LES DIAFOIRUS DE L’ENARCHIE (par Maurice D.)

La sémantique devrait être la première chose que l’on apprenne à l’école.
La sémantique, est l’étude de la signification de la langue, à ne pas confondre avec la syntaxe. La sémantique vous aide à comprendre ce que celui qui prononce une phrase vous dit en réalité, au-delà de ce qu’il veut vous faire croire avec ses mots et la syntaxe utilisés, et le charabia qui les porte.
Autrement dit, la sémantique c’est le fond, la syntaxe c’est la forme et le charabia c’est le vernis jargonneur qu’adorent utiliser les gens qui se croient instruits pour bluffer leurs interlocuteurs.

images-3« Je suis en responsabilité » ne veut pas dire « Je suis responsable de… » mais
« J’occupe le poste et je m’y cramponnerai aussi longtemps que je le pourrai« .

L’intelligence ne doit pas être confondue avec l’instruction et encore moins avec l’exercice du pouvoir.

Être intelligent, c’est comprendre l’ensemble des choses, des faits, des difficultés, des discours auxquels on est confronté, et adapter sa connaissance et son comportement en conséquence pour au mieux améliorer sa vie, au pire la sauver.
On pourrait presque dire, bien que ce ne soit pas seulement cela, que l’intelligence c’est la faculté d’adaptation.

Si ce n’est pas que cela, c’est que l’intelligence peut aussi conduire au refus de l’adaptation si celle-ci doit provoquer à terme une situation pire que celle, difficile, à laquelle on est confronté et dont on pense a priori qu’en s’y adaptant on améliorera son sort.
Être intelligent, ce n’est pas dire, face aux dérives criminelles de l’islam « votre génération doit s’habituer à vivre avec ce danger« , autrement dit, « adaptez-vous à la violence », c’est au contraire poser le problème en utilisant les mots justes et trouver rapidement les solutions adéquates.
Parce que si les jeunes gens qui ont entendu cette phrase sont intelligents, ils ont du courir s’inscrire à des cours de tir, de close-combat, de self-défense et acheter des armes, comme l’ont fait les néo-calédoniens de toutes les ethnies quand ils ont compris que : « il va falloir vous habituer à l’indépendance, parce que les accords de Nouméa ne sont pas ce que l’on vous a fait croire, un choix d’avenir, mais une marche organisée à l’indépendance raciale et socialiste » (l’I.K.S.).

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Le livre Soumission de Houellebecq a ce mérite. Loin d’être islamophobe, comme ceux qui ne l’ont pas lu ou l’ayant lu ne l’ont pas compris le pensent, il nous décrit le cas d’un professeur d’université, « prof » de lettres françaises spécialiste de Huysmans, donc très instruit, parlant de tout avec des mots choisis. Et qui finit par se laisser convaincre par son ministre musulman polygame qu’en se convertissant à l’islam arrivé au pouvoir en France grâce à la stupidité profonde du pacte républicain, il améliorera la qualité de sa vie perturbée par les désordres dans la société qu’ont entrainé deux mandats présidentiels successifs de Hollande avec comme slogan « l’immigration es tune chance pour la France« .
Déjà, il pose le problème, à sa manière, mais il le pose.

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Je pense que c’est ce qui provoque ce torrent de haine gauchiste contre Houellebecq.
Il démontre que l’appartenance à ce que l’on appelle « l’élite » est loin d’être un gage d’intelligence.

Il est facile de le constater tous les jours quand la quasi-totalité des « intellos » qui sévissent au gouvernement, dans les partis politiques et les médias, prétendent, par exemple, parler de l’islam à partir de généralités abstraites ou de ragots qu’ils glanent entre deux coupes de champagne et dont ils s’intoxiquent mutuellement.
Sans oublier ceux qui pratiquent joyeusement la délation, le racisme et l’insulte, pour se débarrasser de leurs contradicteurs comme on peut l’entendre à chaque édition de « On n’est pas couché » ou « C’est-à-dire ».

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 Le président et le procureur du tribunal de l’inquisition

On appelle trop souvent « élite » ce qui n’est qu’une oligarchie.
L’oligarchie désigne une petite classe sociale, petite par le nombre, qui ayant pris le pouvoir par l’argent (ploutocratie, les Rothschild…), la force (armée ou coup d’État), la technique (technocratie administrative), les « meilleurs » (l’aristocratie au sens étymologique du terme), se constitue en classe dominante et refuse ensuite de lâcher le pouvoir.

L’oligarchie peu très bien se constituer dans des sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens (c’est le cas de la France), en confisquant progressivement le pouvoir par l’institution de règles qui en limitent concrètement l’accès aux membres de l’oligarchie et à leurs héritiers, voire aux élèves de certaines écoles qui furent grandes mais sont devenues fabriques à politicards. C’est ce qu’est devenue la France.

C’est ainsi qu’au fil du temps, alors que les politiciens vantent sans cesse la noblesse de leur tâche, la politique est devenue semblable à un combat de catch dans une mare de boue, dont les meilleurs, l’aristocratie de l’intelligence, se tient soigneusement à l’écart.

C’est là que la sémantique retrouve son intérêt. Ecoutez nos hommes et femmes politiques nous ressasser avec une feinte conviction les mérites des « valeurs de la République« , voire « nos valeurs« , c’est-à-dire celles qu’ils ont confisquées à leur profit électoral ou à celui de leur parti. Chantons tous ensemble la Marseillaise, unis dans les valeurs républicaines. C’est beau, c’est grand et si je ne dis pas que c’est noble, c’est justement parce que ça ne l’est pas puisque c’est du toc.

Il y a un « truc », et c’est là que l’esprit curieux et averti ne tombe pas dans le piège, un truc de politicien un peu vicieux, bien « coaché » par ses « conseillers en com », et par moments carrément menteur. Une République, et les valeurs à géométrie variable en fonction du temps qui vont avec, c’est un régime politique où ceux qui accèdent à des fonctions politiques n’y arrivent pas par l’hérédité, l’argent ou la force, mais par l’élection.
République (res publica) signifie que l’intérêt général domine les intérêts particuliers. Mais, République n’est pas synonyme de démocratie, c’est là qu’est le piège.

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Le président, en haut, peut consulter directement  le peuple en bas – toujours en bas-(flèche rouge de gauche); il objecte que les corps intermédiaires (en fait, les partis subventionnés) représentent le peuple et qu’il est donc inutile de le consulter

Jean Bodin, un juriste qui vécut au 16ème siècle, décrit dans Les six livres de la République les principes symboliques et l’organisation juridique de la royauté, la république étant pour lui synonyme de « la souveraineté d’un prince dans l’ordre de la loi naturelle« . De nombreux auteurs du 18ème siècle ont loué la « bonne gestion de la république » par Louis XIV et J.J. Rousseau lui-même dans Le Contrat social la définit comme « tout État régi par des lois, sous quelque forme d’administration que ce puisse être ; car alors seulement l’intérêt public gouverne et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain« .
En 1804, Napoléon se déclare et se considère comme « l’empereur de la République française« 

Bien des royautés sont aujourd’hui plus républicaines que beaucoup de républiques, il suffit de regarder en Europe.

La République, donc l’intérêt général devrait en principe être défini par le peuple. C’est le cas en Suisse, seule véritable République démocratique d’Europe, et probablement du monde, où toute question, même en apparence mineure, est soumise à l’appréciation du peuple suisse par une « votation » dont les règles d’organisation varient suivant qu’il s’agit d’un canton ou de l’État suisse. Cela va du budget de l’Etat à l’aménagement d’une route cantonale en passant par la politique d’immigration.

Tous les hommes politiques suisses se plient à cette volonté populaire car, contrairement aux nôtres, ils ne sont pas gonflés de suffisance par leurs parcours scolaire et leurs réussites au sein d’un parti. Ils ne se croient pas obligés de démissionner à chaque échec d’une proposition soumise au peuple suisse, le seul aussi qui soit réellement multiculturel avec ses quatre langues officielles.
Ils disent « si c’est ce que vous voulez, on va le faire » et ça fonctionne si bien que la Suisse ne connaît pas le chômage ni la pauvreté (sinon « à la marge »), le SMIC y est deux fois plus élevé qu’en France, ce qui ne l’empêche pas d’exporter mieux que nous et de vivre sans guerres permanentes comme nous le faisons depuis quelques années, qu’elles soient extérieures, (Mali, Syrie, etc.) ou civiles et religieuses comme celle qui couve chez nous du fait de l’incompétence et de l’incurie de nos dirigeants.

Le monde politique français évite le mot « démocratie » comme la peste Ebola (la peste, c’est fini, Ebola c’est d’actualité, de plus la peste était « noire » ce qui vu l’indigence intellectuelle de bien de nos journalistes vaudrait une accusation de « racisme » et de « stigmatisation » à qui parlerait de « peste noire »).

La démocratie fait appel au peuple et donne la parole au peuple. Qui dit peuple, disent nos politiciens, dit populisme… si le peuple commence à se mêler de la politique où va-t-on ?

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La politique, ont décidé les politiciens, est une affaire privée, la leur, une affaire de professionnels formés dans les écoles adéquates et qui toute leur vie ne feront que ça, comme les mineurs de fond ou les ouvriers agricoles d’autrefois. Mieux, la politique est devenue une charge qui se transmet de père en fils ou en fille et finit par produire des dynasties de politicards richissimes parce que, quand même, si on ne s’enrichit pas en politiquant, autant faire un métier honnête. Voyez les Joxe, les Debré, les Aubry, les NKM…

Alors ils font tout pour empêcher le renouvellement du corps politique. Déjà qu’il faut supporter des élections cycliques, constitution oblige, les jeunes entrant en politique doivent se plier à la pratique partisane : attendre leur tour, que les vieux et les ultra-vieux du parti aient épuisé toutes les possibilités de finir avec des retraites dorées.
Pas de retraite à 60 ans pour eux, ils sont en pleine forme à cet âge où d’autres sont fatigués à en mourir par une carrière professionnelle ponctuée de succès et d’échecs, de prises de risques, de faillites, de changements de métiers, d’apprentissage permanent…

Le politicien, lui, commence par entrer dans l’administration qui sera son parachute doré « au cas où », puis le plus vite possible en politique comme grouillot dans le parti, grimpe les échelons, se fait élire quelque part où on l’a parachuté. S’il réussit tant mieux, s’il échoue il persévère dans l’administration et au parti jusqu’au succès qui viendra un jour. Ensuite, c’est le pactole, gros salaire, réserve parlementaire, frais non justifiés, voyages gratuits, et pour certains, trucage de marchés publics, pots de vin. S’il perd une élection il conserve l’intégralité de son salaire pendant cinq ans et il acquiert une solide retraite en une dizaine d’années, ils se sont voté tout ça sans en référer au peuple qui les a élus. Au pire, s’il perd une élection parce qu’il a vraiment été très mauvais, les copains et le parti lui trouvent une sinécure juteuse. Voyez Moscovici et les députés européens. À cinquante ans il a son million d’euros bien placés ou alors c’est qu’il est vraiment nul ! (*)

Il suffit de compter les millionnaires à la présidence et dans le gouvernement et pourtant leurs déclarations sont souvent minorées, c’est qu’ils sont les mieux placés pour être bien conseillés sur ce qu’il faut faire : rien dans des entreprises, tout dans la pierre et les rentes sûres et la banque Rothschild au sein même du gouvernement. Après ils peuvent critiquer les autres « riches », ceux du secteur privé, avec un mépris bien dosé, les taxer à mort, les poursuivre en leur reprochant de ne pas avoir créé assez d’emplois pour faire de nouveaux contribuables à imposer, les menacer s’ils n’en créent pas.

Pourtant, c’est facile de créer des emplois, il suffit de décréter qu’il y en aura 60 000 de plus et qu’une taxe nouvelle suffira à les financer. Si les sans-dents rechignent, on emprunte sur les marchés extérieurs.
La dette ? Les jeunes en feront leur affaire, après moi le déluge.

La démocratie est morte en France, depuis que l’ENA et Sciences Po ont pris le pouvoir et se sont organisées en oligarchie. C’est pourquoi, il vaut mieux, quand on est politicien, éviter de parler de « démocratie » et de référendum », des mots dangereux, il est préférable de gloser à l’infini sur les « valeurs » et la République que l’on glorifie dans les discours et bafoue dans le parti.

La France est en état de sclérose avancée. Qui l’en délivrera avant sa mort annoncée par le président lui-même dans ses vœux corréziens : il ne les a pas présentés à la France, à la nation, à la patrie, il les a présentés, – l’avez-vous remarqué – aux territoires français.
« En m’adressant à la Corrèze, je m’adresse à tous les territoires français« .
Pourquoi pas aux duchés et aux baronnies ?
Tout un symbole !

Maurice D.

- MINURNE

* Au sujet de cette oligarchie énarchisée qui gouverne la France, Maurice ne m’en voudra pas de rappeler ce qui est l’une des causes majeures de la décadence de la France, j’ai nommé la possibilité donnée à tout haut-fonctionnaire de se faire mettre en « disponibilité » pour un temps indéterminé.
Exemple concret (au hasard) : ce jeune fonctionnaire vient de se faire nommer Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes. Il peut tranquillement, moyennant une petite production de rapports, pousser doucement jusqu’à la retraite, en bénéficiant des augmentations d’échelons et des variations de la valeur de l’indice.
S’il lui prend l’envie de se faire élire député, alors là, c’est génial, il se fait mettre « en disponibilité ». S’il est élu pour un seul mandat parlementaire (c’est rarissime), il récupère son poste (j’allais dire son fromage) au bout de 5 ans. Mais, si ça lui chante, et si il fait en plus une carrière ministérielle, la plaisanterie peut durer des années. 10 ans, 20 ans, 30 ans. Demandez à Juppé, Fabius, Hollande et quelques autres !
Jetez un oeil à la vidéo incroyable (cliquez sur la vidéothèque) où Hollande se vante d’avoir eu le courage de se faire élire député (c’est la vidéo n° 6), au lieu de ne rien foutre comme haut-fonctionnaire (quel aveu !). Ca en dit déja long sur la méprisable mentalité du futur président de la république, enfin passons…
Donc, ces énarques haut-fonctionnaires élus vivent toute leur vie avec le parachute dorée de leur poste administratif. Plutôt rassurant, par les temps qui courent… Et quand ils se décident à prendre leur retraite (leur « pension » comme on dit dans l’administration pour bien faire la différence avec les retraites du vulgum pecus), celle-ci est calculée sur les 6 derniers mois, après toutes les augmentations indiciaires dont ils ont bénéficié pendant leur « non-carrière ».
Dans beaucoup de pays comparables à la France, les fonctionnaires élus doivent démissionner de leur fonction, parfois après la fin d’un premier mandat.
Mais faire toute une carrière en détachement de poste est une iniquité violant l’un des principes fondamentaux des fameux Droits de l’Homme « les hommes naissent et DEMEURENT » libres et égaux en droits.
DEMEURENT ! Quel commerçant, quel cadre d’entreprise, quel ouvrier, quel employé, quel artisaan, peut se permettre d’être élu député et de récupérer son poste après son mandat ? Seuls quelques professionnels libéraux, avocats ou médecins en cabinet, peuvent se risquer à ce genre de plaisanterie, et encore.
Résultat des courses : une majorité écrasante de fonctionnaires au Parlement, pas un seul ministre en exercice qui connaisse l’entreprise privé et… des lois inadaptés et dogmatiques comme la sinistre loi Alur – Duflot qui a flingué l’immobilier et de la réforme en cours de la formation continue qui va en faire autant sur ce secteur.
Comme me disent mes amis Canadiens « Christ, arriver à vous en sortir avec de pareils Charlots qui vous gouvernent, c’est que vous êtes sacrément bons, vous z’autres les Français ! Avec de bons gestionnaires vous seriez la première économie mondiale tabarnak ! »
Bref, tout ça pour dire que c’est pas sans raison qu’on a prévu à notre projet de gouvernement (§ 111) la suppression de cette mise en disponibilité pour des raisons électorales.
Au fait, vous l’avez lu ce projet ?

Marc Le Stahler

 

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