AYLAN : BIS REPETITA PLACENT
(L’Imprécateur)

En 2015, le corps d’un garçonnet de deux ans, Aylan Kurdi, kurde comme son nom l’indique, Aylan le kurde, mais syrien de nationalité, était retrouvé noyé sur un plage. La photo prise par la photographe d’une agence turque avait fait le tour du monde, créant un vaste mouvement d’empathie pour ces pauvres réfugiés quittant la Syrie pour sauver leur vie et la perdant à cause de la méchanceté des Européens refusant de leur donner l’asile, le vivre et le couvert, les soins et l’éducation de leurs enfants, sans papiers, sans vérification de leur identité et de leur capacité à travailler…


L’exploitation par la mafia immigrationniste de la mort d’un petit garçon

La suite avait démontré qu’il s’agissait d’un montage, une escroquerie médiatique, non sur la mort du garçonnet, mais sur l’exploitation qui en était faite par la mafia immigrationniste. Celle qui autrefois téléphonait pour prévenir du départ d’un canot des côtes libyennes, à récupérer à la limite des eaux territoriales pour acheminer la cargaison de zanjis,( زنجي, nègres en arabe) jusque dans un port européen et qui, depuis l’interdiction italienne, téléphone quand elle vient de décharger la cargaison d’un chalutier dans le canot pneumatique à la limite des eaux territoriales italiennes de Lampedusa!

Des pêcheurs avaient rapporté que l’endroit où ils avaient trouvé Aylan mort n’était pas la plage mais des rochers où il se trouvait avec le corps de son frère. Le corps d’Aylan avait donc été transporté jusqu’à la plage pour le montage photo, mais pas celui de son frère inintéressant sur le plan médiatique.

Le père n’était pas un réfugié puisqu’il avait un emploi en Turquie et le voyage n’était pas motivé par sa fuite de la guerre, mais parce que sa sœur déjà immigrée en Europe lui avait envoyé  de l’argent pour qu’il puisse venir y faire soigner ses dents en mauvais état.

N’étant pas en situation irrégulière, il aurait pu aller au plus proche consulat européen de son choix et demander un visa, mais il avait pensé qu’en se faisant passer pour un réfugié il économiserait le prix du voyage. Il avait négocié la gratuité du passage de la côte turque jusqu’à l’île grecque de Lesvos (Lesbos en grec), à une dizaine de kilomètres de la côte, en acceptant d’être le passeur qui piloterait le canot pneumatique vendu par la consule de France (propriétaire d’un magasin de matériel de plongée et révoquée depuis).

Il devait transférer de nuit une quinzaine de migrants, dont sa femme et ses deux garçons. Dix, mettons douze kilomètres en mer pour aller de la côte à une île ce n’est pas grand-chose pour un marin avec un minimum d’expérience, mais pour un homme qui en était totalement dépourvu,  ce fut la catastrophe, à la première vague de la houle un peu forte le canot pneumatique surchargé chavira. Le père réussit à regagner la côte, les autres hommes du canot aussi, mais sa femme et les deux garçons se noyèrent. On connaît la suite, une journaliste turque fit fortune avec la photo du petit garçon échoué sur la plage.

Remakes à Gaza et en Allemagne

L’idée fut exploitée une première fois à Gaza avec un mannequin, mais de manière trop évidente, trop semblable et trop tôt, ce fut un fiasco.

Puis encore dans une forêt allemande où campaient des migrants, mais là encore ce fut un échec.

Succès au Mexique car il s’agit de nuire à Trump

Julia Leduc, journaliste au journal mexicain La Jornada, a eu l’idée de reprendre le thème en pensant peut-être au proverbe latin, bis repetita placent, (répéter une fois de plus plait – ou marche mieux). Elle a changé le petit garçon en petite fille, ce qui est encore plus émouvant pour les âmes naïves et sensibles. Les variantes portent évidemment sur le lieu, le Rio Grande peu avant sa traversée de la ville double de Brownsville, côté américain, Matamoros côté mexicain ; la nationalité des victimes, des salvadoriens ; deux morts au lieu d’un, le père est mort lui aussi en voulant sauver sa fille, c’est encore plus émouvant ; pas de plage mais une berge vaseuse et herbeuse ; ce n’est pas le Tshirt qui est rouge mais la culotte et l’objectif n’est pas de traumatiser les Européens, c’est d’accuser Donald Trump. Mais le scenario de l’escroquerie est le même.

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L’article publié par Courrier international

Guardian, New York Times et Courrier international publient la photo et un résumé de l’article de Julia Leduc, sans attendre le constat des autorité mexicaines ni vérifier quoi que ce soit, sous prétexte que l’on peut faire confiance à Julia Leduc dont les attaches idéologiques sont pourtant plus que suspectes.

L’article publié :

La photo d’un père salvadorien et de sa petite fille d’à peine deux ans a suscité une grande émotion, rappelant celle du petit Syrien Aylan Kurdi en 2015.

L’image est aujourd’hui en une du New York Times et a choqué des deux côtés de cette frontière qu’Óscar Alberto Martínez Ramírez et sa fille de 23 mois, Valeria, tentaient de traverser. Père et fille, venus du Salvador, gisent dans l’eau, sur le ventre, près de la berge du Río Grande, non loin de Brownsville au Texas.

Julia Le Duc, reporter pour le quotidien mexicain La Jornada et auteure des clichés, raconte au Guardian ce qu’il s’est passé. Dimanche, une femme du nom de Tania Vanessa Ávalos poussait des cris désespérés, affirmant que le courant avait emporté sa fille. Arrivées en bus depuis le sud du Mexique au poste-frontière, elle et sa famille auraient tenté de présenter une demande d’asile mais les services migratoires américains étaient fermés pour le week-end et l’attente s’annonçait longue… (commentaires sur les files d’attente aux guichets)

…C’est alors que le père, Óscar Alberto Martínez Ramírez, aurait décidé de traverser le fleuve. “Il est passé d’abord avec la petite fille et l’a laissée sur la berge côté américain. Puis il est reparti chercher sa femme mais sa fille l’a suivi en avançant dans l’eau. Quand il a tenté de la sauver, le courant les a emportés.” Le Río Bravo (son nom espagnol) n’est pas très profond mais les courants et les remous sont forts, relève-t-elle.

Ils voulaient un meilleur avenir.

Analyse

Dès le premier paragraphe, on rappelle au lecteur que c’est un remake de l’affaire Aylan Kurdi.

L’image est en Une du New York Times. Une journaliste professionnelle comme Julia Leduc vend ses photos et ses articles. Au NYT, combien ? Et pourquoi le NYT, si ce n’est parce qu’il a acquis depuis trois ans la réputation de payer au prix fort toute info ou image pouvant nuire à Donald Trump, qu’elle soit vraie ou fausse ? Il a d’ailleurs dû présenter dans le passé des excuses pour des fake-news trop évidentes. Et aussi parce que Julia Leduc est connue pour ses positions très à gauche et travaille pour La Jornada, créé en 1984 par Carlos Rayan Velver, journaliste membre du Parti communiste mexicain qui lui a fixé une ligne éditoriale d’extrême gauche. D’ailleurs Fidel Castro y publiait des articles. Pour l’extrême gauche internationaliste et pour Courrier international, lui-même de plus en plus à gauche, c’est « un journal de référence« .

La Jornada est un petit quotidien de Mexico qui tire à moins de 40 mille exemplaires, comme l’Humanité. Un grand journal tire à environ 300 000.

De Mexico à Matamoros-Brownsville, il y a plus d’une journée de route (14 h en roulant vite et sans compter les haltes). Julia Leduc était donc sur place, à quelques kilomètres en amont de Brownsville, sur la rive mexicaine du rio Grande à attendre un noyade, « accidentelle » cela va de soi ?

Pourquoi OAM Ramirez et sa femme n’ont-ils pas attendu lundi matin la réouverture des bureaux d’enregistrement à l’entrée du pont ? Ont-ils refusé de payer pour leur traversée ? Avaient–ils une dette envers la Eme (Eme = M = Mafia), la mafia americano-mexicaine qui, entre autres activités, rançonne les migrants ? Le t-shirt noir qui masque les têtes et les hauts des corps des deux noyés aurait-il été remonté pour dissimuler des traces de balles tirées depuis la rive pour arrêter la fuite de l’homme et de sa fille ou le punir pour faire un exemple pour les autres migrants ?

On ne peut que supposer pour le moment, mais rien n’est clair et net dans cet article. Sans compter que depuis plus de cent kilomètres le Rio Grande accumule les méandres sinueux dans la plaine et que contrairement à l’affirmation de Julia Leduc le courant est faible, comme le montrent deux indices : les friselis du vent sur la surface de l’eau et surtout le fait que les deux corps restent bien perpendiculaires à la rive. Cela dit il est possible qu’il y ait du courant par moments au milieu du fleuve du fait des marées, le Golfe du Mexique où se jette le Rio Bravo étant tout proche.

Les journalistes devraient être prudents, les anomalies se multiplient

La photo fait déjà le tour des rédactions, comme le fit celle d’Aylan Kurdi, mais les journalistes devraient être prudents, car déjà apparaissent d’autres anomalies : « Selon le rapport judiciaire, le père, un cuisinier âgé de 25 ans, la mère, âgée de 21 ans, et leur petite fille sont arrivés la semaine dernière à Matamoros après avoir traversé tout le Mexique. Dimanche après-midi, la famille a décidé d’essayer de gagner à la nage la rive américaine du Rio Bravo, accompagnée d’un ami ».

La déclaration de l’épouse, en italique dans l’article est donc fausse ? J’étais restée seule sur la rive mexicaine en attendant le retour de mon mari qui avait déposé notre fille sur la rie américaine, dit-elle.

Ils étaient quatre, pas trois et traversaient ensemble, ce n’est pas ce que dit Julia Leduc. L’enquête de la Justice mexicaine n’est pas close. L’odeur de fake-news rôde, mais comment résister à une si belle occasion de critiquer la politique migratoire du gouvernement mexicain et de Donald Trump, quand les ordres venus de l’Élysée et des milliardaires gaucho-compatibles propriétaires de la presse française sont de tout faire pour empêcher sa réélection ?

L’Imprécateur
27 juin 2019

  • Lire également le communiqué n° 75 du CNRE (Conseil National de la Résistance Européenne)
  • Sur la vidéo ci-dessous, la journaliste Charlotte d’Ornellas fait preuve d’un minimum d’honnêteté en commentant l’information…

 

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Dissident
Dissident
30 juin 2019 19 h 32 min

Je ne sais pas si on peut parler « d’instrumentalisation des médias ».
Quand je vois les opérateurs de désinformation (on ne peut décemment pas écrire journaliste) déverser leur prose infecte, je me dis qu’ils font partie du mécanisme, il sont acteurs conscients.
Qu’en pense vraiment le citoyen lecteur de journal ou téléspectateur ? Est-il atteint, touché, ou réagit-il devant ces infamies à répétition ?
Et au final, çà va durer encore combien de temps ce cirque avant qu’on foute tout en l’air une bonne fois pour toutes ?

claude Roland
claude Roland
28 juin 2019 17 h 10 min

Nous sommes à l’ère des fakes news d’Etat (qui prétend que les fake news, ce sont les autres), de l’enfumage mode industriel. Mais le peuple gobe tout sinon, il y a un moment qu’il aurait fait savoir que ça suffit. Et ce ne sont pas les petite promenade manifestantes gentillettes des GJ avec leurs aboiements du samedi qui vont dans ce sens. Chien qui aboie ne mord pas. Nos dirigeants dorment sur leurs deux oreilles…

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