LOI AVIA : FIN DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
(Julien Havasi)

LES RÉSEAUX SOCIAUX BIENTÔT INTERDITS
AUX OPPOSANTS À LA BIEN-PENSANCE !

Les Réseaux Sociaux sont devenus une alternative indispensable à la nécessité de communication entre les personnes, contact qui devrait être quotidien et a été rendu presque impossible à cause de la violence de rue, de l’individualisme et de la désunion des citoyens qui ne font qu’amplifier d’année en année, à quoi s’ajoute l’encouragement par les autorités publiques à rester chez soi.

Désormais, si l’on adresse la parole à une personne âgée, c’est qu’on a l’intention de la dépouiller de ses biens ; si l’on fait un compliment à une demoiselle croisée au hasard d’une rue, on s’expose à être jugé en comparution immédiate pour délit sexuel ; si l’on demande l’heure à un passant, il s’agit d’une provocation – surtout si l’interpellé est homosexuel… « Les gens » courent sans se laisser interpeller, ils se dirigent vers leur destination sans halte, tête baissée et au pas de course. C’est seulement chez soi, chacun derrière l’écran de son ordinateur, de sa tablette ou de son smartphone qu’ils se rejoignent et communiquent sur les réseaux sociaux.

Au fil de nos échanges virtuels on découvre les plats et les passions des uns, les achats des autres, les activités professionnelles ou encore les déboires de chacun, mais aussi et surtout, on communique sur l’actualité, à propos du Gouvernement, de la situation économique, politique, sociale ou encore sécuritaire, y mêlant parfois des émotions, parfois des réflexions ou bien même des deux.

Grâce aux liens des réseaux sociaux, des manifestations s’organisent, des affaires que les puissants tentent d’étouffer sont soudainement étalées sur la voie publique (virtuelle), les magouilles de nos dirigeants sont souvent dévoilées, conduisant parfois à des sanction voire à la démission de personnes influentes.

Des élans de solidarité et des cagnottes se forment pour réagir à des situations d’urgence. Le Gouvernement et ses actions y sont jugés au jour le jour ; tout est publié, partagé, étudié, comparé, critiqué, décrié ; plus rien ou presque n’est secret, ou du moins pas longtemps… Les médias grand public, quant à eux, à force de mensonges et de manipulations, sont discrédités, démasqués, contredits et châtiés.

Les réseaux sociaux ont permis la libération des penseurs libres, puis la circulation de leurs opinions. Ils engagent également des bras de fer entre les esprits critiques et les esprits formatés, démasquent les « fake-news » médiatiques et politiques, encouragent à rétablir des vérités et à éveiller des prisonniers de la pensée unique.

Les membres du Gouvernement et les tenants du système ont compris que le piège se refermait finalement sur eux ; qu’internet, cet outil initialement voué à distiller une propagande uniforme à travers le monde pour formater les individus selon leur idéologie mondialiste, devenait un danger pour leurs projets de domination sur les peuples ; qu’il permettait d’y voir plus clair à propos des déplacements de peuples, de l’effacement des cultures et de la suppression des Nations.
Ils tentent désormais, par tous leurs moyens, de désamorcer cette prise de conscience collective et de neutraliser l’essor d’une contestation anticonformiste.

Pour cela, Laetitia Avia, digne représentante ethnique de ceux qu’elle représente à Paris où elle est élue députée, également porte-parole de La République en Marche, qui s’est faite connaître pour avoir mordu un chauffeur de taxi (mode de communication tribal ?), s’est vu confier la mission de créer une « Loi contre le cyber-harcèlement », une loi liberticide qui permettrait de répandre sans limite la propagande mondialiste et d’interdire toute expression qui serait contraire à l’idéologie dominante.

Laetitia Avia a donc déposé sa proposition de loi à l’Assemblée nationale le 20 mars 2019, et c’est mercredi prochain, le 13 mai 2020, qu’elle sera soumise au vote.

Si l’on ne peut que féliciter le dernier point de cette proposition de loi qui interdit toute communication à caractère pédopornographique, on peut en revanche se montrer inquiet quant aux autres points développés. En effet, ils sont exprimés sans définition de limites, dans un flou déconcertant donnant les moyens aux policiers du système de juger à leur convenance de ce qui est conforme ou de ce qui ne l’est pas. Les effets de censure seront immédiats à chaque signalement, sans possibilité de recours devant la justice en cas de censure abusive, puisqu’aucune loi ne sanctionne ce fait.

En quelque sorte, le Gouvernement va s’autoriser à supprimer toute publication qui le dérange il interdira et court-circuitera tout élan de contestation populaire. Il sera seul maître de ce qu’il est autorisé de dire et donc de penser.

À l’occasion des dernières élections législatives de 2017 ma candidature a été rejetée par les électeurs, mais s’ils m’avaient élu pour les représenter à l’Assemblée nationale, voici les positions que j’aurai tenues face à cette proposition de loi :

1 – Apologie des crimes d’atteinte volontaire à la vie, d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, d’agression sexuelle, de vol aggravé, d’extorsion, de destruction, de dégradation ou détérioration volontaire dangereuse pour les personnes, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de réduction en esclavage ou d’exploitation d’une personne réduite en esclavage ou des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi, y compris si ces crimes n’ont pas donné lieu à la condamnation judiciaire de leurs auteurs :

Questions :

L’islamisme, ses apologistes, ses propagandistes et ses prosélytes sont-ils soumis à ce critère ?
Che Guevara, Staline ou encore Lénine ainsi que la propagande communiste sont-ils également soumis à ce critère ?
Ce sont quand même des idéologies responsables de millions de morts et qui continuent à tuer chaque jour.

2 – Provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion

Questions :

Quelles sont les limites légitimes pour chacun des thèmes cités ? Qui définit ce qui est de la provocation ou tout simplement un appel à la réflexion ?
Si je souhaite dire que « Le Coran c’est de la merde », que « l’islamisme est une religion de haine et de guerre », que « la France était une Nation supérieure à d’autres » ou que « les sciences anthropologiques reconnaissent l’existence des races, fait indispensable à la continuité de leurs études », serais-je censuré pour incitation à la haine ?
Où se trouve la limite entre « expression d’une opinion » et « incitation à la haine » ?

3 – Provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou ayant provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du Code pénal.

Questions :

Pourquoi fermer le volet des questions à l’égard des curiosités sexuelles ? Le Gouvernement est-il au-dessus des lois naturelles ?
Si j’ai des raisons de penser que l’homosexualité est peut-être provoquée par deux choses, les perturbateurs endocriniens tels que les pesticides, les phtalates dans le plastique et dans les vaccins et par la propagande mondialiste faisant l’apologie de la théorie du genre… Ai-je le droit de mettre le sujet sur la table alors que je n’appelle à aucune haine, aucune violence ni au aucun rejet, ou bien le sujet est-il clos, la bien-pensance détient-elle l’unique vérité qui ne devra jamais être remise en question ?

Puis-je m’opposer au « Mariage pour tous », aux projets de PMA-GPA, à l’adoption d’enfants par des couples de même sexe, aux manifestations communautaristes telles que les gay-prides et autres « Marche des fiertés » ; puis-je dénoncer l’enseignement de la « Théorie du genre » à l’école ou alors dois-je me résigner à la version officielle ?

4 – Contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, négation, minoration ou banalisation des crimes de génocides, des crimes de réduction en esclavage ou des crimes de guerre.

Questions :

L’esprit libre est soumis à une logique : tout sujet qu’il est interdit d’aborder laisse entendre que la version officielle a des choses à cacher ! Si le Gouvernement et ses supports sont convaincus de détenir la vérité, qu’ils sont armés d’arguments imparables, de preuves indéniables et qu’aucun raisonnement ne peut remettre en question l’authenticité de ceux-ci, alors pourquoi ont-ils peur du débat ?

Les technologies récentes, le déclassement d’archives confidentielles et le recul, s’ils peuvent permettre de réécrire certains événements de l’histoire, nous ne devons pas nous en priver car la vérité, même douloureuse, est bien plus importante qu’un mensonge rassurant.

Il sera donc interdit de revenir sur des sujets tels que l’esclavage, les camps de concentration. Si vous avez envie d’exprimer votre opinion sur ces sujets alors dépêchez-vous, dans 3 jours vous ne le pourrez plus.

5 – Injure commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Injure commise dans les mêmes conditions envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap

Questions :

Y-aura-t-il donc, enfin, une reconnaissance des délits de christianophobie, d’hétérophobie, de racisme anti-blanc, de haine contre l’Occident ?

Pourra-t-on dénoncer le communautarisme homosexuel, islamique ou encore les associations de défense des Noirs et autres communautés ?

6 – Harcèlement sexuel…

Questions :

Comment est défini le harcèlement sexuel ?
Dire à une femme qu’elle a de beaux yeux sera-t-il considéré comme du harcèlement sexuel ?

7 – Captation, enregistrement, transmission, offre, mise à disposition, diffusion, importation ou exportation, acquisition ou détention d’image pornographique d’un mineur ; consultation habituelle ou en contrepartie d’un paiement d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition des images pornographiques de mineurs. Fabrication, transport, diffusion ou commerce de message pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. Provocation directe à des actes de terrorisme ou apologie publique de ces actes.

Question :

Les membres influents du Gouvernement, de la Haute-administration, du Cinéma, des milieux d’affaires et des sociétés secrètes telles que la Franc-maçonnerie pourront-ils être visés par nos dénonciations ?

Julien Havasi
Membre du CNRE
Secrétaire Général du SIEL
10 mai 2020

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Marie-Claude Raffermi
Marie-Claude Raffermi
5 juin 2020 9 h 51 min

La censure a déjà commencé alors que la loi Avia n’a pas été promulguée. Mes comptes Facebook et Twitter ont été suspendus alors que je n’ai jamais appelé à la haine contre les minorités même si j’ai répondu à des tweets haineux contre la France et les français par des maghrébins et des africains en leur disant des vérités appuyées par des textes. En revanche j’ai tweeté en réponse à des publications des membres du gouvernement en leur donnant ma façon de penser sur leur gestion économique et surtout de la crise sanitaire. J’ai désinstallé les 2 applications et j’ai… Lire la suite »

Pellerm
Pellerm
23 mai 2020 10 h 39 min

La pire des censures est l  » autocensure » ..ils y sont bien arrivés ..depuis les « Touche pas à mon pote » et compagnies … Quand on ne pourra même plus se défouler entre nous , la colère enflera et c’est dans la rue qu’elle s’exprimera … Perso je suis POUR ..et impatiente !

Boutté
Boutté
22 mai 2020 5 h 45 min

Communication cannibale plutôt que tribale .

Dorylée
Dorylée
21 mai 2020 21 h 39 min

La photo de la greluche montre bien qu’elle n’est pas haineuse; Le cliché a du être pris au téléobjectif…

François Krüger
François Krüger
17 mai 2020 2 h 05 min

La photo ici vaut bien plus que mille mots. Voilà qui font les lois en France… Quelqu’un qui présente un projet de loi contre la ‘haine’ mais qui a reconnu avoir mordu un chauffeur de taxi…de rage! Soupçonnée d’harcèlements et insultes par sa propre équipe. Originaire du Togo mais née en France. Ah ce fameux droit du sol… Bref on croirait à une blague. Tout ça est très bien mais on ne peut s’arrêter là en milieu de chemin. Les réseaux dit sociaux ne suffisent pas. Il faut se débarrasser de cette haine où qu’elle soit. Les citoyens devraient dénoncer… Lire la suite »

Claude Roland
Claude Roland
13 mai 2020 12 h 53 min
Houguet
Houguet
12 mai 2020 6 h 45 min

Bonjour, avec tous les moyens que nous avons pour rester discrets, ca va être dur pour eux !
Mon avis personnel.
Excellente journée.
Cordialement

Dissident
Dissident
19 mai 2020 15 h 04 min
Répondre à  Houguet

Il faudrait nous faire des cours d’anonymat pour les nuls…

Filsde1789
Filsde1789
11 mai 2020 9 h 20 min

Là encore nos élites vont produire de l’effet serendip et en voulant contrôler, ils ne contrôleront plus rien du tout car le jour où ,nous ne pourrons plus nous exprimer librement sur le web normal, il nous restera le darkweb en crypté et là cela sera plus grave pour eux car tout va se radicaliser.

ruelle
ruelle
10 mai 2020 16 h 04 min

C’est toujours pareil avec LREM , sous des lois anodines ou « utiles » se cache leur dervies faces a l’opposition. LREM concretement n’aime pas la democratie .Lrem c’est marche ou creve, tu obeis comme un bon toutou ou tu degages.
Lrem c’est une terrible secte qui met a mal nos vraies valeurs. C’est pour moi une dictature moderne avec eux et il est a l’heure d’aujourd’hui une question a se poser . Sommes nous tres loin des caucescu et autres dictateurs europeens, pas si loin que ca …

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