RELIGION ET VIOLENCE : L’ISLAM EN HAUT DU PODIUM (par l’Imprécateur)

Toutes les religions se disent de tolérance, d’amour et de paix. Pourtant toutes sont ou ont été violentes. Les sociétés primitives et animistes savent que tous les esprits divins, ceux de la nature comme ceux des morts, sont cruels, pervers, au mieux taquins avec les humains. C’est pour les amadouer qu’il faut leur offrir des sacrifices et suivre scrupuleusement les ordres de ceux qui servent d’intermédiaires entre les esprits, les dieux et les hommes : sorciers, chamans, rabbins, prêtres, imams.

Une grande part de l’humanité est maintenant dominée par les trois grandes religions monothéistes dont les deux plus récentes, le christianisme et l’islam, découlent de mutations de la première d’entre elles, le judaïsme.
La Bible, le plus ancien des livres saints, est pleine de scènes de violence et de cruauté comme celle de Dieu éprouvant Abraham en lui demandant d’égorger son fils Isaac.

En voici une liste non exhaustive :
Deutéronome : II 32-34 ; III 3-6 ; VII 1, 2, 16 ; XX 16,18 ;
Samuel : XV 1-3, 18 ; XXVII 8, 9 ;
Psaumes : LVIII 10 ; LXVIII 23 ;
Isaïe : IX 5 ;
Jérémie : I 19 ; XV 3 ;
Ézéchiel : XI 6, 9, 10 ;
Rois : IX 33-37 ; XXI 19 : XXII 38 ;
Apocalypse : IXX 17-21

Trois exemples…

Psaume LXVIII, 23 « … Afin que tu plonges ton pied dans le sang, Et que la langue de tes chiens ait sa part des ennemis« .
Jérémie XV 3 « J’enverrai contre eux quatre espèces de fléaux, dit l’Eternel, L’épée pour les tuer, Les chiens pour les traîner, Les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre pour les dévorer et les détruire« .
Rois IX 33-37 « Il dit: Jetez-la en bas! Ils la jetèrent, et il rejaillit de son sang sur la muraille et sur les chevaux. Jéhu la foula aux pieds« .

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Les évangiles fondés sur le message d’amour de Jésus, « Heureux les doux« , « Si l’on vous frappe sur la joue droite, tendez la joue gauche » ne contiennent que de très rares versets de violence, comme « Dites à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence » (Luc XIX 27).
Ils ne concernent que les intégristes et ceux qui abusent de la finance, comme les marchands du Temple.

Le Talmud contient lui aussi une vingtaine de versets d’une extrême violence criminelle ou sexiste.
Quelques exemples :
Il est autorisé d’avoir des rapports sexuels avec une fille de trois ans et un jour« , Sanhedrin 55b ;
« Il est permis de divorcer avec votre femme si vous voyez une plus jolie fille-vierge et attirante, même si elle n’est âgée que de 3 ans« , Gittin 91a ;
« Jésus a été envoyé en enfer, où il est puni en étant bouilli dans des excréments« , Gittin 56b ;
« Les disciples de Jésus méritent d’être tués« , Sanhedrin 43a ;
« Même le meilleur des Goyim (non juif) devrait être abattu » Abhodah Zarah 26b T ;
« Les femmes juives sont contaminées par la simple rencontre de Non-juifs« , Iore Dea 198, 48 ;
« Un Non-juif est comme un chien« , Ereget Rashi Erod.22 30 ;
« Vous pouvez tuer un incroyant avec vos propres mains« , Abhodah Zarah 4b ;
« Si un goyim (non-juif) frappe un juif, il faut le tuer, car c’est comme frapper Dieu » Sanhedrin 58b ;
« La propriété d’un Non-juif appartient au premier juif qui la réclame« , Babha Bathra 54b ;
« Les goyims (non juifs) qui chercheraient à découvrir les secrets de la Loi d’Israël, commettent un crime qui réclame la peine de mort« , Sanhedrin 59a.

Dans le Coran, ce ne sont pas moins de 152 versets qui exhortent les musulmans à la violence. Envers les femmes, envers les homosexuels, envers les voleurs et les criminels, envers les juifs et les chrétiens, envers les infidèles et les apostats. Il serait trop long de tous les citer ici, voir le relevé en annexe (1).

On peut donc affirmer que toutes les religions sont violentes, mais à des degrés divers et à des périodes datées de leur histoire, à l’image de l’humanité qui, depuis 3 millions d’années et l’apparition des tous premiers hommes, n’a été qu’une longue succession de guerres et de contraintes des uns sur les autres, même au sein des clans et des familles.

Jésus a permis au christianisme de dépasser la violence, soit en l’interdisant, « Tu ne tueras point« , soit en la sublimant, comme l’acte cannibale qu’est la consommation symbolique du corps et du sang du Christ à l’eucharistie, soit encore en conseillant de la remplacer par l’amour, « Aimez-vous les uns les autres« .
Il a aussi donné aux humains le « libre-choix », alors que le judaïsme et encore plus l’islam sont extrêmement contraignants.

Le judaïsme a lui aussi fait passer la violence au second degré : on ne tue plus, on ne lapide plus, on n’égorge plus, on ne viole plus les fillettes au nom de Yaveh.

Seul l’islam considère encore la violence comme une obligation divine, mais seulement dans certaines de ses sectes, comme les salafistes, les wahabites, les sunnites en général, les chiites également mais à un moindre degré car ils ont intégré la possibilité d’évoluer dans leur théologie.

Il existe des musulmans qui ont exorcisé la violence, ce sont les soufis mevlevis dont on trouve de petites communautés en Turquie, en Egypte et dans les Balkans, et en aucune manière ils ne se sentent écartés de la « tariqa », la voie vers Allah, par leur pacifisme.

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En mai 2015, une délégation de musulmans soufis est venue à Rome assister à un Conseil pontifical. Ils se sont liés d’amitié avec des frères franciscains et ont participé à leurs cérémonies dans leur couvent. On est loin du racisme anti-chrétien des sunnites salafistes.

On peut dire que le degré de la violence religieuse coïncide avec l’état de la société au moment où on le mesure. La chrétienté martyre des premiers siècles est devenue violente quand l’Eglise s’est structurée avec une hiérarchie pyramidale partant du pape, aboutissant aux fidèles et qu’elle est devenue riche et puissante. C’est la période de la chasse aux sorcières, des croisades et de la christianisation des peuples d’outre-mer. C’est aussi celle de Luther et Calvin dont la réforme fondamentaliste protestante entraina des guerres civiles en France, Angleterre, Ecosse et quelques régions alémaniques.
La chrétienté est redevenue paisible grâce aux rois qui lui ont imposé leur souveraineté laïque, tenant les papes en marge de la politique. Jusqu’à la Révolution qui a introduit la laïcité dans la Constitution.

Le judaïsme a autrefois exterminé quelques peuples, mais s’est lui aussi laïcisé, même en Israël dont la violence actuelle n’est depuis 1948 que de l’auto-défense contre les attaques continuelles des Arabes furieux d’avoir été dépossédés d’une partie de la Judée, « le pays des juifs » (rebaptisée récemment « Cisjordanie »), qu’ils ont conquise et colonisée au VIIème siècle, la volant au peuple juif qui l’habitait depuis plus de 5 000 ans (nous en sommes en 5776 du calendrier juif).

L’islam n’a connu de paix religieuse et civile que sous la domination coloniale du Maghreb et du Moyen-Orient qui a duré un siècle, une paix imposée qui s’est terminée avec la décolonisation du Moyen-Orient et de l’Afrique, rapidement suivie de la reprise de la conquête islamique du Dar al Harb (les pays à conquérir ou reconquérir par la guerre, comme la France et l’Espagne, sont « dar al harb », les pays gouvernés par la charia et les musulmans étant Dar al islam).

Beaucoup de musulmans ont cru que la paix pouvait devenir une valeur de l’islam par l’effet pacificateur de la démocratie et beaucoup de démocrates ont cru qu’un islam « modéré » pourrait se développer. Le recteur Dalil Boubakeur était de ceux-là, mais on vient de voir avec sa démission de la présidence de l’UOIF et son remplacement par un président issu des Frères musulmans (dont seuls les dirigeants français semblent ignorer qu’il s’agit d’une organisation terroriste), qu’il admet s’être trompé et pense maintenant que l’islam « de France » et ses fidèles sont en train de basculer derrière le point de non-retour d’une grande violence religieuse, une partie des jeunes français musulmans lui préférant l’islam mondialiste et sans frontières de l’Etat Islamique et d’Al Qaïda.

Si nos dirigeants politiques ne le comprennent pas, nos sociétés arriveront un jour ou l’autre à un rejet, violent lui aussi, de l’islam par les Européens, comme en 732 à Poitiers, en 1529 et 1683 à Vienne en Autriche. Chaque fois les musulmans ont été battus. Mais ils ont aujourd’hui un avantage considérable : la mollesse et la lâcheté politique de la plupart des dirigeants européens qui ne rêvent que de « vivre ensemble » et de pays sans armées dont ils rognent un peu plus chaque années les moyens en hommes et en matériel, comme le font tous les pays d’Europe, comme le fait la France.

1 : La violence dans le Coran

L’Imprécateur

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