MOYEN-ORIENT : LE NOEUD DE VIPÈRES (l’Imprécateur)

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« Mudjahidins de tous les pays, hâtez vous de faire le djihad et faites de ce mois de ramadan une calamité pour les infidèles »
(Abu Mohammed al-Adnani, porte parole de l’organisation Etat Islamique).

Tous les journaux de la planète ont diffusé ce message menaçant. Un peu moins la presse française sans que l’on sache si c’est par sagesse et souci de ne pas propager la propagande islamiste, ou si c’est par respect des consignes de la bien-pensance du « pas d’amalgame » et pour « ne pas stigmatiser la communauté musulmane ».

Le Washington Post s’interrogeait sur le sens de « l’entrée dans une nouvelle ère de djihad international » annoncée par E.I. et les attentats multiples à en attendre pendant le ramadan qui est chaque année une période de plus grande violence dans le monde musulman. Le New York Times pense que les attentats du 26 juin « soulignent de manières différentes les difficultés à anticiper ces attaques et à protéger les civils, qu’ils se trouvent à la mosquée, au travail, ou à la plage”, cependant il y voit plus une coïncidence qu’un plan global : “Si rien n’indique pour le moment que ces attentats ont été coordonnés, la mort de dizaines de civils a horrifié les populations et soulevé d’épineuses questions sur l’évolution de la nature du terrorisme international”.

Cette évolution, le quotidien libanais L’Orient le jour, toujours bien renseigné, la voit sous la forme des attaques à plus petite échelle, mais qui peuvent frapper n’importe où ». El Pais, le journal espagnol ne croit pas non plus à un lien direct entre les trois attentats, mais voit cependant « un acte hautement politique » dans le fait qu’il y ait une « offensive djihadiste sanglante sur trois continents« , le même jour. Il s’agit d’une stratégie ayant pour objectif de “créer un sentiment de peur et de défaite afin de neutraliser la capacité de combat des forces ennemies tant à l’intérieur qu’à l’extérieur”. Plus important encore pour le journal, ils visent à poursuivre la captation de djihadistes internationaux qui frapperont à domicile. Dans notre cas, de jeunes musulmans français tentés par le djihadisme dans lequel ils voient une aventure exaltante et l’occasion d’assouvir leurs fantasmes de meurtre, de viol, de pillage tels qu’ils les vivent par procuration dans de nombreux jeux vidéo.

La « Coalition internationale contre l’organisation Etat islamique » était réunie le 2 juin dernier à Paris pour faire le point sur sa stratégie, au regard des récentes avancées du groupe terroriste à Palmyre et Ramadi. Critiqué par Paris et Washington pour sa gestion des conflits internes, le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi a, en retour, jugé insuffisante l’aide apportée par la coalition.

Lui a-t-on fait remarquer que si l’aide internationale est jugée insuffisante, l’armée irakienne est, elle, en-dessous de tout ? C’est l’une des armées les plus puissantes du Moyen-Orient avec 260 000 hommes, cinq fois environ l’effectif total des troupes de l’E.I., et elle a été bien armée par les Américains.

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Pourtant, ce n’est pas elle que l’on voit à l’œuvre contre l’E.I. autrement qu’en train de prendre la fuite en abandonnant ses armes et parfois des hommes que les djihadistes salafistes de l’E.I. égorgent ensuite. Ce sont des milices, souvent chiites ou kurdes, qui « font le job ».

On touche là du doigt un gros problème qu’occultent, à moins qu’ils n’en aient pas conscience par ignorance de l’islam, les dirigeants et ministres occidentaux pour on ne sait trop quelle raison de politiquement correct, obnubilés par l’idée de « ne pas stigmatiser l’islam ». Parce que le problème est bien là : l’islam n’est pas une religion mais une idéologie politico-religieuse divisée en plusieurs églises, elles-mêmes subdivisées en sectes dont certaines sont microscopiques, qui se haïssent copieusement, ne cohabitent paisiblement que si l’une accepte sa soumission à l’autre qui est dominante, mais font preuve d’une solidarité clanique ethnique et religieuse exemplaire.

L’armée irakienne est majoritairement sunnite, comme les troupes djihadistes de l’E.I. qui sont elles aussi sunnites et de plus salafistes, ce qui leur confère une aura de quasi sainteté puisqu’ils acceptent joyeusement de prendre pour Allah le risque du martyre. L’armée irakienne répugne à combattre ses « frères ». Le gouvernement irakien dominé par les chiites envoie donc des milices chiites pour combattre les sunnites de l’E.I. Elles le font très bien et reprennent des positions gagnées par E.I. Mais comme elles haïssent les sunnites qu’elles y trouvent, elles torturent, violent, pillent et massacrent. Si E.I. reprend la même position où en arrivant la première fois il avait lui-même torturé, violé, pillé et massacré les chiites, chrétiens ou yézidis qu’il y avait trouvés, plus l’élite locale des sunnites qu’il avait remplacée par ses cadres à lui, il n’a plus qu’à recommencer avec les chiites faits prisonniers.

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Le problème est le même quand ce sont des Kurdes qui sont envoyés combattre E.I., avec une nuance importante toutefois : les Kurdes sont sunnites comme les djihadistes E.I., mais ils les haïssent pour avoir dans leur progression vers les champs pétrolifères de Mossoul pris l’an dernier des territoires que les Kurdes considéraient comme les leurs. Leur objectif est de les récupérer et de former à terme un état kurde indépendant. S’ils y réussissent, ils se comporteront à peu près comme les djihadistes d’Etat Islamiste, et les « alliés », conglomérat hétéroclite de pays qui n’ont au fond rien d’autre en commun que la peur d’E.I., seront peut-être conduits à bombarder les Kurdes, à la demande des Turcs, membres de l’OTAN, qui haïssent les Kurdes et ne les aiment que morts ou soumis dans le quasi esclavage qu’ils leur imposent depuis un siècle.

Quand nos dirigeants refusent d’envoyer des fantassins sur le terrain et de régler son compte à E.I., ils ont raison, ce serait mettre le pied dans un nœud de vipères et ils le savent, comme Israël le sait qui tape sur toute tête de vipère qui sort du nœud, un coup c’est sur le Hamas, un coup sur le Hezbollah, un coup sur l’Iran, un coup sur l’Egypte… Si des troupes occidentales débarquaient, d’un coup toutes les vipères s’uniraient provisoirement pour lutter contre « l’envahisseur mécréant du Dar el Islam », la terre musulmane. Puis, une fois les mécréants chassés comme ils l’ont été d’Afghanistan, elles recommenceraient à se mordre mutuellement.

Il n’y de paix dans ces pays que lorsqu’une poigne de fer les tient, impose la laïcité de force, à moins que l’une des branches de l’islam n’y soit totalement dominante comme dans l’Arabie wahabite actuelle, le Maroc malékite, la Jordanie hachémite ou l’Iran chiite. Mustapha Kemal Atatürk l’avait compris au siècle dernier, il supprima le régime du califat sous lequel les ottomans vivaient depuis plus de dix siècles et la Turquie put accéder au monde moderne. Toute une série d’hommes forts firent de même et imposèrent à leurs pays avec l’aide de leurs armées, des dictatures laïques presque tous en s’appuyant sur l’idéologie socialiste particulièrement adaptée à ce système de gouvernement : Gamal Abdel Nasser, Hafez el Assad, Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein, Habib Bourguiba suivi de Zine ben Ali, Abdelaziz Bouteflika… Globalement tous socialistes, imposant le parti unique avec le soutien de l’armée.

Portrait_officiel_BourguibaHabib Bourquiba, « président à vie », président du Parti Socialiste Destourien de Tunisie

Tous ont été combattus, parfois assassinés par l’islamisme qu’ils ont écrasé sans pitié, l’islam étant la religion dominante mais le respect des minorités imposé. Ainsi dans la Syrie des Assad, les alaouites cohabitaient avec les sunnites (devenus majoritaires) et les chrétiens syriaques, maronites, grecs, arméniens, chaldéens ; dans l’Algérie sunnite, les malékites cohabitent avec les ibadites et les soufis, chrétiens, protestants et juifs étant cependant devenus extrêmement minoritaires. Etc.

C’est pourquoi intervenir dans ces pays nécessite une connaissance profonde des religions et des sociétés claniques locales qui manque presque toujours à nos élites politiques, qu’elles soient françaises ou américaines. Leur politique se résume alors à jouer les uns contre les autres, à favoriser la religion qui semble la plus favorable aux intérêts occidentaux, presque toujours axés sur le pétrole et le gaz. En Syrie on a joué les sunnites contre les alaouites, en Algérie notre président flatte les sunnites malékites dominants, en Irak on joue les chiites contre les salafistes, en Libye on a complètement perdu la main après avoir poussé à assassiner Kadhafi, des islamistes déguisés en démocrates modérés qui ont roulé dans la farine Bernard Henri Lévy et Nicolas Sarkozy qui n’avaient rien compris à la fine gestion du système tribal libyen par Kadhafi.

Le grand problème d’aujourd’hui est que l’échec de « politiques arabes » menées depuis 70 ans sans tenir compte des variantes antagonistes de l’islam et des sociétés tribales qui se les sont appropriées, a pour résultat que l’islam est maintenant chez nous et y importe ses divisions et ses guerres.

L’Imprécateur

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NOUS SOMMES EN GUERRE CONTRE L’ISLAM SALAFISTE (L’Imprécateur)

Ce que la presse appelle « l’attentat terroriste de l’Isère » est bien un attentat, techniquement parlant de type terroriste et il s’est passé en Isère, c’est incontestable. Pourtant il a une toute autre dimension que la presse tente d’occulter, à l’instigation peut-être des autorités politiques effrayées par la responsabilité qu’elles prendraient en prononçant le mot juste, ainsi que l’a fait observer le journaliste Mohamed Sifaoui dans l’émission C dans l’air – Terrorisme : vendredi noir du vendredi 26 juin. Une observation qu’ont validé les trois autres intervenants, le juge Jean-Louis Bruguières, Pierre Martinet de la DGSE et l’historien Alexandre Adler. Ce mot juste, c’est « déclaration de guerre ».

Il ne s’agit pas en effet que d’une attaque contre une usine, ou du meurtre d’un employé sur son employeur. Si ce n’était que cela, le ministre de l’Intérieur ne se serait pas rendu sur place toute affaire cessante après avoir donné l’ordre aux forces de police de tenir les journalistes à l’écart de la scène du crime jusqu’à ce qu’il les ait briffé sur ce qu’il fallait dire. Si ce n’était vraiment que cela, le président de la République n’aurait pas interrompu les entretiens qu’il avait à Bruxelles avec la chancelière allemande et le premier ministre grec pour rentrer précipitamment à Paris tenir un Conseil restreint à l’Elysée.

S’ils l’ont fait c’est qu’ils ont perçu la dimension exceptionnelle de l’acte du criminel (présumé bien sûr) Yassin Salhi et de tout ce qu’il implique.

Le fait même que le ministre de l’Intérieur ait aussitôt livré son nom, alors que la procureur de la République de Paris n’en donnait que l’initiale, est le signe qu’il a voulu montrer aux Français la nature du danger. En effet, Salhi est un nom arabe formé à l’aide du suffixe d’appartenance -i ajouté au nom Sâlh (celui qui est pieux, intègre, vertueux).

Ce crime prend une dimension nationale parce qu’à ses deux aspects visibles, le meurtre et l’attaque de l’usine, s’ajoute une procédure et une signature qui authentifient la déclaration de guerre. Certes, elle ne s’est pas faite à l’ancienne, avec un diplomate en mission remettant officiellement aux autorités du pays un document déclarant en toutes lettres « pour telle raison nous vous déclarons la guerre », ou bien par l’entrée en force sur le territoire de la patrie d’une armée étrangère en armes.

Elle signifie : nous vous avions prévenu depuis la plage libyenne où nous avons égorgé vingt-deux coptes égyptiens que nous vous déclarions la guerre, que nous enverrions sur vos côtes 500 000 migrants parmi lesquels de nombreux djihadistes, vous n’en avez pas tenu compte, et bien maintenant vous le savez, nous sommes chez vous et le pire pour vous est que notre messager n’est pas un étranger, il est de nationalité française.

Dès vendredi après-midi sur iTélé, deux ou trois « experts » dont l’éditorialiste en désinformation Claude Askolovitch, nous ont joué sur un air maintes fois entendu un joli petit morceau de déculpabilisation. Leur préoccupation centrale était de dédouaner le terroriste salafiste Yassin Sahli de tout engagement religieux. Ils n’avaient à ce moment-là aucune autre information vérifiée que le fait que le terroriste avait décapité sa victime en encadrant sa tête de deux drapeaux comportant la chaada, la profession de foi musulmane, mais ils mettaient une ardeur incroyable à nous convaincre que cet acte barbare n’avait rien à  voir avec l’islam. Ni avec le terrorisme d’ailleurs puisqu’ils nous laissaient entendre qu’il s’agissait sans doute l’acte isolé d’un dément !

Il est vrai que privilégié au départ, le mobile terroriste est aujourd’hui atténué par le fait que Salhi a confessé de vives tensions entre lui et son patron, l’homme de 54 ans dont la tête a été retrouvée sur la grille de l’usine Air Products.

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Une violente dispute aurait même éclaté entre les deux hommes quelques jours avant les faits. Un employé d’ATC, la société de transport dans laquelle travaillait Salhi, a révélé aux enquêteurs que ce dernier a fait tomber une palette lourdement chargée de matériel informatique. «Cette déposition atteste que l’intention première de Salhi semble bien de tuer son patron mais, puisqu’il est fortement radicalisé depuis dix ans, il l’a fait selon l’imagerie jihadiste», explique à Libération une source policière.

On est là dans la logique voulue par le gouvernement depuis que des crimes liés à l’islamisme ont lieu en France : minimiser par tous les moyens la part de l’islam dans l’acte du ou des tueurs afin de « ne pas stigmatiser toute une communauté ». L’intention est bonne de ne pas vouloir envenimer le conflit, mais le résultat est inverse à ce qui est voulu : trop d’indulgence répétitive envoie le message d’une complicité voulue avec les crimes de l’islam extrémiste des salafistes.

Pourquoi prétendre que « l’intention première… semble de tuer son patron« , ce que rien ne prouve, quand il apparaît au contraire à ceux qui connaissent l’islam que l’intention première était de commettre un attentat conforme aux directives de l’Etat Islamique, ce que démontre toute la scénographie du crime, la tête coupée du patron n’étant qu’un accessoire ayant permis à Yassin Sahli d’assouvir à cette occasion sa vengeance en montrant à E.I. qu’il est digne de confiance.

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L’appartenance de Yassin Sahli au mouvement salafiste est incontestable. Il est apparu dans les radars des services de renseignement en 2004 pour ses liens avec la mouvance salafiste de Pontarlier. En 2006, l’homme fait même l’objet d’une fiche S. Réservée aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale, cette classification implique notamment de signaler tout passage à la frontière de l’individu ciblé. Mais, « faute d’éléments probants », le fichage de Salhi n’a pas été renouvelé et sa surveillance levée en 2008. En 2010-2011, Yassin Salhi a confié à Sébastien, son éducateur en techniques de combat, être parti dans une école coranique en Syrie. Un séjour sur lequel les services de renseignement cherchent actuellement des informations pour le confirmer. En 2012, Y. Sahli est repéré en raison de ses relations « avec un individu qui apparaît de façon périphérique dans l’entourage du groupe Forsane Alizza », un groupuscule radical islamiste créé en 2010 à Nantes, ville très islamisée avec ses dix mosquées, prêchant l’action armée et pour cette raison dissous en mars 2012 par le gouvernement Sarkozy qui commençait à lutter efficacement contre l’islamisme. Enfin, sa voisine de palier à Besançon contacte la gendarmerie en 2014 pour signaler des réunions d’appartement au sein desquelles le jihad en Syrie et au Mali a été évoqué. Selon Sébastien, sa personnalité complexe laissait craindre un passage à l’acte : «C’était une bombe à retardement […]. Il était dangereux pour lui-même et pour les autres. Il ne se battait pas, il faisait la guerre», explique-t-il au Parisien.

Exactement ce qu’a dit Mohamed Sifaoui : « tous  les salafistes sont potentiellement dangereux« , surtout ceux qui paraissent les plus inoffensifs.

Cet homme si gentil, si bon voisin qui jouait au foot et promenait ses enfants, a tué son patron et l’a décapité, puis il a exposé sa tête, mais sans oublier de prendre une première photo, puis une seconde en posant à côté de la tête de sa victime. Ce selfie, qui a été envoyé à un numéro canadien via la messagerie WhatsApp, est finalement parvenu à Sébastien-Younès V., originaire de Vesoul (Haute-Saône) qui se trouve en Syrie depuis 2014, dans les rangs de l’Etat Islamique.

Il y en France environ 80 mosquées connues comme salafistes ou tabligh. Il serait temps de les surveiller étroitement, de ficher tous ceux qui les fréquentent. Interdire aussi la construction en France d’écoles coraniques salafistes, comme celle de Brest (830 000 euros à charge des contribuables bretons), dirigée par l’imam salafiste Rachid Abou Houdeyfa. De son vrai nom Rachid El Jay.

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L’imam est né en 1980 et a grandi à Brest, il est protégé de la colère des Brestois par le maire socialiste et le très obéissant Le Télégramme qui jamais avare de désinformation soutient que « le salafisme est le meilleur rempart contre le djihadisme« .  Et il semble que le premier ministre ait la même vision erronée de l’islam salafiste, celui de l’État Islamiste, pourtant universellement reconnu comme fauteur de guerres et de crimes odieux.

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Arrêter cette dérive collaborationniste avec l’ennemi terroriste salafiste qui a déclaré la guerre à la France serait la première chose à faire avant d’envisager des mesures sévères d’expulsion vers leurs pays d’origine avec interdiction de retour, cela bien sûr avec une mesure de regroupement familial à rebours.

Le problème est que le premier ministre, arc-bouté sur la doctrine du club de Bilderberg dont il est membre (on dit « invité ») reste positionné sur la ligne stratégique imposée par le Département d’Etat US. Le gouvernement français adopte progressivement une réorganisation sociale multiculturaliste de type américain. Ce que l’on nomme la « doctrine Rivkin, » du nom de l’ambassadeur des USA en poste à Paris entre 2009 et 2013.

Cette ligne prévoit une gestion politique des populations immigrées, essentiellement musulmanes, selon le principe du cloisonnement religieux et identitaire. Une sous-traitance est donc mise en place, avec l’aide des pétromonarchies du Golde, Qatar en tête. C’est cette ligne qui a été récemment abordée au ministère de l’intérieur en présence de Manuel Valls. Le premier ministre français s’est ainsi affiché en compagnie de l’UOIF, l’organisation des Frères Musulmans financée par le Qatar. Les Frères Musulmans soutiennent le mouvement radical Hamas, mais sont aussi liés à Erdogan et à l’AKP en Turquie dont on sait qu’il arme l’Etat Islamique en Syrie et en Irak, contre les Kurdes notamment. Admirez la logique de notre politique étrangère et de notre lutte contre le terrorisme !

Donc, le gouvernement et le président socialiste n’oseront pas prendre le risque de fâcher une partie de l’électorat musulman, dont la majorité serait pourtant probablement soulagée qu’enfin des mesures soient prises pour leur permettre de vivre sans le soupçon permanent qu’ils sont complices des crimes salafistes. Il est certain que les musulmans bien intégrés voient d’un mauvais œil ce laxisme vis à vis des mouvements extrémistes de l’islam. Si un jour les Français (de souche) se révoltent, ils savent qu’ils en seront les premières victimes.

À moins, mais c’est fort peu probable, que notre « élite » politique ait peur des représailles que leur promet le Coran, 5, 33, (contre les ennemis de l’islam) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment ».

L’Imprécateur

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LES PIEGES DU PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE (L’Imprécateur)

Prélever l’impôt à la source est une fausse bonne idée. Beaucoup de Français y sont favorables parce que cela leur facilite l’exercice du devoir fiscal et leur enlève l’angoisse du tiers provisionnel ou du prélèvement mensuel. Quand ils ont une dépense à faire, ils regardent le solde de leur compte bancaire sans avoir à se soucier d’un futur prélèvement. C’est par contre une mise en place difficile pour le gouvernement, mais c’est son problème, puisqu’il veut changer le système, qu’il le fasse et ne nous embête pas avec les détails. Il y a 110000 fonctionnaires à Bercy, il faut bien les occuper à autre chose que les mots croisés, le Sudoku et la lecture des magazines.

Beaucoup de pays pratiquent le prélèvement à la source et en sont satisfaits. C’est vrai, avec une nuance cependant, petite mais cruciale : ils ont des gouvernements honnêtes qui, si la moindre entourloupe est décelée par le peuple, la presse ou l’opposition, sont immédiatement sanctionnés par la démission du ministre concerné, voire de tout le gouvernement. Ce n’est pas le cas chez nous où des escrocs notoires siègent au conseil des ministres et à la tête du parti majoritaire, ce que le président appelait « la République exemplaire », sans jamais avoir précisé exemplaire en quoi. En filouteries en tous genres semble-t-il.

Il y a bien des sanctions qui tombent, mais Cahuzac a-t-il tout remboursé ? On n’en sait rien la justice enquête toujours.
Thévenoud a-t-il tout remboursé ? Il siège toujours tranquille à l’Assemblée. Agnès Saal a-t-elle tout remboursé ? En partie : 15 500 euros environ sur les 40 000 de frais de taxis qu’elle a facturés à l’INA (6 500 pour les taxis de son gamin, 6 000 pour ses déplacements privés, 3 000 pour on ne sait quoi, mais le reste ?) et rien pour le moment sur les 36 000 euros de taxis facturés au Centre Pompidou. Elle y aurait travaillé quelques années et elle en a assuré la direction pendant quelques mois. La direction du Trésor pense qu’il s’agirait purement et simplement d’une escroquerie aux fonds publics qui pourrait se monter à 400 000 et non 36 000 euros, ce qui n’empêche pas la dame être toujours conseillère dans un ministère.
Manuel Valls a-t-il tout remboursé ? 2 500 euros pour les places avion de ses deux fils, mais le reste pour ce déplacement privé à plus de 15 000 euros ?

Cela pour dire qu’il manque un volet important à la mise en place de cette mesure technique qui permettra au gouvernement de jouer sur un effet agréable mais malhonnête du prélèvement à la source : comme les contribuables finissent par oublier le montant précis qu’ils ont à payer chaque mois, qui n’apparaît que comme une ligne supplémentaire dans le roman de leur fiche de paie, de petites augmentations décidées en douce par le gouvernement passeront inaperçues. Autrement dit, le consentement à l’impôt qui est l’un des fondements de la démocratie est bafoué impunément par l’État.

Vous direz que ne c’est pas grave, il y a longtemps que nous avons glissé doucement de l’état de République démocratique une et indivisible à celui de république bananière dirigée par des prédateurs sans scrupules. C’est vrai, et c’est pour cela qu’il faut commencer à poser des barrières à la prédation étatique en imposant au gouvernement une obligation : une fois le budget voté, en supposant gentiment que la façon dont il est discuté à l’assemblée ait quelque chose de démocratique, ce qui est loin d’être évident puisque la plupart (environ 80 %) des dépenses sont déclarées a priori intouchables, il devrait être interdit au gouvernement de le bouger d’un euro sans référendum, comme en Suisse.

Parce que c’est trop facile ! On lui donne notre porte-monnaie et il se sert. Et ce n’est pas un choix réfléchi du contribuable, c’est une obligation. Or, oui le paiement de l’impôt est un devoir, on ne le conteste pas, mais il ne l’est que s’il y a eu préalablement un plein consentement et s’il y a un contrôle réel de la dépense. La Cour des Comptes en est chargée et le nombre de rapports critiques qu’elle produit chaque année témoigne qu’elle fait du bon travail, mais elle ne dispose d’aucun moyen de contrainte pour obliger le gouvernement et les administrations à respecter leur parole de ne dépenser, et honnêtement, que les sommes qu’ils ont été autorisés à dépenser par la loi de finances.

C’est pourquoi l’argent paraît tellement facile à l’élite politique du pays : dépensons, « c’est l’Etat qui paye » dit le président qui est à fond dans l’état d’esprit exprimé par une chanson tahitienne qui a fait le tour du monde, dont le refrain est « Vas-y, c’est la France qui paye« .

Tu es politicien et tu as envie de donner un petit boulot facile, bien payé et sans obligation d’horaires à ta femme et à ta fille ? Vas-y, c’est la France qui paye !

Tu as envie d’organiser une course de pirogues pour rigoler avec les copains et il te faut une subvention ? Vas-y, demande à ton député, c’est la France qui paye !

Tu es haut-fonctionnaire et tu préfèrerais un beau 4×4 à la Clio de service ? Vas-y, c’est la France qui paye !

Tu as envie d’assister à un match de foot à l’étranger et c’est toi qui a autorité sur les avions de l’État ? Vas-y, c’est la France qui paye !

Tu as envie daller faire la tournée des bistrots à Tulle pour rameuter ton électorat à la veille d’une élection ? Vas-y, prends l’avion présidentiel, c’est la France qui paye !

On est loin du Danemak où les ministres vont en vélo à leur ministère ; de l’Allemagne où ils prennent leur voiture privée pour rentrer chez eux le soir, dans leur domicile privé dont ils paient le loyer, l’eau et l’électricité et qui prennent les lignes aériennes régulières pour leurs déplacements professionnels, même Angela Merkel ; de la Suisse où pas une dépense, même communale, non prévue ne peut être faite sans une votation de la population. C’est incontestable, nous sommes bien dans une république bananière et les autres, même les monarchies européennes, dans des systèmes politiques démocratiques exemplaires.

Cela dit, pourquoi François Hollande tient-il fortement à ce qui n’est pas une « réforme », mais seulement un changement technique du mode de perception de l’impôt, soit tout d’un coup une urgence nécessitant que tout le gouvernement s’implique pour la faire voter, mais en précisant lui-même que ce prélèvement à la source « sera pleinement appliqué en 2018 » ?

Et si c’était tellement important, pourquoi avoir attendu trois ans de sorte qu’elle ne sera pas applicable dans le temps du mandat ?

Parce qu’ayant échoué partout, il veut au moins une réforme visible et acceptée des Français avant 2017, qu’il pourra appliquer en 2018 si par miracle il est réélu ce qui lui permettra d’augmenter aussitôt ou presque les impôts sans que les Français en aient clairement conscience dans la pagaille qui s’en suivra.

S’il n’est pas réélu, c’est un piège d’impopularité tendu à son successeur dès que les Français se rendront compte qu’ils ont été une fois de plus blousés. Cette réforme « doit être bien menée pour être bien mise en œuvre, étape par étape, et ça ne peut pas se faire en moins de trois ans« , se justifie François Hollande, qui en réalité souhaite par cette astuce faire oublier l’absence de résultats dans la lutte contre le chômage qui sera encore en hausse en juin, annonce INSEE passée inaperçue grâce à l’affaire de l’attentat de l’Isère.

Maître Thierry Bouclier a expliqué en terme simples en quoi il y a une astuce et une forme d’escroquerie : « L’inconvénient majeur de la retenue à la source – pour le contribuable mais pas pour l’État – a été souligné : il atténue sa vigilance. L’impôt étant payé en amont, le contribuable finit par oublier qu’il le paie. Son augmentation devient donc inodore. En un sens, cette technique viole le consentement à l’impôt. Elle nous ramène au XIXe siècle lorsque le système fiscal, qui n’était pas sans défaut, ignorait le contribuable pour ne connaître que la matière imposable.

Il existe un autre inconvénient. La retenue à la source implique qu’un tiers retienne. Cela nécessite que la population se compose exclusivement de salariés. Or, la population française n’est pas homogène. 13 % des contribuables, soit près de 2.700.000 personnes, ne sont pas salariés. L’introduction de la retenue à la source portera nécessairement atteinte au principe d’égalité devant l’impôt. 2.700.000 commerçants, industriels, artisans, professions libérales ou agriculteurs pourront s’acquitter de leur impôt sur le revenu douze mois après que le prélèvement a été effectué sur les titulaires des traitements et salaires« .

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Et il y a une autre feinte qui va coûter cher aux familles, ennemi juré du socialisme : Hollande veut mettre fin, à terme, à la personnalisation de l’impôt. « Et quel est le symbole de cette personnalisation ? Le foyer fiscal et le fameux quotient familial ! Un couple marié – ou pacsé – avec des enfants à charge voit sa charge fiscale réduite. Plus le nombre d’enfants augmente, et plus le montant de l’impôt diminue. Le quotient familial est déjà plafonné, il faut maintenant le faire sauter. La retenue à la source le permettra. Après la mise des allocations familiales sous condition de ressources, la boucle sera bouclée.

La réforme n’est pas seulement technique. Elle est également idéologique« . C’est ainsi que Hollande espère tromper les Français pour augmenter les recettes fiscales de l’Etat et éviter d’avoir à entreprendre les vraies réformes qui permettraient de réduire la dépense de l’Etat et la dette nationale.

Enfin, il y a une question que Michel Sapin a provisoirement écarté en mai dernier, c’est celle de la fusion de la CSG avec l’Impôt sur le Revenu « qui augmenterait l’impôt« . La CSG rapporte plus que l’IR, 90 milliards contre 70. Seulement, avec les socialistes, une promesse de plus n’est pas un engagement définitif. Il faut se souvenir que cette fusion CSG-IR est une promesse (n°14) de François Hollande qui y tient beaucoup, « dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu« , c’est à dire le prélèvement à la source. Pour respecter les règles constitutionnelles, le nouvel impôt devrait être « global, progressif et prendre en compte les revenus du foyer« , soulignait le rapport Lefebvre/Auvigne l’an dernier. Une fusion provoquerait aussi de nombreux transferts entre contribuables, tout simplement parce qu’une partie de la CSG serait transférée sur les classes moyennes et supérieures.

À moins que le gouvernement ne profite de la situation trouble que créera le changement fiscal pour imposer à l’IR même les plus pauvres de manière à ce que tous contribuent à l’effort de financement de l’État obèse à proporiton de leurs moyens. Autant dire que si ce projet n’a aucune chance de voir le jour avant la fin du mandat, le chef de l’État ayant promis dans le contexte d’exaspération fiscale actuel qu’il n’y aura « pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit » en 2015 et 2016.
Mais s’il est réélu en 2017 et assuré d’avoir cinq ans devant lui, que décidera cet accro à toujours plus d’impôts ?

L’Imprécateur

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LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT, AUX PARLEMENTAIRES ET AUX PARTIS POLITIQUES – général (2s) Antoine Martinez

 » La démocratie est fondée sur la vertu  »
(Montesquieu).

L’auteur de « L’Esprit des Lois  » nous rappelle que la démocratie exige nécessairement la vertu politique qui se traduit, selon lui, par « l’amour des lois et de la patrie  » Mais est-ce bien le cas de notre démocratie ? Cet amour des lois et de la patrie guide-t-il vraiment ceux qui dirigent notre pays, que ce soit au niveau de l’exécutif ou à celui du législatif ?

On peut en douter sérieusement car depuis longtemps la classe politique et les élites qui la nourrissent, ayant probablement oublié ce qu’est la patrie, ont cependant compris comment utiliser à leur profit les failles de ce système de gouvernement loué pourtant par tous les hommes épris de liberté et d’égalité. Ces élites ont choisi de faire de la politique une profession, un métier fort éloigné de ce qui devrait être une vocation tournée vers le service de la collectivité. Elles en vivent donc, et cela leur permet de bénéficier d’une rente de situation confortable à laquelle elles s’accrochent. Cela dit, elles semblent de plus en plus oublier le rôle noble du politique en confondant allègrement le bien commun, l’intérêt de l’État et de la Nation avec leurs ambitions personnelles, leurs intérêts propres ou ceux de leur parti.

C’est ainsi qu’il y a bien longtemps que le peuple est écarté et n’a pas son mot à dire sur des sujets capitaux qui conditionnent pourtant son avenir. Mais ces sujets – dérangeants – ne doivent pas être évoqués, ce ne serait pas respectable. Alors, à défaut de traiter les problèmes, on occupe la scène en abusant de la communication sur des sujets secondaires avec la complicité de la majorité des médias qui orientent l’information ou la manipulent, en occultant ce qu’il n’est pas souhaitable que le peuple sache, en divisant les Français selon le principe « diviser pour régner » sur des sujets de société et en lançant, avec une anticipation scandaleuse et éhontée, la campagne pour l’élection présidentielle.

Ce n’est pas ce que le citoyen attend des partis politiques et des gouvernants. Ce n’est pas ainsi qu’on sert les intérêts de l’État et de la Nation et qu’on œuvre pour le bien commun. L’essence du politique n’est-il pas, en effet, d’assurer la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur en maintenant une certaine cohérence interne de la société ? Force est de constater qu’on est aujourd’hui non seulement loin de cette vision des choses mais qu’on s’achemine progressivement mais sûrement vers une fracture identitaire qui conduira à la violence et donc à l’affrontement en raison du flux permanent et injustifié de cette immigration massive, non contrôlée, dont la culture et la religion (l’islam) invalident tout espoir d’intégration, et à plus forte raison d’assimilation. Le pire est que nos élites politiques l’ont bien compris mais que, pour certains, ils ont renoncé à modifier le cours des choses par lâcheté, par manque de courage, tétanisés par le discours des procureurs de la bien-pensance et que, pour d’autres, ils le favorisent cyniquement par simple calcul politicien à court terme qui s’apparente à de la trahison à l’égard de la nation française. Dans les deux cas, c’est un suicide de la nation qui est organisé.

Rappelons tout d’abord ce qu’est la patrie puisque ce mot a disparu du langage d’une grande partie de nos élites politiques.

La patrie s’identifie au patrimoine, c’est à dire à l’ensemble des biens que nous avons reçus de nos pères en héritage. C’est donc à la fois l’héritage et la situation patrimoniale qui en découle. C’est pourquoi le concept de patrie établit bien un lien réel entre l’aspect spirituel et l’aspect matériel, c’est à dire entre la culture et le territoire. Il mêle donc les valeurs et l’aspect spirituel qui composent la culture d’une nation. Cela dit, le lien entre la paternité et la descendance explique pourquoi le patriotisme (à ne pas confondre avec le nationalisme) est une valeur morale et pourquoi ce patrimoine spirituel transmis par nos parents crée en nous le devoir de respect et d’amour pour tout ce qui fait partie de la patrie, à savoir son histoire, ses traditions, sa langue. Et de cette valeur qui cimente la nation découle un autre principe qu’il ne faut pas oublier, la fidélité, notion essentielle qui participe à l’unité d’un peuple. Car c’est par la fidélité à cet héritage qu’on transmet ce qu’on a reçu à ceux qui viennent après nous.Cette transmission à la descendance est essentielle et vitale.

Il n’y a là rien de xénophobe ou de raciste. C’est ce qui permet à tout peuple, à toute nation d’exister.

Alors, pour ceux qui contesteraient ce constat de dérive criminelle qui consiste à encenser l’immigration au détriment, voire contre le peuple français, il convient de poser le problème en leur demandant de répondre de façon objective à quelques questions simples, puis à en tirer les conséquences. Mais nos gouvernants et les représentants du peuple sont-ils prêts à le faire ? Il faut qu’ils soient conscients que cela se terminera mal car le laxisme, le manque de courage ou le déni de réalité conduiront naturellement à l’éclatement de la nation, et ce pour au moins trois raisons : le flux migratoire permanent, la démographie compte tenu du taux de natalité de cette immigration, sa culture et sa conception rétrograde de la société.

Car, enfin, l’islam est-il compatible avec la démocratie et avec nos valeurs ? La réponse n’est pas évidente et il ne suffit pas de répondre oui ou de l’affirmer, comme on l’entend régulièrement chez certains.

  1. En effet, l’islam admet-il la séparation du spirituel et du temporel, du sacré et du profane ? La réponse est non. C’est indubitablement contraire à nos valeurs et à notre culture.
  2. L’islam admet-il la laïcité ? La réponse est non, ce qui est également contraire à nos valeurs. Il faut rappeler que la loi de séparation des églises et de l’État de 1905 a été imposée par la force aux chrétiens, dans un pays de tradition catholique depuis la fin du Vème siècle. Reconnaissons ici que le christianisme a rendu possible l’instauration d’un espace politique autonome en Occident. Et s’il fallait trouver une seule explication au développement des nations occidentales dont les racines plongent précisément dans le christianisme, c’est bien là qu’il conviendrait de chercher. C’est de cette tension permanente entre foi et raison qu’a jailli l’esprit de liberté qui a amené l’Occident au stade de développement qui est le sien aujourd’hui, tout ce qui a finalement cruellement manqué à d’autres civilisations comme l’islam en particulier et qui les a maintenues et les maintient dans la misère et l’obscurantisme. Les flux migratoires vers nos pays en sont la confirmation. La laïcité est donc bien le moteur du progrès.
  3. Pour l’islam, la femme est-elle l’égale de l’homme ? La réponse est non et, là encore, c’est une donnée fondamentale inacceptable et contraire à nos valeurs et à notre culture.
  4. La charia, la seule loi reconnue de ceux qui se réclament de l’islam est-elle compatible non seulement avec la République française mais avec la démocratie ? La réponse est encore non, mille fois non.

Comment donc, dans ces conditions, ces deux cultures pourraient-elles être compatibles sur un même sol ? Ne pas vouloir le comprendre, vouloir cacher la réalité nous conduira inévitablement à une nouvelle guerre de religion et donc à une guerre civile pour être en mesure de dominer l’autre ou de ne pas être dominé par l’autre, ce qui revient finalement au même.

Alors, pour essayer de contourner la difficulté et occulter cette différence rédhibitoire, certains nous parlent d’islam modéré, ce qui est un non-sens.
En effet, il suffit de se reporter aux textes pour bien comprendre que l’islamisme – que certains voudraient opposer à l’islam – est contenu dans l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. C’est l’application à la lettre de tout le Coran. C’est ce qu’appliquent les musulmans fondamentalistes, intégristes et autres djihadistes, y compris ceux, adeptes des Merah, des Couachi, des Coulibaly, qui vivent sur notre sol et qui sont de plus en plus nombreux. C’est ce que vient d’appliquer Yassin Salhi en égorgeant et en arrachant au couteau la tête d’un innocent en Isère. On peut éventuellement parler de pratique modérée de l’islam, mais pas d’islam modéré. Tout le problème est là.

Sachons nous prémunir d’un drame prévisible en tirant les enseignements de l’histoire. Le cas des chrétiens d’Orient, peu enviable aujourd’hui face à l’intolérance et à la barbarie, devrait faire réfléchir alors que le christianisme est né dans cette région du monde, il y a plus de deux mille ans, bien avant l’islam. Le cas du Kosovo est également emblématique. Cœur historique de la Serbie, il est récemment devenu indépendant par la volonté d’une population devenue majoritairement musulmane en quelques décennies seulement du fait de l’immigration albanaise dont le taux de natalité était supérieur à celui des Serbes qui ont dû fuir leur terre.

Partant de cette vérité cruelle mais implacable, on ne peut pas laisser faire n’importe quoi dans notre pays en ne voulant pas traiter ce problème qu’il faut, au contraire, aborder résolument sans plus tarder, avec mesure mais avec fermeté. C’est d’ailleurs l’intérêt de nos compatriotes musulmans qui ont réussi leur intégration. Il devient urgent maintenant de stopper cette islamisation rampante et injustifiée de notre pays. Car ce sont des bombes à retardement qui ont déjà pris racine et qui se développent, et qui exploseront tôt ou tard.

C’est déjà fait d’ailleurs pour certaines et celle particulièrement meurtrière de janvier 2015 n’a constitué en fait qu’un aperçu de ce qui attend les Français qui pourraient découvrir et subir l’horreur de nouveaux types d’attentats encore inconnus dans notre pays. Et il faut bien être conscient que c’est l’école de la République qui crée ces monstres, cette école qui est devenue le creuset de la libanisation future de la France. C’est dire s’il est urgent de la réformer !

Un certain nombre de principes doivent donc être appliqués dont celui de précaution. C’est pourquoi un responsable politique ne peut pas être un citoyen comme les autres car on ne fait pas de politique avec de bons sentiments. Son rôle, sa responsabilité lui interdisent de se laisser guider par l’émotionnel et le compassionnel démagogiques à ce niveau car il doit se projeter, avoir une vision à long terme – c’est à dire bien au-delà du mandat qui lui a été confié – qui tienne compte des intérêts du pays et de son peuple. Il doit donc toujours envisager le pire pour qu’il ne se produise pas s’agissant notamment de la sécurité de la nation et de son unité, cette dernière étant conditionnée par son identité.

Il est donc indispensable d’en tirer les conséquences pour rompre ce processus criminel engagé à marche forcée qui conduit à la fracture de notre identité et à l’affrontement. Un certain nombre de mesures doivent donc être envisagées et appliquées.

  1. Il faut tout d’abord rappeler solennellement à tous que la France a au moins deux mille ans d’histoire qui reposent sur ses racines gréco-romaine et chrétienne. La chrétienté en a même fait la fille aînée de l’Église par le baptême de Clovis. Alors, certes la sécularisation est passée mais il n’en demeure pas moins qu’elle reste une terre de tradition catholique. C’est son héritage historique, spirituel et culturel, auquel nous devons rester fidèles en le transmettant à notre descendance, n’en déplaise à certains qui considèrent que rappeler les racines chrétiennes c’est faire une relecture historique frelatée qui aurait rendu la France peu à peu nauséeuse. Ils oublient ainsi ou n’ont pas compris que c’est précisément le christianisme qui a conduit à la laïcité en séparant le spirituel du temporel, ce que refuse l’islam et qui pose donc problème. Ce qui est nauséeux c’est de renier les racines chrétiennes de la France. Alors, ceux, de culture différente de la nation française qui nous ont rejoints (ou qui nous rejoignent), l’ont fait par choix – personne ne les y a forcés – et on est donc en droit d’attendre d’eux qu’ils fassent l’effort nécessaire pour intégrer notre société en se soumettant à nos lois, à notre mode de vie et à nos traditions. C’est ainsi que leur descendance s’inscrira dans la nation française et s’appropriera ses valeurs. Cela doit leur être précisé et ceux qui ne sont pas prêts à l’accepter n’ont pas leur place dans notre pays et sont invités à le quitter pour un pays musulman.
  2. Il faut ensuite appliquer un principe de précaution pour éviter une catastrophe annoncée: refonder notre politique d’immigration et envisager un moratoire portant sur plusieurs années sur l’accueil de ressortissants de pays de culture modelée par l’islam (à l’exception des réfugiés politiques et des étudiants). C’est en effet le droit du peuple français de dire (au besoin par référendum) qui et combien d’étrangers il souhaite accueillir sur la terre de ses ancêtres ; supprimer le regroupement familial ; réformer notre code de la nationalité (durcir les conditions d’attribution et supprimer son obtention automatique à 18 ans) ; supprimer la double-nationalité à l’exception des ressortissants de l’Union européenne ; fermer les mosquées salafistes et les écoles coraniques qui distillent la haine de tout ce qui n’est pas musulman; réformer notre politique familiale pour éviter de favoriser la natalité chez les étrangers.
  3. Enfin, un troisième volet portant sur l’application stricte de la loi, y compris par la force : expulsion des clandestins (ils sont hors-la-loi) et suppression de l’AME qui n’aura plus de raison d’exister ; expulsion des familles polygames vers leur pays d’origine (50 000 familles hors-la-loi) au besoin en leur accordant une aide au départ; expulsion effective des déboutés du droit d’asile (entre 40 000 et 50 000/an) ; application d’un vrai droit d’asile, réservé aux seuls réfugiés politiques ; réforme rapide du fonctionnement de Schengen qui n’a pas été créé pour la libre circulation au sein de l’Union européenne des clandestins ; application stricte de la loi sur le port de la burqa : il n’est pas admissible de devoir subir la présence de tels accoutrements vestimentaires qui agressent nos consciences sans compter les risques sur son utilisation pour commettre des attentats (comment les accepter par exemple dans un restaurant sur les Champs Élysées parce que la police, présente, n’applique pas la loi ?; comment accepter la présence de femmes en burqa dans une tribune officielle au cours d’une cérémonie militaire récente dans une enceinte militaire à Brest ?) ; arrêt du cofinancement de la construction des lieux de culte, notamment des mosquées, par les mairies et associations qui ne respectent pas la loi ; suppression du subventionnement du culte musulman par la taxe versée aux imams dans les abattoirs halal (subventionne-t-on le culte catholique dans les autres abattoirs ? Non, alors évitons les discriminations) ; interdiction du subventionnement du culte musulman par des pays étrangers (Maghreb, Pays du Golfe) et renvoi des imams étrangers dans leur pays; réforme de l’école en supprimant les ELCO (Enseignement de la Langue et de la Culture d’Origine) véritable frein à l’intégration des jeunes immigrés et enseignement de notre Histoire de France non révisée, car la repentance, ça suffit.

On peut ajouter à cette réflexion indispensable, l’actualité étant ce qu’elle est, le problème des clandestins qui traversent la Méditerranée. Depuis le début de cette année c’est plus de 120 000 clandestins qui ont été recueillis. Et ce ne sont pas des chrétiens ou des minorités persécutés ayant fui leur pays. Dans cette affaire, l’Union européenne et donc nos dirigeants se montrent non seulement incapables de gérer efficacement une telle situation mais adoptent des mesures suicidaires. Au lieu d’établir un blocus maritime au plus près des eaux territoriales africaines, on envoie les bâtiments des marines européennes à la limite des eaux territoriales libyennes pour recueillir des milliers de clandestins quotidiennement. C’est une pure folie. D’autant plus que parmi ces clandestins se mêle un contingent non négligeable de djihadistes (l’État islamique l’a promis et le fait) et les fameux passeurs que l’Union européenne veut combattre sont en fait des États (Libye, Turquie, État islamique) qui organisent cette invasion. Alors, nos dirigeants vont-ils continuer à commenter l’actualité au lieu d’agir ? Quant au Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés qui déclare que l’UE est en mesure d’accueillir un million de personnes, peut-être pourrait-il les diriger plutôt vers les pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar…) de même religion plus adaptés à leur culture.

La situation est grave et on peut constater où ont conduit seulement quatre décennies de laxisme, d’angélisme, de manque de courage, de déni de réalité pour certains, et de cynisme, de calcul bassement politicien pour d’autres. Pour conquérir et conserver le pouvoir, nos élites politiques ont sacrifié les intérêts de la nation qui relèvent d’une vision à long terme à celui de leur obsession et de leur appétit du pouvoir et de ses privilèges, qui ne relève, lui, que du court terme.

Il serait peut-être utile, voire nécessaire et salutaire d’insuffler un peu d’esprit militaire dans la gouvernance de notre pays. Il est, en effet, temps de cesser de plonger dans la désespérance le peuple français qui constate, impuissant jusque là, qu’on favorise lâchement et de façon injustifiée la mutation de son identité.

26 juin 2015

Général (2s) Antoine MARTINEZ

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YASSINE SAHLI, TERRORISTE… MAIS D’ABORD MUSULMAN SALAFISTE ! (L’Imprécateur)

C’est un sketch de Police Academy ?
Voilà quelle fut la version de BFM-TV qui, dès l’annonce de l’attentat contre l’usine d’embouteillage de gaz dans l’Isère, avait envoyé toute une équipe de journalistes : vers 9 h 50 ce vendredi, un véhicule dont le passager agite un drapeau noir de l’E.I. force la barrière d’un « site classé Seveso », en fait une usine d’embouteillage de gaz, fonce sur les bouteilles stockées, en percute une qui explose et comme ça s’arrête là, le passager de la voiture descend pour ouvrir une bouteille d’oxygène, de toute évidence afin que l’incendie se propage au reste du stock et déclenche enfin la gigantesque explosion que l’équipe espérait.

Enfin, semble-t-il. Car il en est empêché par les gendarmes et les pompiers qui arrivent à ce moment là !
Sur la foi de ce reportage livré plus d’une heure après les faits, on se pose des questions :

Tiens donc ! Ils étaient donc tout près ?
Sur le pied de guerre et prêts à intervenir en quelques secondes ?
Ou bien le tueur a-t-il attendu en trépignant d’impatience qu’ils arrivent comme Ahmed Si Glam qui s’était opportunément tiré une balle dans la cuisse et avait téléphoné au SAMU ?

Voyons, une usine d’embouteillage de gaz, produit hautement explosif, classée Seveso donc, suppose-t-on, avec des règles de sécurité draconiennes, dont la barrière serait incapable d’arrêter une voiture ordinaire ? Qui n’est pas doublée d’une herse ?
Dont ou peut s’approcher à vive allure parce qu’il n’y a ni ralentisseurs ni chicanes ?
Qui n’a pas de service de sécurité alors qu’on est en plein plan Vigipirate rouge ?

Cerise sur le gâteau, continue BFM-TV, on découvre une tête égorgée et tranchée plantée sur la barrière « à proximité de l’entrée » et « le corps un peu plus loin« .
Décidément, se dit-on, c’est un drôle de poste de garde celui où on peut planter une tête décapitée sur la grille, pratiquement sous ses fenêtres !
Y avait-il au moins quelqu’un à l’intérieur chargé de filtrer les arrivants et les voitures ?
À 9 h 50 l’embauche est probablement terminée, soit, le gardien était peut-être parti boire un café à la cafète de l’usine et ce ne serait donc pas lui qui aurait alerté gendarmerie et pompiers, lesquels seraient alors venus en ayant entendu depuis leurs casernes le bruit de l’explosion ?
Tout cela était incohérent en l’état actuel de l’information.

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Une information d’une nullité dramatique, d’ailleurs, avec des journalistes d’une prudence de Sioux pour ne pas prononcer un mot qui fâche, du genre « attentat islamiste », qui leur aurait valu immédiatement des poursuites pour incitation à la haine raciale ou une accusation d’islamophobie.

Au bout d’un quart d’heure d’inepties journalistiques, on a compris qu’ils ne savaient rien, n’ont rien vu, n’ont eu aucun contact avec un responsable de la police !
Effectivement l’un d’eux finit par convenir que le quartier est bouclé, « nous sommes cantonnés sur un rond-point à 500 mètres du site de l’explosion, on attend d’un instant à l’autre l’arrivé de monsieur Cazeneuve pour en savoir plus« .
Autrement dit, au lieu de faire leur travail de journalistes, les rigolos de BFM-TV ont attendu que la voix de son maître vienne leur dicter leur papier.
De vrais journalistes, comme on en voyait autrefois, ne se seraient pas laissé parquer, auraient trouvé le moyen de contourner les barrages, de pénétrer dans l’enceinte ou au minimum de parler avec un cadre de la gendarmerie ou des pompiers !

En attendant que l’info leur soit donnée à la becquée, ils ont interrogé des « témoins » !
Pathétique !
Un quart d’heure avec une certaine Lilas, Leïla, Lala, ils l’ont appelé successivement de plusieurs de ces noms, incapables de dire le bon.
Elle était dans son bureau, dans un bâtiment non loin de l’usine de gaz, elle a senti « comme une vibration » alors qu’elle était au téléphone. Elle est allé voir une copine dans le bureau voisin et lui a demandé « À ton avis, c’était un tremblement de terre ou un avion ?« . L’autre a répondu « Ou peut-être un hélicoptère« .
Il était 10 h moins 10 précise-t-elle, « on a entendu les sirènes de la police et des pompiers, on est allé voir à la fenêtreQuand on a appris ce qui s’est passé on a eu peur, je préfère rester ici dans l’entreprise où on est à l’abri« .

Bref, elle n’a rien vu, rien entendu, rien compris, récolté quelques ragots dont BFM-TV a fait son beurre et qu’il a repassés à midi. Plus d’une heure de direct pour du tout faux !

En fait une camionnette s’est présentée à l’entre de l’usine à 9 h 28. Le chauffeur a sonné. Son véhicule, son patron et lui-même sont agréés pour pénétrer dans l’usine, ils sont livreurs-distributeurs de bouteilles de gaz, on leur a donc ouvert.

Donc, pas de bris de barrière par une voiture dont le passager brandissait un drapeau noir d’E.I.

Le chauffeur, Yassin Salhi, circule dans les allées de l’usine et pénètre dans un hangar où sont stockées des bouteilles de gaz divers, notamment air liquide et acétone. Il fonce dans le tas, il en résulte une explosion violente, à 9 h 35 et non à 9 h 50, qui détruit une partie eu bâtiment et l’arrière de la camionnette.
Il sort la tête tranchée qui se révèlera être celle de son patron, un brave type de 54 ans, et va la planter sur la grille de l’usine qui est non loin et la décore de deux drapeaux, un noir et un blanc, portant le texte de la shaada, la prière musulmane.
Il laisse le corps décapité à côté de la camionnette.
L’a-t-il égorgé et décapité avant d’arriver à l’usine ou dans les minutes où il s’est trouvé seul dans le bâtiment ?
L’autopsie ne l’a pas encore dit, mais le couteau qui a servi à égorger a été retrouvé, on le saura donc. Puis il passe dans un bâtiment voisin pour y ouvrir des bouteilles d’acétone, c’est à ce moment-là qu’un pompier qui l’a aperçu vient le ceinturer, il est 9 h 40.

Il faut féliciter les pompiers pour leur rapidité et leur réactivité : ils ont mis 4 minutes pour arriver après l’explosion et une minute pour neutraliser le tueur !

Qui est ce Yassin Salhi (que le procureur de Paris appelle Yassin S.) ? Un brave type de 34 ans, marié père de trois enfants, salarié, bon vivant, bon musulman modéré, sa femme n’est pas voilée, qui participait volontiers à des repas avec des voisins, un gentil qui rigolait facilement.

Mais, nous apprennent le procureur et Cazeneuve, il avait été fiché « S » entre 2006 et 2008 comme salafiste, puis, comme il ne commettait aucun délit et semblait calmé, retiré du fichier.

Cependant en 2011 et 2014 il avait parfois été aperçu avec des gens du tabligh. Le tabligh a plusieurs mosquées en France qui sont des centres d’enseignement au djihadisme. Le tabligh – comme le salafisme – est une branche du sunnisme proche du wahabisme saoudien.

À C dans l’air on observe que le ramadan est une période de violence pour l’islam, à preuve, les cinq attentats qui ont eu lieu dans la journée de vendredi, dont celui de Tunisie, 37 morts, et celui dans une mosquée chiite au Koweit (Hollande en a parlé), 25 morts.
« Et ce n’est pas fini, il y en aura d’autres« , prédit sans difficulté l’un des intervenants.

C’est alors que Mohammed Sifaoui, journaliste spécialiste de l’islam bien connu, monte au créneau : « les gens qui répètent sans cesse « pas d’amalgame » font une erreur et provoquent le résultat inverse de celui qu’ils cherchent« , dit-il, expliquant que le salafisme est la branche rigoriste de l’islam qui interprète littéralement le Coran du VIIème siècle dont l’un des versets dit « armez-vous et combattez vos ennemis et les ennemis de Dieu« .

Donc, dit Sifaoui, quand on les accuse de terrorisme, « oui, ils sont terroristes parce qu’Allah leur a dit d’être terroristes » et que cela prouve qu’ils sont dans la voie de Dieu. Ils signent en égorgeant et en décapitant, « ils égorgent et posent les têtes sur les ventres, excusez-moi de dire ces horreurs« , poursuit Sirfaoui, parce que le Coran dit « frappez-les au cou« .

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Et, dit encore Sirfaoui, « il faut cesser de parler de terrorisme« .

Le terrorisme n’est que le moyen efficace qu’ils ont trouvé pour imposer leur idéologie et cette idéologie, c’est l’islam interprété strictement. « Ils sont terroristes, mais avant tout musulmans salafistes« , des musulmans qui pratiquent l’islam d’une façon que l’on condamne parce que les temps ont changé depuis le VIIème siècle, mais si l’on veut combattre vraiment l’ennemi, « il faut le désigner avec les mots justes, il faut dire les choses avec les mots justes et les dirigeants politiques ont peur de dire les mots justes« . Pire, ajoute Sifaoui, « ils entreprennent des poursuites contre les gens qui utilisent les mots justes, les accusent d’islamophobie, d’incitation à la haine raciale et de racisme« .

L’animatrice effarée lui demande « quand même ! tous les salafistes ne sont pas dangereux ? »
« Si, répond énergiquement Sifaoui, tous les salafistes sont potentiellement dangereux, surtout ceux qui paraissent modérés » (C dans l’air, 26 juin 2015)

Merci Monsieur Sirfaoui de dire ce que Minurne répète depuis des mois, même si nous comprenons bien votre objectif et votre message : la majorité des musulmans n’est pas salafiste ni terroriste, mais la meilleure façon d’éviter que l’islam soit considéré globalement comme dangereux par les Français est que les musulmans eux-mêmes sacrifient la branche pourrie du sunnisme qu’est le salafisme.

Dans une autre émission de ce vendredi, Thierry de Montbrial était outré de ce que Hollande parle de « nos adversaires« . « Ils ne sont pas nos adversaires, ils sont nos ennemis et sont en guerre contre nous. Il ne sait donc pas qu’il nous ont déclaré la guerre ? Ils le disent dans toutes leurs vidéosc’est une guerre, et pas une guerre étrangère, ils sont français, c’est une guerre civile et religieuse… Il faut arrêter la morale et le sentimentalisme, les hommes politiques doivent être réalistes et efficaces… Les salafistes pensent que l’occident est en déclin et n’aura pas le courage de livrer cette guerre à l’islam, donc ils ont gagné d’avance« .

Sur une autre chaîne encore, Dounia Bouzar, une ethnologue, expliquait que les djihadistes ont inventé un nouveau terrorisme : ils forment des jeunes et leur disent : choisissez vous-même votre cible, préparez-vous et agissez quand vous le déciderez. C’est donc imprévisible puisqu’il n’y a pas de supports et de réseaux. Elle estime le nombre de djihadistes français potentiels à 5 000 dont 1 700 répertoriés, 1 500 en « formation » en Syrie, 2 à 500 déjà rentrés et ceux qu’on ne connaît pas.

Bonnes vacances !

L’Imprécateur

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DÉMISSION D’UN CADRE LOCAL DU FRONT NATIONAL : POURQUOI ?

Bien Chers Amis,

J’ai tenté bien modestement – souvent imparfaitement – d’animer la 7ème circonscription des Yvelines pour le compte du Front National. Aujourd’hui, je pense qu’une ou un autre la dirigera mieux que moi. J’ai demandé à mon Secrétaire départemental de bien vouloir accepter ma démission en tant que Secrétaire de circonscription.

En outre, je n’ai plus le cœur à demeurer membre du Front National.

Carte FN découpée

En voici les raisons :

Plus que tout autre crime dans l’Histoire des civilisations, le PARRICIDE a porté le malheur et la désolation sur celles et ceux qui l’ont commis ainsi que sur leur entourage. Je ne souhaite pas y être associé. C’est la raison première pour laquelle j’appelle mes amis et tous ceux que je n’ai pas le plaisir de connaître mais pour qui l’Honneur et la Fidélité ne sont pas de vains mots, à voter « NON » au Referendum d’opérette qui nous est servi en ce moment.

Que la Présidente Marine Le Pen ait des options stratégiques, des sensibilités, voire même des visées différentes de celles de Jean-Marie Le Pen est chose parfaitement naturelle et admissible. J’aurais d’ailleurs voté pour elle au Congrès de Tours… si le matériel de vote m’avait été adressé. Je n’ai donc pas à regretter mon vote. (Au reste, j’observe que je n’ai pas reçu ledit matériel de vote pour faire savoir mon sentiment au Congrès de papier de ce jour. Sans doute un oubli. Ou une erreur de La Poste bien sûr…)

Ce qu’on a voulu appeler la dédiabolisation et les efforts réels de modernisation du Front National ont porté leurs fruits. Ce fait est indéniable. Je ne suis pas plus que Marine – pas plus que vous – bienveillant à l’endroit des braillards imbéciles et nazillons ou prétendus tels, qui, s’ils étaient demeurés au parti, auraient jeté le discrédit sur le combat politique. Les écarts outranciers de langage et les marques d’incivilité sont certes également à proscrire, en politique comme dans la vie courante. Pour autant, si Marine Le Pen a pris la direction du FN, soutenue et adoubée par son père, c’est bien parce que Jean-Marie Le Pen a fondé ce parti il y a plus de 40 ans, s’est battu tous les jours contre vents et marées jusqu’à arriver au second tour des Présidentielles de 2002. Il a fait pousser le chêne ; elle l’a arrosé et profite de son feuillage. C’est tout à son honneur mais c’était aussi son devoir. Et si son père n’avait pas vécu, Marine n’aurait jamais vu le jour.

Pour autant, sur ce chêne, ont poussé des greffons. Je vous avertissais le 7 de ce mois de « l’émergence d’une certaine catégorie de nouveaux militants que leur faconde, leur personnalité ou leurs aptitudes naissantes ou passagères et même parfois leur préciosoté a distingués et qui se voient naître une âme de carriériste. » Je poursuivais « Ceux-là ne se battront pas pour cette idée de la France qui nous a rassemblés mais pour eux-mêmes. Ils vous charmeront. Ils vous utiliseront. Ils vous trahiront. » Je maintiens mes propos.

Que l’on prétende que seuls Marine et son équipe ont fait du FN le premier parti de France est une sottise éhontée. Ce qui a hissé le FRONT NATIONAL au sommet, c’est la prise de conscience progressive de nos Compatriotes, peu-à-peu depuis 40 ans, de la nature criminelle du Système mondialiste qui nous gouverne. Mais aujourd’hui les événements s’accélèrent. Le danger se fait de plus en plus palpable. Les pressions abominables de ce qui nous sert de gouvernement acculent notre Peuple à la ruine et le plongent dans la désespérance. Le sang des Français continue à couler, à Saint-Quentin-Fallavier dans l’Isère, tout comme celui d’autres Européens à Sousse en Tunisie… Pensez-vous que le cauchemar soit derrière nous ?

Ce qui a fait du FN le Premier Parti de France, c’est l’ESPRIT DE LA PATRIE. Point barre./

Mais la dérive chevènementiste, pseudo-humaniste et islamo-bienveillante que nous connaissons maintenant nous a privés de tout cet électorat de la Droite Nationale pas encore rallié, en le dédaignant au bénéfice des profiteurs de la République. Jusqu’à un temps récent, ces Françaises et ces Français, désarçonnés par les gabegies de la Droite molle et les turpitudes de ses dirigeants étaient prêts à franchir le pas pour rejoindre le FN. Mais bon nombre d’entre eux ont désormais été séduits par le chant des sirènes de ce nouveau parti hypocritement appelé « Les Républicains ». La France va mal. Son état empire. Chaque jour. Et les Français qui entendent à tout prix défendre leur identité et leur civilisation n’ont que faire d’une formation politique à l’eau-de-rose.

Il est malheureusement fort à craindre que la normalisation” du discours du Front le plonge dans le béniouiouisme béat de toute la classe politique aux ordres du Système et soit de nature à nous faire perdre notre âme.

J’observe en outre – en ma qualité d’ancien cadre local – que les élus du Front National sont livrés à eux-mêmes. Sans soutien. Sans formation. Sans conseils. Abandonnés. Encore obtiennent-ils le droit d’assister à une petite conférence de temps à autres quand ils la quémandent misérablement.

Jean-Marie Le Pen est certes doté d’une très forte personnalité qui parfois, peut déranger les âmes sensibles. Mais les Français étaient accoutumés à la gouaille et au sens de la provocation souvent humoristique de ce dinosaure politique. Depuis qu’il a quitté la Présidence, il s’est effacé au profit de sa fille à qui il a laissé la barre. De bonne grâce, il a abandonné la tête de liste aux élections régionales en PACA et a fait, en vain, de multiples concessions à la nouvelle direction. À qui donc obéit cette dernière ?

Je vous reverrai toutes et tous avec grand plaisir, à titre privé et amical, en espérant vivement qu’un jour – peut-être proche – je pourrai rejoindre ceux d’entre vous qui auront eu la patience de l’attendre, dans un FN redevenu fidèle à sa mission historique : sauver notre Patrie.

Je vous souhaite un fort bel été.

Luc Sommeyre

Secrétaire du Front National pour la 7 ème Circonscription élargie des Yvelines

Ancien candidat FN aux élections départementales


SAINT QUENTIN FALLAVIER : MANIFESTATION A PARIS MARDI 30 JUIN 18 H

Fin juin 2014, il y a un an, presque jour pour jour, un certain Al Baghdadi annonçait le rétablissement du califat et proclamait l’Etat Islamique sur les territoires sous son contrôle.

Comme cadeau d’anniversaire, cette organisation djihadiste salafiste vient aujourd’hui de s’offrir la Tunisie (37 morts et autant de blessés sur la plage d’El Kantara près de Sousse), le Koweit (attentat suicide dans une mosquée : 25 morts et 200 blessés) et… la France à Saint Quentin Fallavier près de Lyon (acte terroriste dans une entreprise chimique de type Seveso : 1 mort et 2 blessés).

Cerise sur le gâteau (si j’ose dire), le mort est le patron de l’entreprise de transport qui employait Yassine Sahli, et dont le camion (autorisé) lui a permis de pénétrer cette zone protégée. L’infortuné patron s’est retrouvé coupé en deux morceaux, la tête accrochée aux grilles de son entreprise avec un message en arabe dont on devine aisément la teneur…

Ceci, mes chers compatriotes, n’est pas un « point de détail » de cette triste histoire. Bien au contraire : car sauf erreur ou omission de ma part, c’est la première fois qu’un attentat islamiste se traduit en France par une décapitation en bonne et due forme.

Il fallait bien sûr un début, il y en aura d’autres, soyez en certains.

Les grotesques guignols (espionnés par Obama) qui gouvernent la France croient nous rassurer en prétendant que tout est sous contrôle et que « les 3000 individus susceptibles de verser dans la radicalité islamiste sont connus et surveillés ».
Moi, ça ne me rassure pas du tout : si nos services ont identifié 3000 salopards, c’est qu’ils sont évidemment 3 ou 4 fois plus.
Combien au juste ? 10 000 ? 12 000 ? 15 000 ?

Et ces « 3000 connus », qu’attend-on pour les mettre hors d’état de nuire ?
En les renvoyant par exemple de l’autre côté de la Méditerrannée s’ils ont une double nationalité, ou en les incarcérant s’ils ne sont pas expulsables.
C’est bien ce qu’en d’autres temps les Etats Unis ont fait pour les immigrés allemands, puis japonais, tant il est vrai que la première mission régalienne d’un Etat est bien d’assurer la protection des personnes !

Mais peut-être cette réaction serait-elle politiquement incorrecte ?
Contraire aux fameux « droits de l’homme » ?
Inconstitutionnelle ?
Inappropriée ?…
Stigmatisante ?
Que sais-je encore… ?
Je ne suis qu’un pauvre patriote inculte, je n’ai pas fait l’ENA comme Hollandescu…

En attendant, notre amie Catherine Tasin nous a fait parvenir un communiqué que je relaye immédiatement et associant pleinement et sans réserve Minurne Résistance, ses contributeurs et tous ses lecteurs à son initiative pertinente et bienvenue.

Marc Le Stahler

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE RESISTANCE REPUBLICAINE ET DE RIPOSTE LAIQUE
Attentat de Saint-Quentin, décapitation…
Valls-Cazeneuve démission !
L’attentat qui s’est produit sur le site de Saint-Quentin-Fallavier, avec une voiture fonçant sur des bonbonnes, et l’horrible décapitation d’un homme dont la tête a été accrochée à la grille de l’entreprise, montrent, six mois après les assassinats de Charlie Hebdo, la réalité d’une guerre que ce gouvernement cache aux Français, et la faillite de la politique de soumission de ce régime.
Depuis six mois, sous l’impulsion du Valls et de Cazeneuve, nos ministres multiplient les concessions et les capitulations devant les représentants de la religion des frères Kouachi et de Coulibaly. Trahissant nos principes laïques, ils transforment petit à petit l’islam en religion d’Etat, multipliant les actes d’allégeance envers les disciples d’Allah.
Or, cette politique de soumission, incarnée par le discours de Cazeneuve, le 15 juin dernier, place Beauvau, et par les propos de Valls, une semaine plus tard, appelant notre pays à s’adapter à l’islam, ne fait qu’encourager les soldats d’Allah les plus déterminés à passer à l’action, devant l’absence de détermination de ce pouvoir à les combattre. Plus inacceptables, insultant les Français, ces ministres ont repris les propos du CCIF, affirmant une prétendue flambée des actes de violence en France contre les musulmans, quand dix fois plus de lieux catholiques sont profanés dans notre pays depuis le début de l’année.
Valls et Cazeneuve se sont ainsi vantés d’avoir mis mille hommes en protection devant les mosquées… des hommes qui manquent cruellement pour protéger les zones sensibles comme Saint-Quentin Fallavier.
Encore plus grave, alors que les militants de l’Etat islamique ont encouragé leurs soldats à envahir l’Europe par la mer, nous avons assisté à ce spectacle révoltant de voir un ministre de l’Intérieur, chargé de faire respecter la loi, saluer ceux qui la violent, sur notre sol, sans s’interroger sur les possibles futurs Merah qui pouvaient s’être faufilés parmi eux.
Devant la guerre qui est déclarée à la France, mais aussi à toute la civilisation occidentale par des musulmans radicaux qui ne font que respecter les textes sacrés de l’islam, quoi qu’en disent Boubakeur, Hollande, Valls et Cazeneuve, ce régime a montré son incapacité à protéger les Français, armant, par sa faiblesse, le bras des assassins.
Les résultats catastrophiques de la politique de soumission de ce gouvernement doivent être sanctionnés au plus haut niveau. Valls et Cazeneuve doivent être démis de leurs fonctions au plus vite.
Pour lutter contre l’islamisation de notre pays, il faut un gouvernement de salut public qui, prenant enfin en compte la gravité de la situation, prenne les mesures nécessaires pour protéger la France de la conquête islamique qui s’annonce, avec la barbarie qui l’accompagnera.
Il y a longtemps que Résistance républicaine et Riposte laïque, dans une situation exceptionnelle, réclament des mesures exceptionnelles, qui empêchent les soldats d’Allah de continuer à se comporter comme une véritable cinquième colonne sur notre territoire.
Le 11 janvier dernier, des centaines de milliers de Français, légitimement révoltés par les assassinats des islamistes, se sont faits grossièrement manipuler par l’opération « Je suis Charlie ». Nous ne voulons pas qu’une telle instrumentalisation se reproduise.
Avec d’autres composantes qui refusent l’islamisation de notre pays, nous tiendrons une conférence de presse, lundi 29 juin, à 15 h 30, dans un lieu parisien dont l’adresse sera fournie aux journalistes qui en feront la demande deux heures avant, pour la sécurité de tous.
Nous appelons mardi 30 juin, place de la Bourse, à Paris, à 18 heures, à un rassemblement de tous les patriotes qui refusent l’islamisation de notre pays, permise par la politique de soumission de Valls et Cazeneuve.
Nous encourageons les militants de province à multiplier le même type d’initiative locale, de manière unitaire, partout où cela est possible.

Pierre Cassen, 
fondateur de Riposte laïque et Christine Tasin, Présidente de Résistance républicaine
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JUSTICE « TAUBIRA » : ERIC (ZEMMOUR) ET CHRISTINE (TASIN) ENCORE AU TRIBUNAL ! (par Paul Le Poulpe)

(Cet article, signé Paul Le Poulpe, est paru ce jour 24 juin sur le site de Riposte Laïque)

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Eric Zemmour, Jean Robin, Ferhat Mehenni, président de la Kabylie, en exil, Christine Tasin.

Christine Tasin et Eric Zemmour ne se sont rencontrés qu’une seule fois. C’était en 2011, lorsque le site « Enquête et Débat », animé par Jean Robin, avait organisé un prix pour la Liberté d’expression. Le journaliste du Figaro avait gagné haut la main, devant Dieudonné et Christine, arrivée troisième. Cela n’empêchera pas, deux ans plus tard, l’organisateur de cette sympathique initiative de poursuivre devant les tribunaux (et d’être débouté) la présidente de Résistance républicaine et Pierre Cassen, les accusant de manière grotesque de l’avoir menacé de mort. Comme quoi il n’y a pas qu’à gauche qu’il y a des « Je suis Charlie » qui usent des tribunaux pour faire taire ceux dont la parole libre les dérange.

Ce n’est pas cette semaine qu’Eric et Christine se rencontreront de nouveau, mais pourtant, l’un comme l’autre seront de nouveau traînés au tribunal par les racketteurs d’Etat que sont le Cran et la Ligue des Droits de l’Homme.

Ce mercredi 24 juin, le journaliste du Figaro passera encore devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, suite à une plainte du procureur de la République (sous les ordres de Taubira), relayée par les vautours habituels : Cran, Licra, Mrap et UEJF. Son crime ? Avoir expliqué, dans une chronique de RTL, que les sociétés homogènes comme le Japon étaient moins soumises à la violence que les sociétés hétérogènes, dans ces termes là:

« Seules les sociétés homogènes comme le Japon, ayant refusé de longue date l’immigration de masse, et protégées par des barrières naturelles, si elles n’ignorent nullement les trafics de mafia, échappent à cette violence de la rue. Notre territoire, privé de la protection de ses anciennes frontières, renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias, les pillages d’autrefois, les Normands, les Huns, les Arabes. Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent. Une population française sidérée et prostrée crie sa fureur, mais celle-ci se perd dans le vide intersidéral des statistiques. »

http://www.le-cran.fr/communique-cran-associations-noires-de-france_lire_zemmour-et-rtl-convoques-devant-le-tribunal-correctionnel-de-paris-le-24-juin-2015-a-13h30_261_0_0.html

L’employeur d’Eric, RTL, qui a courageusement résisté aux pressions de la police politique de la pensée, contrairement à I-Télé, sera également de la partie. Dans un communiqué, le Cran ne cache même pas l’objectif : obliger les médias, à travers une condamnation de la radio, à faire disparaître du paysage politique les discours de l’auteur de « Le suicide français », même si ceux-ci sont partagés par la majorité de nos compatriotes.

Christine Tasin, elle, a disparu depuis longtemps du paysage médiatique, dans lequel elle n’a fait qu’une brève apparition, le temps d’une émission de Taddéi et d’une autre de Giesbert, où, dans ce dernier cas, elle fut l’objet d’un rare mépris de la part de la puissance invitante.

Elle n’a donc pour s’exprimer que ses vidéos, son blog personnel, le site de Résistance républicaine, Riposte Laïque et, de temps en temps, des sites amis, comme Nouvelles de France ou Boulevard Voltaire, qui la sollicitent pour un texte, ou bien Radio Courtoisie ou TV-Libertés, qui l’invitent ponctuellement à leurs émissions, voire d’autres sites résistants qui reprennent ses textes. C’est à la suite d’une publication d’un article sur le site fondé par Robert Ménard, Emmanuelle Duverger et Dominique Jamet que Christine se retrouvera devant la Cour d’Appel du tribunal de Paris, le jeudi 25 juin, en compagnie du dernier nommé.

http://www.bvoltaire.fr/christinetasin/que-faire-des-musulmans-une-fois-le-coran-interdit,13185

Ri7Journaleux maitres-chienEn première instance, devant la 17e chambre correctionnelle, où elle comparaissait avec Dominique Jamet, elle fut condamnée à 1000 euros d’amende, dont 500 avec sursis. Il convient de se souvenir que, dans cet article, elle expliquait, suite à la question d’un autre contributeur, comment elle voyait l’application de l’interdiction éventuelle de l’islam en France. Elle y prédisait que, dans ce cas, quelques extrémistes (aujourd’hui on dirait djihadistes) appelleraient sans doute à des actions violentes et chercheraient à provoquer des émeutes. Elle expliquait alors que, dans ce cas, « il faudrait tirer dans le tas », ce qui paraît le minimum qui doit se faire à chaque fois que des putschistes cherchent à renverser un Etat démocratique. Elle ajoutait pour conclure qu’elle était convaincue que la très grande majorité des musulmans choisirait la République plutôt que la charia.

Cette phrase, dans laquelle certains verront un grand optimisme, ne lui avait pas épargné une plainte des sbires de l’éléphantesque Tubiana, dans des conditions qu’il convient de rappeler.

Pendant plusieurs mois, personne n’avait réagi à l’article de Christine, ni les associations musulmanes, ni les racketteurs de l’antiracisme, commissaires politiques d’Etat. C’est alors que celui que nous avons appelé le minable mouchard Clément Weill Raynal entra en action, avec la complicité des vopos du Nouvel Observateur. Il interpella carrément Christiane Taubira et les dites associations, s’indignant que la coupable n’ait pas encore été trainée devant la 17e Chambre.

http://ripostelaique.com/le-minable-mouchard-guillaume-weill-raynal-et-ses-sales-methodes-dislamo-collabo.html

Aussitôt dit, aussitôt fait, dès le lendemain, la LDH, doigt sur la couture du pantalon, déposait plainte, et l’islamo-collabo aux ordres, Askolovitch, alors salarié du Qatar, présentait sur les antennes Christine comme une femme qui appelait à tirer sur tous les musulmans. Pour la petite histoire, la plainte que la présidente de Résistance républicaine déposa contre lui ne fut pas instruite par le procureur de la République, qui préféra donner suite, par contre, à celle de Tubiana et de sa clique de lèche-babouches.

Ri7TubianadelateurLes spectateurs du procès n’oublieront pas l’attitude de celui qu’on surnomme « l’Enflure », dans les couloirs des tribunaux parisiens. Christine ayant donné, par précaution, l’adresse de son avocat, celui-ci trépigna dans son box, et exigea de connaître l’adresse personnelle de notre amie. Pour en faire quoi ?

Voilà deux exemples qui montrent la réalité de la France de Hollande-Valls-Taubira-Cazeneuve. A plat ventre devant les islamistes, après les crimes de leurs coreligionnaires, et impitoyables avec des patriotes courageux comme Eric ou Christine, qui utilisent leur liberté de parole pour alerter les Français sur la réalité de l’islam et de l’invasion migratoire, avec la complicité d’associations parasites qui n’ont pas de militants, mais beaucoup de subventions.

Tout cela se paiera un jour, et cher.

Paul Le Poulpe

L’EUROPE, LA GRECE, ET LE TONNEAU DES DANAIDES (par l’Imprécateur)

Jeudi 25 juin aura lieu à Bruxelles le dix ou douzième (on n’arrive plus à les compter), « sommet de la dernière chance » comme disent les journalises et les politiques qui aiment bien dramatiser les choses alors qu’il ne s’agit que d’une étape de plus dans un long marchandage entre un escroc officialisé et légitimé par son élection grecque et ses créanciers européens et internationaux.

Notre problème à nous, Français, c’est que notre négociateur en chef est du côté de l’escroc, « les Grecs ont raison » dit-il (BFM-TV), et se moque éperdument des conséquences qui adviendraient en cas d’échec final, puisque « c’est l’État qui paye » comme il aime à le dire. Or l’État a été bien imprudent ces dernières années en prêtant à la Grèce 50 milliards d’euros qui ont augmenté d’autant notre dette déjà colossale, et que les contribuables français devront éponger si un accord pour leur remboursement n’est pas trouvé. 50 milliards, ce sont 730 € par contribuable, du moins ceux qui paient des impôts sur leur revenu, soit moins de la moitié des foyers fiscaux français si l’on en croit le ministère des Finances qui trouve cette honteuse inégalité normale.

Côté grec, on objecte que puisque de toute façon on ne pourra pas rembourser, autant que le FMI et l’Europe se fassent une raison. De fait, la Grèce a un PIB de l’ordre de 200 milliards d’euros et une dette de 312 milliards, dont 246 lui ont été prêtés depuis 2010 en échange de promesses, « d’ivrognes » comme on dit. Ces prêts étaient consentis en échange d’efforts pour redresser le pays que le gouvernement de droite précédent n’a que timidement entamés, que l’actuel gouvernement de gauche n’a aucunement l’intention d’amplifier puisqu’il revient même dessus (il réembauche les fonctionnaires en surnombre licenciés et leur paie deux ans de salaire pour les indemniser) et dont le peuple grec ne veut pas. Les Grecs raisonnent comme ces mendiants que vous aidez pour leur donner une chance de se tirer de leur misère et vous objectent qu’ils n’ont aucune envie de travailler mais qu’il serait juste et bien que vous continuiez à leur donner de l’argent.

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Les États européens, et la France socialiste au premier chef, ont-ils réellement voulu aider la Grèce ? Rien n’est moins sûr. En mars dernier, un membre du FMI, le Brésilien Paolo Batista, déclarait sur une chaîne de télé grecque que la majeure partie de l’argent qui avait été prêté à Athènes l’avait été pour secourir des créanciers privés, en aucun cas pour aider le pays. « La Grèce a reçu des sommes énormes, mais cet argent a été principalement utilisé pour permettre le désengagement, par exemple, des banques françaises ou allemandes » (cité par Marianne).

Mais le proverbe bien connu « aide-toi et le ciel t’aidera » semble inconnu des Grecs qui malgré la publicité que fait la gauche française à leur misère affichée voudraient bien que la vie de citoyens-truands qu’ils menaient jusqu’à la crise soit oubliée le temps d’obtenir l’annulation de leur dette et qu’ils la retrouvent le plus vite possible. Que les truands veuillent bien pardonner ce lapsus, il fallait lire « citoyens-socialistes », nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes.

Rappelons les faits. La Grèce du socialiste Papandréou vivait sur un petit nuage rose quand elle s’est rendue compte que sa dette augmentait, augmentait énormément, avec pour raison principale que pratiquement plus aucun grec ne payait d’impôts, la chose se réglant à l’amiable et de poche à poche entre le contribuable et le percepteur, ce qui fait que l’État ne voyait pas grand-chose arriver dans ses caisses. Le gouvernement se posa alors la question qui tue : qui serait assez bête pour prendre en charge le train de vie à la fois luxueux et parasitaire du pays ?

La réponse fut vite trouvée : l’Europe et sa masse énorme de fonctionnaires qui décident de tout, pratiquement sans contrôle d’un parlement croupion sis à Strasbourg, et ont besoin pour accroitre leur pouvoir et leurs salaires mirobolants défiscalisés que l’Europe et la zone euro s’étendent sans cesse. L’Europe va même jusqu’à payer les pays qui demandent à y entrer pour qu’ils se mettent aux normes européennes. La Grèce pouvait-elle trouver plus stupide ?

Le problème des conditions à respecter fut vite résolu : la Grèce falsifia ses comptes pour entrer dans la zone euro, puis continua à truander les fonctionnaires européens, chose facile puisque leur incompétence économique est à la hauteur de celle des grands financiers de l’hexagone, jusqu’à ce que la bulle explose.

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Les causes de la chute grecque sont bien sûr les grosses fortunes qui ont fichu le camp (emportant environ 20 milliards) dès que ça a senti le roussi de la faillite en prévision, mais surtout, et ça c’est vraiment le facteur principal, la fonction publique grecque  hypertrophiée et surpayée (relativement à sa productivité), un peu comme en France, mais en bien pire.

Beaucoup de ces fonctionnaires en surnombre n’ayant rien à faire passaient pointer au bureau le matin, puis filaient exercer une deuxième emploi, au noir celui-là, dans le secteur privé, ce qui arrangeait bien les employeurs dispensés de cotiser pour la retraite, la santé et la famille de ces merveilleux et consciencieux bi-employés.

Les chefs des administrations constatant que le travail n’était pas fait par des fonctionnaires dont l’absentéisme chronique n’était pas sanctionné (comme en France depuis la suppression du jour de carence) embauchaient à tout de bras, si bien qu’il y avait, ce sont de petits exemples, en moyenne 50 chauffeurs par voiture officielle, 45 jardiniers pour un jardin public de 100 m2 et un régiment de femmes de ménage pour chaque ministère.

De plus les fonctionnaires prenaient leur retraite à 50 ans, puisque c’était un acquis social sur lequel les syndicats interdisaient que l’État revienne et, faute d’enregistrement des décès, vivaient couramment jusqu’à 110 ans, ce qui évidemment ruinait les caisses de retraite (comme en France ou faute de transmission des certificats de décès des Africains ayant pris leur retraite au bled, leurs familles touchent de la Sécu les retraites jusqu’à ce que la durée de vie fictive prêtée au malheureux décédé devienne invraisemblable (interview de Marisol Touraine par JJ Bourdin, BFM-TV). En Grèce, quand tous les grands-parents étaient morts, la famille continuait ainsi à percevoir pendant des années plusieurs pensions de retraite. Le cas le plus extrême trouvé par les inspecteurs que la Commission européenne s’est finalement décidée à envoyer, est celui d’un homme mort en 1953 dont la famille percevait toujours la pension plus d’un  demi siècle plus tard, plus quatre autres pensions d’autres parent morts eux aussi depuis des années.

Les filles célibataires de ces fonctionnaires morts depuis belle lurette ont droit à une rente viagère. Pour la conserver, elles restent officiellement célibataires quand elles se mettent en ménage avec un amant, ce qui leur permet de conserver la pension à laquelle vient s’ajouter les primes de mère célibataire quand elles ont un enfant. Le gouvernement de droite qui a précédé l’actuel de gauche a fini par plafonner l’âge de ces rosières à 18 ans.

Les marchés publics sont, comme dans beaucoup de communes socialistes françaises (relire Rose connection), un peu « arrangés » pour que les copains élus et les amis en profitent, les prix acceptés n’étant pas contrôlés sont parfois de cinq à dix fois supérieurs à ceux du marché.

600 métiers environ sont considérés comme pénibles, comme coiffeur, présentateur à la télé, musicien jouant d’un instrument à vent, femme de ménage. Les hommes peuvent prendre leur retraite à 55 ans et les femmes à 50 ans, ce qui leur permet de toucher leur retraite à taux plein tout en continuant à exercer dans le privé. Or, ils touchent à la retraite 96 % de leur dernier salaire. Un rapport publié en 2011 a démontré que l’employé public en Grèce gagne trois fois plus que le même dans le secteur privé.

Comme en France aussi, il y a des milliers de « comités Théodule », de commissions et d’agences, d’instituts et même de ministères qui ne servent à rien, créés uniquement pour caser les copains, la famille et les clients électoraux. Un exemple : 1 763 fonctionnaires « travaillent » toujours pour l’Institut pour la protection du lac Kopaïs qui a été asséché en… 1930 ! Et les salaires des fonctionnaires grecs sont élevés, ainsi ceux des Chemins de fer grecs (O.S.E) sont en moyenne de 66 000 € par an et les fonctionnaires sont là aussi en surnombre. En effet, le réseau ferré fait moins de 2 500 km, réalise annuellement 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et, à cause de la masse salariale gigantesque, l’État grec doit rajouter chaque année plus de 900 millions ! Tenez-vous bien, en 2013 la France a proposé que la SNCF rachète ce puits à déficits ! Les Grecs ont bien raison de penser que nos dirigeants sont bêtes !

Alexis Tsipras a, comme Français Hollande, fait plein de belles promesses aux Grecs pour être élu. Ce que lui demandent ses créanciers, c’est d’entreprendre des réformes en commençant (comme devrait le faire la France) par la réforme de la fonction publique et la lutte contre la corruption publique. De plus, lutter contre l’évasion fiscale dont une bonne partie est due aux hommes politiques grecs comme l’a montré une liste de 2 059 évadés fiscaux grecs établie par le FMI en 2010 ; sanctionner la corruption publique et privée ; réformer de fond en comble le secteur public en termes d’effectifs, de salaires, de temps de travail et de retraites. Tsipras ne le fera pas, ce sont les fonctionnaires qui l’ont fait élire pour protéger leurs énormes privilèges.

Que peut-il se passer dans les jours qui viennent ?

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Soit la Grèce sort de l’Euro, soit elle se résout à l’austérité

L’Europe et le FMI cèdent à Tsipras et prêtent des milliards d’euros supplémentaires à la Grèce qui rembourse une petite partie de sa dette pour la forme et dans quelques mois le problème se reposera. Ce serait la solution lapin-crétin de la dette éternelle permettant à la Grèce de continuer à vivre à crédit, un crédit dont les Européens paieraient les intérêts (actuellement faibles il est vrai). On s’avance mutuellement de l’argent qu’on n’a pas.

Tsipras cède à Merkel et au FMI parce que ce qu’il veut avant tout, c’est conserver le pouvoir et que pour cela il est prêt à trahir le peuple qui l’a élu : il renie ses promesses électorales de retour de la croissance et de l’emploi, engage des sérieuses économies et des réformes et, comme Hollande, espère que la situation s’améliorera d’elle même suffisamment vite pour qu’il soit rééligible aux prochaines élections malgré la misère et le chômage qu’il aura créés.

Tsipras tient bon, mais négocie avec l’Europe une sortie organisée de la zone euro (zone euro qu’il critiquait avant d’être élu) pour en réduire les conséquences négatives au maximum. Il remplace  l’euro par la drachme, la dévalue de 30 % au bout de quelques semaines, les touristes attirés par les prix devenus bas reviennent, les financiers européens attirés par les bas salaires investissent et les exportations reprennent. L’économie grecque se redresse lentement mais surement et la Grèce guérie du socialisme réintègre l’Europe dans quelques années. Mais Tsipras ne pourra pas faire l’économie des réformes à un moment ou à un autre.

Parions que c’est une quatrième solution, boiteuse et à base de jeux d’écritures comptables bancaires virtuelles, qui sera trouvée, car les milieux financiers y poussent pour sauver leurs avoirs et les banques, et même Hollande n’a aucune envie d’annoncer au Français qu’il pourrait avoir perdu 50 milliards. Elle présente un risque non négligeable : que les citoyens européens perdent totalement la confiance déjà sérieusement ébranlée qu’ils ont encore dans l’euro et l’Europe et « foutent en l’air » le système, quitte à se tirer une balle dans le pied, comme le font les Grecs qui retirent leur argent des banques en regardant si les billets en euros qu’on leur remet sont allemands (totale confiance), français (confiance faible) ou grecs (pas de confiance du tout), et pourtant ce sont les mêmes euros.

L’Imprécateur

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COMMENT J’AI DECOUVERT LE PARADIS FRANCAIS (conte philosophique de Mohamed Kacimi)

Dans mon village natal, El Hamel, il y a Dieu, des cailloux et du soleil, à volonté.
Aussi, tous les hommes ont-ils émigré en France dans les années soixante.
Ils se sont regroupés à Bourgoin-Jallieu, ville de l’Isère. Où ils travaillaient dans l’industrie automobile.
L’hiver, le village est vide. L’été, il se remplit d’un coup, début août. C’est le retour des émigrés. Des « zmagras », comme on les appelle.

Ils arrivaient par cortège de 504 ; toutes immatriculées 38, et portant la vignette « F ». Sur les galeries, il y avait des chargements incroyables, machines à coudre, mobylettes, vélos, cuisinières, réfrigérateurs, ventilateurs et bacs de géraniums.
Les voitures des zmagras étaient de véritables salons manouches.
Les tableaux de bord étaient recouverts de velours rouge avec des pompons. Sur le pare-brise, il y avait des thermomètres, des baromètres et même des manomètres. Les sièges étaient recouverts de housses léopard.
Sur la fenêtre arrière, il y avait deux énormes enceintes qui diffusaient « Ah qu’elles sont jolies les filles de mon pays ».

A peine leurs bagages défaits, les zmagras montaient vers la place du village. Ils prenaient place sur la grande dalle de ciment qui fait face à la mosquée de la famille.
Là, ils chantaient :
— Banjour lizir, adiou la mizir (Bonjour l’Isère, adieu la misère)

Les Zmagras portaient à peu près la même tenue : Un Marcel blanc, un maillot, le coq sportif bleu et des tongs rouges. Ils fumaient tous des Gitanes maïs et arboraient des dentiers en or et argent. Signe qu’ils avaient réussi.
Et ils lançaient à l’adresse des passants :
— Bande di bicou va, ci ba boussible la chalir da ce bayi di mird.
(Bande de Bicots, va, c’est pas possible la chaleur dans ce pays de merde).
Et ils enchaînaient :
— Bande di bougnoules, va, labachinou, tu a tout, ti a la banane, ti a la bastèque, ti a la barfim, ti a tout, sof ton bir et ta mir.
(Bande de bougnoules, là-bas chez nous, tu as des bananes, tu as des pastèques, tu as des parfums, tu as tout, sauf ton père et ta mère)
Nous avons fini par les appeler les « labachinous ».

Il faut dire que les Zmagras avec leur histoire de bananes et de parfums frappaient là où ça faisait mal. Nous étions à l’époque de Boumediene et de son « socialisme kafkaïen ». Les magasins d’État, n’avaient rien à nous proposer, durant tout son règne, que des rayons interminables d’eau de Javel et des bidons d’huile de vidange.

Il y avait parmi les employés de grand-père, un homme, appelé Abdelmadjid.
Il tenait un taxi clandestin la nuit, et le jour, il accomplissait de menus travaux à la Zaouïa. Subjugué par cet étalage de luxe des émigrés, il prit à son tour le bateau pour la France.

Comme tout le monde, Abdelmadjid trouva un travail à Bourgoin-Jallieu. Comme tout le monde il revint au bout d’un an, avec une 504, un Marcel blanc, des tongs rouges, des Gitanes maïs, et il chantait aussi :
— Banjour lizir, adiou la mizir
Bien sûr il nous traitait à longueur de jour de « bande-di-bicous »
Mais un soir, Abdelmajid, me demanda de faire un tour avec lui en voiture et là, il me fit ce récit de la vie en France :
— Mon fils, en France, ci le baradis, ti baise l’esbagnoule, ti baise la bortiguaize, ti baize la bolonaise (Mon fils, en France, c’est le paradis, tu baises l’Espagnole, tu baises la Portugaise, tu baises la Polonaise…
— Tu baises tout ?
— Non, sauf ton bire et ta mire
— Et toi tu en as beaucoup des femmes ?
Abdelmadjid s’arrête. Il ouvre le toit de sa voiture. Lance une cassette d’Enrico Macias dans le lecteur, allume une Dunhill, avant de me répondre :
— Ti beu ba savoir. Jani bocop, di jeunes, di vieilles, di ba vieille, jan i ba mal. Ti a quil âge (tu peux pas savoir, j’en ai beaucoup, des vieilles, des jeunes, des pas vieilles, j’en ai pas mal. Quel âge tu as ?)
— Seize ans
— J’en ai boco, boco, di ton âge da ma misou
— Et elle est comment ta maison ?
— Ci ba bossible, ti va ba le croire. Ji une tri grande maisou, avec di marbre barthou, di fleurs bartout, di femmes bartou, y’en a mim un grand bobtail ci li baradi
(Ce n’est pas possible tu ne vas pas le croire, j’ai une très grande maison, avec du marbre partout, des fleurs partout, des femmes partout, et j’ai même un très grand portail. C’est le paradis).

Comme je vivais dans un pays où il était impossible de voir la moindre cuisse à mille kilomètres à la ronde, je me suis dit que je n’allais pas attendre la mort pour aller au paradis de grand-père, et que j’allais plutôt vivre au Paradis de la France.

Sous Boumediene, il était très difficile, si ce n’est impossible de voyager. Il fallait une autorisation de sortie qu’on n’obtenait qu’avec un certificat d’un médecin assurant que vous êtiez à l’article de la mort et que vous aviez besoin de soins en France. Nous vivions au pays d’Ubu, merveilleusement décrit par Zinoviev dans les « Hauteurs Béantes ».

J’ai remué terre et ciel pour obtenir ce papier. J’ai racketté mes parents. J’ai obtenu un certificat médical me déclarant cardiaque et j’ai eu l’autorisation de sortie.
Dernier détail : sous Boumediene on accordait 300 francs, trois cents francs juste aux « malades touristes ».

J’ai pris le bateau. Je me souviens de Marseille. Un choc. J’ai pris le train pour Lyon. Echappé du Goulag algérien, je m’arrêtais devant chaque pub qui me semblait une épiphanie. Je suis arrivé à Bourgoin-Jallieu. La plupart des gens de mon village étaient attablés à la terrasse d’un bar du centre-ville. Ils prenaient tous ce qu’ils appelaient « un nanaa français », de la menthe française. En fait il s’agissait de Pastis mélangé à de la menthe. En bons musulmans, ils ne pouvaient s’avouer les uns aux autres qu’ils buvaient de l’alcool. Et le soir personne ne s’étonnait en les voyant tituber pour rejoindre leur foyer. Le thé à la menthe !

J’ai demandé à voir Abdelmajid tout de suite. Toutes mes nuits étaient hantées par ces vierges blondes chrétiennes qui gambadaient, nues, sur des dalles de marbre de l’Isère, en attendant ma venue.

Les gens du village semblaient embarrassés. Ils m’ont dit qu’il habitait un peu loin. Ils se sont cotisés pour me prendre une chambre d’hôtel. Le lendemain, j’ai demandé à voir mon ami, et j’ai eu la même réponse : Demain. Après trois jours, passés à Bourgoin, j’ai fini par perdre patience. Je ne comprenais pas l’embarras des gens du village. Voulaient-ils m’interdire le chemin du Paradis ?

De guerre lasse, l’un d’entre-deux me proposa de m’accompagner chez Abdelmadjid.

Nous avons pris la route de la Virbillère, de la Vérpillère. Je me sentais dans un rêve. Toute cette verdure. Nous étions au mois d’août. Je regardais les paysages, bouché-bée, les fermes, les routes, les ruisseaux, les montagnes, ces paysages dessinés à la pointe. C’est vrai, j’étais aux portes du Paradis.

Je ne me souviens plus de la durée du trajet. Je sais qu’à un moment on s’est arrêtés devant une immense grille en fer forgé. On a sonné. Abdelmadjid est venu nous ouvrir. Il était en marcel blanc, maillot coq sportif bleu et tongs rouges. Il fumait des Dunhill et ses dents étaient toutes en or.

Derrière Abdelmadjid je vis à l’infini des croix, des pierres tombales en marbre et des chrysanthèmes.
A perte de vue.
Abdelmadjid me prit dans ses bras :
— Ti vois, betit bico, ti vois ma maisou, ti vois li fleurs, ti vois li marbre bartou, y a di femmes bartou, c’est ba le baradis ? Banjour l’izir, adiou la mizir. Ti as quel âge maintena ?
(tu vois petit bicot, tu vois ma maison, c’est pas le paradis, tu as quel âge maintenant ?
— Dix-sept ans !
— Dix-sept a ! J’en ai boco, di filles bour toi. Brend le sceau et l’ébonge, et suis moi, ji vai te li montri.

Mohamed Kacimi
Paris le 18 juin 2015

(Paru sur le site http://www.kabyles.net)