stratégie » contre l’Etat Islamique. Pourtant, selon l’Agence Reuters, c’est dès août 2012 ** qu’il a autorisé la CIA et d’autres agences à intervenir en Syrie pour renverser Bacchar el Assad.

Pas de stratégie ! Aveu ahurissant d’un président qui au même moment envoie ses avions bombarder la Syrie et entraine dans une « coalition » où il mêle pour les lier à son mensonge des pays disparates, pour ne pas dire opposés dans leurs intérêts syriens, de l’Arabie saoudite wahabite et salafiste, commanditaire du terrorisme international, à l’innocent Danemark, en passant par les faux-culs français et allemands.
Et si de nombreux pays de l’OTAN sont dans la coalition, ce n’est pas non plus pour éradiquer l’intégrisme islamique de l’Etat du même nom, mais pour les amener à contrer l’influence russe et iranienne qui, en 2014, commence à pointer son nez dans les affaires américaines en Syrie.

Admettons qu’au début le souhait d’Obama était seulement de pousser Assad à partir pour permettre un « printemps » syrien islamiste à la botte de l’Arabie saoudite et du Qatar.  Ces deux pays sont désireux de contrôler la production syrienne de pétrole et de gaz et construire le pipe-line irako-syrien qui permettrait à l’Arabie d’exporter son pétrole via la Méditerranée plutôt que de le faire transiter par tankers via le détroit d’Ormuz contrôlé par les Iraniens et le canal de Suez contrôlé par les Egyptiens.

Mais Assad résiste. Obama, conseillé par les Clinton, voit dans le calife Abou Bakr el Bagdadi qui démarre son Etat islamique, le moyen de lui faire faire le travail sans impliquer trop l’armée américaine. Il laisse les Saoudiens financer l’Etat Islamique et l’armer. Accessoirement, les avions américains bombardent « par erreur » quelques convois de l’armée syrienne légale qui attaquaient des positions djihadistes islamiques. 

Assad reçoit alors le soutien militaire très efficace de Poutine qui veut non seulement conserver sa base militaire de Tartous sur la côte syrienne de la Méditerranée, mais s’est allié à la Turquie pour avoir le libre passage dans les Dardanelles, négocie avec le général libyen Haftar à Moscou pour avoir une base en Libye et avec le roi Hassan au Maroc pour obtenir le passage libre à Gibraltar.

Autrement dit, Poutine pourrait circuler tanquillement de la Mer Noire à l’Atlantique par la Méditerranée pour contrer l’encerclement de la Russie par le Nord-Ouest auquel procède la belliqueuse OTAN qui envoie actuellement ses chars et ses troupes en Pologne.

Et cela sous les yeux médusés de la France dont le plan Sarkozy de grande Méditerranée sous contrôle français a été bousillé par Hollande.

L’aide militaire américaine à l’Etat Islamique et à Al-Qaida-El-Nosra a été confortée par une aide médicale et en formation du personnel djihadiste de l’EI par diverses ONG et les fameux « casques blancs », une pseudo ONG sanitaire truffée d’agents de renseignement payés par les Américains et les Britanniques.
Son « action admirable » était vantée par la presse mainstream et les télés françaises. Kerry parle à ce sujet de « Responsabilité de protéger***.

Et ce n’est pas tout : l’ex-candidat à la présidence John Mc Cain et l’équipe de la CIA au sein du parti républicain, ceux qui ont monté en 2016 le mouvement « Never Trump » étaient d’accord avec Obama pour soutenir l’Etat islamique dès 2012.

Le deuxième à partir de la gauche (celui que l’on voit à peine) est Abou Bakr al Bahdadi, le premier à gauche est Abu Mosa, le chargé de la communication de l’Etat islamique. Abu Mosa a été tué depuis. Il y a eu un certain scepticisme quant la présence d’al-Baghdadi lui-même, et le sénateur John McCain a fortement réfuté cette affirmation. Cependant, The Last Refuge qui a enquêté sur cette photo a montré qu’il y a beaucoup plus d’éléments pour prouver que c’est bien Al Baghdadi qui est derrière Mc Cain que pour prouver le contraire.

Mc Cain s’est rendu en Syrie en 2012, officiellement pour rencontrer ceux qu’il proclamait, comme Laurent Fabius, être « les modérés de l’Armée Syrienne Libre » voulant un état démocratique et laïc. En fait la majorité des troupes de l’ASL, une fois armées et formées par les Etats-Unis et la France, s’est ralliée à l’Etat Islamique, la minorité ayant rallié Al Qaïda dont les chefs proclamaient déjà:

« Le but est d’établir un Etat islamique et non pas un Etat syrien » ( déclaration de Abu Khuder, chef de l’ASL à l’époque).
On comprend pourquoi Mc Cain s’est montré aussi hostile à Trump ! Trump va avoir un sacré ménage à faire !

L’Imprécateur

* The Last Refuge est un site conservateur américain, comme son adresse mail l’indique : [email protected]

** 2012: WASHINGTON, Aug 1 (dépêche Reuters) – Le président Barack Obama a signé un ordre secret (l’ordre 1730712, n d l a) autorisant US soutien aux rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad et son gouvernement. Cliquez sur WASHINGTON pour avoir la référence

*** Lire sur ce sujet : http://21stcenturywire.com/2016/10/01/diplomatic-frauds-kerry-power-kirby-lying-and-shilling-for-body-bags-and-war-in-syria/

 

« PAX RUSSIANA » EN SYRIE !
(L’Imprécateur)

Vladimir Poutine a annoncé le 29 décembre que le gouvernement syrien et l’opposition syrienne armée s’étaient entendus sur l’instauration d’un cessez-le-feu et l’amorce de négociations. Ce cessez-le-feu est valable pour tout le territoire syrien. Il a été approuvé par “les principales forces” de la rébellion. Au total, sept groupes rebelles, dont le puissant Ahrar al-Cham, ont signé. Ils participeront aux négociations de paix à deux exceptions près, mais de taille, les deux groupes classés dans la liste des terroristes à éradiquer par l’ONU : le groupe État Islamiste et Fateh al-Cham, alias El-Nosra, alias Al-Qaïda, actuellement allié de la très disparate et inefficace coalition américaine. Les négociations de paix commenceront en janvier à Astana au Kazakhstan. La réunion d’Astana précédera des négociations inter-syriennes qui doivent être organisées par l’ONU le 8 février à Genève.

« Il y a quelques heures, s’est produit un événement que nous n’attendions pas seulement depuis longtemps, mais pour l’avènement duquel nous avons beaucoup travaillé. Trois documents ont été signés : le premier sur l’arrêt des combats, le second sur les mesures de contrôle du régime de cessez-le-feu, le troisième sur l’ouverture de pourparlers de paix. » (Vladimir Poutine, le 26 décembre, cité par le quotidien russe Kommersant). Poutine a cependant précisé qu’après trois jours de calme la trêve est encore fragile et qu’il faudra beaucoup de patience pour trouver un accord sur lequel tous les participants auront du céder quelque chose. Rien d’étonnant à cela, c’est la base même de toute négociation.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a déclaré pour sa part que « les militaires menaient depuis deux mois des pourparlers avec les leaders de l’opposition syrienne par l’intermédiaire de la Turquie ».

L’opposition syrienne contrôle en gros le centre et le nord de la Syrie, mais uniquement des régions plus ou moins désertiques. Il est curieux que si des pourparlers étaient en cours entre Russes et opposition syrienne, aucune mention n’en a été faite dans la presse occidentale. Au moins quelques-uns des centaines d’espions, officiers de renseignement, présents en Syrie aussi bien à Damas qu’à Alep ont dû le découvrir et ils n’en auraient pas informé leurs gouvernements ?

Ne serait-ce pas plutôt que ceux-ci étaient parfaitement au courant et qu’ils ont fait pression sur leurs médias pour que la chose reste secrète afin de leur éviter une “perte de face” catastrophique ?

Serge Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères avec son homologue turc. (Photo Reuters publiée par Gazeta.ru le 28 décembre.)

Les deux hommes viennent de concrétiser la nouvelle alliance russo-turque. 

La réaction outrée des medias occidentaux montre que c’est bien de cela qu’il s’agit, car Poutine écarte a priori les États-Unis et la France des négociations prévues, ce qui démontre que la politique diplomatique menée par John Kerry, Laurent Fabius et maintenant Jean-Marc Ayrault a été un énorme échec en Syrie.

Un seul exemple, la réaction du quotidien gouvernemental et socialiste français L’Obs : « Un cessez-le-feu en trompe l’œil : Cet arrêt des combats doit cependant être relativisé : il n’est qu’un nouveau cessez-le-feu parmi des dizaines qui, soit ne sont jamais entrés en vigueur, soit se sont très rapidement effondrés. Ce cessez-le-feu sera d’autant plus relatif que deux des plus importants groupes rebelles, l’organisation djihadiste “État islamique” (Daech) et l’ex-Front al-Nosra (Al-Qaïda), rebaptisée Fateh al-Cham, en sont exclus. Mais pour le Kremlin, l’essentiel est sans doute l’effet d’annonce, le coup de relations publiques, qui vise à faire oublier les accusations de “crimes de guerre” voire de crimes contre l’humanité” lancées à l’encontre des forces russes en Syrie ».

Il n’est pas faux de dire que toutes les tentatives et annonces de cessez-le-feu tentées par Obama et Hollande ont échoué jusqu’ici. Cela a tenu à leur mauvaise préparation et à l’évidente volonté franco-américaine d’en écarter le gouvernement légal et légitime de la Syrie. Sans oublier la toute aussi évidente volonté franco-américaine de faire main basse sur le pétrole et le gaz syrien, irakien et libyen par la déstabilisation systématique de ces trois pays, autant pour complaire à l’Arabie Saoudite que pour nuire à l’ennemi qui justifie les agressions de l’OTAN, la Russie, et à l’ennemi des Arabes sunnites, l’Iran. Quant aux “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité”, on en reparlera quand nos médias montreront ce qui se passe à Mossoul sous le bombes franco-américaines.

Ce sont la Russie, l’Iran et la Turquie qui vont encadrer les négociations de paix.

L’invitation faite à la Turquie par Poutine montre sa grande intelligence et sa grande connaissance de la géopolitique internationale. En invitant la Turquie, avec laquelle la Russie était encore à couteaux-tirés il y a quelques mois, Poutine la détache du bloc OTAN americano-européen. L’Europe et l’OTAN vont-ils en tirer la conclusion qui s’impose : l’exclusion de la Turquie de l’OTAN et l’arrêt immédiat des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’Union Européenne menée en contradiction avec la volonté des peuples européens ?

Non. Car l’islamisation de l’Europe par la Turquie reste à l’ordre du jour dans les plans à long terme de l’Union Européenne et de l’élite financière mondiale menée par les institutions financières Goldman Sachs, Rothschild, Lazard, etc. Elles pensent qu’elles réussiront à saboter les négociations de paix lancées par la Russie avant leur conclusion qui signerait la mainmise de Moscou sur tout le Moyen-Orient, jusqu’ici chasse gardée anglo-saxonne. Mieux vaut la continuation de la guerre en Syrie que de voir la Syrie redevenir ce que Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères annonce : « Nous sommes partisans du maintien de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la Syrie et nous nous prononçons encore et toujours pour que la République arabe syrienne demeure un État uni, pluriethnique, pluriconfessionnel, démocratique et laïque » (Nezavissimaïa Gazeta, quotidien moscovite).

Sans compter que la paix en Syrie signifierait de 10 à 15% de migrants en moins en Europe et peut-être même dans quelques mois, le retour en Syrie des Syriens déjà arrivés en Europe ce qui compromettrait, ou au moins retarderait le “Grand Remplacement” que la communauté financière internationale appelle de ses vœux.

C’est pourquoi trois pays se sont abstenus lors du vote de l’ONU à une très large majorité d’une résolution approuvant « l’importante avancée que constitue l’initiative de paix russo-turco-iranienne en Syrie » (ONU) : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

La nouvelle alliance russo-turque est déjà effective sur le terrain : l’agence de presse turque Dogan a fait état le 30 décembre de raids par l’aviation russe à Al-Bab (nord), bastion de l’EI en Syrie que des rebelles syriens appuyés par Ankara tentent de prendre. Et la lutte contre l’autre groupe terroriste continue. Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), « Les affrontements sont sporadiques et s’accompagnent de frappes aériennes menées par des hélicoptères (russes) contre des positions de groupes rebelles et de Fateh al-Cham », ex-branche syrienne d’al-Qaïda appelé autrefois Front el-Nosra.

Poutine a fait ce qu’il avait dit, ce que sont incapables de faire en Syrie les Américains et les Français.

Hélicoptères d’attaque russes en Syrie (photo Reuters)

La claque est d’autant plus violente pour Hollande et Obama que l’armée syrienne, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), principale composante de l’opposition en exil et la “Haute autorité syrienne pour des négociations” regroupant un grand nombre d’ensembles islamistes d’opposition, ont confirmé leur participation aux négociations auxquelles Poutine les a invité ! « Actuellement, tout semble prêt pour un cessez-le-feu et l’instauration d’un dialogue direct entre le Gouvernement et les forces de l’opposition qui souhaitent préserver l’intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté. Les troupes d’opposition qui ne se soumettront pas au cessez-le-feu seront reconnues comme terroristes au même titre que l’État islamique et le Front Al-Nosra » (Source ONU).

Il y a depuis peu en Syrie beaucoup de troupes iraniennes, de confession chiite. D’autre part, l’opposition armée syrienne est soutenue par la Turquie, une opposition qui ne compte plus sur les pays occidentaux (notamment la France) jugés velléitaires, impuissants et dont les intentions ne semblent pas claires. « Sans la Turquie, l’entrée en contact avec l’opposition était quasi impossible, estime l’un des experts onusiens. Les Américains se sont révélés incapables d’exercer de l’influence sur elle, toutes leurs propositions conduisaient à l’impasse. Se tourner vers la Turquie a permis de régler le problème d’Alep. Par ailleurs, Ankara contrôle l’Armée syrienne libre, et c’est sur le territoire turc qu’ont eu lieu les tentatives de réunir toute l’opposition syrienne. Même si elles furent infructueuses, le fait est que la Turquie a des contacts solides avec elle. »

Quand les pays occidentaux vont-ils comprendre que les Arabes préfèrent toujours les forts qui affirment leur force, comme Poutine et Erdogan, plutôt que les jérémiades verbeuses d’un Obama ou la mollesse inconsistante d’un Hollande, les deux étant en outre déjà effacés de la scène politique mondiale ?

Cela dit, Le quotidien en ligne Gazeta.ru relève que cette initiative de paix pourrait se heurter à deux obstacles : le premier est que l’accord n’inclut pas les forces kurdes, sur lesquelles Moscou et Ankara s’opposent. Poutine voudrait faire une place aux Kurdes dont les troupes se sont bien battues contre l’EI, Erdogan a peur de la revendication nationaliste kurde. Le second est le projet stupide de résolution franco-britannique à l’ONU, qui prévoit la mise en place de sanctions contre la Syrie. Comme si celle-ci, en ruines, avait besoin de sanctions quand c’est un vaste Plan Marshall qu’il lui faudrait. Mais la haine de Bachar el-Assad domine toujours dans les cervelles d’oiseaux de la diplomatie franco-anglo-saxonne.

Pour lire les articles originaux de Nezavissimaïa Gazeta et Gazeta.ru, cliquer sur leur nom dans le texte.

L’Imprécateur

 

L’OTAN FORMAIT DES TERRORISTES À ALEP ! (L’Imprécateur)

La nouvelle m’a d’abord paru suspecte. Elle venait de sites syriens, donc peut-être manipulés par le gouvernement légal du pays ou par les Russes : « 14 officiers de l’OTAN capturés le 16 décembre par l’armée syrienne dans un bunker d’Al-Qaïda en Syrie à Alep Est ». Et puis, les informations se sont multipliées et les chiffres grandissaient : 14, puis 17, puis finalement 110 officiers capturés !

En fait, la présence d’officiers de pays occidentaux travaillant avec les terroristes était déjà connue, bien avant le déclenchement de l’opération de reprise des quartiers Est d’Alep par l’armée syrienne.

Fin septembre dernier, le site israélien, Time of Israël, avait révélé que des agents israéliens du Mossad ainsi que d’autres officiers étrangers, dont des officiers militaires américains, qataris, saoudiens, britanniques et turcs, avaient été tués à Alep Ouest (Mont Siméon) dans une attaque de missiles opérée par la Russie. Un site iranien a relaté le 20 décembre la mort d’une vingtaine d’officiers saoudiens dont les services secrets syriens avaient découvert la présence dans un immeuble de la banlieue Ouest de Damas, tués par un tir de missile d’un chasseur de l’armée syrienne.

  • En octobre 2015, le gouvernement anglais avait reconnu avoir envoyé des instructeurs en Syrie pour assister les rebelles modérés d’Al Qaïda.
  • En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services russes de Renseignements), directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

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Les mercenaires étrangers en Syrie seraient plus de 6.000, recrutés par les Occidentaux,, les Turcs, les Saoudiens, etc. Les conseillers militaires sont nettement moins nombreux et jusqu’ici  se sont rarement fait prendre.

Aujourd’hui, l’information de la capture d’officiers occidentaux et arabes à Alep-Est est partie d’une réunion restreinte et en urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, révélée par Réseau Voltaire, un site franco-libanais interdit de diffusion en France. Le Conseil s’est réuni à huis-clos le vendredi 16 décembre dernier en fin d’après-midi (17 h GMT) pour décider des mesures à prendre après la capture d’officiers appartenant tous « à des pays alliés des Etats-Unis » dans la matinée de vendredi.

L’OTAN n’est pas toujours citée, le nombre exact d’officiers capturés non plus, les noms révélés par un député syrien d’Alep sont des noms d’emprunt comme en portent souvent les agents de renseignement, ils n’étaient pas en uniforme, etc. Mais des confirmations viennent d’agences russes, arabes, saoudiennes, libanaises, syriennes, iraniennes etc. Le fait doit être pris comme quasiment certain à partir du moment où une multiplicité de sources diverses, pro syriennes mais aussi anti syriennes le donnent pour vrai : il y avait bien des officiers occidentaux présents à Alep à côté des terroristes que les gouvernements occidentaux alliés des Américains utilisent pour tenter de renverser Bachar el Assad.

Tous les pays concernés vont nier, c’est « normal ». Après tout, il a bien fallu attendre le 20 décembre dernier pour que la France reconnaisse officiellement par la voix de son porte-parole au Conseil de Sécurité ce que les sites de ré-information comme Minurne dénoncent depuis deux ans : les flux de migrants arrivant en Europe ressortent largement d’un trafic d’esclaves organisé avec la complicité des autorités européennes et onusiennes.

Le premier à donner des précisions sur la capture d’officiers de l’OTAN a été le journaliste syrien Saïd Hilal Al Charifi, qui tiendrait ses informations de sources sécuritaires syriennes : « Les autorités syriennes ont pu, grâce à des renseignements minutieux, arriver au Quartier Général des hauts officiers occidentaux et régionaux au sous-sol d’un quartier d’Alep-est, et les capturer tous vivants ». le sous-sol en question appartient à un immeuble réquisitionné par Al Qaïda en Syrie (El Nosra) et il a été transformé en véritable bunker.

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Une rare photo de Saïd Hilal al Charifi

Les agents étrangers sont de diverses nationalités : américaine, française, britannique, allemande, israélienne, turque, saoudienne, marocaine, qatarie, etc.

Mais d’après le journaliste, les officiers français seraient les plus nombreux. Les Français seraient 17 !

Une première liste de 14 noms a été diffusée par un député syrien, Farès Shehabi, mais elle ne comporte pour le moment que des noms d’Américains, de Turcs et d’Arabes de diverses nationalités. « la Syrie donne officiellement des données sur les officiers étrangers interpellés à Alep » (plusieurs sites). « Interpellés » est le mot juste ! Le gouvernement syrien a fait savoir que le Arabes sont prisonniers, mais les Occidentaux ne sont qu’interpellés, ce qui laisse présager des négociations à l’avantage de Bachar el Assad en échange de leur libération.

On comprend mieux l’insistance des Occidentaux ces derniers jours pour obtenir du gouvernement Assad, via l’ONU, une trêve permettant d’exfiltrer leurs agents via un « corridor humanitaire », sous prétexte d’évacuation sans conditions et sans contrôle, notamment celui des armes légères, de la population civile d’Alep-Est et des combattants d’Al Qaïda-El Nosra notre allié. « La présence d’officiers occidentaux et saoudiens, qui dirigent en réalité les attaques terroristes à Alep, explique mieux l’hystérie politico-médiatique occidentale qui ne cessait de réclamer une trêve lors de la bataille visant à libérer la seconde ville syrienne du joug des mercenaires. » (Réseau international, nom de l’agence libanaise de Réseau Voltaire).

Le fond du problème posé par la présence d’officiers de l’alliance américaine anti-gouvernement légal de la Syrie a été soulevé par les déclarations officielles de l’actuel Ministre des affaires étrangères du Qatar, le Cheik Mohamed bin Abdulrahman Al Thani, et de son prédécesseur. Ils ont publiquement reconnu que le régime qatari participait au soutien des groupes terroristes en Syrie et qu’il leur fournissait des armes et des fonds, en particulier à l’organisation terroriste Front El-Nosra. Ils violent ainsi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité et bafouent  la volonté de la communauté internationale de combattre le terrorisme en interdisant que des pays leurs fournissent financements, armes et « conseillers » militaires. Ils contreviennent à la décision unanime du Conseil de Sécurité de considérer le Front el-Nosra comme une entité terroriste, au même titre que son groupe terroriste fondateur, Al Qaïda.

La dernière des résolutions est la n°2253 de 2015, succédant à la 1989 de 2011 et à la 1999 de 2007 qui condamnaient Al Qaïda « et les personnes et entités qui lui sont associées« .

Quelles excuses les gouvernements qui collaborent avec ces organisations terroristes que sont Al Qaïda et El Nosra, et se sont fait prendre la main dans le sac de la collaboration avec des terroristes islamiques par Bachar El Assad, vont-ils avancer pour expliquer leur viol de décisions prises par la communauté internationale et l’ONU ?

Ça doit cogiter dur au Quai d’Orsay !

L’Imprécateur

* « La traite des êtres humains est hélas l’un des trafics les plus rentables et les plus répandus au monde… Pour ces groupes terroristes, dont les premières victimes sont généralement les femmes et les enfants, la traite des êtres humains n’est pas seulement un moyen de semer la terreur parmi les populations civiles, elle est également utilisée comme une source de financement, voire un outil de recrutement. En Syrie, ce sont les femmes qui subissent les pires atrocités : les viols, les mariages forcés, la prostitution… En Irak, Daech a mis en place un véritable marché où des femmes et des filles issues de minorités, comme les yézidis ou les chrétiens, sont vendues pour servir d’esclaves sexuelles… En Afrique de l’Ouest… » (Exposé de François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, 20 décembre 2016). Mr Delattre cite les noms de Daesh et Boko Haram, mais oublie Al Qaïda, El Nosra, Jaïsh al-Islam, Faylaq al-Rahman (financés par les Saoudiens) qui se livrent eux aussi au trafic d’être humains exportés vers l’Europe comme « réfugiés ».

Avertissement :
La vidéo ci-dessous, qui confirme le post de l’Imprécateur, a été diffusée par la chaîne iranienne Press TV.

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FAIRE LA GUERRE, C’EST S’ENGAGER POUR LA GAGNER (par l’Imprécateur)

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Tout a été dit sur la brutalité des bombardements russes et syriens sur Alep, « deuxième ville de Syrie » et ses « plus de deux cent mille habitants » selon nos journalistes. Des bombardements qui viseraient spécifiquement « le plus grand hôpital d’Alep« , les civils et les enfants. Mais jamais bien sûr les égorgeurs, les mitrailleurs et les assassins du « groupe état islamique » et d’Al Qaïda et de ses filiales, ces fameux amis de la France (dixit Fabius), « qui font du bon boulot« .

Rien n’est dit sur les bombardements « alliés » sur Mossoul dont 90% sont assurés par les F16 américains, 5% par les Rafale français et encore 5% par les « autres » dont on ne dit jamais qui ils sont : Saoudiens ? Allemands ? Belges peut-être ? Eux ne pratiquent, c’est bien connu, que des frappes « chirurgicales » : un snipper sur un toit sans casser une seule tuile, un chef djihadiste assis à son bureau sans même déranger ses papiers, mais ce ne sont que les Russes qui buttent leurs ennemis « jusque dans les chiottes« .

Les Syriens et les Russes font une guerre sale, nous dit-on, pleine de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité. Nous, on fait une guerre propre, on bombarde avec des fleurs pour les adultes et des marshmallows halal pour les petits enfants. C’est d’ailleurs parce qu’ils sont submergés par les fleurs et les marshmallows halal que les habitants de Mossoul gênés par l’odeur des chrysanthèmes et malades de trop de sucreries fuient la ville et se font récupérer par les Peshmergas kurdes. Des braves petits gars qui font au sol le sale boulot que les Américains, les Français et les Autres ne veulent pas faire pour ne pas avoir de sang sur les mains et de tâches sur leurs beaux uniformes.

Comment ? Quand les peshmergas trouvent un djihadiste d’EI parmi les réfugiés, ils les lui couperaient et les lui feraient bouffer crues pour le faire parler avant de lui trancher la gorge ? Tsss, tsss, médisances et ragots de la presse réactionnaire lepéniste d’extrême droite. Les peshmergas que l’on voit sur les infos de la télé sont propres, avec des uniformes bien repassés, des moustaches noires cirées et taillées au poil près comme celle d’Hercule Poirot. Quand ils exigent d’un réfugié homme ou femme fuyant Mossoul qu’il se mette à poil dans la lumière crue d’un projecteur pour s’assurer qu’il ne transporte pas d’arme ou d’explosifs sur lui (ou elle), c’est avec des mots choisis et des excuses, tous les correspondants de guerre des alliés des américains vous le diront.

Pourquoi l’armée syrienne et les Russes avec leurs avions en l’air et leurs spetsnazs au sol mènent-ils une sale guerre sur Alep, ses hôpitaux, ses enfants, ses femmes enceintes et ses vieillards ? Peut-être parce qu’ils ne sont pas, comme les politiciens et journalistes français et américains, atteints du syndrome de Stockholm qui fait que l’on en vient à aimer ses ennemis, même quand ils viennent vous massacrer dans les rues et les salles de spectacle d’Orlando, de Paris et de Nice ?

Même, s’ils ont un passeport français, quand ils rentrent de Syrie ou d’Irak les mains encore tâchées du sang du mécréant qu’on leur a fait égorger en guise de test d’entrée dans l’armée des volontaires de l’Etat islamique ?
Ben oui, on est humanistes nous. En plus, on leur donne le RSA pour qu’ils aient un peu d’argent de poche, on les soigne, on les habille de neuf, on leur donne de la bonne cuisine halal.

Parce que nous, contrairement aux Russes et aux Syriens, on ne fait pas la guerre, on se bat avec les Droits de l’Homme, mais pas ceux du citoyen. En France, c’est bien connu, le citoyen est franchouillard, raciste migrantophobe, réactionnaire, islamophobe, mariniste et bleu comme la ligne bien connue des Vosges. Donc, plus de Droits des l’Homme et du Citoyen, fini le citoyen, ne restent que les Droits l’Homme, avec deux majuscule de gauche, cela va de soi. Seul l’homme de gauche mérite de vivre dans le luxe, les subventions et les aides sociales, le citoyen doit se contenter des impôts, des amendes et des médicaments non remboursés.

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Le rose est tenu par les forces gouvernementales, le vert par EI et/ou AlQaïda et ses filiales locales comme Al Nosra. Le gouvernement récupère la poche djihadiste « rebelle » .

Mais Alep, qu’est-ce que c’est ? En vrai, pas l’image qu’en donnent les medias. C’est une ville de 2,5 millions d’habitants dont plus de 2 millions vivent à peu près tranquilles sous la protection de l’armée syrienne légale.
Ils seraient plus tranquilles encore s’il n’y avait pas à l’Est de la ville un quartier d’un peu plus de deux cents mille habitants, occupé et torturé par la racaille islamiste et djihadiste d’Al Qaïda-Al Nosra et d’éléments d’EI qui cohabitent tant bien que mal et plutôt mal que bien.

Tous ces islamistes vivent sur l’habitant qui subit donc la double peine : les bombardements de ceux qui veulent libérer la Syrie des islamistes pour en refaire l’Etat laïc et paisible qu’elle était il y a dix ans, et les exactions meurtrières des islamistes. Ces derniers, pour l’exemple, égorgent de temps en temps dans Alep-Est un habitant soupçonné de trahison et veulent, eux, que la Syrie reste un califat. Islamique, ottoman ou sunnite, peu importe puisqu’une seconde guerre intra-arabe encore plus cruelle que l’actuelle règlera le problème une fois celle-ci terminée si le djihad remporte finalement la victoire. Dans ce cas, elle restera un califat et adieu la démocratie et la laïcité du régime Assad. Le califat que souhaite l’Occident décérébré à qui les soi-disant « printemps arabes » n’ont pas suffit pour comprendre qui est son seul et vrai ennemi : l’islam sunnite, salafiste et wahabite en pleine conquête de l’Europe, avec en pointe une arme humanitaire très efficace, les migrants qu’Erdogan appelle « nos soldats« .

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Russes et Syriens font la guerre, la vraie, pas la guerre molasse à la Hollande avec des tracts préalablement parachutés pour dire aux habitants et aux ennemis « écartez-vous des cibles, nos F16 et nos Rafales arriveront dans une heure ».
Ça c’est humaniste ! Mais ça n’a jamais fait fuir un ennemi, tous les généraux vous le diront ; enfin, ceux qui ne sont pas encore déchus.
Russes et Syriens veulent terminer la guerre le plus vite possible, car seule l’occupation du terrain par le vainqueur permet de négocier la paix ensuite.

Alors ils regrettent le bombardement de l’hôpital du quartier Est, c’est sûr, mais ce n’est pas le plus important de la ville comme le prétendent nos journalistes depuis leur bureau du XVème arrondissement de Paris, c’est un hôpital de quartier. Les dommages collatéraux sur des hôpitaux et des civils, Russes et Syriens ne sont pas les seuls à en commettre, demandez aux Américains en Afghanistan et en Irak, et jadis sur la Serbie et sur l’Allemagne.

Quand ils lâchaient un tapis de bombes au phosphore sur Dresde, une bombe nucléaire sur Hiroshima, ils ont pensé aux hôpitaux et aux deux ou trois cents mille civils qu’ils ont massacrés à chaque fois ?
Non, ils pensaient « nous devons gagner la guerre le plus vite possible pour la terminer et négocier ou imposer la paix ».
C’est ce qu’il faudrait faire. C’est ce que nous devrions faire, Américains, Français et Autres, en Syrie et en Irak.
C’est ce que nous faisons mal, parce qu’avec mollesse, à Mossoul où l’on voit bien qu’un siège tenu par les peshmergas commence.

C’est ce que font les Russes.

L’Imprécateur

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COMMENT L’ETAT, L’EGLISE ET LES MEDIAS TOMBENT DANS LE PIÈGE SALAFISTE (par l’Imprécateur)

Information tumultueuse le matin du 14 août sur les chaines de télévision !

RIO…

D’abord un grand bravo au gendarme marseillais Jean Quicampoix qui a gagné, à 20 ans, aux J.O. de Rio, la médaille d’argent à l’épreuve vitesse du tir au pistolet (5 cibles à toucher au cœur à 25 mètres en moins de 4 secondes !).

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Jean Quicampoix, vice-champion olympique de tir

SYRIE…

Un autre bravo pour l’armée de Bachar El Assad qui a libéré hier la ville de Minjeb en Syrie et 2 000 de ses habitants de la tyrannie islamiste. Malgré les 400 morts causés par les bombardements américains (dont on ne sait pas précisément quel camp ils bombardaient), les habitants manifestaient leur joie devant les caméras, les femmes en enlevant le voile qui dissimulait leur visage, les hommes en se rasant la barbe. Les islamistes ayant – comme les nazis le faisaient autrefois – rasé le village avant de fuir, l’heure est maintenant à la reconstruction.

CORSE…

Grosse bagarre à Sisco en Haute Corse (quelques kilomètres au nord de Bastia), hier soir vers 18 h 30, entre les villageois et « des personnes extérieures à la commune« , dit le communiqué de ministre de l’Intérieur. En réalité « des maghrébins venus en famille, dont deux femmes en burqa, pour se baigner dans une crique » (Info BFMTV avant 6 heures). Après 6 heures il s’agissait sur BFM de « deux groupes communautaires » et il n’a plus été question ni de maghrébins, ni de femmes en burqa.

Pire, sur iTélé on n’a parlé que de « deux groupes de personnes« , Mais qui ? Des touristes chinois et des pinzuti (1) ? iTélé remporte la médaille d’or du politiquement correct docile aux instructions gouvernementales. 5 blessés, trois voitures de maghrébins brûlées. L’enquête devra déterminer les causes qui ont provoqué la bagarre. Monsieur Cazeneuve s’est rendu sur place à Sisco, venant de Lourdes où il est allé mettre un gros cierge dans la grotte pour prier la Vierge de faire gagner Hollande en 2017. Il raison, seul un miracle… Mais ce n’est pas le sujet. Il devrait méditer sur le niveau élevé d’exaspération des Français qui s’exprime en premier lieu chez les Corses, naturellement plus sensibles que les continentaux aux agressions colonialistes « extérieures », c’est LE mot juste du communiqué officiel, les Maghrébins sont « extérieurs » à la France.

LE PIEGE SALAFISTE…

Bravo à la CAF qui a retiré la subvention qu’elle avait accordée à une association de femmes musulmanes pour organiser un camp de vacances dans les Hautes Alpes. C’est par Le Figaro que la CAF a appris qu’un prédicateur salafiste devait venir « former » les jeunes à l’islam, alors qu’il aurait dû être expulsé au Mahgreb il y a plusieurs mois mais a été sauvé de l’exil par la clémence du ministère de l’Intérieur. C’est bien la preuve qu’à la CAF ils ne lisent pas que Le Monde, L’Huma, Libé et L’Obs, sinon, ils ne l’auraient jamais su, comme le disait Michel Charasse (2) qui plaçait Le Monde et Libération en tête de la désinformation en France.

Ce sont les faits. Cette association jusqu’ici irréprochable, qui œuvre pour sortir les jeunes des ghettos communautaires des cités, a très vraisemblablement été piégée par la nouvelle politique mise en action par les salafistes disciples des Frères musulmans (CFCM et UOIF) dans leur entreprise de conquête de la France. Je pense qu’elle a été piégée par un cadeau financier, mais il est possible aussi qu’elle ait subi de fortes « pressions » des autorités musulmanes officielles.

En effet, les salafistes jugent que les derniers attentats ont exacerbé la méfiance des Français envers l’islam. L’attentat terroriste est donc, pour le moment, contre-productif, mais cela ne signifie pas que les attentats s’arrêteront, EI est toujours actif. Ils développent une nouvelle stratégie : créer des incidents qu’ils pourront exploiter pour stigmatiser le racisme des autorités françaises qui traitent les musulmans comme des citoyens de seconde zone.

Premier exemple : le maire de Cannes a promulgué un arrêté interdisant le burkini sur les plages. Il estime que : « une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir ». La bagarre de Sisco lui donne raison, mais les Frères musulmans ont aussitôt exploité l’affaire, deux associations islamistophiles, dont la Ligue des Droits de l’Homme de Cannes, ont déposé plainte pour discrimination à caractère racial, etc…

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Bernard Cazeneuve en selfie avec deux islamistes notoires : au milieu Amar Lafsar, frère musulman,  président de l’UOIF et organisateur de voyages à La Mecque qui prône l’islam rigoriste et le voile pour les femmes, à gauche Abdelkader Sadouni, frère musulman, imam de Nice, qui prône un djihad offensif et justifie la lapidation des femmes. Heureusemnt que Cazeneuve lutte contre l’islamisme, sinon !..

Tariq Ramadan estime en effet que l’islam fera plus facilement la conquête de l’Europe par la culture que par la violence, d’où cette nouvelle stratégie qui de toute évidence fonctionne bien puisque le gouvernement comme l’Eglise se la laissent imposer. Et puisque nous sommes en été, c’est le burkini qui a été choisi comme arme de stigmatisation des Français. Quand le froid reviendra, ils reviendront, eux, aux revendications traditionnelles : menus halal dans les cantines, voile dans les lieux publics, mosquées en nombre insuffisant, imams dans les prisons, salles de prière musulmanes dans les édifices catholiques (c’est une nouveauté), etc. Et comme il faut « apaiser » et « dialoguer », comme nous l’expliqueront Hollande, Valls, Cazeneuve et les évêques, gouvernement et Eglise cèderont encore du terrain à l’islam conquérant. J’insiste sur ce mot de « conquérant » parce que c’est celui qu’utilisent les leaders de l’islam quand ils disent « Si dieu le veut, nous allons conquérir l’Europe« .

La stratégie islamiste d’été fonctionne bien comme on le voit aussi avec l’affaire de l’association Smile 13 qui avait loué un plagiste privé de Pennes-Mirabeau, Speedwater, pour organiser début septembre une journée de détente pour les femmes musulmanes des quartiers nord de Marseille. Elle précisait « pas de garçons de plus de 10 ans« , « burkini« , « jilbeb de bain » ou « maillot une pièce augmenté d’une jupe ou d’un short couvrant les genoux » et « le personnel plagiste sera mixte« . Dans ce cas aussi, il me paraît évident que les salafistes se sont servi de ces femmes pour piéger la classe politique locale et nationale, vous saurez comment à la fin de l’article.

Smile 13 a été créée le 12 janvier 2015, donc tout récemment, par des femmes de bonne volonté qui essaient de soustraire les musulmanes des quartiers nord de Marseille à la tyrannie musulmane de leurs maris et frères. « Tout simplement, parce qu’on a toutes besoin de petits moments comme ça où on pense JUSTE A NOUS lol SMILE13 organise régulièrement des journées piscine/détente entre femmes 😉 Les biens loués sont tous équipés d’une maison avec piscine sans vis à vis, certains avec jacuzzi / spa » (site internet [email protected]).

Alors que des associations islamophiles protonazies, comme le MRAP, la LCR voire la LDH touchent des subventions colossales pour nuire aux patriotes français, Smile 13 ne reçoit aucune subvention publique affirme sa trésorière, Melisa Thivet, qui dit aussi « vivre à l’européenne » et « ne pas porter le voile ». « Nous sommes une association culturelle et sportive, pas cultuelle ».

Donc, nous avons une association privée qui loue à un organisme privé son établissement clôturé, son personnel des deux sexes et son matériel, en dehors des jours normaux d’ouverture, puisque la saison de Speedwater s’arrête le 4 septembre et que la réunion Smile 13 était prévue pour le 17. Elle le fait pour sortir, pendant une journée, des femmes exploitées des quartiers nord de Marseille ghettoïsés et quadrillés par les islamistes radicaux, bénéficiant de la bienveillance et souvent des subventions d’élus locaux avides de se constituer une clientèle électorale.

Pour rassurer les maris et les frères qui sans cela ne laisseraient pas sortir celles qu’ils traitent en femelles, elles leur assurent que cela se fera dans les règles de la bienséance islamique puisque le personnel masculin de Speedwater sera présent. Elles n’enfreignent aucune loi, aucun règlement, si ce n’est celui de Speedwater dont le règlement intérieur interdit le burkini en temps normal pour des raisons d’hygiène, comme il interdit aussi le short et le bermuda pour les hommes dans sa piscine. Mais comme il s’agit d’une location privée et hors saison, Speedwtar autorise l’entorse à son règlement.

De nombreuses mairies en France proposent leur piscine publique avec des horaires adaptés à des associations, confessionnelles ou non, qui demandent une forme de protection pour leurs adhérentes : juives loubavitch à Sarcelles parce qu’il leur est interdit de se baigner en présence d’hommes, femmes enceintes, obèses ou du troisième âge (Lille, Strasbourg par exemple). Smile 13 essaie d’améliorer la vie de musulmanes, elle n’est pas subventionnée et n’a que 200 adhérentes environ. C’est sur ce point qu’apparaît la manœuvre des salafistes.

Car la location de Speedwater était facturée « un peu moins de 15.000 euros » (3). Jolie somme pour une jeune association pauvre, avec peu d’adhérentes et non subventionnée ! Qui a proposé à Smile 13 de prendre en charge le coût de la location ? Qui a décidé de révéler publiquement la transaction légale et privée entre Smile 13 et Speedwater en la baptisant « burkini party » alors qu’elle n’est pas que cela et de loin ? Provoquant un tollé politique faisant le bonheur des Frères musulmans conquérants qui vont monter en mayonnaise l’intolérance de la République laïque, le deux poids deux mesures dont sont victimes les musulmans en France, l’oppression des femmes musulmanes par l’intolérance des Français « de souche », etc. C’est là que les autorités devraient enquêter, s’il y a encore un peu d’intelligence à l’Intérieur et PACA. De plus, prendre l’initiative d’indemniser Smile 13 qui en a bien besoin par une subvention conséquente pour le préjudice moral et financier subi.

L’Imprécateur

1 : le pinzutu, au pluriel pinzuti, est, en Corse, le Français continental

2 : Michel Charasse, gros fumeur de cigares de prix, ancien conseiller de Mitterrand, sénateur socialiste

3 : Source Le Monde qui n’a probablement pas compris qu’il dévoilait la manœuvre salafiste en publiant ce chiffre de 15.000 euros !

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LA GUERRE EST UNE CHOSE TROP SERIEUSE POUR LA CONFIER A HOLLANDE ! (par l’Imprécateur)

La France a rarement eu un président et un gouvernement aussi belliqueux. Qui sait, puisque la presse du gouvernement bien dressée n’en parle pas, que des forces françaises interviennent actuellement en Libye ? Mieux vaut être discret, c’est entendu. La dramatique défaite de 2011 a certes permis l’élimination de Muhammar Kadhafi. Elle fut un succès militaire sur ce point, bien qu’obtenir le lynchage du chef ennemi n’ait rien de glorieux. Pour le reste, ce fut une catastrophe politique et diplomatique majeure. Elle a abouti à détruire un état stable qui bloquait la migration africaine vers l’Europe pour le remplacer par un foutoir innommable dominé par Al Qaïda et l’OEI (Organisation Etat Islamique), lesquelles ne cachent pas qu’elles organisent et favorisent le départ vers les côtes de l’Europe méditerranéenne de centaines de milliers de migrants. Est-ce ce que voulait le gouvernement français ?

L’Italie intervient de son côté en Libye avec un intérêt économique évident : protéger les exploitations pétrolières de sa compagnie nationale, l’ENI, qui d’ailleurs fonctionnent toujours et que convoitent les troupes de l’Etat Islamique en manque d’argent du fait de ses défaites en Syrie face à l’armée syrienne soutenue par la Russie. La Grande Bretagne et les Etats-Unis interviennent aussi, de façon très discrète, avec officiellement l’objectif d’aider à la reconstitution d’un état libyen stable, en réalité surtout pour contrer l’action des Italiens avec l’espoir de récupérer à terme les champs pétroliers qu’ils exploitent.

La France agit depuis le Tchad d’où partent ses avions, officiellement pour surveiller les dunes du Nord-Mali, en réalité pour mener des opérations de renseignement en Libye où il n’y a plus aucune couverture radar aérienne. Les avions agissent aussi en appui des forces spéciales françaises qui sont sur le terrain et ont notamment aidé les troupes du général Haftar à reprendre Benghazi et Derna. La France fournit aussi, très discrètement, des équipements et des éléments d’entrainement aux troupes libyennes.

Elle ne peut agir ouvertement, aucune des conditions nécessaires n’étant réunies faute d’accord international et de la concurrence que se livrent les différents acteurs potentiels. L’ONU veut éviter une nouvelle action OTAN, l’Italie – ex-colonisateur – a toujours de gros intérêts en Libye et essaie de constituer une alliance militaire (la LIAM) avec divers pays arabes et la Grande-Bretagne, l’Union européenne cherche surtout à bloquer l’immigration avec EU NAVFOR (connu en France comme « opération Sophia ») dont Angela Merkel a récemment vanté l’efficacité à Barak Obama.

La France a pour objectif principal de rétablir une situation stable en Libye qui permettrait un contrôle du Sud libyen, foyer et refuge de toutes sortes de milices djihadistes qui déstabilisent les pays africains de la région sahélienne sous contrôle français. Ce contrôle est militairement assuré sur 5 pays (1) par l’opération Barkhane. Grâce à l’expérience et à l’efficacité de nos armées, c’est un succès sur le plan militaire, mais qui n’est pas garanti dans le temps. Si les militaires partent, les djihadistes musulmans qu’ils combattent reviendront aussitôt depuis le Nord-Nigeria ou le Sud-Lybie sans que les armées nationales locales, pourtant en grande partie armées et entrainées par les soins de la France et de l’ONU, puisse s’y opposer, comme on l’a vu au Mali après la fin de l’opération Serval.

En réalité, il est illusoire de compter sur des forces étrangères, françaises ou autres, pour restaurer la sécurité dans le Sahel. « S’il est une leçon à tirer du fiasco occidental en Afghanistan, c’est que tôt ou tard, des forces étrangères sont perçues comme des forces d’occupation. Le véritable enjeu n’est pas, comme l’annonçaient les Américains en Afghanistan, de « tuer les méchants », mais de répondre au désespoir d’une jeunesse sans capacité d’insertion économique ou sociale, travaillée par un islam rigoriste, et dont les meilleures perspectives se situent, objectivement, non dans une agriculture marginale, mais dans les trafics illicites contrôlés par des groupes armés » (Serge Michailof, Africanistan, Ed. Fayard 2015).

La question que le gouvernement français devrait se poser est : La présence continue de soldats français au Sahel est-elle un facteur de stabilité ? « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières autour desquelles circulent des groupes brandissant des torches enflammées. L’armée française tente d’éteindre ces torches avec les petits moyens qui sont les siens : 3 500 hommes sur une superficie correspondant à six ou sept fois celle de la France« .

Seuls des Etats nationaux fonctionnels pourraient restaurer la sécurité.
Cela impliquerait de consolider ou de reconstruire non seulement les armées nationales mais aussi les gendarmeries, les administrations territoriales, les systèmes judiciaires. Or ces pays n’en ont pas les moyens et rien n’indique que leurs élites politiques en aient l’envie : « souvent corrompues, gérant leurs ressources humaines en fonction de critères ethniques ou clientélistes, payant leurs soldats de manière épisodique« . Depuis les indépendances il y a soixante ans, elles vivent fort bien de la misère de leurs peuples.

Sans oublier la question démographique que personne ne veut examiner et qui, affirme Serge Michailof, va avoir pour résultat que « l’Afrique va se retrouver dans nos banlieues« .

La presse élyséenne (autrement dit la presque totalité de la presse française) ne parle quasiment plus de l’engagement militaire français en Syrie dans le cadre de la coalition américano-saoudienne. Elle ne parle que des « exactions » que commettrait l’armée syrienne dans sa reconquête. Si l’hôpital d’Alep saute ou si un camp de réfugiés est bombardé, c’est forcément l’armée syrienne. La presse française ignore-t-elle que dans toutes les villes reprises à l’EI, que ce soit par les Kurdes ou les Syriens, les hôpitaux ont été retrouvés piégés aux explosifs par les djihadistes avant leur fuite ? À Palmyre, par exemple, ce sont les Russes qui sont en pleine opération de déminage de l’hôpital. Ignore-t-elle aussi que les « alliés » ont déjà commis plusieurs erreurs dans leurs bombardements et que selon deux rapport successifs de l’ONU ce sont les djihadistes d’Al Nosra-Al Qaida et ceux de l’EI qui utilisent du gaz moutarde pour attaquer le Syriens ? Cela s’est encore produit récemment à Deir Ezzor.

En Syrie, c’est l’échec total ! La presse française avait pourtant raconté que nos Rafales, Mirages, et le Charles de Gaulle allaient sceller le sort de ce salaud de Bachar el Assad en trois coups de cuiller à pot. Hollande, Fabius et aujourd’hui Ayrault sont dans une ignorance dramatique des questions arabes. Elle ne risque pas d’être sauvée par l’inculture abyssale du personnel diplomatique français (2) qui, même quand il est compétent (car heureusement ça arrive), se garde bien, par sécurité professionnelle, de démentir les élucubrations des conseillers énarques de l’Elysée et du Quai d’Orsay. Il leur raconte donc ce qu’ils souhaitent entendre.

On a oublié la Syrie heureuse, prospère, multireligieuse et multiculturelle d’avant la grande déstabilisation lancée par le lobby américano-saoudien qui voulait y faire un « printemps arabe » selon les Américains, « printemps islamiste » selon les saoudiens.

En matière arabe et musulmane, les Américains sont tout aussi niais que les socialistes français. Ils n’ont pas vu ni compris dans quel piège les entrainait l’Arabie saoudite qui a deux objectifs : préserver sa richesse colossale et son pétrole, et exporter son idéologie, le wahhabisme ou islam radical, en Europe.

En Syrie c’est la Russie qui commence à apporter la bonne solution : rétablir Bachar el Assad et son pouvoir laïc et socialiste.
Le problème n°1 est que Washington est incapable de repenser le cadre stratégique de ses relations avec la Russie. « La cohérence semble la grande absente de leur politique au Moyen-Orient. En Syrie, les États-Unis adoptent une approche au coup par coup. Après l’échec avéré de la coalition à éradiquer l’État islamique, le fiasco du programme d’entraînement des rebelles pour renforcer des groupes modérés au détriment de groupes jihadistes soutenus notamment par l’allié saoudien, un pari sur l’opposition kurde visée par l’allié turc et une convergence ponctuelle avec les Russes pour favoriser une issue politique à Genève, les Américains font finalement marche arrière » (Revue Défense).
Le problème n°2 est que Hollande et Fabius, aujourd’hui Ayrault, sont incapables d’autre chose que d’un suivisme stupide de leurs « alliés » américains et saoudiens.

Obnubilés par la Chine et inquiets du rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin, les Américains croient pouvoir le gêner – à défaut de l’empêcher – en  contrant systématiquement les Russes dans toutes les crises. Une politique de puissance portée par une vision stratégique à long terme aurait dû pousser Washington à apaiser les tensions avec Moscou pour jouer des oppositions dans la relation sino-russe.
La politique à courte vue du président Obama ne peut aboutir qu’à prolonger les crises.

La France est absente des négociations en cours sur la Syrie et elle a abandonné les chrétiens de la région : aucun écho médiatique à l’explosion de la grande église de Mossoul dynamitée par les djihadistes de l’EI le 24 avril, l’une des dernières encore debout (il y  avait 40 églises à Mossoul du temps de Saddam Hussein).

Alors que la France accueille toujours plus de musulmans, les chrétiens syriens qui souhaiteraient se réfugier en France ne le peuvent plus et sont les seuls à être refoulés. Les visas ne sont plus accordés aux chrétiens et Bernard Cazeneuve justifie ce comportement raciste (3) par « des raisons de sécurité« . Il était également difficile de ne pas être écœurés en voyant le pape François baiser les pieds de douze « réfugiés » musulmans de trois familles musulmanes et les ramener au Vatican, ne prenant pas dans son avion de familles chrétiennes parce qu’« elles n’avaient pas les papiers en règle ».

Et quoi encore, les chrétiens avaient les pieds sales ?

L’Imprécateur

Bannière 2016

1 : L’opération Barkhane  a succédé le 1er août 2014 à l’opération Serval et mobilise quelque 3500 militaires en Mauritanie, au Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso. Dix soldats français avaient été tués lors de l’opération Serval, déployée de janvier 2013 à juillet 2014 au Mali, sept militaires français ont été tués depuis le lancement de l’opération Barkhane qui a succédé le 1er août 2014. À leur lancement, le président Hollande affirmait que ces opérations ne dureraient que « quelques mois » : 17 morts pour la France, un coût élevé, et c’est loin d’être fini.

2 : Il fallait que le représentant de la France à l’ONU et le personnel diplomatique français soient sacrément ignorants de l’histoire du Moyen-Orient pour voter une résolution UNESCO décrétant que le Mur des Lamentation n’est pas juif et appartient au patrimoine culturel musulman. Comme si l’on disait que la Sainte chapelle était à l’origine une mosquée.

3 : le refus ou la critique de l’islam étant considéré par la loi française comme un acte raciste, il va de soi que si cette religion est définie comme une race par la loi, les autres doivent l’être aussi. Refuser des chrétiens est les accuser d’être porteurs d’insécurité est donc également un acte raciste.

 

AL-NOSRA, LE CURIEUX « ALLIÉ » DE MM. HOLLANDE ET FABIUS (par l’Imprécateur)

Mais qui est Al-Nosra, l’allié que Fabius et Hollande ont choisi pour la France dans sa lutte pour tuer Bachar el-Assad et faire un « printemps arabe » syrien, c’est-à-dire donner le pouvoir aux islamistes locaux ?

Jabhat an-Nuṣrah li-Ahl ash-Shām, appelé en Europe Al-Nosra, signifie « Front pour la victoire des Gens du Sham« . Le Sham, c’est la région qui borde la Méditerranée orientale et correspond en gros à l’ancien Levant : Syrie, Liban, Palestine et Israël. C’est un groupe armé de musulmans sunnites-salafistes qui mène le djihad pour reconquérir la région et en chasser, ou en exterminer, toutes les autres composantes religieuses qui refuseraient la soumission à leur islam rigoriste. Il est affilié depuis son origine à Al-Qaïda. Il a une base arrière au Liban, mais son implantation principale se trouve dans le Nord-Ouest syrien avec les villes d’Alep et Homs. Depuis novembre 2013, il a pris le nom de Al-Qaïda fi Biladu ash-Sham, « al-Qaïda au pays du Sham » qui inclut en plus du Levant le Sud de la Turquie, ce qui ne plait pas du tout à Erdogan !

Grâce à l’appui en argent et en armes de la France et des États-Unis, il est devenu l’un des plus importants groupes rebelles et terroristes de la guerre civile. Cet appui, il l’a obtenu en faisant croire à Obama et Hollande, fraîchement arrivés au pouvoir en 2012 en toute ignorance du Moyen-Orient et de l’islam, qu’il représentait une opposition islamique modérée à Bachar el-Assad, « bourreau de son peuple« , ce qui est aussi exact que les arguments avancés pour tuer Saddam Hussein accusé de détenir des « armes de destruction massive » et Muhammad Kadhafi accusé de vouloir faire « un bain de sang  à Benghazi« . Dans les deux cas, il y avait eu au départ la CIA et Al-Qaïda pour financer et armer les rebelles.

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Le drapeau d’Al-Nosra-Al-Qaïda en haut, est souvent confondu dans les photos de djihadistes présentées par la presse avec celui de l’Etat Islamique reconnaissable à son cercle blanc.

Al-Nosra a commencé à se constituer en force armée et politique peu après l’amnistie accordée en janvier 2011 par Bachar El-Assad à la quasi-totalité des djihadistes syriens à qui il avait infligé peu avant une sévère correction. Bachar, arrivé au pouvoir en 2000, était encore un peu naïf à la manière socialiste (il est socialiste en tant que chef du parti socialiste syrien, le Baas), et croyait, comme Valls avec les terroristes français de retour de Syrie, que pardonner aux intégristes qui avaient tenté de le renverser lui vaudrait la reconnaissance des sunnites syriens devenus majoritaires dans ce pays du vivre-ensemble laïc multiconfessionnel et multiethnique. La loi du Talion n’étant pas un euphémisme chez les sunnites, nombre des amnistiés rêvaient d’une vengeance féroce et ils en trouvèrent l’opportunité avec la venue à mi-juin 2011 d’une équipe de l’Etat Islamique en Irak qui leur proposa argent, hommes et armes. Ils se mirent d’accord et furent rejoints par des vétérans syriens qui s’étaient battus en Irak sous la bannière de l’E.I.I. qui était alors une filiale d’Al-Qaïda en Irak, financée par nos alliés et amis l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Pour faire simple : l’Arabie Saoudite, islam sunnite de rite intégriste wahhabite, engendre Al Qaïda, qui après son succès du 11 septembre 2001 engendre Etat Islamique en Irak. E.I.I, qui conquiert le Nord de l’Irak. Pour conquérir la Syrie, E.I.I. engendre Al Nosra, islam sunnite et salafiste. Vous suivez ? Mais une fois la Syrie partiellement conquise et E.I.I. rebaptisé État Islamique en Irak et en Syrie (ISIL, acronyme arabe « Da’esh »), abrégé en État Islamique, E.I. parce qu’il se voit conquérir le monde, Al Nosrah préfère son grand-père Al Quaïda à son père E.I.

C’est à dire que, après avoir été provisoirement l’allié de son papa l’État Islamique d’Irak, au point que la fusion des deux groupes terroristes avait été annoncée, Al-Nosra s’en sépara pour redevenir, en 2013, la filiale locale syrienne de son grand-père, Al-Qaïda. À l’ONU, depuis 2014, Al-Nosra est sur la liste de la résolution 1267 des organisations terroristes rattachées à Al-Qaïda. Cela n’émeut pas le moins du monde Hollande et Fabius qui voient toujours Al-Nosra comme un bande de copains « qui font du bon boulot » (dixit Fabius). Avec une telle ignorance des réalités et un tel aveuglement, ils ne faut pas être surpris qu’ils se soient laissé rouler avec autant de facilité par ces gentils musulmans qui mitraillent, égorgent et gazent avec modération, et ne découvrent qu’aujourd’hui 10 500 djihadistes potentiellement dangereux dans les 20 000 fiches des services français de renseignement.

Parenthèse pour dénoncer un fantasme très répandu à gauche où l’on dit que le salafisme n’est pas du tout le sabre de l’islam mais une ascèse, une discipline de l’esprit visant à la perfection islamique. À C dans l’air, récemment, Roland Cayrol, dit La Voix de son maître en raison de son évidente allégeance à Hollande, soutenait encore que c’était une erreur de croire le salafisme dangereux. Le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tarek Obrouk, peut soutenir le contraire, et à C dans l’air, Mohamed Sifaoui réclamer l’expulsion des imams salafistes et la fermeture de leurs mosquées en raison de leur extrême dangerosité, rien n’y fait, il y a encore des gens de gauche pour croire que le salafisme serait un islam « modéré ». On ne peut pas forcer à boire un âne qui n’a pas soif !

Pour l’islam soufi, que l’on ne connaît en France (et encore !) que par les derviches tourneurs, le djihad est uniquement une ascèse. Ils sont pacifistes, accueillent volontiers chrétiens et juifs et participent, s’ils y sont invités, à des messes ou au shabbat. images-2

Le plus connus des soufis sont ceux de l’orde mevlevi. Ils tournent sur eux-mêmes en musique jusqu’à atteindre une sorte de transe et d’extase, le « samâ », qui signifie « l’écoute », celle des deux « shayhs », des maîtres spirituels. L’un est le pendant du pape, mais il forme son successeurs de son vivant, il y en a donc toujours deux. En 2007, ils ont tenu à rencontrer le pape Jean-Paul II.

Pour l’islam chiite (Iran principalement) 10 % des musulmans dans le monde, il y a deux formes de djihad : le djihad guerrier qui recommande l’extermination de ceux qui offensent Allah, ils l’appellent « petit djihad » avec un certain mépris, mais peuvent le pratiquer si nécessaire, et le « grand djihad » qui est ascétique, mais avec moins de rigueur et de profondeur que le djihad soufi.

Pour l’islam sunnite, le djihad ascétique n’est pas absent mais il n’est que très peu pratiqué, le seul vrai djihad est le djihad guerrier violent, le salafisme.

Le problème, c’est qu’en France nous avons 95 % de sunnites (80 % dans le monde) et très peu de chiites, essentiellement des Marocains, qu’ils soient alaouites comme le roi Hassan II, hanbalites ou malékites. C’est pourquoi, de la Somalie (milices salafistes Al Shabaab) à l’Algérie (Groupes Islamistes Armés), de la Syrie (E.I., Al Qaïda et Al Nosra) à la France (salafisme diffus) le djihad salafiste est à plus de 95 % violent.

Mais revenons à notre « allié » Al Nosra. En mars 2013, le Los Angeles Times révèle que, selon le Département d’État, il est impossible de distinguer le Front Al-Nosra d’Al-Qaïda. Furieux, Le Monde, le quotidien du PS, bondit : « plusieurs témoignages recueillis dans le nord de la Syrie laissent penser que Jabhat Al-Nosra est un groupe très majoritairement syrien, autour de 80 %, sans lien organique avec Al Qaïda« . Comme disait Michel Charasse « si l’on veut ignorer ce qui se passe réellement dans le monde, il faut lire Le Monde« . Mathieu Guidère, professeur d’islamologie réputé, bondit à son tour pour contredire Le Monde en déclarant en avril 2013 que les djihadistes étrangers sont « désormais majoritaires aux deux tiers par rapport aux Syriens » au sein d’Al-Nosra. Il ajoute que ces étrangers ont modifié la mission initiale du Front al-Nosra, qui était de faire tomber le régime alaouite de Bachar el Assad, accusé par les sunnites de massacrer les musulmans salafistes, autrefois très minoritaires en Syrie, mais que le gouvernement socialiste français appelle « le peuple syrien« . Ce qu’ils veulent maintenant, c’est renverser El Assad pour prendre le pouvoir et instaurer la charia dans ce pays encore laïc, multiconfessionnel et multiethnique dans les parties de la Syrie toujours contrôlées par le pouvoir légal de Bachar, les seules où l’on trouve encore des chrétiens, des druzes, des chiites, des coptes, des araméens, etc.

Abou Bakr al-Baghdadi, le calife d’E.I. a révélé (9 avril 2013) le parrainage du Front Al-Nosra par son organisation, caché jusqu’ici « pour des raisons stratégiques et de sécurité » selon lui, et déclaré que c’est lui qui avait choisi le chef actuel d’Al-Nosra. Et c’est là que ledit chef, Al-Joulani, le trahit et annonce rallier Al-Qaïda ! En représailles, Al-Baghdadi organise des attentats multiples et meurtriers à Alep et Homs, qui tuent des milliers de civils et que l’on attribue à l’époque à Bachar El-Assad. En France, les pieds nickelés acceptent sans vérification cette version. En même temps, Al-Joulani rallie aussi le groupe Jayish al islam et intègre avec lui le Front islamique qui a des ramifications internationales et ferraille contre tout ce qui n’est pas musulman sunnite intégriste.

Le 30 mai 2013, les autorités turques annoncent l’arrestation de 12 terroristes d’Al-Nosra en possession de grosses quantités de gaz sarin qu’ils faisaient entrer en Syrie. La presse française et le Quai d’Orsay, toujours aussi bien informés, annoncent que Bachar El-Assad va bombarder son peuple au gaz ! Les SR français auraient pu dire la vérité, mais il faut savoir qu’il est très dangereux pour une carrière de fonctionnaire de dire des choses qui pourraient désillusionner Hollande, Valls, Fabius et la presse romancière de gauche. Quant à la presse, encore plus servile, elle a ramené des « preuves » données par Al-Qaïda, notamment à deux journalistes de Paris-Match. Ce n’est que récemment que des « rebelles » à Bachar El-Assad ont été pris en flagrant délit d’utilisation d’armes chimiques

En novembre 2013, Al-Qaïda annonce qu’Al-Nosra est bien la seule organisation terroriste qui représente Al-Qaïda en Syrie. D’où l’actuelle partie de billard à trois bandes principales : l’armée nationale syrienne de Bachar el Assad – Al-Qaïda-Al-Nosra – l’Etat islamique, chacun se battant contre les deux autres. À ces trois -là, il faut ajouter quelques efflorescences marginales telles que les Turkmènes antikurdes, les Kurdes anti-E.I., le Hezbollah anti-Al Qaïda, les Peshmergas iraniens anti-sunnites, les brigades Jund al-Aqsa, Jaish al-Sunna, Liwa al-Haqq, Ajnad al-Sham et Faynad dal-Sham qui sont anti-tout-le-monde mais se laissent acheter par le plus offrant, sans oublier les soi-disant « modérés » comme le mouvement Hazm, et l’Armée Syrienne Libre-anti Bachar qui revendent les armes que leur donne la France à Al-Qaïda ou à l’E.I. suivant la meilleure offre… On trouve les djihadistes français en Syrie principalement chez E.I. et Al-Nosra.

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Bref, on comprend que les intellects non formés à appréhender, comprendre et analyser des situations complexes soient perdus et, comme Fabius et Hollande, se promènent là-dedans comme « Oui-Oui chez les terroristes« .  Des Syriens déguisés en moutons modérés leur avaient dit que Bachar était le grand méchant loup, ils l’ont cru. Ont-ils compris avec le 13 novembre qu’ils se sont fait rouler ? C’est l’énigme dont nous connaitrons la solution dans les prochaines semaines, si Hollande tient ses promesses de féroce implacablitude.

L’Imprécateur

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SYRIE : LE GRAND BAZAR ! (par l’Imprécateur)

Formidable ! Quelle intelligence, quelle connaissance du problème à résoudre : rétablir la sécurité en Europe en luttant contre l’Etat Islamique (Da’esch)…
Les dirigeants européens se sont réunis plusieurs fois depuis janvier 2015, sans pour le moment apporter la moindre solution efficace, la preuve en est donnée par les attentats du 13 novembre. Ils vont se réunir à nouveau à Bruxelles et ils y ont invité  la cause numéro 2 du problème, l’un des sponsors de l’Etat Islamiste : la Turquie !

La Turquie, qui achète le pétrole produit en Syrie et en Irak par E.I. et le revend à divers pays européens sans signaler son origine.
La Turquie, qui laisse passer sans les inquiéter les djihadistes d’E.I. qui entrent et sortent, éventuellement les héberge et les nourrit s’ils ont besoin de se réfugier ou se reposer un peu.
La Turquie, qui recrute pour E.I. et aide les candidats européens au djihad à parvenir à bon port.
La Turquie, qui bombarde les Kurdes, les seuls pour le moment à aller sur le terrain déloger les soldats de l’E.I.
La Turquie, dont le dictateur mégalomane R.T. Erdogan veut éliminer Assad pour rétablir le califat ottoman sur la Syrie (dont la France l’avait délogé au siècle dernier pour arrêter la tyrannie turque sur le peuple syrien multiconfessionnel, ce que Fabius-le-somnolent ignore certainement).
La Turquie, qui vient d’abattre un Sukoï-24 russe qui longeait la frontière Syrie-Turquie côté syrien puisqu’il est tombé à 4 km de la frontière dans une zone de la Syrie tenue par les rebelles terroristes turkmènes. La Turquie dit maintenant que le pilote aux commandes de l’un des deux chasseurs turcs F-16 était un pilote syrien « modéré », autrement dit al-Qaïda  !

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La Turquie est un grand Etat, peuplé de près de 100 millions de Turcs, membre de l’OTAN. Ce pays, laïcisé au début du siècle dernier par Mustapha Kemal Atatürk, s’est profondément ré-islamisé depuis l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan, membre du bureau international des Frères musulmans, l’une des sectes les plus radicales de l’islam. Son épouse porte le voile et il a autorisé le port de la burka, notamment dans les universités. Il s’acharne à gommer toute trace de l’œuvre de modernisation et de laïcisation conduite par Mustapha Kemal Atatürk.

La Turquie se trouve donc impliquée, malgré l’opposition de ses élites, d’une partie de l’armée et de sa population, dans les rêves délirants de grandeur islamiste de son leader qui se voit comme le nouveau calife ottoman et s’est déjà fait construire un palais gigantesque et ultra luxueux, mais équipé en sous-sol d’un vaste bunker et de tous les moyens modernes de télécommunications. Il a une conception assez particulière de la démocratie, mais ni les Etats-Unis, ni l’Europe n’osent lui faire d’observations. C’est un allié dans l’OTAN.

De là à partager avec lui le plan de défense contre E.I. (qu’il soutient, finance et arme de concert avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, mais pas officiellement bien entendu), il y avait un pas à ne pas franchir. Ces deux-là font aussi partie de la coalition américaine anti Da’esh, même s’ils n’ont encore rien fait pour l’attaquer, sinon quelques simulacres même pas bien joués.

Avec un tel partenaire, on peut être certain qu’à peine la réunion des chefs d’États européens terminée, toutes les décisions même les plus secrètes seront connues du Calife Al Baghdadi dans la minute qui suit !

L’Arabie Saoudite et la Turquie sont alliées contre Bachar El-Assad. Ces deux États sunnites souhaitent le départ ou, mieux, la mort du chef alaouite, ce mécréant. Les deux ont inspiré la création de l’E.I. et le soutiennent. Chercher des solutions au problème que soulève E.I. au Moyen-Orient et en Europe en y associant ces deux-là est d’une totale absurdité. Rien d’étonnant à ce que, quand elle parle de François Hollande, Dabiq, la revue de propagande d’E.I., fasse précéder son nom de « l’imbécile« .

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Surtout quand on sait que lors des premiers bombardements de cibles d’E.I. par les Mirage et Rafale le 14 novembre, dont Le Drian et Hollande se vantent, il y eut « zéro victime » (révélé à C dans l’Air), parce qu’E.I. avait été prévenu avant, afin d’éviter le risque de tuer des musulmans, surtout sunnites et wahhabites ou salafistes. Si bien que seuls des bâtiments vides furent détruits.
La chose ayant été dévoilée, on annonce maintenant à chaque bombardement français des victimes djihadistes sans en apporter la moindre preuve autre que des photos aériennes où l’on ne voit que des bâtiments exploser.
L’honneur du président est sauf par la dissimulation de son mensonge : ses frappes sont en grande partie du cinéma, car si elles étaient efficaces, nos alliés Saoudiens et Qataris pourraient exercer des représailles financières contre la France – qui a besoin de leur argent pour boucler son budget.

Turquie, Arabie et Qatar sont avant tout les alliés des Etats-Unis où, mardi, Hollande se trouvait pour demander à Obama d’intensifier les bombardements. Pratique, les bombardements, on ne prend aucun risque au sol, zéro mort là aussi, seul petit problème, on ne sait jamais trop qui reçoit les bombes sur la tête – ça s’appelle les « dommages collatéraux ».
Mais de qui les Etats-Unis jouent-il le jeu ? Le Centre français de Recherche sur le Renseignement (Cf2R) donne une réponse :

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le jeu des Américains ne cesse d’être ambigu. Washington a désigné comme auteurs des attentats qui ont détruit les tours de New-York l’Irak, l’Iran et plus récemment la Syrie, alors que et la majorité des terroristes étaient saoudiens, sunnites-salafistes, et obéissaient à Al-Qaïda. Puis, à l’occasion des pseudo « révolutions arabes » de 2011, les Etats-Unis ont soutenu, partout dans le monde arabe, les Frères musulmans, des sunnites fondamentalistes, afin de les installer au pouvoir. Les Frères musulmans sont une création de l’Arabie saoudite. Mais les Tunisiens et les Egyptiens les ont chassés et, en Syrie, ça n’a pas marché du tout, ce qui risquait d’entraver la bonne marche du plan Kalergi et les projets américains de confier la gestion des hydrocarbures syriens et irakiens à leur cher allié l’Arabie saoudite.

Ce n’est pas une mauvaise analyse des américains, mais une véritable stratégie d’alliance objective et machiavélique avec l’islam le plus radical qui soit.
Zbigniew Brzezinski, l’ancien conseiller pour la Sécurité nationale de Jimmy Carter déclarait encore récemment, à propos de Jabat Al-Nosra, la branche d’Al-Qaida en Syrie : « si les Russes continuent à bombarder nos gars, il faut qu’Obama riposte«  !
Et Laurent Fabius, parlant d’Al-Qaïda, avait dit en 2012 « Ils font du bon boulot« .
Sans la catastrophique intervention et gestion américaine en Irak , sans le soutien ou la passivité bienveillante de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, E.I, n’existerait plus.
Mais, tant que l’E.I. bénéficiera de tels sponsors, il continuera d’exister. D’autant qu’aucun pays occidental ne voulant intervenir au sol et la très faible combativité de l’armée irakienne ne permettant pas d’espérer des opérations militaires d’envergure au sol, il ne reste que Bachar aidé par les Russes pour éradiquer l’E.I. qui vient tuer des Français à Paris.

En suivant aveuglément ces quatre faux jetons, Arabie, Qatar, Turquie et Etats-Unis, Hollande a clairement accru la menace terroriste sur la France. Pourtant il a été docile, le clampin, il n’a rien fait pour empêcher des centaines de djihadistes français de partir en Syrie pour prêter main-forte à l’Etat Islamique, ni gêné en quoi que ce soit leur retour qui va accélérer la réalisation du plan Kalergi.
Manuel Valls demande même des centres spécialisés pour les accueillir et les aider à se réinsérer. La presse a grandement aidé à l’opération en diffusant le message de « Bachar, le boucher qui massacre son peuple avec des armes chimiques« . Comme G.W. Bush avait lancé celui de « Sadam Hussein détient des armes de destruction massive« . La bonne vieille recette du chien que l’on veut tuer et dont on dit qu’il a la rage.

« Nos services, bien que parfaitement conscients des réalités du terrain et des menaces, ont obéi à un gouvernement sous influence du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ils ont entrainé et ravitaillé des combattants d’Al-Nosra (Al Qaïda) et de l’ASL (Frères musulmans) et ont du se résigner à ignorer les faits qu’ils observaient pour ne dire à nos autorités que les « vérités » qu’elles voulaient entendre. Aussi, sous le double effet de la rupture des relations avec les services syriens et des consignes de collaboration avec les Etats wahhabites/salafistes, le renforcement des moyens du renseignement depuis 2008 ne pouvait guère porter ses fruits, puis qu’il était demandé aux services d’agir dans la mauvaise direction« . (Cf2R)

Les « démocrates modérés » que Hollande et Fabius soutiennent et arment sont tout de même un peu spéciaux ! D’abord ils revendent à Al-Qaïda les armes que la France et les Etats-Unis leur donnent, quand ce n’est pas directement à E.I., et ensuite, ils ont une curieuse conception de la « démocratie modérée » ! Lamia Nahas, membre de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, soutenue par la France, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis et le Royaume Uni, a récemment publié un post édifiant sur sa page Facebook : « Chaque fois que les minorités déploient leur morgue à l’égard de la Syrie, ma conviction s’affirme davantage sur la nécessité de dresser un bûcher pour les carboniser tous. Je regrette Hitler qui a brûlé les Juifs de son temps ainsi que le sultan ottoman Abdel Hamid qui a exterminé les Arméniens, de même que le héros des Arabes, Saddam Hussein, qui s’est comporté en homme à une époque où il n’en existait plus et dont il n’existera plus jamais après lui« . (Madanyia.info, 1er novembre 2015)

La coalition sous tutelle américaine prétend faire la guerre à l’Etat Islamique, une guerre qui est largement symbolique. Les russes ont fait plus de sorties de bombardement en un mois que toute la coalition en deux ans qui a déversé près de dix fois moins de bombes que l’OTAN sur le Kosovo !
C’est pourquoi l’E.I. se portait si bien et progressait jusqu’à l’arrivée des Russes.
Quant à l’armée française, elle manque de tout étant déjà engagée dans des guerres hollandaises dans 7 autres pays, en Afghanistan, mais surtout en Afrique.

L’Imprécateur

Mais qui est « l’opposition modérée » ? Les Frères musulmans salafistes. Cliquer sur le lien ci-dessous :

Opposition modérée

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LA RUSSIE : UN RETOUR REMARQUÉ SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE (par le général Antoine Martinez)

La campagne de bombardements russes en Syrie a provoqué, dès son déclenchement le 29 septembre dernier, une escalade des tensions entraînant de vives protestations de l’OTAN et des chancelleries occidentales qui n’hésitent pas à accuser la Russie de n’avoir comme seul objectif que le sauvetage du régime de Bachar el-Assad et non pas la destruction de l’État Islamique. Les États-Unis sont furieux car les frappes russes ont touché sévèrement des milices formées et soutenues par la CIA. Quant à la France, la priorité du président français reste le renversement du régime d’Assad qui constitue le préalable à tout règlement de la situation. Pour sa part, le président russe considère que la priorité est d’éradiquer d’abord l’État Islamique avant de pouvoir trouver une solution au problème du régime syrien. Alors, pourquoi une analyse si différente entre Occidentaux et Russes sur une situation qui montre pourtant clairement l’ennemi commun à abattre, à savoir l’État Islamique ?

Avant de répondre à cette question, il faut auparavant évoquer quelques considérations générales de portée politique. Il faut également rappeler certains événements qui ont marqué profondément l’histoire avec leurs conséquences sur les rapports entre l’Occident et la Russie encore empreints aujourd’hui d’une certaine méfiance.

Tout d’abord, il est attristant de constater que les responsables politiques européens ne semblent aucunement penser, dans leurs réflexions ou dans leurs prises de décisions, en termes de géopolitique. C’est pourtant essentiel lorsqu’on a la responsabilité de la destinée d’un pays et qu’on veut, lorsque les circonstances le commandent, peser fortement dans une situation de crise pour contrer une menace et pour éviter une humiliation qui pourrait résulter d’une incapacité à agir. Or, les responsables politiques européens semblent avoir oublié que les rapports entre les États, et donc les relations internationales sont basées sur des rapports de force. Ne pas vouloir l’admettre ou éluder le sujet c’est donc renoncer à se donner les moyens de pouvoir agir de façon pragmatique et efficace dès la naissance d’une crise, ou d’une façon générale, pour défendre ses intérêts. Il faut donc dénoncer l’irresponsabilité des gouvernants européens qui se succèdent depuis la fin de la Guerre Froide et qui ont délaissé complètement un domaine essentiel, celui de la Défense qu’ils ont confiée, en fait, aux États-Unis qui utilisent l’OTAN pour leurs propres intérêts géopolitiques et géostratégiques qui ne sont pas ceux des Européens.

Ensuite, il faut rappeler que la Guerre Froide a opposé pendant près d’un demi-siècle le bloc de l’Ouest (OTAN) à celui de l’Est (Pacte de Varsovie). Cette dernière a été perdue, sans combat, par le Pacte de Varsovie et donc par la Russie, il y a à peine un quart de siècle, entraînant d’ailleurs la dislocation de l’URSS et la fin du communisme. Les Russes ont, en outre, été conduits à dissoudre le Pacte de Varsovie qui n’avait plus aucune raison d’exister et ils s’attendaient à ce qu’en toute logique l’OTAN fît de même. On sait que, sous la pression des États-Unis, non seulement cela n’a pas été fait, mais l’OTAN s’est même étendue vers l’Est en intégrant les anciens satellites de la Russie qui ont rejoint l’Union Européenne en 2004. Il n’y a donc rien d’étonnant que face aux États-Unis et à l’Union européenne la Russie nourrisse depuis sa “défaite” et l’extension de l’OTAN vers ses frontières un désir de revanche. L’occasion lui a été offerte par la crise ukrainienne qui a mené notamment à l’annexion de la Crimée après l’organisation d’un référendum contesté par les États-Unis et l’Union Européenne. Il faut cependant rappeler que parmi les mesures ou décisions prises par les États-Unis et la plupart des pays européens dans le conflit des Balkans, il y en a une que la Russie n’avait pas oubliée et qui constituait une carte qu’elle conservait jusque-là et qu’elle a utilisée : l’indépendance autoproclamée du Kosovo voulue par les États-Unis, suivie de sa reconnaissance par une grande partie des pays européens et notamment la France, alors qu’ils s’agissait du cœur historique de la Serbie. Le président russe, Vladimir Poutine, qui appartient à une nouvelle génération d’hommes politiques russes issus du monde militaire et qui rêve – mais qui pourrait le lui reprocher ? – du retour d’une nouvelle Grande Russie sur la scène internationale, a eu beau jeu de rappeler aux responsables politiques américains et européens leur hypocrisie et leur inconséquence, pris en flagrant délit de “deux poids, deux mesures”.

On le constate, les esprits n’ont pas beaucoup changé depuis la fin de la Guerre Froide à l’égard de la Russie alors que les menaces ont évolué dans un monde beaucoup plus instable et dangereux. Il est regrettable que les responsables européens – et en particulier la France qui, du fait de sa position originale dans l’OTAN avant son retour récent au sein du commandement intégré, aurait dû prendre une initiative – n’aient pas engagé une réflexion sur un rapprochement avec la nouvelle Russie avec laquelle existent dorénavant un certain nombre d’intérêts communs.

Alors, quelle analyse peut-on faire de l’engagement de la Russie en Syrie ?

Tout d’abord, il faut émettre un sérieux doute sur l’efficacité des opérations menées par la coalition dirigée par les États-Unis depuis de nombreux mois, si on s’en tient aux conquêtes territoriales continues de l’État Islamique. Quant aux frappes aériennes françaises, elles révèlent en fait la reconnaissance par les responsables politiques français d’une erreur de vision géostratégique en refusant jusque là de reconnaître le véritable ennemi qui menace la civilisation et les peuples européens. Car, quelle est la stratégie suivie par cette coalition ? En réalité, la responsabilité des États-Unis dans le chaos actuel est écrasante car ils n’ont réussi qu’à créer les Talibans, Al-Qaïda, l’État Islamique, à instaurer et implanter le terrorisme islamique et la barbarie en détruisant notamment l’Irak et la Libye. Ils semblent naviguer à vue, de façon incohérente et même ambiguë, avec des alliés soumis jusqu’à l’absurde, sans qu’on puisse déchiffrer leurs véritables intentions, peut-être en raison de leur aveuglement dû à leur hostilité devenue obsessionnelle au retour d’une nouvelle Russie sur la scène internationale.

À l’opposé, la stratégie russe semble s’inscrire dans cette conception réaliste des relations internationales basées sur les rapports de force, évoquée plus haut, qui consiste pour un grand pays à défendre ses intérêts qui peuvent parfois correspondre à ceux de bien d’autres. Et c’est le cas aujourd’hui, pour peu qu’on veuille bien analyser la situation de façon objective et sur un plan géopolitique. Pour la Russie, il s’agit, en effet, de détruire l’État Islamique qui la menace elle-même car ce dernier recrute et incorpore dans ses rangs d’importants contingents caucasiens qui peuvent revenir pour la frapper. On pourrait d’ailleurs reprendre la dialectique utilisée par les responsables politiques français pour justifier le bombardement des camps d’entraînement en Syrie : pour la Russie c’est également un problème de “légitime défense”. L’élimination de ce califat décrété par l’État Islamique qui exporte le terrorisme et le djihad partout dans le monde est donc prioritaire aujourd’hui. Mais pour obtenir ce résultat, le président russe considère qu’il faut pour l’instant soutenir Bachar el-Assad pour lequel il n’éprouve aucune sympathie mais qui reste encore un rempart contre l’islamisme car, contrairement à ce que les médias occidentaux affirment, au-delà de toutes les minorités religieuses et ethniques présentes en Syrie, il est encore soutenu par la moitié de la population syrienne. Et le président russe ne veut absolument pas d’une victoire des islamistes à Damas. Il s’agit là d’une position claire et de bon sens. Car la chute de Damas serait, en effet, épouvantable car les milliers de djihadistes russes partis en Syrie pourraient commettre des actes terroristes et déstabiliser la Russie. Pour les pays européens, ce serait catastrophique car après la Syrie, l’État Islamique s’attaquerait au Liban et à la Jordanie qui accueillent déjà des centaines de milliers de réfugiés syriens. La conséquence immédiate serait le déclenchement d’une nouvelle vague migratoire de millions de réfugiés vers l’Europe déjà déstabilisée par l’afflux de près d’un million de migrants depuis le début de cette année. Il ne semble pas que les responsables politiques européens, et notamment français, aient bien saisi le danger de la situation en suivant aveuglément les États-Unis.

C’est pourquoi les frappes aériennes russes depuis la fin du mois de septembre visent toutes les milices islamistes et pas seulement l’État Islamique qui menacent Damas et toute la côte syrienne où est située la base navale de Tartous. Cela a été le prétexte pour les chancelleries occidentales d’accuser le Kremlin de n’avoir comme seul objectif que de sauver le régime de Bachar el-Assad en frappant les milices qui s’opposent à ce dernier et non pas de vouloir éradiquer l’État islamique. Ces accusations sont grotesques car les unités rebelles concernées que cible l’aviation russe (Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaïda, organisation Ahrar Al-Sham…) sont des milices terroristes islamiques, aussi barbares que l’État Islamique, qui ont été armées, entraînées et financées notamment par la CIA, mais également financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie pour faire tomber Bachar el-Assad. Alors, la seule question qui doit être posée est celle-ci : en Syrie, notre ennemi est-il Bachar el-Assad ou les islamistes quels qu’ils soient ?

La France avec d’autres, à la remorque des États-Unis, déniant la réalité, pensaient qu’en entretenant un conflit de basse intensité cela affaiblirait l’armée syrienne et conduirait Bachar el-Assad à négocier et à abandonner le pouvoir. C’était un mauvais calcul car nos gouvernants n’avaient pas imaginé qu’ils prolongeraient ainsi le désastre avec ses conséquences dévastatrices (pertes humaines civiles et militaires, explosion migratoire vers l’Europe). Ils ont donc contribué cyniquement, par leur soutien aux djihadistes combattant le régime de Bachar el-Assad, au lourd bilan évalué par certains à 250.000 morts. Mais c’était également oublier le fait que la Russie et l’Iran finiraient par intervenir directement pour défendre leurs intérêts. Il faut également souligner le fait que la stratégie versatile et impuissante des États-Unis a été une occasion supplémentaire et une nouvelle revanche pour Moscou pour signifier au monde le retour de la Russie sur le devant de la scène. En effet, contre toute attente, en renforçant sa présence militaire en Syrie, en préconisant la mise sur pied d’une coalition contre l’État Islamique et en bombardant toutes les organisations islamistes sur le territoire de la Syrie, la Russie a coupé l’herbe sous le pied des États-Unis et de ses alliés, surpris de sa démarche et de son engagement. Le président Poutine signe ainsi l’échec de la stratégie des présidents américain et français qui se sont montrés incapables de désigner l’islamisme comme leur ennemi prioritaire. Par ailleurs, la position de Bachar el-Assad, qui reste leur bête noire, est à présent consolidée. Au-delà de ce qui peut être considéré comme une véritable frustration américaine, il faut noter également une volte-face de la diplomatie américaine qui admet, contrainte, qu’il faut laisser Assad en place pour le moment. C’est un aveu inattendu qui mérite d’être souligné. Il conforte la Russie et humilie la France.

On le constate, il devient urgent pour l’Europe de défendre ses propres intérêts qui sont parfois éloignés de ceux des États-Unis car le monde a changé depuis la fin de la Guerre froide. Il faut bien admettre que l’Europe et la Russie peuvent avoir des intérêts communs notamment dans la crise actuelle dans laquelle l’islamisme représente la véritable menace et constitue l’ennemi commun. Il est donc nécessaire que la diplomatie française envisage des changements visant à ce qu’elle devienne celle des intérêts supérieurs bien compris de la France. Il est temps que l’Europe, sans couper le lien avec les États-Unis, envisage une nouvelle relation et un rapprochement avec la Russie.

Général (2s) Antoine MARTINEZ

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COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE (par l’Imprécateur)

Selon Machiavel, « pour échapper à une guerre perpétuelle ruineuse, ils [les pays] devront tenter de maintenir un équilibre des forces ». C’est le but de la plupart des traités de paix. C’est visiblement aussi celui de la coalition menée par les États-Unis en Syrie où un an et quatre mille bombardements aériens n’ont visiblement servi qu’à stabiliser les positions de l’État Islamique (ad-dawla al-islāmiyya, acronyme arabe Daesh) et éviter « une guerre perpétuelle ruineuse », comme en Afghanistan où les troupes américaines sont contraintes de prolonger leur séjour pour une durée indéterminée.

Les Russes ont fait mieux en une semaine, et les coalisés sous le pavillon américain se demandent comment et pourquoi. Répondre à pourquoi est simple, comme pour la France en Libye « pour des raisons militaires et économiques… une opportunité pour (la Russie) de se réaffirmer en tant que puissance militaire ». C’est aussi parce que les Russes ont compris qu’il n’y aura pas de paix et de retour à un État multiethnique et multiconfessionnel sans Bachar el-Assad et que si Bagdad et la région de Lataquié, berceau des Alaouites, tombent aux mains des terroristes, qu’ils soient ceux de l’État Islamique ou ceux d’al-Qaïda-al-Nosra et ses satellites dits modérés, ils perdront leur grande et seule base militaire en Méditerranée. Ils ne soutiennent pas Bachar el-Assad par amitié ni sympathie, mais uniquement par intérêt.

Leur seconde raison d’intervenir est qu’ils ont compris quel l’objectif réel des États-Unis et de leurs sous-fifres, la France et les États arabes du Golfe : ils veulent le départ de Bachar el-Assad, et dans son cas, partir c’est mourir un peu. Mais ce n’est pas non plus pour faire plaisir aux quelques Sunnites, soi-disant modérés, alliés à al-Qaïda que Bachar el-Assad avait entrepris d’exterminer quand ils ont voulu le renverser. États-Unis et coalition, agissent aussi par intérêt  : prendre le contrôle des champs de pétrole et de gaz syriens, et par la même occasion chasser les Russes de la Méditerranée. Pourquoi les Russes ont-ils attendu quatre ans pour intervenir ?
Parce qu’il leur a fallu ce temps-là pour se préparer à prendre la place de la coalition en Syrie.
Prêts ? Ils le sont aujourd’hui.

Comment ?

Ce comment inquiète énormément les Occidentaux d’où ce déferlement d’hostilité qui frise la haine contre la Russie, complaisamment relancé par les médias, qui se contentent de relayer les dépêches de l’agence socialiste AFP, dont la direction et la rédaction se contentent elles mêmes de répéter les instructions élyséennes, le tout sans la moindre analyse et réflexion.

Car en acheminant jusqu’en Syrie 28 avions et hélicoptères russes venant de Russie après avoir survolé la mer Caspienne et l’Irak – zones sous étroite surveillance radar et optique – sans être repérés, les Russes ont fait la démonstration que leurs systèmes d’invisibilité aux radars sont au point !

« C’est avec surprise que la presse internationale a constaté la « téléportation » de 28 avions et hélicoptères de combat russes à l’aéroport international de Lattaquié… La découverte ne s’est faite qu’après l’étude d’images obtenues par satellite. » (Courrier International)

Soit 12 chasseurs-bombardiers Sukoï 24, 25 et 34 et 16 hélicoptères d’attaque Mil-24. Personne n’a détecté au radar le vol de cette armada aérienne jusqu’à l’atterrissage en Syrie, malgré les AWACS d’alerte précoce américains à la frontière de l’Irak, qui ont un rayon de détection de 500 km, les radars militaires au sol, les avions-patrouilleurs Gulfstream G550 d’observation israéliens le long de la côte de la libanaise et syrienne.

La flotte militaire aérienne russe a pu parcourir 2.400 km en survolant à moyenne altitude et vitesse subsonique (autrement dit sans presque se cacher ni se presser) des pays ennemis sans être repérée, montrant ainsi que les Russes ont pris une bonne avance sur les occidentaux en matière de combat aérien. En effet, les hélicoptères ont volé à moins de 4.000 m et entre 240 et 300 km/h, les Sukoï un peu plus haut, moins de 8.000 m et plus vite (entre 600 et 700 km/h) sans que personne ne les voie, qu’aucun radar ne les repère !

Une vraie claque pour le Pentagone, Obama et Le Drian.

Il ne s’agit évidemment pas de “téléportation” comme le dit Courrier International, mais de l’application de techniques évoluées de manipulation des radars ennemis. Comme celles qui ont permis au vol MH-370 reliant Kuala Lumpur à Pékin de virer au-dessus de la Mer de Chine (ultra-surveillée) de survoler la Malaisie, la Thaïlande et tous leurs radars civils et militaires, pour aller se perdre en Océan Indien sans que personne ne sache par où il est passé, ni où il a disparu.

D’abord, le trajet de la flotte aérienne russe a été repéré jusqu’à Lattaquié, depuis les bases aériennes 387 et 368 de Boudionnovsk dans le Caucase, jusqu’à la base aérienne russe en Syrie, par un Iliouchine-20-M1 (quadriréacteur d’observation) passé lui aussi inaperçu.

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PAS VU, PAS PRIS !

Il a pris autant de photos qu’il a voulu. L’avion possède un système E-LINT (Electronic Intelligence) et dispose de divers équipements pour l’interception et le brouillage des communications militaires : radar et téléphonie mobile, appareils-photo haute résolution (A-87P), un radar Kvalat-2 embarqué qui permet d’afficher sous forme numérique une carte du terrain jusqu’à une distance de 300 km (détectant automatiquement les véhicules en mouvement, les blindés, les pièces d’artillerie ou le déploiement de ceux déjà connus dans un autre emplacement).

Pour voir certains points sensibles de plus près, des drones de reconnaissance Pchela-1T sont allés repérer et filmer d’éventuels sites “EI” équipés de batteries antiaériennes : pas vus non plus, les drones !

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Pour parcourir 2.400 km, avions et hélicoptères russes sont équipés de réservoirs supplémentaires. Sinon, il faudrait les faire accompagner d’un Antonov 124 ravitailleur. Sur les Sukoï sont ajoutés des containers ECM de type SAP-518/ SPS-171, et aux hélicoptères des équipements de contre-mesures électroniques de type Richag-AV, le tout ayant un rayon d’action de 400 km. Les Russes ont clairement imposé leur suprématie en matière de guerre électronique (EW − Electronic Warfare), mais la façon dont ils y sont arrivés reste entourée de mystère. Le redoutable système russe de collecte et de traitement de l’information reste également enveloppé de mystère.

Ils peuvent identifier les cibles des bombardements et leur répartition parmi les différents types d’avions, tout en empêchant les Américains et leurs alliés de découvrir quoi que ce soit de leur modus operandi. Or, en l’absence d’un minimum d’informations, les Américains ne peut pas déclencher de contre-mesures électroniques (ECM) efficaces contre les Russes en Syrie ! Pour protéger leur dispositif contre les moyens de recherche, les Russes ont déployé en Syrie, plusieurs Krasukha-4.

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Ils paralysent les dispositifs électro-magnétiques et électro-optiques des Américains et de la coalition.

Le Krasukha-4 est un équipement à bande large mobile, monté sur le châssis 8×8 de type BAZ-6910-022, qui brouille les radars de surveillance des satellites militaires, les radars au sol et aériens de type AWACS et ceux montés sur des avions sans pilote (drones). Le Krasukha-4 est le seul système capable de brouiller les satellites-espions américains.

À cela s’ajoute le navire Priazovye (de classe Vishnya) appartenant à la Flotte russe de la Mer Noire, qui a été déployé en Mer Méditerranée, près de la côte syrienne. Ce navire est spécialisé dans le brouillage et la collecte des informations de type SIGINT et COMINT (interception de tous les réseaux de communications).

De plus, les alentours de l’aéroport de Lattaquié sont surveillés en permanence par 4 à 6 mini-avions et hélicoptères sans pilote de type de ZALA, ultralégers et silencieux, propulsés par un moteur électrique, avec un rayon d’action allant jusqu’à 30 kilomètres.

Pour détecter les cibles pour les missions de bombardement de moyenne distance, les Russes utilisent 36 avions sans pilote type Yakovlev Pchela-1T et Orlan-10, et pour la surveillance de la totalité du territoire syrien, des drones de reconnaissance Dozor-600 ou Altius, similaires aux MQ-1B Predator américains.

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LE DOZOR 600

Pour la surveillance de l’ensemble du territoire syrien, les Russes ont également déployé des avions de reconnaissance E-LINT, de type Iliouchine-20M1, équipés de radar Kvalat-2, qui peuvent détecter des avions, des véhicules terrestres et des pièces d’artillerie jusqu’à une distance de 300 km. Ils sont, de plus, équipés de systèmes d’interception et de brouillage de toutes les communications militaires, radars et téléphonie mobiles.

On comprend mieux pourquoi les Américains et l’OTAN sont tellement furieux de la présence russe en Syrie : les Russes les rendent aveugles quand ils le veulent et ils pourraient casser le beau plan de bordel productif mis en place depuis quatre ans par les Occidentaux pour détruire Bachar el-Assad !

L’Imprécateur

SIGNATURE 2015