CHOMAGE ET TRUCAGE SONT LES 2 MAMELLES DE LA FRANCE SOCIALISTE (par Marc Le Stahler)

0000 - Guignol

Ca devient un peu lassant… La « courbe du chômage », qui devait s’inverser voici 2 ans, ainsi que le claironnait sottement « Moi Président », continue désespérément de prendre de l’altitude. « Mais de moins en moins vite », affirment les tripatouilleurs du PS, le ministre du Travail obtenant incontestablement un César en la matière, par sa déclaration fracassante sur France Info ce matin : « prétendre que les chiffres sont mauvais serait faire le lit de l’extrême droite ».
Fermez le ban, y’a plus rien à dire ! Rebsamen a parlé !

Comme le gouvernement ne fait, depuis 3 ans, strictement rien pour relancer l’économie, donc la croissance, donc l’emploi, et n’attend en fait, comme nous l’avions annoncé depuis le début de ce funeste quinquennat, qu’une reprise extérieure qui sortirait (un peu) la France de l’ornière, le pays s’enfonce mécaniquement dans le sous-emploi.
Hélas, tout le monde ne peut profiter de la chance qui fut celle de Jospin en 1997 (*).

Donc, on nous annonce 3,5 millions de chômeurs, mais c’est pure intox. Car il ne s’agit que de la catégorie « A ». En fait, le chômage touche au total 5,6 millions de personnes sur une population active en âge de travailler de l’ordre de 28 millions, le vrai taux de chômage est donc de 20 %, on est loin des 12,5 % officiels.

Rappelons que sont comptabilisés en catégories « B » et « C » les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité partielle pendant la période et en catégorie « C » et « D » les personnes dispensées de recherche active (pour raisons de formation, de maladie, de proximité de la retraite, etc…).

De plus, l’économiste un peu pervers que je suis aurait tendance à extraire de la population active ceux qui travaillent dans le secteur protégé et ne risquent donc pas le chômage : 6 millions de fonctionnaires ôtés des 28 millions d’actifs nous donnent une population active « exposée » de 22 millions de personnes. D’un seul coup d’un seul, le taux de chômage réel exploserait donc à… 25,5 % !

Et ce n’est pas un raisonnement vicieux, loin de là. Il est clair que le secteur public n’absorbera plus – et pour longtemps – le chômage endémique et qu’il ne faudra compter que sur le secteur privé pour relancer l’emploi et la croissance.

Plus grave, la France ayant un taux d’emploi public particulièrement élevé, la comparaison avec les autres pays n’est pas équitable, favorisant la France et pénalisant les pays ayant proportionnellement moins de fonctionnaires…
Voilà pour les effets pervers.

Pour les effets vertueux, les économistes sérieux s’accordent à admettre que la suppression d’un emploi public, par l’allègement des charges qu’il induit, revient à créer deux emplois privés.
Mais pour celà, il faut du courage et des réformes, qu’on attend désespérément…

Pour se donner du coeur au sein de ces mauvaises nouvelles, France Stratégie, cabinet d’études auprès du Premier ministre, a remis ce jour le résultat d’une étude intitulée « Les emplois en 2022 ».

Principales conclusions…

– 735 000 à 832 000 emplois à pourvoir chaque année… dont 620 000 liés aux départs en retraite des salariés du baby boom.
On notera quand même que les personnes nées en 1950, coeur du baby boom, ont 65 ans aujourd’hui. Elles en auront 72 en 2022… Ca laisse perplexe sur les compétences des experts…
Les créations nettes d’emploi sont estimées entre 100 et 200 000 par an.
On veut bien y croire, mais le deuxième semestre 2014 a vu la destruction de près de 100 000 emplois marchands. Encore une inversion de courbe sans doute ? Ce gouvernement est décidément de type inverti…

– Croissance de la population active, qui passerait à 29,5 millions de personnes en 2022. On nous dit que cette croissance serait due à notre croissance démographique élevée et à l’augmentation du taux d’activité des seniors.
Fort bien, mais dans ce cas, pourquoi nous bassine t’on avec cette « ardente nécessité d’une immigration débridée, chance pour la France » ??? Hé hé, ça ne colle plus, Messieurs !!!

– Et voilà le dessert : ce sont les métiers de services et de l’aide aux particuliers et aux entreprises qui produiront le « boom » des recrutements.
Tiens donc, les « petits jobs » à l’anglo-saxonne tant décriés il n’y a pas si longtemps deviennent l’espoir des experts de Matignon ?

Foutaises, que tout celà ! Les experts de la DARES sont aussi compétents que leurs maîtres. Et la France que laissera Hollande ne sera hélas qu’un vaste champ de ruines économiques.

Et peut-être même pire encore…

(*) On se souvient que Chirac avait intelligemment dissout l’Assemblée Nationale, sur les conseils éclairés de Galuzeau de Villepin, dans la crainte d’une récession économique internationale qui ne vînt pas et se transforma au contraire… en 5 années de croissance pour la France et l’ensemble de l’économie mondiale.

Marc Le Stahler

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METEO DU CHÔMAGE OU METEO DE L’EMPLOI ?

François Hollande a répété récemment sur Canal + qu’il conditionne sa candidature à l’élection de 2017 à la baisse du chômage. Mathématiquement, démographiquement et statistiquement, c’est impossible, il ne pourra donc pas se représenter. « Je ne veux rien lâcher, a-t-il dit, je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l’objectif que j’ai fixé, la baisse du chômage« .

S’il savait lire un tableau statistique, monsieur* Hollande apprendrait que sa politique économique et sociale ajoutée à une immigration massive a produit 571 200 chômeurs de longue durée de plus depuis son arrivée au pouvoir (chiffre Pôle emploi), sans compter les chômeurs à temps partiel, malgré une augmentation importante du nombre des fonctionnaires (environ 100 000), le seul secteur où il y en a moins étant celui où il en faudrait  plus : la police et l’armée.

En effet, il n’y a pas que la dégradation de l’économie qui produit du chômage, l’immigration en produit aussi. Dans un pays où il y a près de 6 millions de chômeurs, laisser entrer plus de 200 000 immigrés chaque année, dont la plupart ne sont pas en mesure de travailler faute de formation, de parler la langue française, d’être aptes au travail et souvent faute de volonté de travailler quand ils constatent que l’on peut vivre de subventions et d’allocations bien mieux que l’on ne vivait au pays ajoute forcément du chômage au chômage.

Unknown

Débarquement en Italie de futurs chômeurs européens envoyés par Daesh-Libye

Il impute cet échec à son prédécesseur, en oubliant de regarder les statistiques du chômage de 2007 au premier trimestre 2012 : baisse du nombre de chômeurs en 2007, brusque remontée en 2008 en conséquence directe de la grande crise financière mondiale qu’aucun des économistes qui pérorent sur les antennes et dans les cabinets ministériels n’avait vu venir, nouvelle diminution en 2011, stoppée début 2012 dès l’annonce de la candidature de Hollande assortie de sondages le donnant gagnant qui provoque aussitôt une crise de confiance chez les entrepreneurs et les investisseurs.

Il faut dire que si, en 2007, le redressement de l’emploi amorcé par Borloo et Juppé n’a pas survécu à la crise et qu’ils n’ont pas su le retrouver, en 2008, le choix de Christine Lagarde dans le gouvernement Fillon 2 a permis la belle remontée de l’emploi de 2011.

Hollande n’a aucune chance d’obtenir un retour de l’emploi avec les deux ministres de l’économie qu’il a choisis, de bons copains de promotion sans aucun doute, mais des économistes de salon : Moscovici dont la nullité a été récompensée par un poste en or de commissaire européen avec un gros salaire défiscalisé, et Sapin qui ne vaut guère mieux en compétence économique appliquée. Aucun des deux n’a d’ailleurs jamais travaillé en entreprise comme Christine Lagarde.

Or, pour amorcer une reprise de l’emploi de meilleure qualité – c’est-à-dire durable – que les deux réussies par Sarkozy, et pour que Hollande, s’il est décidé à respecter sa parole et sa promesse – mais rien n’est moins sûr – puisse se représenter, il faudrait qu’au moins 600 000 emplois soient créés en 24 mois. En effet, il ne suffira pas d’invoquer 9 ou 10 mille emplois créés artificiellement en embauchant des fonctionnaires de décembre 2016 à février 2017 par exemple, pour justifier qu’il se représente. Il faudra d’abord résorber le trou dans l’emploi que son incompétence et celle de ses ministres de l’économie ont creusé : 600 000 chômeurs de longue durée de plus. Ce qui signifie permettre la création par les entreprises de 25 000 emplois productifs nouveaux par mois dès maintenant. La solution qui consisterait à embaucher 600 000 fonctionnaires de plus ne ferait qu’aggraver la dépense de l’État et l’endettement de la France car il faudrait emprunter pour les payer.

L’embauche de fonctionnaires a déjà été utilisée trois fois et a provoqué une très légère remontée de l’emploi de trois fois un mois, mais trois mois non consécutifs, donc sans effets visibles sur la courbe, qui ont mis en évidence la flagornerie de la presse de gauche et des télévisions dont les analystes économiques annonçaient chaque fois en écho au gouvernement « Ça y est, la courbe du chômage s’inverse !« . Il y a bien eu un quatrième mois (août 2014) où « la courbe du chômage s’est inversée », mais l’INSEE a annoncé elle-même qu’elle était due à une erreur de calcul !

Ils nous refont le coup depuis le début de l’année 2015 en annonçant un retour imminent de la croissance dû à trois facteurs : baisse de la valeur de l’euro, baisse du prix du pétrole, baisse des taux d’intérêt. Trois facteurs provisoirement positifs pour la France certes, mais dont les effets secondaires nocifs commencent à se voir en Chine et aux Etats-Unis. Dans cette amélioration le gouvernement socialiste français n’est strictement pour rien, son seul espoir étant de réussir à éviter que le wagon France ne décroche du train de la croissance qui redémarre en Europe.

Nous avons actuellement 5 560 000 chômeurs (Pôle emploi). Les rares et très brèves embellies sont dues, outre l’embauche de fonctionnaires, a des tentatives qui toutes tournent à l’échec : emplois d’avenir, contrats de génération, Garantie jeunes… à l’issue desquelles les jeunes ne sont finalement pas embauchés. Une partie des contrats aidés leur est aussi réservée. C’est le cas du contrat « starter », lancé en avril 2015 pour les jeunes de moins de 30 ans. Le gouvernement espère en signer 13.000 d’ici à la fin de l’année, mais « l’État prend en charge 45% du Smic« , autrement dit ces emplois sont payés à 45 % par l’impôt !

Job-seekers attend an emnployment forum organized by the state employment organization Pole Emploi on October 14, 2014 in the northern city of Arras.                             AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Job-seekers attend an emnployment forum organized by the state employment organization Pole Emploi on October 14, 2014 in the northern city of Arras. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Deux catégories ne cessent d’augmenter, et février 2015 n’a pas fait exception : les seniors et les chômeurs de longue durée. Sur un an, leur nombre a grimpé respectivement de 9,1% et de 9,5%. Le « plan senior », lancé en juin 2014, et celui contre le chômage de longue durée, détaillé début février, n’ont produit aucun effet.

De toute manière et quoi qu’ils fassent, tous ces plans sont voués à l’échec et n’ont pour objectif que de jeter de la poudre aux yeux. Même Manuel Valls en convient, sans croissance, pas d’emploi, mais il rêve en annonçant qu’elle pourrait atteindre 1,5 % en 2015. À ce niveau, elle ne ferait que stopper la dégradation de l’emploi. Pour obtenir les emplois qui permettraient de redresser réellement et durablement la courbe de l’emploi, il faudrait atteindre 2 %. C’est impossible sans réduction de la dépense publique et sans réforme des statuts de la fonction publique et des syndicats. N’ayant aucune intention de mettre en oeuvre ces trois réformes qui mécontenteraient le seul électorat qu’il lui reste, le gouvernement ne peut donc miser que sur une forte reprise européenne qui tirerait la France de la fosse à purin socialiste où elle s’enlise.

François Rebsamen, ministre du Travail, voit venir « une stabilisation et, à la fin de l’année, un début de régression » du nombre d’inscrits à Pôle emploi. L’emploi de ce terme négatif signifie clairement que la seule amélioration qu’il envisage est le ralentissement de l’augmentation du nombre des chômeurs, peut-être par des radiations supplémentaires, sûrement par la mort de plus en plus de chômeurs-seniors, ex-baby-boomers, arrivant en fin de vie, et en aucun cas par une augmentation massive de la création d’emplois. C’est dans cette optique que le ministre a présenté son projet de loi sur le dialogue social en entreprise la semaine dernière. En « simplifiant les règles dans les entreprises« , le gouvernement « espère lever des verrous » à l’embauche. C’est beau l’espoir, voilà trois ans que Hollande nous berce de l’espoir d’un retour de l’emploi qu’il appelle lui aussi d’un terme négatif « inversion de la courbe du chômage« , laquelle peut être obtenue sans création d’emplois en modifiant les règles d’inscription à Pôle emploi. Que ce soit Hollande, Valls, Sapin ou Rebsamen, aucun des quatre n’a encore compris que dans une économie dynamique porteuse d’espoir pour la population, le problème n’est pas le chômage, mais de faire en sorte qu’il y ait plus de création d’emplois que d’emplois supprimés.

Au préalable, il faudra donner aux fonctionnaires des cours sur le sens du verbe « simplifier » qui pour eux signifie augmenter les normes et les contraintes réglementaires comme ils le font actuellement.

L’Insee annonçait, en décembre 2014, 80.000 emplois sauvés ou créés en 2015 grâce au Pacte de responsabilité « qui octroie 40 milliard d’euros aux entreprises d’ici 2017« . Le problème est que les chefs d’entreprises ont appris à traduire en français le charabia politico-administratif et compris que cela ne se traduira pas par de l’argent donné par l’État, qu’il n’a pas de toute façon, mais par un saupoudrage de diminution partielle des augmentations de charges prévues. Autrement dit, au lieu d’augmenter les impôts sur les entreprises de 50 milliards pour financer la réduction de la dette, l’État ne les augmentera que de 10 milliards, c’est ce qu’il appelle faire cadeau de 40 milliards aux entreprises. En échange, elles doivent s’engager à créer des emplois sous peine de sanctions, ce qu’elles ne pourront pas faire avec 10 milliards supplémentaires de charges.

De toute manière l’INSEE lui même juge que 80 000 emplois sauvés ou créés seront insuffisants pour faire baisser le taux de chômage, que l’Institut national de la statistique voit monter à 10,2% en métropole et 10,6% avec l’Outre-mer d’ici à mi-2015.

François Hollande a dit qu’il ne se représenterait pas si le nombre de chômeurs ne diminuait pas, il aurait dû dire pour être cru « si la création d’emplois n’est pas supérieure au nombre des destructions d’emplois », espérons, sans trop y croire car ce serait un miracle, que cette fois-ci il tiendra sa promesse.

* C’est délibérément que je ne mets pas de majuscule à « monsieur » quand il s’agit de personnages qui n’ont pas la somme des qualités requises pour être un « Monsieur », la majuscule étant une marque de respect qui doit être méritée. De même j’écris Madame Christine Lagarde et Madame Le Pen qui malgré quelques défauts sont de grandes dames, mais madame Christiane Taubira pour parler de la personne qui a relâché 12 000 criminels et voyous dans la nature, et madame Claude pour citer la célèbre mère maquerelle.

Maurice D.

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ANTIRACISTE TA MERE ! (par Jean Paul Brighelli)

Jean Paul Brighelli anime le blog « Bonnet d’Ane » hébergé par Causeur.
Professeur agrégé de Lettres, il s’est fait connaître en 2005 avec son essai explosif « La Fabrique du Crétin », premier opus d’une longue série d’essais consacrés à la déliquescence de l’Education Nationale. Il s’est évidemment fait de nombreux ennemis parmi ses pairs, englués dans leur dogmatisme réactionnaire et pédant, et a fini par rejoindre « Debout la France » de Nicolas Dupont Aignan.

Le texte que nous publions aujourd’hui est un réquisitoire incisif et flamboyant contre la médiocrité triomphante, source de la catastrophe qui s’est abattue sur l’un des anciens fleurons de la République : l’Education Nationale… Il est lisible sous le lien suivant : « antiraciste ta mère ! »

Marc Le Stahler

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L’EDUCATION NATIONALE A RENONCE A PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES (par Jean Paul Brighelli) 

valls antiracisme ecole

Ainsi donc, Valls s’émeut du racisme ambiant, et nous promet des cours d’antiracisme. Il a même débloqué pour cela 100 millions d’euros sur trois ans. Il y a des associations qui vont se gaver.

Baudrillard, avec l’humour qui le caractérisait, opéra jadis un rapprochement significatif entre SOS Baleines et SOS Racisme, l’un et l’autre ayant syntaxiquement (quand on la malmène, la langue se venge) la mission de sauver, qui les baleines, qui le racisme.
Parce que l’antiracisme ne se décrète pas. Et il ne se prêche pas — on sait même à quel point le catéchisme anti-Shoah, répété trois ou quatre fois dans une scolarité, a eu des effets pervers dans certaines populations intellectuellement un peu fragiles.

L’antiracisme ne peut naître que de l’apprentissage des Lumières. Mais les Lumières sont désormais optionnelles en classe de Cinquième. Et j’apprends incidemment, sous la plume des profs d’Histoire fidèles d’Aggiornamento et de Neoprofs réunis, qu’il serait bon de les remettre en perspective, voire de faire l’impasse sur ce mouvement, comme le suggèrent les nouveaux programmes : n’ont-elles pas alimenté les mythes républicains qui, de la Révolution à la IIIème République en passant par l’Empire et Toussaint Louverture, ont justifié la colonisation, hou les vilains…

Imaginons donc un enseignement — nous y sommes — qui ferait d’un côté dans l’antiracisme explicite, et de l’autre rayerait Diderot et Voltaire des programmes (on garde Rousseau pour les raisons pédagogiques/pédagogistes que l’on sait).
Que croyez-vous qu’il arrivera ? C’est notre civilisation qui crèvera.

À écouter le Camp du Bien parler d’antiracisme, il s’agit presque exclusivement de racisme anti-immigrés — Noirs ou Maghrébins. Blacks et Beurs. Bougnoules de tous les pays — curieusement, les Niakoués sont exclus du grand jeu.

(Précision à l’usage des imbéciles, qui heureusement ne hantent pas ce blog, mais s’y réfèrent parfois en déformant mes propos : j’use de ces termes dans le même esprit que Prévert lorsqu’il parle des Polacks et des Boumians dans son poème « Etranges étrangers »… Ou que l’inusable sergent Hartmann au début de Full Metal Jacket… Ou que Dutronc dans « L’Hymne à l’amour »— ça, c’est de la dérision ! — qui commence par de jolies litanies :
« Bougnoule, Niakoué, Raton, Youpin,
Crouillat, Gringo, Rasta, Ricain,
Polac, Yougo, Chinetoque, Pékin… »
Fin de la parenthèse « spécial connards »).

Oui, lorsqu’on dit « antiracisme », chez les Khmers pédagos, comme disait jadis Laurent Lafforgue, on sous-entend le racisme dont sont victimes aujourd’hui les Musulmans (on garde parfois l’option « Juifs », mais pas toujours, et rarement pour souligner que le Grand Mufti de Jérusalem applaudissait la politique hitlérienne, et qu’il a fait des émules parmi ses coreligionnaires). Rien sur le racisme anti-Blancs des Beurs et des Blacks, rien sur le racisme entre Noirs et Arabes (que développe très bien un article signé Balla Fofana édité sur l’un des blogs de Libé). Voire le racisme inter-Africains : depuis quinze ans, les Noirs musulmans massacrent les Noirs chrétiens ou animistes avec une constance admirable, de l’Ethiopie au Nigeria en passant par le Soudan ou le Kenya. Quant au racisme à l’œuvre entre Tutsis et Hutus (la « radio des mille collines » exhortaient à se débarrasser des cafards, un mot qui sonne un peu comme « cafre », le terme par lequel les suprématistes sud-africains désignaient les Noirs, au temps de l’apartheid), on le noie dans la responsabilité supposée de l’armée française. Pourtant, les tueries inter-ethniques africaines ne sont pas forcément le résultat du colonialisme — et peut-être parfois celui de la décolonisation. Voir en Casamance.

C’est si vrai, au quotidien, que les 100 000 Comoriens installés à Marseille se gardent bien de se mêler de trop près aux 250 000 Musulmans d’origine maghrébine de la ville. Chacun chez soi, et les mosquées seront bien gardées. Dieu est amour. Et s’il est de bon ton pour un jeune Beur de sortir avec une Céfran hâtivement qualifiée de Gauloise (« tiens, fume ! »), il tolère mal que sa sœur en fasse autant avec un Souchien, comme ils disent élégamment : que le mot existe en dit long sur la tolérance des uns et des autres.

Spécifions pour ceux qui ne connaissent de la « cité phocéenne » que le Stade vélodrome et les sous-performances de l’OM : le « Marseillais de souche » est un composé de tous les peuples de Méditerranée, il a en lui de l’Italien, de l’Espagnol, du Catalan, de l’Arabe forcément (ceux du XVIIIème siècle), sans compter des apports de sang radicalement exogène et parfois même parisien. Quant au Beur de service, il ignore la plupart du temps, les programmes d’Histoire étant ce qu’ils sont, qu’il a très peu de sang arabe (si tant est que cela signifie quelque chose) et beaucoup de sang turc, les Ottomans ayant contrôlé l’Afrique du Nord des siècles durant. Sans compter les Berbères, les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Espagnols et tutti quanti. Mais si la Beurette susdite sort avec un kahlouche (NDLR : un noir), alors là, pas de quartier ! Touche pas à ma sœur, tu vas la salir. Et toi, tu vas me faire le plaisir de porter un voile, désormais, sinon on va croire que ma sœur est une salope.

Le problème, c’est l’incroyable ignorance de tous ces pauvres gens. L’Education nationale ayant renoncé à la fois à prendre le taureau par les cornes et à transmettre des savoirs cohérents depuis bientôt trois décennies, et Vallaud-Belkacem ayant décidé d’en rajouter une couche avec les Nouveaux Programmes de son Nouveau Collège, je prédis des frictions nouvelles, d’autres cimetières profanés, des églises, des synagogues et des mosquées incendiées, quelques meurtres aussi, l’art de la kalachnikov faisant chaque jour des progrès. Pas tout à fait la Troisième Guerre Mondiale, mais quelque chose qui ressemblera assez à une guerre civile.

Que suggérer ? Des infusions de Montesquieu et de Voltaire, du Traité de la Tolérance à Mahomet, mais aussi des pages de Condillac ou de Condorcet, des dialogues de Diderot, des mathématiques selon d’Alembert (bon, pas tout de suite, le fameux théorème n’est pas du niveau collège, mais réorganisons l’étude des maths de façon à arriver à d’Alembert — et au-delà), du libertinage selon Laclos et Sade, qui a écrit des choses percutantes « contre l’Être suprême », et quelques preuves sur la non-existence de Dieu au gré du curé Meslier ou d’Holbach… Allez, bon prince et dans un grand mouvement de respect pour l’autonomie professorale, je laisserai les plus pédagos insérer un peu de Rousseau dans cette anthologie de l’anti-bêtise — pour faire la tare.

Il se trouve que des anthologies existent — celles sur lesquelles travaillaient encore les élèves au début des années 1980, avant que la grande déferlante de crétinisme appliquée n’emporte tout sur son passage, et ne laisse, face à face, que des communautés effarées de bêtise et de haine.

Jean Paul Brighelli

0000 - Brighelli

LE COLLEGE 0.0 EST ARRIVE !

Cet article est paru sur « CAUSEUR » le 27 avril 2015…


 La gauche croit se battre pour le peuple, mais elle l’enfonce !

ecole najat vallaud fleur pellerin

 

 

 

 

 

 

 

C’est un complot de vieux. Tous les vieux chevaux de retour du pédagogisme. Frackowiak n’est plus disponible, mais il reste Zakhartchouk-chouk. Il est à la retraite, mais peu importe : ils n’ont pas eu l’occasion, qu’ils guettaient fiévreusement, de sévir en 2007 (l’année même où Zakhartchouk a été admis agrégé sur liste d’aptitude, forcément en fonction de ses talents), quand Ségolène a été renvoyée en Charentes. Ils ont fait le forcing auprès de Peillon, qui les tenait un peu en bride. Hamon n’est pas resté assez longtemps. Vallaud-Belkacem était une proie idéale : elle n’y connaît rien, mais alors, rien . Pas plus que Fillon à qui les mêmes avaient refilé, en 2004, le « socle de compétences », cette abomination, cette égalisation par le bas dont le collège nouveau n’est jamais que le véhicule.

Les membres du Conseil Supérieur des programmes, c’est tout un poème. Un président, Michel Lussault, dans lequel la présidente de la Société des Agrégés, Blanche Lochmann, voit « le triomphe des vieilles lunes déconnectées du terrain » et « la revanche du pédagogisme ». Des politiques pré-convaincus ou minoritaires (selon leur appartenance politique), des universitaires versés dans les Sciences de l’éducation, une sociologue ami de Dubet — dis-moi qui tu fréquentes… —, bref, une coalition de bras cassés. Stanislas Dehaene, qui est à peu près le seul type sérieux de la bande, a dû se sentir seul.
Mais cela n’est encore rien. Ce qui a compté, ce sont les personnalités invitées à témoigner auprès de ladite commission pour en infléchir les travaux. Qui se ressemble…

Prenez Laurence de Cock, par exemple. Aggiornamento, le site qui pourrit l’enseignement de l’histoire, c’est elle. Elle m’aime d’amour — j’avais même eu l’occasion de répondre ici-même à sa flamme. Elle se félicite des nouveaux programmes : en Cinquième, l’étude de l’Islam est obligatoire, celle de la chrétienté médiévale puis de la France humaniste est laissée à l’appréciation des enseignants : sûr que s’ils écoutent la cheftaine, ils ne dépasseront jamais l’Hégire et l’invasion de l’Espagne. J’ai eu l’occasion de développer cela sur LePoint.fr. En Sixième, les gosses se refarciront les temps préhistoriques — pour bien leur enfoncer dans le crâne que la France est une terre d’immigration. Même si parler d’immigration au Pléistocène inférieur est un abus de langage. Mais qui leur expliquera qu’ils sont nuls ? Ils se croient infaillibles : ils sont de gauche, ils sont le camp du Bien. Ils sont les idiots utiles — et parfois, peut-être, les salauds utiles.

Zakhartchouk donc a « participé activement et de façon passionnante », dit-il, à cette entreprise de décervelage. Sans se rendre compte que ceux qui pâtiront vraiment de l’expérience, des EPI et autres « sujets d’étude » transdisciplinaires, ce sont ceux qu’il croyait défendre — les petits, les obscurs, les sans grade, les oubliés des ZEP (ou ce qu’il en reste). Pâquerette Pellerin dit de son côté que la vraie culture n’est pas celle de Voltaire ou Racine, tous dinosaures blancs, mâles et décédés (et chrétiens de formation). Non, la culture c’est la culture vivante. Au même moment Valls et Vallaud (qui ne se quittent plus, parole, depuis qu’ils ont visité ensemble un lycée Potemkine à Marseille, et parlent d’une même voix) exaltent le collège Debbouze, les matchs d’impro et les stands-up. Rose Pellerin a fait chorus. La France est sauvée. Il n’y a que le magazine Challenges à poser la question : à quoi joue la Gauche avec l’école ?
Elle joue au con, mes bons amis. Emmanuel Davidenkoff, qui a cette semaine perdu une occasion de se taire et a tenté de m’allumer dans L’Express, ce qui m’a obligé à lui répondre, avait jadis écrit un livre sur les errements de la Gauche avec les profs. Si une seule voix enseignante se porte sur ces malappris en 2017, c’est à désespérer des chers collègues.

Oui, Zakartchouk, la Gauche te fait cocu sans même que tu t’en aperçoives. Le nouveau collège ouvre toutes grandes les portes du privé à tous ceux qui ne voudront pas se plier aux étranges diktats des idéologues dans ton genre — et aux enfants des ministres, ceux du moins qui ne sont pas scolarisés dans l’un des grands lycées parisiens. Des établissements où l’on n’appliquera pas ta putain de réforme, sois tranquille. Tu crois te battre pour le peuple, et tu l’enfonces. Bravo.
J’ai rencontré Anne Coffinier il y a cinq jours : elle exultait. Sa Fondation pour l’École croule sous les demandes. Les subsides privés lui arrivent à flots. Ajoutez à cela qu’une bonne part du budget des collèges sera désormais gérée localement et on comprend ce qui se joue : la fin annoncée du jacobinisme, id est de la République. Les pédagos sont girondins, depuis toujours. Ils triomphent : désormais ce seront les maires, les président s de Régions ou de Conseils généraux qui recruteront, qui décideront, et qui probablement, à terme, réécriront les programmes. Chez moi, au choix, Christian Estrosi ou Marion Maréchal. Très excitant.

En tout cas, pour le moment, ce n’est pas avec ces programmes que les 18% d’analphabètes repasseront du bon côté de la lecture. Ils verront même probablement leurs effectifs s’accroître, avec ces pédagogies venues du froid. Mais l’essentiel, n’est-ce pas, c’est qu’ils ne s’ennuient plus en cours.

*Photo : Pixabay.

MEURTRE d’AGNES MARIN AU CHAMBON SUR LIGNON : LA FAMILLE RECLAME DES SANCTIONS CONTRE LA JUGE

Peut-être y a-t-il quelques personnes de bon sens, dans la magistrature ?
Mais où sont -elles ?
En tout cas, tout le monde sait qu’il n’y a pas de magistrats incompétents…
Et si, soudain, quelque chose changeait ?…
On peut rêver…

L’article ci-dessous, extrait d’une dépêche AFP et signé Marc Antoine Bindler est paru sur le site Europe 1


000 - Agnès MarinAgnès Marin, assassinée à l’âge de 13 ans par un violeur récidiviste de 17 ans

Les parents et grands parents de la jeune fille tuée en 2011 au Chambon-sur-Lignon ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature. Ils pointent la remise en liberté du meurtrier de l’adolescente.

Ils demandent des sanctions au juge qui avait remis en liberté le meurtrier de leur fille, condamné pour viol dans une affaire précédente.

La famille d‘Agnès Marin, violée et tuée en 2011 au Chambon-sur-Lignon, a adressé une lettre au Conseil de la magistrature (CSM). Dans ce courrier envoyé « il y a trois semaines » au CSM, dévoilé par Le Figaro, le père, la mère ainsi que les grands-parents paternels de la jeune Agnès dénoncent la « légèreté » de la juge d’instruction, « dont les conséquences ont été dramatiques ».

Matthieu, scolarisé sous contrôle judiciaire strict.

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d’Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour. Cette découverte s’était produite sur les indications de Matthieu, son meurtrier. Outre des violences sexuelles, l’autopsie avait révélé 17 coups de couteau.

Matthieu, âgé alors de 17 ans, avait intégré ce collège, dans le cadre d’un contrôle judiciaire strict, après quatre mois de détention provisoire pour le viol, un an avant, d’une autre jeune fille dans le Gard. L’établissement scolaire a depuis fermé ses portes.

« Manquements dans l’exercice de son métier de juge d’instruction ».

Citant plusieurs extraits du réquisitoire de l’avocat général lors du premier procès de juin 2013, la famille d’Agnès Marin estime que « ce contrôle judiciaire, du ressort de la Protection judiciaire de la jeunesse sous le contrôle du juge, a été totalement négligé une fois Matthieu Moulinas scolarisé au Cévenol ». Les parents souligne que l’internat était « mixte », un choix « éminemment contestable », selon eux, « et pourtant validé par le magistrat instructeur ».

Dans leur lettre, les parents estiment que la juge qui a instruit la première affaire de viol « a fait preuve de manquements dans l’exercice de son métier de juge d’instruction ». « Nous demandons au Conseil Supérieur de la Magistrature d’examiner ce dossier et de prononcer à son encontre une sanction disciplinaire », concluent-ils.

La perpétuité confirmée en appel.

Rejugé en appel, à huis clos, devant la cour d’assises des mineurs de Riom, dans le Puy-de-Dôme, pour ce meurtre, Matthieu avait été condamné en octobre 2014 à la réclusion criminelle à perpétuité. Une peine rarissime pour le mineur qu’il était au moment des faits. Les jurés avaient ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance par la cour d’assises du Puy-en-Velay, tout en l’assortissant d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins.

Les parents de Matthieu, 20 ans, avaient renoncé avec leur fils à un pourvoi en cassation.

DELIQUESCENCE INTELLECTUELLE CHEZ LES POLITIQUES (par Maurice D.)

Drôle d’époque ! Dans une France confrontée à d’énormes problèmes de dette nationale, d’immigration invasive liée à un islam agressif et conquérant, de dépense publique ruineuse par ses excès, de délitement de son modèle social et de son identité, de politique familiale détruite par le socialisme, de gestion catastrophique de son économie par des apprentis marxistes qui en sont restés aux théories du XIXème siècle, les trois blocs politiques dont la mission devrait être de trouver et proposer des solutions rapides et efficaces pour redresser la France sont aux abonnés absents.

Le parti socialiste, que je cite en premier parce que c’est lui qui est pour quelques temps encore aux manettes, prépare son congrès de Poitiers. Il n’en sortira rien pour deux raisons simples : l’opposition grandissante des « frondeurs » permettait d’espérer un débat qui aurait fait bouger les positions, mais elle vient d’être trahie par son principal acteur, Martine Aubry, soit que celle-ci ait négocié un retour au gouvernement en échange de sa soumission à la motion Hollande-Cambadélis, soit qu’elle soit encore diminuée par sa vieille addiction à l’alcool.

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D’autre part, le président et le premier ministre ont annoncé haut et fort qu’il ne bougeront pas leur programme politique d’une ligne. Pourquoi dans ces conditions tenir un Congrès ? Probablement juste pour pouvoir dire « Voyez, il a suffi de quelques menaces bien fermes pour que nous soyons tous unis derrière la motion du président et du premier secrétaire du PS »

Le Front National, premier parti de France, que l’on disait un roc, se déchire. Son président fondateur a entrepris de recadrer sa fille présidente au profit de sa nièce, tant pour des raisons personnelles de désamour pour l’une et d’affection pour l’autre, que pour corriger la dérive national-socialiste que tente d’imposer le vice-président. Ce dernier a entrepris d’ajouter aux valeurs d’identité nationale et républicaine mêlées de souveraineté qui soudent le FN, font son originalité politique et sa force de rassemblement, une bonne dose du socialisme économique à la Chevènement comme cela lui a été enseigné à l’ENA.

Quant à l’UMP, après le résultat des élections départementales qui lui a ouvert un boulevard vers le pouvoir, au lieu de consacrer toute son énergie à concevoir un programme économique et un projet de société en prévision de l’après socialisme, elle se complait à pinailler sur des projets de nouveau nom, « Les Républicains » tenant pour le moment la corde, ainsi que des statuts du nouveau parti et des primaires qui n’intéressent personne.

Il y a une cause commune à ces trois renoncements à empoigner à bras le corps le redressement de la France : les trois blocs politiques sont vides d’idées, de projets et d’imagination, comptant sur un énième recyclage de leurs vieilles thèses pour survivre à leurs échecs passés.

Le FN et l’UMP auraient pourtant un projet à travailler : fonder une union des droites qui serait assurée de prendre et de garder le pouvoir pour longtemps, comme le montre ce sondage commandé par l’association Astrées selon lequel 48 % des Français de moins de trente ans, autrement dit « les jeunes », sont prêts à s’engager pour un mouvement du type Manif Pour Tous afin de retrouver des valeurs républicaines et identitaires que le socialisme ne représente plus, dévoyé par son addiction à l’internationale capitaliste type Bilderberg, Trilatérale et French American Foundation, les trois étant parasitées par la franc-maçonnerie.

S’ils manquent d’idées nouvelles, et cela semble évident, ils disposent pourtant d’une base de réflexion avec le projet de gouvernement de Minurne – Résistance.

Il n’y a plus de « peuple de gauche ». Il ne reste que des résidus bégayant du marxisme agonisant après la démonstration planétaire de son échec. L’Union soviétique s’est effondrée, ruinée par son économie socialiste et la gigantesque pollution qu’elle a engendré, elle préfère, comme le Vietnam, retrouver la prospérité avec un capitalisme oligarchique. La Chine a carrément opté pour l’ultra-capitalisme et Cuba vient de rejoindre le camp américain, même si elle y met de la prudence et de la lenteur afin que le clan Castro puisse y conserver le pouvoir.

En France aussi, le socialisme, détruit par les échecs accumulés depuis trois ans en matière d’emploi et de réformes, a amorcé avec Valls un lent glissement à droite que seul Alain Juppé – qui se croit toujours en IVème république – cautionne. Revenir à un socialisme plus marxiste signerait sa mort politique définitive. C’est peut-être ce que Arnaud Montebourg et Martine Aubry ont compris, mais pas encore les Hamon, Peillon, Taubira, et surtout les dinosaures politiques que sont le PC, les Verts et les trotskistes de toutes les chapelles, de Besancenot à Mélenchon, qui croient encore en un Grand Soir où l’on pendra tous les capitalistes.

Croient ou font semblant de croire, car tous ont intégré depuis longtemps la haute bourgeoisie avec des patrimoines fonciers importants et des rentes garanties à vie par l’Etat.

SafariSchermSnapz093Tout un symbole du néo-socialisme : le site du journal socialiste Le Monde, propriété du milliardaire homo et socialiste Pierre Bergé, dominé par une pub du bijoutier Cartier

Mais ils se draperont dans les oripeaux du socialisme et du communisme tant qu’il restera des petites gens à tondre. Ensuite ils intègreront sans état d’âme ce nouveau monde du capitalisme triomphant où l’on peut, comme en Chine, gouverner en économie capitaliste tout en gardant une étiquette communiste. Comme ce secrétaire de la section locale du Parti Communiste Chinois rencontré à Guandong, près de Canton, qui habite un somptueux logement, roule en Porsche Cayenne et exploite sans le moindre scrupule idéologique un vase parc d’entreprises industrielles où les ouvriers et ouvrières sont traités comme ils l’étaient en Europe au XIXème siècle.

Ce qui gène les néo-socialistes dans cet immense marché internationalisé où ils pèchent et chassent pouvoir et hauts revenus, c’est cette manie qu’ont les peuples de vouloir garder leur identité nationale, leurs traditions, leurs religions, la famille comme cellule de base de la société, et un minimum de prospérité avec l’espoir de progresser dans une civilisation et une culture qui leur convienne parce qu’elle fut celle de leurs parents et qu’ils la souhaitent pour leurs enfants.

Les socialistes rêvent du monde d’Orwell et d’Huxley, égalitariste et discipliné, où ils seraient les maîtres discrets mais absolus, grassement nourris et n’ayant qu’à se servir dans une masse gélifiée d’humains indifférenciés et soumis par l’ignorance de leur condition.

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Or, le monde que souhaitent les peuples est un monde de femmes et d’hommes, de travailleurs et d’entrepreneurs, d’intellectuels et de manuels, d’idéalistes pour les faire rêver et de pragmatiques pour les adapter aux changements du monde, chacun bien dans son rôle dans une société où l’on a un passé pour s’ancrer et un avenir à espérer, et surtout le choix de son destin.

Socialisme et peuples sont inconciliables, c’est pourquoi le socialisme échoue partout où il est au pouvoir, c’est pourquoi il faut chasser les parasites que sont les socialistes et s’accrocher, puisque nous vivons en Europe, aux valeurs que nous ont légué nos ancêtres grecs et romains : la liberté tempérée par l’égalité, adoucie par la fraternité que les socialistes veulent restreindre par des lois et des contraintes sociales, des normes et des règlements toujours plus nombreux qui n’ont pour objectif que d’étouffer nos valeurs et de nous mettre en état de soumission totale, comme dans l’islam, leur référence.

Maurice D.

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Qu’il me soit permis d’utiliser ce post de Maurice pour pointer – pour ceux qui l’ignoreraient encore – le côté décidément faux-cul d’Hollandescu.
Ce dernier n’a pas manqué, nous dit-on, de « tacler son précédesseur au sujet de la Libye ». Malheureusement, comme on ne l’apprendra plus au collège : « verba volant, scripta manent » : les écrits restent sur le papier, et les dépêches sur les disques durs.
Ce qui nous permet de constater qu’en 2011, le président du Conseil Général de Corrèze avait alors spontanément soutenu l’intervention libyenne !
Ce qui était bon pour son image en 2011 ne le serait donc plus en 2015 ? « Tempus fugit ! » « O tempora o mores ! » (profitons-en avant que l’utilisation du latin ne soit considéré comme un délit)…
Cette petite mise au point contribuera peut-être à éclairer les quelques électeurs qui lui restent sur la fragilité des convictions et la personnalité peu reluisante de ce minable et détestable personnage, élu par inadvertance chef de l’Etat.

MLS

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LE TEMPS SE COUVRE SUR LA FRANCE (par Marc Le Stahler)


GUERRE EN FRANCE


Que de chemin parcouru depuis les « déséquilibrés mentaux » qui s’entraînaient à écraser par mégarde des piétons sur les marchés de Noël : Nantes, Joué les Tours, Dijon. C’était il y a à peine quelques mois… Rappelez-vous : certains criaient « Allah Akhbar » pour se donner du courage, nous rapportait-on le plus sérieusement du monde… Des cas isolés, disait-on au bon peuple de France pour ne pas trop l’alarmer en cette période de Nativité…

A peine le temps de ranger les crèches et sapins de Noël, et ce fut la tuerie à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher de Vincennes, le tout couronné par un « 11 janvier » habilement récupéré par un régime finissant y trouvant de quoi régénérer un peu sa détestable image. 17 morts en 3 jours (sans compter les terroristes) et une belle opération de communication planétaire pour tenter de montrer que la France éternelle soutenait sans faille ses dirigeants… Des millions de patriotes dans les rues et une remontée provisoire et fort opportune de la cote du pire président de la V° république… Haut-le-cœur spontané de tant de braves gens récupérés à leur insu dans un prétendu plébiscite pour la bien-pensance et le « vivre ensemble »…

« Attentat déjoué », annonçait en bombant le torse le toréador de pacotille qui sévit à Matignon. Déjoué ? Voire ! Un minable salopard qui se tire une balle dans le pied et qui pousse le culot jusqu’à appeler les secours, non sans avoir préalablement tué une femme de 32 ans, la pauvre Aurélie Chatelain, venue à Paris pour suivre un stage. Juste pour se faire la main sans doute ? Un brave petit étudiant algérien propre sur lui, bénéficiant d’une bourse et d’une moderne chambre universitaire dans le XIIIème arrondissement. Sid Ahmed Ghlam, (un nom qui fleure bon le terroir, une chance pour la France, un artisan de la diversité), qui se préparait à faire un carnage à la messe du dimanche avec des armes lourdes. A Villejuif, pour faire bonne mesure, car ces blattes ont aussi le sens du symbole.

0000 - Sid-Ahmed-Ghlam

Guerre en France. Certains diront que j’exagère. Pour l’instant, nous n’avons certes à faire qu’à quelques salopards assez mal organisés et – quoi qu’on en pense – encore peu efficaces. Sait-on seulement que Coulibaly avait des explosifs puissants (du Semtex) qu’il n’avait pas su amorcer et que les frères Kouachi possédaient, outre l’inévitable Kalachinov un lance-roquettes M 82 ? Ce n’est pas jouer les Cassandre que dire que ce sont les prémices d’un soulèvement général et concerté. Ils sont nombreux, ces petits merdeux de « l’islam radical » : non pas des centaines mais des dizaines, peut-être des centaines de milliers à haïr la France, du 9-3 aux quartiers Nord de Marseille en passant par Les Minguettes et Vaux en Velin. Les « zones sensibles » comme on dit pudiquement aujourd’hui…
Et ce n’est pas l’argent qui manque, ni les armes, dans ces zones de non-droit où règnent les trafics de tous ordres. Ni la volonté d’en découdre. Il faut être un imbécile ou un traître pour ne pas voir tout cela. Ce n’est qu’un début, mais la guerre est bien là, et l’ennemi quasiment partout.
En 1940, les allemands ont contourné la ligne Maginot ; l’ennemi fait plus fort en 2015, il est là, dans nos villes, dans nos banlieues, dans nos campagnes, armé, motivé, haineux, prêt à frapper à l’aveugle…

Réaction virile de notre gouvernement : le durcissement attendu de la législation contre les terroristes se transforme en… chasse à l’islamophobie ! Ben voyons ! Fermer Minurne une seconde fois permettrait sans doute d’éviter un bain de sang…
Vieux réflexe de l’Antiquité, où l’on tuait les messagers porteurs de mauvaises nouvelles.

INVASION EN EUROPE 

« Le changement c’est maintenant », chantaient les désoeuvrés du PS il y a 3 ans. Ils n’avaient peut-être pas tort, finalement. En tous cas, le Camp des Saints, c’est bien maintenant ! Si c’était ça, le changement annoncé, c’est réussi ! Bravo les artistes !

L’Etat Islamique se vante d’ouvrir un front vers l’Europe, profitant de la bienveillance démocratique et droitdelhommiste des institutions européennes. Et aussi de Schengen qui n’avait pas été prévu pour cela : près de 100000 km de frontières communes intérieures supprimées ! Libre circulation des marchandises, des capitaux, des personnes, et maintenant des jihadistes ! Belle réussite Messieurs !

20 millions d’étrangers extra européens vivent déjà dans les états membres.
10 000 personnes par semaine débarquent en Italie, soit 500 000 par an.
800 morts noyés la nuit du 19 avril et les bisounours de la riv’gôche pleurent avec Kouchner, accusant la méchante et égoïste Europe d’avoir réduit son assistance aux immigrants.
Et BHL qui en rajoute dans le sordide réclamant « des millions d’immigrants pour l’Allemagne ». De quoi se mêle-t-il, ce boutefeux ?
Pendant ce temps, sur des rafiots de fortune, des musulmans balancent à la mer des chrétiens, se croyant sans doute déjà sur place avec le droit de tout faire, y compris de l’épuration ethnico-religieuse…

Résultat d’une collusion complice de gouvernements, d’entreprises, d’ambassades, de consulats, trafics mafieux de tous ordres, faux documents, l’immigration sauvage représente un revenu annuel de 40 milliards de dollars selon un rapport de l’UN Drugs and Crime en 2013. C’est effectivement un bon business : mais plusieurs milliers d’euros pour traverser, qui peut se payer ça quand  on vient d’une zone subsaharienne où le revenu annuel est de l’ordre de 500 € ? La question est posée, n’y aurait-il pas par hasard quelques subsides en provenance de certains pays du Golfe, alimentant eux-mêmes leur propre trafic à des fins subversives ?

Et les arrivées maritimes ne sont pas les seules… Les routes aussi sont de vrais gruyères, voyez le résultat à Calais. Sans compter les arrivées aériennes avec des visas de tourisme ou d’études, et l’inévitable regroupement familial mis en place par le couple infernal Giscard-Chirac lors du premier choc pétrolier, c’est-à-dire au moment précis où les besoins en travailleurs immigrés chutaient brutalement.
Bien vu les gars ! Quelle anticipation, quelle prescience, quelle vision prospective et pertinente de l’avenir du pays qui vous fut confié ! En d’autres temps, en d’autres lieux, de tels crétins, après avoir largement profité des palais de la république, ne finiraient pas leur existence dans leur lit, mais en forteresse. Voire pire… Il parait que Chirac est aijourd’hui considéré comme le « président le plus sympa ». Versatile et frivole France…

ENTRAINEMENT ET TRAVAUX PRATIQUES SUR LES THEATRES D’OPERATIONS EXTERIEURES

La logistique est donc en place, les flux d’arrivants constants et croissants. Mais il faut bien s’entraîner aussi, de temps en temps – et sérieusement -, en attendant le Grand Soir. Un peu comme les Nazis se sont fait la main en Espagne avant 1939.

Ils sont donc (officiellement) près de 2 000 « Français » à avoir rejoint l’EI en Syrie et en Irak. Certains continuent même de percevoir les indemnités diverses et transferts sociaux de la république, cette bonne fille. Ils partent, ils reviennent, on en attrape un ou deux par-ci par-là, mais combien échappent à la vigilance des services ? Combien passent entre les trop larges mailles du filet ? Certains meurent sur place, on ne les pleurera pas, mais au lieu d’empêcher de partir les plus décidés, faisons en sorte au moins de leur couper les vivres et de les empêcher de rentrer !

DES AUTORITES COMPLAISANTES VOIRE COMPLICES

Face à Hitler et à Staline, il fallait un Churchill et de Gaulle. Le pauvre Lebrun ne pesait pas grand-chose. Face à notre nouvel ennemi, nous avons… Hollande et Valls. De quoi, effectivement, être sacrément terrorisés.

Et les « intellectuels de la bien-pensance » de nous rappeler constamment – les ecclésiastiques ayant abandonné la lutte, les politiques se sont engouffrés dans la brèche –  à la bienveillance et à la charité néo-chrétiennes.   « L’Europe est coupable de non-assistance à personne en danger, elle nous fait honte », pleurniche l’inénarrable Kouchner, ex-porteur de sacs de riz. « L’immigration est une opportunité pour l’Europe », serine (j’allais dire « perroquette ») Cecilia Malstrom, Commissaire Européen. Quant au brave Borloo, le voilà qui propose à un Bourdin ému aux larmes, un « Plan Marshall pour éclairer l’Afrique ». Ce qui – sur le long terme – ne serait pas stupide en soi, si l’Afrique était dans le cas de l’Europe de 1945, avec une forte culture de production agricole et industrielle, une population formée et désireuse de travailler, une organisation politique fondée sur la démocratie et surtout pas ou peu de corruption des fonctionnaires… Tout le contraire de l’Afrique, qui, comme René Dumont l’avait prédit dans les années 60, a allègrement gaspillé et détourné tous les fonds de la coopération pendant des décennies au profit des potentats locaux et d’une administration encore moins efficace que la nôtre, c’est tout dire…
Allons, Jean Louis, tu te vois vraiment négocier avec Mugabe ? Rêveur bobo entraîné malgré lui dans la doxa socialiste : payer, encore payer, toujours payer…

Même Rocard, sur Europe 1 ce samedi, rappelle la suite de sa pensée – effectivement vicieusement tronquée par les médias – « la France ne peut accueillir toute la misère du monde… mais elle doit y prendre sa part »… Et le « vieux sage » de ressasser lui aussi la doctrine officielle sous l’oriflamme du « Padamalgam », martelant que « 95 % des musulmans de France sont de braves citoyens pacifiques ». Ce qui laisse pantois sur les capacités résiduelles de calcul de Michel, car si l’on retient le nombre moyen admis de 10 millions de musulmans dans l’hexagone, ça laisse tout de même 500 000 enragés islamistes prêts à déferler sur la France.
Bigre…

QUE FAIRE ? L’EXEMPLE DE L’AUSTRALIE

Dans un récent article, Maurice rappelait l’efficace fermeté du gouvernement australien qui avait réussi à stopper l’invasion avec quelques mesures simples et de bon sens. Stopper les bateaux, les arraisonner, tout en durcissant la législation contre les prédicateurs de haine jihadiste.

Voici ce qu’écrivait récemment le site Metamag…

Alors que les dirigeants de l’Union Européenne établissent un plan d’action d’urgence face aux tragédies des migrants en Méditerranée, lors d’un sommet extraordinaire, Tony Abbott, premier ministre de l’Australie, défend la solution radicale adoptée par son pays : le refoulement systématique des bateaux chargés de migrants.

«Des centaines, peut-être des milliers de personnes se sont noyées en essayant d’atteindre l’Europe depuis l’Afrique. Le seul moyen d’empêcher ces tragédies est de mettre fin à l’arrivée des bateaux», a-t-il déclaré à des journalistes. «Il est urgent que les Européens adoptent une politique très ferme qui puisse mettre fin au trafic d’être humains en Méditerranée», a-t-il ajouté. Peu après son arrivée au pouvoir en septembre 2013, le gouvernement conservateur de Tony Abbott a lancé ,avec l’aide de l’armée, l’opération « Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer. Les arrivées étaient quasi quotidiennes et 1 200 réfugiés avaient péri sous le précédent gouvernement travailliste alors que selon la droite aucun migrant n’est mort en mer en près de 18 mois.

Á méthode radicale, résultat radical : zéro arrivée maritime illégale enregistrée sur le sol australien ces derniers mois, selon les chiffres publiés par le gouvernement en janvier, février et mars 2015.

Après 18 mois d’application de cette politique, le ministre de l’immigration, Peter Dutton, compare son bilan avec celui des 18 derniers mois du gouvernement travailliste précédent : « Seul un boat people est arrivé en Australie, tous les autres ont échoué » alors que « 534 entrées illégales de bateaux avec à leur bord 35 000 arrivants » avaient été enregistrées précédemment.

Si aucun bateau n’a débarqué, cela ne veut pas dire qu’aucun ne l’a tenté. Toujours selon les statistiques publiées par le gouvernement, 908 bateaux ont été reconduits hors des frontières ces quinze derniers mois. Ces décomptes ne précisent pas combien de personnes étaient à leur bord à chaque fois.

Les migrants arrêtés en mer ont le choix entre retourner dans leur pays d’origine ou être transférés en centre de détention offshore, c’est-à-dire hors du territoire dans des pays partenaires. Là, ils sont retenus indéfiniment le temps que leur dossier de demande d’asile soit étudié. Mais, même en cas d’autorisation, ils ne fouleront pas le sol australien. Ils seront au mieux autorisés à s’installer dans ce pays « partenaire ».

L’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, abrite un centre qui accueillait près de 1 000 migrants en mars 2015. Créé en 2001 sous un autre gouvernement conservateur, il a été rouvert en 2012 après avoir été fermé par les travaillistes en 2007.  Le premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée a expliqué avoir accepté cet arrangement moyennant l’octroi par l’Australie de centaines de millions de dollars destinés à des projets d’infrastructure.

La petite île de Nauru a également accepté d’accueillir les migrants clandestins australiens en août 2013 en échange d’une contrepartie financière. Elle abrite depuis 2001 un centre de détention, qui a lui aussi rouvert en 2012, où on comptait 718 migrants en mars 2015.

Après des mois de négociation, le Cambodge a accepté en 2014 que les réfugiés de l’île de Nauru puissent s’installer sur son territoire en échange d’une somme totale de 40 millions de dollars (30 millions d’euros). Les réfugiés volontaires pourraient notamment y profiter d’une allocation pendant douze mois.

Il y a donc des solutions autres que l’acceptation, par un humanisme camouflage, de la résignation. La preuve par l’Australie.

Je me préparais à conclure, et recevais à l’instant un message de Guy Micaelli, reprenant un post du blog poing de vue, résumant parfaitement ce que j’avais envie d’écrire…

Ca s’intitule « ils ne comprennent pas »…

Trop de journalistes et de politiques englués dans l’idéologie ne peuvent pas comprendre la portée et la signification de ces attentats successifs sur le sol français.
Ils ne comprennent pas qu’il s’agit d’une déclaration de guerre à notre civilisation, à un Occident affaibli, à une France et à une Europe engluées dans le matérialisme, et que ces terroristes méprisent profondément.
Ils ne comprennent pas ce que Houellebecq, lui, a compris : le religieux fait son retour en force sur la scène européenne. Ils ne comprennent pas que la laïcité et leurs «  valeurs républicaines » sont impuissantes, pauvre religion de substitution d’un Occident qui a perdu le sens de la transcendance.
Ils ne comprennent pas que l’islam n’a rien à voir avec le christianisme et le judaïsme. Que Mahomet n’était pas Jésus. Que la violence est partie intégrante de l’islam bien qu’il ne soit pas que cela. Qu’il s’agit d’une guerre commencée par le prophète depuis l’hégire. Ils ne comprennent pas que l’islam et les musulmans sont deux choses différentes : que l’on peut respecter des personnes et s’opposer à un système.
Ils ne comprennent pas que leur logiciel de pensée est périmé. Que le train de l’histoire est en marche et qu’ils sont sur le quai. Qu’il faut cesser de regarder 2015 avec les lunettes de 1968. Ils ont cru que l’histoire avait commencé en 1789. Ils vont découvrir qu’elle a commencé bien avant, et que la suite va s’écrire sans eux.
Ils ne comprennent pas que leur schizophrénie et leur hypocrisie commencent à se voir. Que leur acharnement sur le Catholicisme couplée à leur mansuétude sur l’islam fait désordre. Que leur défense de Charlie hebdo quand ce journal caricature l’islam se couple mal avec la condamnation des dérapages « racistes » qu’ils voient chez d’autres.
Ils ne comprennent pas qu’ils ont posé les bases de la guerre civile qui s’annonce, et ils cherchent chez leurs adversaires désignés une responsabilité qu’ils portent en grande majorité. Ils ne comprennent pas que Zemmour et Finkielkraut n’y sont pour rien. Que l’antiracisme et la haine de la France y sont pour beaucoup.
« Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déhonneur, vous aurez la guerre ».
Ils ne comprennent pas qu’ils sont les munichois de 2015.
 Ils ne comprennent pas que le peuple français l’a compris et qu’il va bientôt les chasser du pouvoir.

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I HAD A DREAM…
Marc Le Stahler

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PÉDOPHILIE : LES RESPONSABLES SE DÉFILENT (par Maurice D.)

Depuis de très nombreuses années, l’Education nationale se trouve dans le bas du classement international PISA qui juge de la qualité des systèmes éducatifs en Europe, en raison des mauvais résultats qu’elle obtient. Elle est également connue pour être un repaire de pédophiles, pas plus grave que d’autres, mais mieux caché.

La révélation qu’un directeur d’école déjà condamné était toujours en activité et seulement muté d’établissement à chaque rechute, a libéré les parents de la loi du silence qui leur était imposée et les plaintes pleuvent, tant contre ce directeur que d’autres enseignants, révélant l’étendue du mal.

Qu’il y ait des malfaisants dans une institution publique qui emploie au total plus d’un million de personnes, dont 800 000 enseignants, on peut le comprendre. Mais que la chose soit tue et les malfaisants protégés est inadmissible et engage la responsabilité de ceux qui savaient et n’ont rien fait – ou pire : ont encouragé les criminels en les protégeant et en leur assurant une forme d’impunité.

Ministre, directions, syndicats et corps enseignant font chaque fois tout leur possible pour cacher la chose quand un problème de pédophilie se pose : pressions sur les parents, pressions sur la presse, pressions sur la police pour classer sans suite les plaintes, interventions auprès du ministère de la justice quand – tout ayant échoué -, le criminel est convoqué chez le juge.

Il y a quelques années, le bruit de chaque cas signalé dans l’Éducation nationale était couvert par une violente campagne de presse contre les enseignants et les prêtres catholiques coupables de pédophilie. Ce n’est plus guère possible, la hiérarchie de l’Église, du pape aux évêques, a pris les mesures nécessaires et le nombre de cas est maintenant voisin de zéro.

Pour le dernier cas médiatisé, celui du professeur violeur, ils prétendent aujourd’hui qu’ils ne savaient pas. La ministre de l’Education affirme que sa collègue du ministère de la justice n’avait pas prévenu le sien de la dernière condamnation du directeur.
Les deux complices mentent.

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Même en admettant que ce soit vrai, que la démarche administrative officielle pour signaler la pédophilie du directeur n’ait pas été faite par le ministère de la justice, ce n’est pas le genre d’information qui reste caché. Une condamnation est connue des parents qui ont déposé la plainte, de la police qui l’a enregistrée, des enquêteurs, du juge, des huissiers, des secrétaires, des syndicats qui organisent la protection du pédophile au sein de l’E.N. Et quand autant de personnes savent, autant dire que tout le monde est au courant et qu’il suffirait que quelqu’un de responsable prévienne la hiérarchie du salopard pour que des décisions soient prises qui minimiseraient le risque de récidive.
Si personne ne prévient, c’est que tous savent qu’en cas de manquement à la loi du silence, les représailles seront féroces.

L’impunité rassure les délinquants sexuels de l’E.N. : quoi qu’ils fassent, ils seront protégés !

Un directeur d’école a donc été mis en examen pour viols aggravés et agressions sexuelles sur 9 enfants âgés de 6 et 7 ans dont il s’occupait personnellement dans un cours préparatoire.

Depuis, 14 victimes de plus ont été signalées à la police et à la justice par leurs parents. Il avait déjà été condamné en 2008 à six mois avec sursis pour détention d’images pornographiques impliquant des mineurs.
Il était connu pour des « troubles graves du comportement » et son ministère lui a néanmoins confié la gestion d’une école.

Informées de son arrestation, les deux ministres, celle de l’Education et celle de la Justice ont d’abord fait la sourde oreille pendant une semaine, espérant probablement que, comme d’habitude, la nouvelle passerait inaperçue. Mais pas de chance pour elles, pour une fois la presse a repris l’information et d’autres parents, qui jusqu’ici n’osaient pas parler, ont signalé d’autres cas dans d’autres écoles.

Nos deux mini-ministresses devaient réagir, elles l’ont fait en bonnes politiciennes rompues aux magouilles du même nom : elles ont « créé une commission », le meilleur moyen connu pour enterrer les problèmes. Elle porte un nom martial, « Mission d’inspection conjointe« . La seule certitude est que pour ce qui est d’être « jointe », elle l’est. Pendant que la justice suivra son cours, lent mais sûr, le directeur sera licencié de l’Education Nationale, l’affaire ayant été trop loin pour qu’il soit possible de le garder en le nommant dans une autre école un peu éloignée, comme d’habitude.

La commission d’inspection entreprendra une enquête longue et minutieuse dans un échantillon d’établissements scolaires, (dont plusieurs dans des pays français d’outre-mer, si possible en période d’été austral), puis elle conclura qu’il y a eu un dysfonctionnement déplorable, mais dont aucun personnel de l’Éducation nationale ni du ministère de la Justice ne porte la responsabilité.

S’ils découvrent, et surtout, écrivent, que près de 600 cas en moyenne d’agressions sexuelles sont commises par an par des personnels de l’Education nationale avec une majorité de professeurs de gym, ce qui n’est pas énorme puisque cela ne représente que 0,5 pour mille des personnels, leur rapport sera classé « confidentiel » et enterré proprement. A moins qu’il ne soit malencontreusement égaré et de toute manière, comme les deux mini-stresses concernées ne seront plus en poste, elles n’en n’auront plus rien à cirer comme aurait dit Edith Cresson.

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À vrai dire, ce ne sont pas ces ministricules, malgré leur nullité, leur manque d’envie et de courage pour mettre fin à ce scandale qui menace nos enfants, qui sont les plus responsables dans cette sale histoire. La vérité, c’est qu’elles sont terrorisée à l’évocation de ce pourraient faire les syndicats pour ruiner leur carrière politique si elles passaient outre à leurs injonctions de noyer ou d’enterrer ces affaires de sexe.

Éducation et Justice sont les deux administrations les plus et les plus mal syndiquées de France. Des syndicats pourris de chez Pourri, comme ce Syndicat de la Magistrature dont les membres insultent les parents des victimes, les élus et les journalistes partisans d’une justice ferme et apolitique, condamnent les agressés qui ont exercé leur droit à la légitime défense, surtout s’ils sont gendarmes ou policiers, et relâchent des multirécidivistes sous prétexte que c’est la société qui les provoquerait.

Si un enseignant ou un magistrat commet une erreur ou un délit susceptible de lui valoir des poursuites, celles-ci sont le plus souvent pratiquement impossibles à exercer tant les syndicats ont organisé l’impunité et l’irresponsabilité des personnels de ces deux ministères. Ils font pression sur la hiérarchie, interdisent la sanction qui pourrait être prise et menacent de déclencher un mouvement de grève si elle est maintenue, puis exercent des représailles sur celui qui a pris la décision de sanctionner en entravant sa progression de carrière par tous les moyens.

« Le 30 avril prochain, un rapport d’étape sera rendu aux deux ministres (Belkacem et Taubira) dans lequel il sera dit que ce professeur, maniaque sexuel grave, n’avait naturellement pas sa place comme directeur d’école, auprès de très jeunes enfants. Mais que, si tout cela s’est passé, c’est de la faute à pas de chance, comme tous ces délinquants qui sont relâchés parce qu’il n’y a plus d’encre dans la cartouche d’imprimante du tribunal« . (Yves de Kerdrel, éditorialiste à Valeurs Actuelles)

Certains s’étonnent ensuite que les Français n’aient plus confiance dans leur justice et leur école, pas plus qu’ils n’en n’ont dans le président et le premier ministre…

Maurice D.

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INVASION EN COURS : LA STRATÉGIE ISLAMISTE (par Maurice D.)

Ils avaient dit qu’ils utiliseraient une arme de destruction massive contre l’Europe : 500.000 migrants auxquels il feraient traverser la Méditerranée. Et bien ça y est, ils sont passés à l’action.

Depuis quelques semaines des migrants venus de Somalie, d’Érythrée et d’Éthiopie qui cherchaient du travail ou attendaient des passeurs pour leur faire gagner l’Europe sont poussés à partir chaque jour par milliers des côtes de Libye (11.000 migrants ont débarqué en six jours sur les seules côtes italiennes, faites le calcul sur un an à ce rythme). Les autorités européennes au lieu de prendre rapidement des mesures impitoyables pour protéger leurs populations en stoppant l’attaque, se grattent la tête pour savoir comment mettre un peu de vaseline sur la plaie qui s’ouvre un peu plus chaque jour, espérant la refermer avec beaucoup d’argent et un peu d’humanisme larmoyant.

La stratégie des islamistes est simple, et de plus clairement expliquée dans les « Études stratégiques » qu’ils publient*, manuels d’instructions pour la conquête de l’Europe, première étape d’une conquête du monde elle aussi annoncée. Ils savent que l’Europe a beau être actuellement sous-armée, car soixante-dix années consécutives de paix intérieure gagnées grâce à l’Union Européenne ont complètement anesthésié son instinct d’auto-défense, elle est encore capable de les battre dans un affrontement direct, il faut donc éviter le choc frontal.

Depuis qu’Al-Qaïda existe, la stratégie recommandée était d’envahir progressivement et insidieusement l’Europe avec l’immigration musulmane dont les jeunes, sur lesquels Al Bakr Naji recommande de s’appuyer car ils sont plus faciles à enrégimenter, sont formés au djihad passif et mis en sommeil en attendant l’heure de passer à l’action. Une certaine latitude leur est laissée dans le choix de la date, mais l’ordre de se faire tuer et de ne pas être pris vivant est impératif, avec l’éternité au paradis d’Allah pour récompense et une prime pour la famille. L’important étant que les Services de renseignement européens ne puissent pas remonter, ou pas facilement, jusqu’au commanditaire. On en a eu plusieurs exemples récents, de Merah aux frères Kouachi et à Coulibaly.

images-14On évalue ces bombes à retardement entre 1.200 et 1.500 environ en France, “surveillés” comme le prétend le ministre de l’Intérieur. En réalité, les Services de renseignement le savent mais il est politiquement incorrect de le dire et les politiques ne veulent pas en entendre parler, les djihadistes sont comme un proverbe du Pacifique le dit des cafards : si on en voit un, c’est qu’il y en a dix. On peut donc estimer leur nombre réel entre 10 et 15.000.

L’État Islamique d’Abou Bakr-al-Baghdadi a décidé d’accélérer le mouvement, c’est-à-dire de passer au djihad “actif”. Celui-ci, dit-il, est ordonné par Allah et tous ceux qui s’y opposent sont des traitres à l’islam, y compris les Frères musulmans et les sunnites “modérés” (comme Dalil Boubakeur) qui seront traités en apostats et exterminés, comme le sont les chiites, les alaouites, les “Croisés” (chrétiens), les juifs, les athées et tous ceux qui refusent de se convertir à l’islam “vrai” ou de s’y soumettre dans le statut de citoyens de seconde zone, les dhimmis.

Le djihad actif consiste toujours, comme du temps de Ben Laden, à éviter si possible l’affrontement direct avec les armées occidentales. Car, les dirigeants d’E.I. et les stratèges du djihad “actif” craignent qu’à une agression violente contre l’occident celui-ci réponde par une violence plus grande encore comme il l’a fait dans un conflit dont ils connaissent bien l’histoire, celui de l’occident démocrate contre le nazisme. Par exemple, une nucléarisation de La Mecque et de Médine qui montrerait à la face du monde qu’Allah n’existe pas puisqu’il ne défend pas ses fidèles, ou − s’il existe − qu’il n’est pas du côté des musulmans.

Donc pas d’affrontement direct, jusqu’au moment où le terrain aura été préparé par la désorganisation complète des sociétés. Ce stade, le théoricien du djihad Abou Bakr Naji l’appelle “la barbarie”, signifiant par là que la société visée, affolée et ruinée, en revient à un stade barbare où même le moral des chefs militaires et de leurs troupes est tellement atteint que les armées peuvent être attaquées avec une quasi certitude qu’elles vont se déliter et, soit se rendre sans combattre, soit résister dans un désordre tel que leur résistance sera inefficace.

Comment ramener les sociétés occidentales à l’état de barbarie ? D’abord en désorganisant leur économie par des secousses violentes comme, par exemple, celle qui se prépare pour le jour où l’Arabie saoudite et les émirats, sunnites wahhabites, feront brutalement remonter les cours du pétrole aujourd’hui historiquement bas, étouffant l’espoir de reprise économique qui s’amorce.

images-6Ensuite en les affolant par la terreur, seul moyen d’aller vite pour éviter les bains de sang que les armées occidentales sont capables d’infliger aux ennemis qu’elles combattent. C’est le curieux argument des djihadistes de E.I. : quelques milliers d’égorgés, pendus, écorchés vifs, brûlés, crucifiés ou lapidés feront beaucoup moins de victimes que les millions de morts par bombardements, canonnades, tanks, napalm, tranchées, que font les guerres à l’occidentale.

Leur stratégie, disent-ils, est finalement le moindre mal pour arriver sans trop de sang versé et de morts à la paix islamique universelle, c’est donc « un acte de miséricorde ».

C’est pourquoi ils doublent leur action d’invasion de l’Europe par des centaines de milliers de musulmans, les chrétiens embarqués étant fréquemment jetés pardessus bord, d’actions fortement médiatisées d’exécutions de chrétiens dans des conditions de sauvagerie qui nous horrifient, mais ne sont finalement que la cerise sur le gâteau de l’action principale : noyer l’Europe par un afflux massif de musulmans au sein desquels se trouve un nombre indéterminé de djihadistes soigneusement dissimulés.

e4581a69acdd2d8b30ce1ccdfe7b7b1fIls vont prendre en main en quelques mois les djihadistes “passifs”, étoffer leurs rangs par des recrutement locaux, les former à l’action directe et commencer à terroriser la population par des attentats imprévisibles et multiples frappant juifs, chrétiens, politiciens, fonctionnaires, commerçants et musulmans modérés. L’objectif est que toutes les couches sociales de la population vivent dans la peur et finissent par se dire que la conversion à l’islam, et l’islam au pouvoir rétablissant l’ordre, fut-ce par la violence, seraient la meilleure solution pour retrouver la sécurité et la prospérité que les politiques actuels sont incapables de procurer aux citoyens.

Que fait l’Europe pour contrer ce plan de conquête, que fait concrètement la France pour empêcher sa réalisation sur son sol ? − Rien. Les humanistes en peau de lapin de la gauche hurlent au génocide parce que les États ne mettent pas la totalité de leurs moyens militaires et financiers à secourir les hordes qui débarquent sur nos côtes et dont une partie, trop nombreuse certes, mais infime en regard du nombre total des migrants (environ 2 pour 1.000), se noie en cours de route. Les politiciens de gauche calculent le nombre de voix que cela leur donnerait s’ils réussissaient à faire accepter le vote des étrangers, et les autres se taisent par peur d’être accusés de complicité de meurtre et de sécheresse de cœur.

Je dis depuis longtemps que la gauche devrait montrer l’exemple du cœur. Le président qui a un domicile gratuit à l’Élysée pourrait mettre son appartement du XVème, sa grande villa avec piscine de Mougins et ses appartements de rente cannois à la disposition des immigrés. Josiane Balasko qui arpente les quais du canal Saint-Martin en demandant le droit au logement pour les SDF leur ouvrirait sa grande villa provençale et Jean-Luc Mélenchon ferait de même avec sa propriété de Dordogne et son appartement à Deauville, Besancenot avec son appartement parisien qui fait double emploi avec celui qu’il occupe avec sa maitresse dans le XVIIème et Don Bartolone avec le vaste et hyper-luxueux appartement qu’il n’occupe pas sur les hauteurs de Belleville puisque les citoyens français l’hébergent gratuitement dans le plus bel hôtel particulier de Paris.

Mais ne rêvons pas.

Le plus efficace dans l’immédiat serait que les marines européennes fournissent en eau et en sandwichs les migrants sur leurs bateaux. Puis qu’ils les prennent en remorque et les ramènent à un kilomètres des côtes libyennes en leur expliquant que l’avion coûte moins cher que les passeurs qui les rackettent et les volent quand ils ne les tuent pas, et qu’il y a partout des ambassades et des consulats agréés pour leur donner des visas d’entrée pour les pays européens. Et qu’il n’y aura pas de deuxième avertissement. En cas de désobéissance, il y aurait une mise à exécution de l’avertissement en coulant le premier bateau qui repartirait de la côte. Je n’ai pas inventé cette solution, c’est une idée australienne dont la mise en œuvre a fait qu’aucun immigrant non autorisé n’a posé le pied sur le sol australien depuis dix-huit mois.

* Ces “Études Stratégiques” publiées en Orient et en Arabe sont peu accessibles, mais si politiciens et militaires en prenaient connaissance, ils commettraient moins d’erreurs d’appréciation sur l’islam.

Maurice D.

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RÉFÉRENDUM NOUVELLE-CALÉDONIE : TRUCAGES EN COURS ! (par Maurice D.)

François Hollande, le fuligineux et nocif président de la France, est comme ces tricheurs au poker qui préparent le jeu de cartes avant de les distribuer afin de se donner toutes les chances de gagner. C’est-à-dire qu’il utilise les moyens considérables que lui donne sa fonction pour organiser des coups qui, pense-t-il, lui donneront un avantage décisif au mois de mai 2017 quand chaque joueur devra prouver qu’il a la meilleure main.

Pendant trois ans, il a donné des instructions pour que la question du référendum qui doit, selon les Accords signés en 1988 et 1998, avoir lieu entre 2014 et 2018 pour donner aux habitants de la Nouvelle-Calédonie le choix de leur destin avec ou sans la France, soit reculée le plus tard possible, c’est-à-dire après sa réélection en 2017 qu’il croyait acquise par un tête-à-tête avec Marine Le Pen. Il ne voulait pas de troubles.

Le retour en force de Nicolas Sarkozy à l’occasion des élections départementales du mois d’avril dernier change la donne, il n’est plus acquis que Sarkozy sera éliminé au premier tour, il est possible que ce soit Hollande qui le soit.

Hollande pensait que le cabinet noir mis en place à l’Élysée pour flinguer Sarkozy arriverait à lui planter suffisamment de poignards dans le dos pour le discréditer définitivement aux yeux des Français, mais toutes les affaires montées contre lui à grand renfort d’écoutes téléphoniques illégales et de témoignages douteux s’écroulent les unes après les autres.

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Cela a commencé avec un non-lieu au bénéfice de Sarkozy dans les accusations d’abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt. Maintenant c’est un personnage-clé du régime Kadhafi (Bechir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadahfi) qui vient de faire savoir que des émissaires du gouvernement socialiste avaient tenté d’acheter avec une grosse somme d’argent un faux témoignage dans l’affaire du financement présumé de la campagne de Sarkozy en 2007 par Kadhafi. Comme c’est Le Monde, journal de gauche révéré par les socialistes qui révèle le scandale, c’est une tâche de plus sur le pédigrée de Hollande.

Hollande voudrait pourtant abattre peu avant la présidentielle un joker susceptible de lui rallier une partie de l’extrême gauche : l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie à laquelle José Bové et Olivier Besancenot sont très attachés. Pour cela il fait préparer discrètement le transfert des compétence que l’Etat détient encore en Calédonie, comme la monnaie.

Tout est fait par des hommes de paille du gouvernement en charge du dossier pour que les électeurs favorables au maintien de ce lointain mais riche territoire français dans la République soient écartés du scrutin par des interprétations spécieuses de l’accord de 1998 que permet une rédaction délibérément floue sur le point crucial du corps électoral appelé à voter.

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Il avait été admis en 1998 que les Français présents sur le territoire en 1988, ayant donc dix années de présence continue, seraient électeurs au référendum. Il fallut modifier les règles constitutionnelles en la matière pour valider la mesure, en précisant que cela ne concernait que la Nouvelle-Calédonie, car une mesure d’ordre général aurait empêché le vote des étrangers en France que souhaitent ardemment les socialistes. Puis il fut convenu que l’essentiel de la mesure portait sur les dix années de présence continue : ainsi, tout personne arrivée à partir de 1988 et ayant les dix années prévues pouvait voter. Donc celles arrivées en 2 000, par exemple pouvaient voter.

Dix ans, c’est déjà long. Ainsi, lors du référendum sur l’indépendance de Timor que l’Indonésie venait de coloniser quelques années auparavant, l’ONU imposa que seuls les Indonésiens fonctionnaires et militaires soient exclus du vote, toute personne domiciliée et ayant investi dans le pays pouvant y participer, quelle que soit sa date d’arrivée et sa durée de présence.

Des sondages répétés ayant montré que la majorité de la population calédonienne souhaitait rester française, les indépendantistes kanaks firent un lobbying intense auprès du gouvernement français pour obtenir que le préfet Chrisnacht, exégète-gloseur officiel des accords pour en voir été le principal rédacteur, réinterprète le texte dans leur sens. Il le fit en expliquant que les signataires avaient voulu que le point de départ de la présence soit l’année 1988, et elle seule. Si bien qu’un Français ayant investi des dizaines de millions, créé des emplois, acheté une maison ou une propriété, eu des enfants nés et scolarisés sur le territoire, payé beaucoup d’impôts mais arrivé par exemple en 1989 est exclu du vote alors qu’il a 26 années de présence continue.

La notion de continuité obligatoire de la présence est également appliquée strictement. Plus de deux ans d’absence et le citoyen est exclu lui aussi du droit de vote.
Par exemple : un Français arrivé sur ce territoire français en 1971, ayant exercé des fonctions de direction, sociales et politiques mais s’étant absenté plus de deux ans après sa prise de retraite s’est vu opposer un refus de réinscription sur la liste électorale à son retour ; de même une Calédonienne partie faire deux années d’études supérieures en Australie qu’elle a prolongées par un stage professionnel d’un an qui lui a permis de trouver un emploi de cadre dans la fonction publique en rentrant à Nouméa ne votera pas non plus. Par contre un militaire canaque envoyé en mission de trois ans hors de Calédonie a été réinscrit parce qu’il fait partie du peuple autochtone.
Il y a là un petit relent de racisme qui ne semble pas effleurer les narines élyséennes.

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Les Néo-calédoniens d’origine européenne ou asiatique, voire américaine (antillais) ou africaine en ressentent un grand sentiment d’injustice auquel les autorités répondent par la règle inscrite dans la charte de l’ONU du droit inné et actif du seul peuple autochtone au choix de l’indépendance. Une ONU dont les principes sont par ailleurs oubliés ou bafoués allègrement par la France sur d’autres sujets. Par exemple, quand il s’agit du principe posé par le Comité des 24* à l’occasion du vote sur l’indépendance de Timor après la claque que l’ONU avait reçue de l’Indonésie à l’occasion du vote sur l’indépendance de la Papouasie occidentale qu’elle colonisait. Elle n’avait fait voter que les colons indonésiens et un millier de Papous choisis en fonction de leur illettrisme, sur trois millions d’électeurs papous potentiels environ, à qui un fonctionnaire indonésien tenait la main pour les faire signer d’une croix sur la liste électorale. Le rattachement définitif à l’Indonésie avait été acquis à 99 % des suffrages !
Car la règle onusienne est que pour choisir l’indépendance, on vote une fois et une seule.

Le principe est que toute la population domiciliée de façon permanente dans le pays doit voter, peuple autochtone ou pas, une seule fois, et que la question posée doit être ouverte et claire : soit la très simple demande « voulez-vous l’indépendance, oui ou non ?« , soit une question plus complexe comme « voulez-vous : 1 être départementalisés, 2 conserver le statut actuel, 3 être indépendants mais associés, 4 être totalement indépendants« .

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Or la question qui sera posée au référendum calédonien doit l’être trois fois de suite : premier référendum prévu entre 2014 et 2018, si la réponse est oui à l’indépendance, elle est acquise immédiatement et définitivement. Si c’est non, les Calédoniens revoteront 4 ans après, et ainsi de suite trois fois. Si la réponse est trois fois non, le maintien dans la République ne sera pas acquis pour autant, le gouvernement tranchera après consultation des élus locaux. Mais comme il vient de prouver en faisant voter une loi à laquelle le Congrès calédonien était opposé qu’il se moque éperdument de l’avis des élus locaux à l’exception de celui des leaders socialistes, canaques et indépendantistes, les Calédoniens sont convaincus que le gouvernement socialiste veut l’indépendance du territoire à tout prix et l’imposera par tous les moyens en bafouant la démocratie, la définition de la valeur suprême de la République, « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et le principe onusien du vote unique.

De plus, la question qui sera posée n’est toujours pas définie, et le bruit court qu’elle sera biaisée de manière à tromper les électeurs en ne leur donnant le choix qu’entre l’indépendance-association et l’indépendance tout court. Dans l’indépendance-association (déjà proposée en 1984 par Pisani et refusée très majoritairement au référendum suivant), l’association n’est qu’une option qui ne serait éventuellement prise qu’après le vote par le premier gouvernement consécutif au vote sur l’indépendance. Dans les deux cas ce serait donc l’indépendance, peut-être assortie d’une association ensuite, mais sans aucune garantie.

Les Néo-Calédoniens pro-France, la majorité du peuple calédonien, sentent que le gouvernement socialiste prépare sournoisement l’indépendance sous tout un charabia idéologique de « vivre ensemble », « multiculturalité » et autres principes bien connus du tiers-mondisme dont les peuples n’ont jamais à décider parce que la gauche veut les leur imposer de force. Il n’y a qu’à voir ce qui vient de se passer en Afrique du Sud où les autochtones noirs veulent chasser les « étrangers » noirs originaires de pays voisins plus pauvres ou réfugiés de régimes dictatoriaux. Du racisme noirs contre noirs, très courant, même en France et en Nouvelle-Calédonie où les gens de la Grande Terre disent « Dès l’indépendance acquise, les gens des îles (Iles Loyauté, Ouvéa, Lifou et Maré) ont intérêt à acheter des planches à voiles parce qu’on va les foutre dehors » (François Burck, leader indépendantiste), c’est totalement incompréhensible pour les socialistes seulement capables de raisonnements binaires.

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Tous les référendums sur l’indépendance depuis 70 ans ont donné 2/3 pour le maintien dans la République, 1/3 pour l’indépendance

Les pro-France vont manifester le 24 avril à l’occasion de la visite du parrain archi-millionnaire et socialiste Claude Bartolone à Nouméa, à la tête d’une délégation de parlementaires qui viennent faire un peu de tourisme aux frais des contribuables métropolitains.

Le motif en est que le Congrès du territoire, où les élus mélanésiens sont majoritaires, a donné ce fameux avis défavorable sur un projet de loi que le gouvernement a quand même fait voter. En effet, en France on pense que tous les élus canaques sont pour l’indépendance et tous les non-canaques contre, alors que ce n’est pas le cas. Il y a un bon nombre de Canaques qui sont pour le maintien dans la République, et inversement, il y a des élus blancs ou polynésiens qui sont pour l’indépendance. Ça encore, c’est impossible à comprendre pour des socialistes.

En fait, la majorité des membres du Congrès reflète l’aspiration du peuple calédonien : rester français, ce que le gouvernement socialiste ne peut admettre, par pure idéologie.

Les pro-France accusent donc le gouvernement de déni de démocratie et de mentir en disant au travers de sa presse aux ordres que tous les Canaques sont pour l’indépendance progressiste et que tous les blancs et asiatiques sont contre parce qu’ils sont des colons réactionnaires, ce qui est inexact ; que tous les Canaques sont pauvres et tous les autres de riches exploiteurs, en refusant de voir qu’il y a beaucoup de non-canaques pauvres et des Canaques milliardaires en francs CFP, ainsi qu’une bourgeoisie canaque de plus en plus nombreuse ; qu’il y a « consensus » quand les indépendantistes minoritaires dans le pays exigent quelque chose et que la chose est inacceptable faute de consensus quand ce sont les pro-France majoritaires qui la demandent.

Ce déni porte aussi sur le trucage du corps électoral référendaire en n’autorisant pas l’inscription automatique des natifs (seuls les Canaques sont inscrits automatiquement, mais pas les « Caldoches » et les autres ethnies). Le trucage porte même sur les listes aux élections provinciales (3 provinces) par l’acceptation systématique des radiations demandées par le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste) qui fait radier les électeurs noirs, asiatiques ou blancs connus pour être pro-France. « Hier l’indépendance était un projet pour une partie de la population. Aujourd’hui c’est un objectif de l’État« , constate Simon Loueckhote, ancien sénateur canaque natif d’Ouvéa et chef de file des Canaques pro-Français qui ajoute « On ne peut plus faire confiance aux dirigeants de la France, c’est pourquoi les Calédoniens doivent se mobiliser le 24 avril ».

Cette marche n’aura aucune influence sur la volonté du gouvernement d’imposer l’indépendance, disent certains. Si, disent les autres, car elle montrera à ce régime socialiste totalitaire que s’il persévère dans son déni de démocratie, il doit s’attendre à des troubles sociaux graves (comme en 1984) lors du prochain référendum. Parmi les pro-France, se trouvent de nombreux Vietnamiens et Français d’Algérie qui refusent de fuir à nouveau une indépendance qui cette fois n’est pas demandée par un peuple très majoritaire démographiquement comme c’était le cas en Algérie, mais par une minorité d’activistes socialistes. Ce sont des troubles violents qui sont annoncés, lesquels attireront l’attention de l’ONU qui pourrait alors, comme elle l’a fait à Timor avec la puissante Indonésie, dessaisir le gouvernement national de la question de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

* Le Comité des 24 de l’ONU est chargé de la surveillance et, éventuellement de la gestion, des pays à décoloniser ou en cours de décolonisation.

Maurice D.

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