LA NOUVELLE TRAITE AFRICAINE VERS L’EUROPE
(L’Imprécateur)

Félicité à droite pour avoir reconnu que des ONG participent avec les passeurs à la nouvelle traite Afrique-Europe, Christophe Castaner, en revenant sur sa déclaration, vient de perdre l’électorat qu’il avait peut-être conquis.

Dans une vidéo twittée le 7 avril, il s’appuie sur deux rapports de Frontex, de novembre et décembre 2016, pour justifier sa conviction qu’ONG et passeurs agissent la main dans la main. Frontex y indique notamment que « toutes les parties impliquées dans des opérations de sauvetage en Méditerranée centrale aident involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs à un coût minimal et renforcent leur modèle économique en augmentant leurs chances de réussite ».

Il faut stopper la nouvelle traite africaine vers l’Europe !


L’Europe est un Eldorado où l’argent coule à flot et les filles sont faciles

Le « involontairement » n’a plus lieu d’être puisque depuis, divers rapports d’ONG sur le terrain en Afrique ont rapporté que les jeunes mâles africains dans leurs villages sont les victimes de rabatteurs venus les convaincre que l’Europe est un Eldorado. L’argent y coule à flot et les filles sont à disposition. Ils les conseillent, eux et leurs familles, sur les dispositions financières à prendre pour financer leur voyage, ce qui contribue à endetter les familles pour un retour d’investissement qui ne sera que rarement au rendez-vous.

Ces jeunes Africains sont volontaires « à l’insu de leur plein gré », ce qui les différencie de leurs ancêtres vendus aux trafiquants arabes par leurs chefs de villages, puis revendus sur la côte aux armateurs bordelais ou nantais de la traite Afrique-Caraïbes. Mais le résultat final pour ces jeunes Africains est le même.

Arrivés en France, ils découvrent au mieux le chômage et la misère dans un village qui ne les a pas demandés, au pire la crasse, les rats, les punaises, la gale, les ordures dans les quartiers déjà largement africanisés du Paris de Anna-Maria Hidalgo.

De plus, une enquête publiée par Minurne a montré le lien financier existant entre une ONG comme SOS Méditerranée et la fondation Open society du milliardaire-spéculateur G. Soros (lire l’article « Aquarius – Le Grand Mensonge« )

Il se passa la même chose il y a deux siècles

À ceux qui connaissent un peu l’histoire de l’esclavage, cela rappelle cette période du début du XIXème siècle, après l’abolition de l’esclavage en 1794, où le lobby des planteurs de Haïti-Saint-Domingue envoya en France des négociateurs pour obtenir du Parlement le rétablissement « provisoire » de la traite africaine afin de sauver l’économie des Antilles. Le Parlement français, l’espagnol, et le portugais qui avaient aboli l’esclavage dès 1761 hésitaient, invoquant la raison d’État.

Pour montrer leur hypocrisie, Henri Grégoire publia en 1815 De la Traite et de l’Esclavage des Noirs et des Blancs.

Pourquoi « des Blancs » ? Parce qu’il y avait à l’époque une traite inverse Europe-Afrique de Blancs et Blanches raflés-es par les maghrébins « barbaresques » sur les côtes Est de l’Espagne, Sud-France, Corse, Sardaigne, Italie, Croatie, etc. Traite qui ne fut stoppée qu’à partir de 1835 par l’armée française avec la fermeture des centres commerciaux d’esclaves blancs et noirs d’Alger, Oran et Tripoli, possessions coloniales de l’empire ottoman musulman et esclavagiste au Maghreb.

Les arguments économiques l’emportèrent, et la traite reprit

Les planteurs antillais tentèrent d’abord un argument qui ne prit pas : en « prélevant » des Africains pour les emmener aux Caraïbes où ils les christianisaient, ils privaient les imams arabes de « clients » pour l’islamisation en marche de l’Afrique sub-saharienne. Ce sujet était donc déjà d’actualité il y a deux cents ans, ce qui devrait interpeller nos laïcards islamophiles locaux s’ils étaient capables d’une réflexion logique.

Ils tentèrent le même argument avec un biais sur l’action en Afrique des francs-maçons (pourtant peu nombreux !) : « en fermant dans cette contrée les portes au christianisme, ils ont accéléré les progrès du mahométisme « . Ça ne prit pas non plus.

Ils utilisèrent alors, pour justifier la reprise de l’esclavage, des arguments économiques : ruine du commerce du coton, du rhum et du sucre, tarissement de la source d’impôt à leur importation en métropole, retour des colons en France, etc. Ils surent être convaincants : en 1802 l’esclavage fut rétabli « pour cinq ans » qui en durèrent en réalité treize, voire plus dans certaines îles des Antilles.

Aujourd’hui ce sont des arguments du même type qu’utilisent les partisans de l’immigration africaine vers l’Europe.

« Nous avons besoin d’importer des spermatozoïdes et une main d’œuvre non formée, donc pas chère, pour sauver l’Europe menacée par le déclin démographique et le manque de main d’œuvre bon marché ».

Puisque l’ONU veut africaniser et islamiser l’Europe, la traite est « juste et morale » !

Autre argument avancé à l’époque : si le peuple et les élus sont contre, c’est au roi de prendre la décision : The king can do no wrong, le roi ne peut faire mal.

Traduction en jargon XXI° siècle : si l’ONU et la Commission Européenne l’ont décidé, c’est forcément non seulement légal mais moral et bon pour l’Europe.

« On accorde fictivement au chef de l’État la faculté d’être infaillible et impeccable. La responsabilité (si ça tourne mal) ne pèsera que sur les ministres » dit Henri Grégoire qui ajoute « mais, comme dans la stipulation de la traite des Nègres, ils (les fonctionnaires) n’étaient que les organes des marchands d’hommes… » il n’y aura aucun désaveu.

Autre argument économique : « Ils (les planteurs) assurent que le travail de la culture, dans ces contrées brûlantes, excède les forces des Européens, et ne peut être exécuté que par des Nègres« . Traduction XXI° siècle : les travaux d’extérieur, nettoyage des rues, travaux du bâtiment, maintient de l’ordre, soins infirmiers… sont trop durs pour les Européens, il faut importer une main d’œuvre africaine.

Tout est subordonné aux intérêts du patronat et des ONG

« Tous les syllogismes (1) sont subordonnés à l’intérêt de la manufacture (l’industrie). Hors de là, tout doit être pour lui (l’industriel), abstraction et métaphysique. Il en est de même des armateurs qui voudraient partir pour la côte de Guinée (aujourd’hui la Libye), avec l’espérance qu’elle (la traite) serait prolongée indéfiniment« .

Déjà en 1811 il y avait des pétitions pour soutenir les esclavagistes au nom de l’humanisme : en faisant venir les Africains en Amérique, on les sauvait des pratiques barbares dans ces pays (sorcellerie, etc.) et de la famine, disait-on.  Aujourd’hui elles ne viennent plus de Nantes, mais des associations qui disent défendre les Droits de l’Homme et les minorités de couleur. « Nous avons à déplorer le scandale d’une pétition arrivée de Nantes ; qui sollicite la prolongation des malheurs de l’Afrique afin d’enrichir quelques Européens« , dit Henri Grégoire. « Depuis longtemps, nos plaintes accusent les forbans des puissances Barbaresques (aujourd’hui c’est le reproche fait à l’Algérie et surtout à la Libye de ne pas enrayer le flot des migrants); il est flétrissant pour l’Europe qu’elle n’ait pas encore employé des mesures vigoureuses à la répression de ce brigandage« .
Pourquoi l’Europe le ferait-elle, qui prétend avoir besoin de jeunes mâles peu coûteux pour remplir les usines et féconder les européennes ne faisant plus assez d’enfants ?

« La tendance manifestée pour le commerce des esclaves n’est pas l’effet de l’ignorance sur la vraie nature et les effets de ce commerce. Cette tendance est suggérée par la finance, l’affreuse finance (européenne) pour laquelle rien n’est sacré« .

Le pape François est favorable à la traite africaine

Puis Henri Grégoire évoque le rôle ambigu de l’Église : « L’Exode et le Deutéronome prononcent la peine de mort contre les vendeurs d’hommes]. Ce crime est compté, par St. Paul, au nombre des plus énormes« .

Et pourtant, certains catholiques de gauche voudraient travestir la traite africaine en œuvre méritoire, « en alléguant que le transport des Nègres en Amérique (Europe) est un moyen de les convertir… ils pourront même au besoin faire retentir les chaires chrétiennes devenues en divers lieux des arènes du haut desquelles la haine verse ses poisons avec une hypocrisie ascétique« .

« Le pape Alexandre III écrivait jadis que la nature n’ayant pas fait d’esclaves, tous les hommes ont un droit égal à la liberté. Paul III, par deux brefs du 10 juin 1537, lançait les foudres de l’Église contre les Européens qui spoliaient et asservissaient les Indiens, les Africains ou toute autre classe d’individus« .

Aujourd’hui, le pape François construit une alliance de la chrétienté avec l’islam et soutient le pacte onusien d’importation de jeunes mâles africains en Europe sous prétexte de charité.

Mais qui peut croire que les pauvres bougres qui dorment au milieu des ordures sous les ponts du métro parisien, sans femme et sans famille, sont plus heureux qu’ils ne l’étaient dans leurs villages ?

En tout cas, ce ne sont pas les intellectuels africains qui militent pour leur retour, accusant l’Europe de piller la richesse humaine africaine en la privant des éléments jeunes qui devraient contribuer au développement de l’Afrique.

On ne sauvera pas l’Europe en exploitant la jeunesse africaine, encore moins en l’entretenant à ne rien faire comme on le fait actuellement avec l’argent des contribuables, et en aggravant le désastre dans les pays d’Afrique en les privant de leur sang jeune.

L’Imprécateur
12 avril 2019

1 : Syllogisme : Raisonnement purement formel, étranger au réel.

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claude Roland
claude Roland
16 avril 2019 11 h 53 min

Et il ne faut pas oublier le risque sanitaire qui est énorme : nombre de ces pauvres bougres illusionnés sont porteurs sains ou malsains d’organismes redoutables. Et imaginez seulement une épidémie au sein de notre système hospitalier exsangue et en décrépitude ? On préfère ne pas y penser ? Bonne chance, alors ! La réalité risque de dépasser les scénari des pires films catastrophe…

Pellerm
Pellerm
15 avril 2019 18 h 03 min

Tout ce trafic humain se résume à une affaire de gros sous … ça ne va jamais plus loin ! Les Musulmans faisaient des raids sur les côtes européennes pour capturer et revendre des esclaves sexuelles blanches , les hommes proposés à leurs familles cotre une rançon ..autrement esclaves et castrés ! Les colonisations n’ont rien arrangé ..et au fil du temps …on continue à faire des horreurs en se donnant bonne morale . Les survivants seront des métis sans passé , sans culture , sans racines .. donc parfaits pour servir d’esclaves aux dirigeants de ce monde .. Il… Lire la suite »

Hoffmann
Hoffmann
29 avril 2019 10 h 46 min
Répondre à  Pellerm

Oui c’est le bon sens chacun chez soi

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