LA CRISE DES MIGRANTS A FRACASSÉ L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : The migrant crisis upended Europe


  • « La crise des migrants est le “11 septembre de l’Union Européenne”… À partir de 2001, tout a changé aux États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe… Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » – Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l’Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire – non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • « Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde… notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine ». – Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l’Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l’explique Politico, « La plupart des dirigeants de l’UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu’Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c’est le 11 Septembre de l’Union Européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l’Europe. Ce n’est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu’ils représentent la révolution du XXIème siècle… La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d’euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d’au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d’euros. En Italie, le ministre de l’Économie et des Finances a budgété 4,2 milliards d’euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l’Italie pour 2016 ).

L’Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d’euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d’Europe centrale et orientale qui s’opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L’immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d’un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l’immigration – indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social-démocratie en Occident », ainsi que l’a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d’y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir − Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple. Désormais, ils sont partout dans l’opposition sauf en Italie. De la Norvège à l’Autriche, l’Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l’on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L’État islamique − aujourd’hui défait à Raqqa − a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l’Europe. Depuis les territoires conquis, l’État Islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l’Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Par chantage, il a obtenu de l’Europe plusieurs milliards d’euros – et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdoğan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; il a également tenté d’influencer les élections aux PaysBas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède a augmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l’UE derrière l’Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d’immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L’Autriche et la Norvège, deux pays dotés d’une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d’Allemands − un cinquième de la population allemande − étaient directement issus des milieux de l’immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude (« Comment l’immigration change la démographie italienne ») qui montre que, du fait de la crise migratoire, ‘un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d’une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l’Europe « chrétienne ». Maintenant, l’un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk, président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde […] notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d’un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l’Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Giulio Meotti
Journaliste italien


 


MOHAMMED EST L’AVENIR DE L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : Muhammad’s the Future of Europe

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants de plus !

L’économiste français Charles Gave prévoit que la population française sera majoritairement musulmane d’ici 2057 – une estimation qui ne prend même pas en compte l’arrivée de nouveaux migrants.

Il ne fait aucun doute que le tsunami démographique africain touchera les rives d’une Europe riche et vieillissante, qui connaît déjà une révolution démographique interne. Au lieu se suicider avec le sourire, l’Europe devrait prendre des décisions difficiles si elle souhaite conserver sa culture.

L’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant d’être submergée ?

 


Au milieu de l’été dernier, le président français Emmanuel Macron a déclenché une tempête politique – il a même été accusé de « racisme » – pour avoir déclaré que les mères africaines de « sept ou huit enfants » contribuaient au sous-développement économique du continent africain ; la surnatalité, a ajouté Macron crée un défi « civilisationnel ».

Les Nations Unies lui ont donné raison. Selon « World Population Prospects », le rapport démographique annuel des Nations Unies, un sixième de la population mondiale vit actuellement en Afrique. En 2050, cette proportion sera d’un quart, et à la fin du siècle d’un tiers.

4 milliards d’Africains

En Afrique, les naissances sont aujourd’hui quatre fois plus importantes que les décès.

Les statistiques 2017 indiquent un taux de fécondité de 4,5 enfants par femme en Afrique, contre 1,6 en Europe.

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants supplémentaires.
Cette pression démographique africaine met d’ores et déjà le « vieux continent » sous pression. Inévitablement, l’Europe sera confrontée à un problème majeur d’immigration illégale de masse.

L’Europe vieillissante et submergée

Quand l’Allemagne a ouvert ses portes, en 2015, à plus d’un million de migrants originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les partisans de l’ouverture des frontières ont multiplié les prises de position : ils ont affirmé qu’un million de migrants ne représentait qu’une goutte d’eau dans une population européenne riche de 500 millions de personnes. Une comparaison de mauvaise foi. La bonne comparaison s’effectue entre les arrivées récentes et les nouvelles naissances.

En 2015 et 2016, 5,1 millions d’enfants sont nés en Europe.

Au cours de la même période, selon un rapport du Centre de recherche Pew, environ 2,5 millions de migrants ont atteint l’Europe. Mais comme de nombreux pays, dont la France, refusent les statistiques ethniques, il est impossible de mesurer la contribution des musulmans à la démographie européenne.

D’autres études de l’ONU s’intéressent aux perspectives démographiques européennes. Elles ne restreignent pas « l’Europe » à l’UE mais prennent en considération l’ensemble du continent. En 1950, cette Europe élargie à l’est comptait 549 millions d’habitants ; en 2017, le chiffre avait atteint 742 millions.

En 2050, le nombre d’Européens chutera à 715 millions, puis à 653 millions en 2100. Ainsi, dans 30 ans, l’Europe aura perdu 30 millions d’habitants et d’ici la fin du siècle, près de 100 millions.

Le « contrôle des naissances » aura fonctionné plus efficacement en Europe (là où il n’était pas nécessaire) qu’en Afrique, où il aurait été extrêmement utile.

En Europe, la population de certains pays va décroître, tandis qu’elle continuera de croître dans d’autres. Les pays les plus importants au plan démographique nous informeront de la nature future du continent européen.

L’Europe islamisée et euthanasiée

La pression démographique africaine aidant, l’Europe sera majoritairement musulmane.

L’Europe en entrée en phase d’euthanasie sociale. L’Allemagne devrait perdre 11 millions de personnes ; la Bulgarie passera de 7 à 4 millions d’habitants ; l’Estonie chutera en dessous de 1,3 million d’habitants, à 890000 ; la Grèce passera de 11 à 7 millions ; l’Italie de 59 à 47 millions ; le Portugal de 10 à 6 millions ; la Pologne de 38 à 21 millions ; la Roumanie de 19 à 12 millions et l’Espagne de 46 à 36 millions. La population russe de son côté chutera de 143 à 124 millions d’habitants.

La France et le Royaume-Uni sont au nombre des pays qui conserveront un solde démographique positif ; la France passera de 64 à 74 millions d’habitants, et la Grande Bretagne de 66 à 80 millions. La Suède elle aussi augmentera sa population de 9 à 13 millions et la Norvège de 5 à 8 millions. La Belgique, de 11 millions aujourd’hui, auront 2 millions d’habitants en plus. Ces cinq pays européens sont au nombre de ceux qui ont la plus forte proportion de musulmans.

En octobre 2017, un nouveau rapport d’Eurostat a révélé que le nombre de décès sur le « vieux continent » avait augmenté de 5,7% en un an, en raison d’une population vieillissante ; mais ce même rapport nous a informé aussi de la croissance démographique rapide des zones à forte densité islamique.

« Les taux de croissance naturelle de la population les plus élevés ont été enregistrés dans les banlieues est de Londres à Hackney & Newham, (14‰ hab.) et Tower Hamlets (12‰) ainsi qu’au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis, (13‰) ». L’économiste français Charles Gave a récemment prédit que la majorité de la population française serait musulmane d’ici 2057 − une estimation établie sans tenir compte de l’arrivée de nouveaux migrants.

“Mohamed” : le prénom majoritaire en Grande Bretagne

Fin octobre 2017, au Royaume-Uni, l’Office of National Statistics a annoncé que l’un des prénoms les plus populaires chez les garçons nouveau-nés était Mohamed, et qu’il était de loin le plus populaire si l’on agglomère « les différentes façons de l’orthographier ». Il en est déjà de même dans les quatre plus grandes villes des Pays-Bas.

À Oslo, capitale de la Norvège, Mohammed est le prénom le plus répandu non seulement pour les garçons nouveau-nés, mais pour les hommes en général. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre la tendance : « it’s demography, stupid… »

Le tsunami démographique africain touchera inévitablement les rives d’une Europe riche et vieillissante qui vit déjà une révolution démographique interne. Si l’Europe souhaite conserver sa culture plutôt que de prendre plaisir à se suicider, elle aura des décisions difficiles à prendre.

La question finale est : l’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant qu’elle ne soit définitivement submergée ?

Giulio Meotti
Journaliste italien


 

SYLVIE GOULARD NE PEUT PAS RESTER MINISTRE DES ARMÉES
[communiqué de Jacques Myard]

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République
Le 9 juin 2017
A/S : Sylvie Goulard, Ministre des Armées ou le retour de l’atlantisme et des illusions européennes.

Les récentes déclarations à Prague ce jour de la nouvelle ministre des armées (MODEM) laissent pantois et sèment le doute sur l’indépendance de la France en matière de défense et sur sa détermination à conserver une industrie nationale de défense.
À l’évidence, l’arrivée de Sylvie Goulard à la tête des Armées sonne le retour des cabris eurolâtres aux affaires de défense.
Loin de la posture gaullo-mitterandienne organisée en dehors du commandement intégré de l’OTAN, bras armé des États-Unis en Europe, et autour de la force de frappe nationale, garante de l’indépendance nationale, Sylvie Goulard vient de tenir des propos indignes d’un Ministre français des Armées, qui remettent en cause toute notre posture stratégique
Sylvie Goulard a prôné à Prague la  « souveraineté partagée » en Europe en matière de défense. Ce n’est plus la souveraineté, mais la vassalité ; cela signifie que notre force de frappe sans souveraineté intégrale, protection ultime, serait à la merci de Bruxelles et de Berlin, faux-nez de Washington.
Cela signifie que notre industrie d’armement aux mains européennes n’est plus un outil d’indépendance nationale, mais une délocalisation sciemment organisée au profit d’intérêts étrangers du meilleur savoir-faire national issu de 50 ans d’investissements nationaux, payés par les contribuables nationaux et au service des besoins des armées françaises…
L’exemple d’Airbus est aveuglant. 
Pire encore, elle déclare en substance au Figaro de ce jour qu’elle est prête à sacrifier les intérêts industriels français au nom de son idéologie européenne.
Les folles idées de Sylvie Goulard sont en contradiction totale avec celles du Président Macron, qui, durant la campagne, avait souligné son attachement à la force de frappe et aux intérêts nationaux dans l’industrie de défense. 
Qu’en pense Jean-Yves Le Drian, lui qui connaît bien ces questions et sait que le meilleur moyen de faire échouer un projet c’est de le confier à l’Europe ?
Il est urgent que le Président intime à sa ministre, visiblement hors de contrôle, de cesser de sauter sur sa chaise comme un cabri en criant « Europe, Europe, Europe ». Car, comme le disait le général De Gaulle, « cela ne signifie rien et cela n’aboutit à rien ».
La réalité européenne ne peut se construire que sur les réalités nationales. 
Loin de relever d’un amateurisme, les idées et les positions de Sylvie Goulard confinent clairement à la forfaiture car elles sont pensées et, pour reprendre son expression, « assumées ».
C’est là une fuite en avant d’une idéologue, l’illustration d’une incompétence reconnue !
Sylvie Goulard avec de tels propos − si manifestement contraires aux réalités et à nos intérêts industriels − ne peut pas rester au gouvernement !
 

L’EUROPE ENTRE EN DÉCOMPOSITION (par l’Imprécateur)

Il semblerait que Hollande prépare un coup de Jarnac à la Mitterrand. Voyant le rejet massif des Français pour son gouvernement et sa politique, l’enlisement de ses « grandes » réformes, déchéance de la double nationalité pour les terroristes, loi Valls-Kohmri sur le Travail, lâché par Angela Merkel qui l’a évincé de la direction de l’Europe, il étudierait une dissolution, peut-être dès le mois de mai, de l’Assemblée nationale que les députés désertent de plus en plus pour provoquer une cohabitation où il prendrait Sarkozy, chef du principal parti d’opposition, comme Premier Ministre.

Une campagne de presse, orchestrée par les milliardaires socialistes propriétaires de la presse ultra-subventionnée de gauche, mettrait la pression pour que Sarkozy soit amené à lancer très vite plein de réformes. Avec l’énergie qu’on lui connaît et le désir de revanche qui l’anime, Hollande espére qu’il y parviendrait en quelques mois. Hollande pourrait alors mener sa campagne présidentielle sur le thème « voyez comme la droite s’attaque à vos acquis sociaux, empêche une immigration bienfaisante pour la France, pourrit nos valeurs républicaines, etc. » et il serait en position de force en avril-mai 2017 face à Sarkozy.

L’Elysée estime en effet maintenant que Marine le Pen, en partie démonétisée par son programme économique excessivement gauchi par son premier vice-président Florian Phillipot, et son incapacité à rassembler la droite des Républicains qu’elle repousse, ne sera pas au second tour. C’est possible, mais loin d’être certain !

Qui vivra verra, mais un danger bien plus grand nous menace : l’implosion de l’Europe qui pourrait être provoqué dès cette année par le départ de la Grande-Bretagne.
Le Monde politique du 10 mars dernier est à la fois catégorique et prudent : « Ce que l’on peut affirmer, sans crainte de se tromper, est que cette chute se fera d’un coup, comme celle de l’Union soviétique. Même si l’Union européenne n’a, bien entendu, jamais généré à ce jour les horreurs du système communiste, elle n’en est pas moins, elle aussi, un système idéologique, d’une sorte différente. On pourrait dire un système utopique ou encore, selon l’expression de Hayek, constructiviste. De Gaulle disait une « chimère »« .

URSS

Créée dans les années 50, l’Europe Unie devait être une réalisation produisant paix et prospérité. Mais de même que Lénine avait promis aux communistes « pain, paix et liberté » et que son éviction du pouvoir par Staline et les fonctionnaires du politburo a produit misère, guerre et goulag, l’abandon pendant des décennies de la politique européenne aux mains des fonctionnaires de la Commission, instruits mais incultes et bornés, dans le sens d’une absence de vison à long terme, a produit des effets contraires à ceux qui étaient recherchés par les fondateurs de l’Europe, comme Jean Monnet ou Konrad Adenauer.

« Les promesses des pères fondateurs de la construction européenne : la prospérité, une influence mondiale, la fraternité, la paix sont les unes après les autres démenties. La récession, la désindustrialisation, la crise agricole, la vassalisation au sein de l’OTAN, l’ignorance de plus en plus grande des cultures et des langues des partenaires (au bénéfice du basic english) disqualifient chaque jour ces promesses. Il n’est jusqu’à la guerre en Yougoslavie et en Ukraine, où la Commission de Bruxelles, comme l’a dit Helmut Schmidt, a eu sa part de responsabilités, qui ne démente l’idée que la construction européenne pourrait être une entreprise de paix. On ajoutera : pensée pour contrôler l’Allemagne, elle lui a assuré la suprématie. »

La Commission et sa cohorte de fonctionnaires surpayés et dispensés d’impôts ont provoqué des contre-performances économiques prévisibles, car on n’a jamais vu des fonctionnaires savoir gérer autrement qu’en créant des déficits qu’ils masquent en aggravant ou inventant taxes et impôts, et surtout en compliquant tout, à coup de normes et de règles la plupart hors sujet et hors de leurs compétences réelles.

Il en résulte que les citoyens européens regardent avec effarement et peur un système absurde, ubuesque, où une poignée de fonctionnaires irresponsables décident que telle ou telle grande entreprise nationale doit être démantelée, où l’on donne des primes aux députés européens déjà surpayés et défiscalisés pour qu’ils viennent travailler, où des incompétents édictent des normes sur le diamètre des lunettes de WC et celui des camemberts. Les Européens se méfient de toute décision de Bruxelles ou du Parlement européen où siègent tous les rebuts des partis politiques qui n’ont pas su être réélus, sachant qu’il n’en sort jamais rien de bon.

Ce qui semble prospérer et qu’on met de manière fallacieuse sur le compte de l’Europe de Bruxelles s’est en réalité développé en dehors, sous la forme d’une coopération naturelle sans caractère idéologique : Airbus, Ariane, l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en Armements). À l’inverse, Galileo qui aurait pu être un succès est devenu un fiasco du fait de sa gestion fonctionnarisée.

Le communisme disait : les hommes sont aliénés par la propriété, supprimons la propriété et ils seront heureux. Les  partisans de l’Europe supranationale disent : la guerre a ravagé l’Europe, c’est la faute des Etats-nations, supprimons les Etats-nations pour ne faire qu’un seul Etat continental, ce sera la paix perpétuelle et, par la grâce de la concurrence  et de la monnaie unique, la prospérité. Tout le reste en découle. Ils ne se demandent pas si la guerre ne proviendrait pas plutôt des idéologies, notamment la socialiste, que des nations.

Cette façon de penser qu’une idée généreuse mais utopique va créer le bonheur et qu’il faut l’imposer par la contrainte est typique de la gauche. Beaucoup de socialistes pensaient que le socialisme est une idée géniale et, ne fondant leur politique que sur une seule idée et les raisonnements binaires qu’elle génère, patrons contre ouvriers, noirs contre blancs, riches contre pauvres, élite contre incultes, musulmans contre chrétiens et toutes les déclinaisons qui en découlent comme syndicats contre patronat, fonctionnaires contre libéraux ou nucléaire contre énergies renouvelables, ils s’engagent systématiquement, faute d’intelligence de la vie, dans des voies qui mènent au résultat contraire de ce qu’ils cherchent. Ils voulaient le vivre ensemble, la prospérité des classes pauvres et moyennes, la justice sociale, le bien vivre par l’écologie, l’énergie propre, ils ont créé la guerre civile, la misère totale des classes pauvres, le chômage de masse, la guerre de religion, la désindustrialisation massive, une classe ultra-riche de politiciens professionnels et de fonctionnaires ultra-protégés.

L’histoire du monde montre qu’il en a de tout temps été ainsi : communisme et socialisme aboutissent toujours à la misère et à l’oppression. Cela parce que le socialisme s’oppose aux tendances naturelles de l’homme : le sens de la propriété, le sens national, la différenciation claire des sexes, le besoin de famille avec des enfants à son image, l’amitié spontanée et choisie, le besoin d’une élite garante de ces valeurs et capable de les encadrer avec souplesse et compréhension.

Pourquoi les Danois et les Suisses se disent-ils heureux et acceptent-ils volontiers une charge fiscale aussi lourde que celle que nous subissons en France ? Parce que le service public y est réellement au service des citoyens, que l’école, la santé, le travail, la politique nationale et internationale y sont efficaces. Ainsi leur coût, quoiqu’élevé, est jugé raisonnable et les contraintes imposées par les lois acceptées par tous sans rechigner. Tout le contraire de la France qui, il est triste d’avoir à le rappeler, est entièrement gérée par des fonctionnaires sans aucun contrôle civil : tous les ministres, la quasi totalité des députés et le président lui-même sont des fonctionnaires n’ayant jamais travaillé en prenant un risque puisqu’ils sont pris en charge à vie par l’argent des contribuables.

Ce qui explique que la France soit un pays où la corruption publique est élevée, elle est classée au 29° rang international au milieu de quelques républiques bananières, loin derrière le Danemark, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et autres pays où les citoyens sont heureux.

En France, comme en Europe dont la gestion y est similaire, il faut passer en force, au besoin contre le peuple : le jeu en vaut la chandelle. On le voit : chez les idéologues de l’Europe supranationale comme Hollande, Fabius, Valls, Cazeneuve, la confiance ne règne pas ; ils se sentent assiégés par le chauvinisme, le protectionnisme, le nationalisme, le populisme, assimilés depuis peu au racisme.  D’où le déficit démocratique ( » Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » déclare Junker), l’intolérance à toute opposition, la pensée  unique, la bureaucratie et le centralisme. L’Europe qui s’est construite, en particulier depuis l’Acte unique de 1987, est tout sauf fédérale et la France depuis 1981 et encore plus depuis 2012 est tout sauf un pays bien géré.

L’Imprécateur

Bannière 2016

 

6 et 7 FEVRIER 2016 : le REVEIL de l’EUROPE ! (par Marc Le Stahler)

6 et 7 février

Pour la première fois, à l’initiative de Tommy Robinson (fondateur de l’English Defense League), un grand nombre de pays européens ont décidé de s’unir pour organiser ensemble et en même temps un grand moment de résistance pour défendre notre culture commune face à l’invasion migratoire et pour mettre un coup d’arrêt aux tentatives organisées d’islamisation du Vieux Continent.

Relayée en France par Riposte Laïque et Résistance Républicaine, cette initiative est soutenue sans réserve par Minurne Résistance.

Patriotes, amis de Minurne Résistance, comment pouvez vous participer à cet événement ?

L’idée générale est d’organiser des manifestations partout en France où ce sera possible (compte tenu de l’état d’urgence).
Paris, grandes métropoles régionales, villes moyennes, nous devrons être capables de tisser la plus vaste toile possible afin de couvrir une grande partie du pays.
Le samedi 6 ou le dimanche 7 février, tous les patriotes, où qu’ils soient, devront se retrouver et montrer leur détermination avec un seul et même mot d’ordre, qui résonnera dans toute l’Europe :

Sauvons notre culture, sauvons notre pays, sauvons notre futur !
Unis pour construire un futur meilleur pour nos enfants !

Sur Paris, la manifestation sera organisée le dimanche 7 février (toujours sous réserve de l’état d’urgence) par nos amis Christine Tasin et Pierre Cassen. D’autres manifestations seront organisées le 6 février à Bordeaux, Montpellier et Saint Brieuc. De plus amples informations vous seront données ultérieurement sur ces villes…

Si, de votre côté, vous êtes en relation avec une organisation, un club politique ou une association patriote susceptible de prendre en charge l’organisation de cette manifestation dans votre propre ville (organisation, sono, déclaration en préfecture, service d’ordre, type de manif, intervenants… ), contactez nous au plus vite par mail à [email protected]

Marc Le Stahler

Bannière 2016

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Intervention de Tommy Robinson (fondateur de l’English Defense League) le 30 novembre à Dresde

Bonsoir, Dresde.
Bonsoir, PEGIDA.
Nous nous retrouvons !

C’est bon d’être de retour dans cette belle ville, si pleine de promesses pour le futur de l’Europe. Vos rassemblements hebdomadaires sont une inspiration et un encouragement pour les coeurs vaillants à travers l’Europe. Quand les jeunes regardent autour d’eux et se demandent ce qui peut être fait, ils voient PEGIDA et vos rassemblements hebdomadaires, et se disent : je peux faire ça, moi aussi.

Depuis ma dernière visite [mi-octobre], j’ai discuté avec d’autres groupes PEGIDA et patriotes dans toute l’Europe. Nous nous sommes mis d’accord, et j’ai été autorisé à faire une annonce importante aujourd’hui. Nous appelons à la première d’une série de manifestations pour le samedi 6 février 2016.

Dresde et l’Allemagne ont été et sont toujours une inspiration pour ce mouvement. Il est donc approprié que ce soit ici que soit annoncée cette nouvelle unité ayant pour but de sauver l’Europe.

PEGIDA et les autres groupes patriotes solidaires de PEGIDA nous sommes mis d’accord pour manifester d’une seule voix les 6 et 7 février. Les pays impliqués à ce jour sont l’Allemagne, l’Angleterre, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, la Hollande, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie, la Suisse, et la Tchéquie.

Nous nous unirons pour une cause commune et sous une bannière :

Sauvons notre culture, sauvons notre pays, sauvons notre futur.
Unis pour construire un futur meilleur pour nos enfants.

Des gens partout en Europe et dans le monde se sentent inspirés par vous, gens de Dresde. Je n’ai pas la moindre hésitation pour dire que moi aussi, je suis inspiré par vous. Vous avez ranimé le feu en mes entrailles, et m’avez encouragé à retourner dans ce combat.

Avec les moyens que nous avons,  nous appelons à réaliser une Union Européenne en tant que « Nous, les peuples ». Nous ne nous appuyons pas sur les politiciens et les bureaucrates qui sont ceux qui nous ont amenés dans cette impasse. Ils ont amené l’Europe au bord de la destruction. Ils en sont responsables, et beaucoup d’entre eux continuent de nous mener encore plus près du gouffre.

Le carnage que nous avons vu à Paris le 13 novembre n’est qu’un résultat extrême de cette transformation dirigée politiquement. Et qui doute  qu’il y aura plus de carnages ? Aussi sûr que je me tiens ici, qui doute qu’il y a des milliers de djihadistes en Europe en ce moment-même, qui sont en train d’aiguiser les épées métaphoriques, en train de préparer leurs bombes et leurs armes réelles, et de préparer les prochains attentats ? L’islam ne dort jamais pour ce qui est des possibilités de terreur.

Nous nous unissons pour nous opposer aux promoteurs de la charia, aux djihadistes assassins, et à l’islamification de nos pays. Nous voulons une Europe où la peur n’existe plus.

Nous voulons une Europe :

  • Sans terroristes criant Allah Akbar
  • Sans groupes qui rôdent pour violer nos filles
  • Sans l’ombre sombre et les cicatrices pour la vue que sont les minarets
  • Sans le son de l’appel à la prière dans nos villes et nos cités
  • Sans l’excision
  • Sans la sanction coranique qui consiste à battre sa femme
  • Sans la nourriture halal qu’on nous impose souvent sans nous en informer
  • Sans des gens qui couvrent leurs faces pour rôder dans nos rues et refusent de s’intégrer
  • Sans les exigences constantes de privilèges spéciaux dans nos communautés
  • Sans menaces de mort si nous osons critiquer des idées fondées sur le coran et l’islam.

Et je pose une simple question : pourquoi invitons-nous dans nos frontières les graines de notre propre destruction sous la forme de millions de musulmans ?

Et je tiens à être clair avec vous, et à bien mettre en évidence quelques principes fondamentaux. Tant que je serai impliqué dans cette lutte, nous serons toujours un mouvement résolument non antisémite et non raciste. Quant à l’accusation de racisme, je demande : quelle race est l’islam ? 

Nous sommes également un mouvement non-violent.
Et nous utiliserons tous les moyens légaux pour exiger, haut et fort, avec passion, que les autorités de l’Etat répondent aux problèmes que nous soulignons, et les résolvent.

La dernière fois que j’étais ici, j’ai dit : « Chaque pays a le droit de se défendre ». Et bien sûr, il en est de même de chaque continent. Le monde entier nous envie l’héritage européen. Il est trop précieux pour le voir être détruit devant nos yeux, durant notre vie. 

Mais un seul pays d’Europe ne peut pas se lever et vaincre à lui tout seul.

L’occasion, et nos liens par la géographie, l’histoire et la culture, nous imposent d’œuvrer ensemble  face à cette crise.

Les promoteurs de la charia et les djihadistes autour de nous sont en train de croître en nombre et de gagner en confiance. Ils peuvent, et doivent, être confrontés à un nombre bien plus important de gens qui s’éveillent aux dangers de l’islam et sont engagés dans la défense des valeurs traditionnelles européennes.

Où que vous lisiez ou entendiez ce message, dans quelque pays que vous soyez, je m’adresse à vous et vous prie instamment de vous joindre à votre groupe national et à vous tenir à nos côtés.

Mes amis, le temps se fait court, mais je crois que nous avons encore une chance. Faisons de 2016 l’année qui aura marqué dans l’Histoire un tournant, celui de la vague puissante contre une idéologie et des gens qui veulent notre totale destruction et notre esclavage.

Faites connaître le mot d’ordre, restez saufs, soyez forts, et préparez-vous pour les 6 et 7 février 2016 !

Tommy Robinson

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APPEL DE CHRISTINE TASIN ET PIERRE CASSEN

Nous sommes en contact depuis le début 2015 avec quelques responsables de Pegida et depuis quelques mois avec Tommy Robinson qui nous a sollicités pour organiser en France l’initiative européenne  prévue les 6 et 7 février dans une dizaine (pour le moment) de pays sur le thème :

Sauvons notre culture, sauvons notre pays, sauvons notre futur. Unis pour construire un futur meilleur pour nos enfants. 

Tommy Robinson, fondateur de l’English Defense League, a payé de harcèlements, agressions, menaces de mort et prison son engagement patriotique, comme il l’explique dans l’interview qu’il a accordée à notre ami Guy Sauvage.

Dans la video ci-dessous, il explique comment la police et la justice anglaises s’acharnent contre les patriotes, et absolument pas contre les islamistes. Il conclut fort logiquement que les terroristes islamiques sont mieux traités que ceux qui les combattent. Nous sommes entièrement d’accord avec lui pour dire que c’est inacceptable et que les choses doivent changer.

Nous nous retrouvons totalement dans l’esprit de son discours de Dresde, et allons contacter rapidement toutes les forces de France qui refusent le Grand Remplacement et l’islamisation de notre pays, pour offrir à nos compatriotes les meilleures conditions pour répondre à l’appel de Tommy Robinson, les 6 et 7 février 2016.

Pierre Cassen et Christine Tasin

 

 

LE PRÉTENDU “PLAN KALERGI” DE DESTRUCTION DE L’EUROPE (par l’Imprécateur)

François Hollande déclare que nous sommes en guerre au cœur même de la France (depuis longtemps, mais il ne s’en était pas encore aperçu). Il décide de fermer les frontières, annonce des ripostes implacables, réunit le Congrès à Versailles pour lui dire que sa riposte implacable consiste en une révision de la Constitution que tous les juristes en droit constitutionnel estiment inutile et irréaliste (une idée de l’un des énarques qui  conseillent l’Élysée, sans doute).

On se dit qu’il a enfin compris qu’en ouvrant grand les portes de l’immigration il a aussi ouvert la France aux terroristes islamistes, on se réjouit de le voir en général des Armées. C’était mal le connaître. À peine sorti du Congrès, il annonce que la France accueillera 30.000 « réfugiés » de plus d’ici la fin de son quinquennat ! Comme le disait le général Dourakine, « Un âne à deux pieds peut devenir général et demeurer un âne ».

Il est faux de croire que cette persévérance de François Hollande dans l’erreur est gratuite ou le résultat de l’auto-adoration de son intelligence qu’il croit très grande. En fait, il n’est que le grouillot d’institutions supranationales peu voyantes, souvent partiellement noyautées par la Franc-maçonnerie, comme Nouvel Ordre Mondial, Trilatérale, Bilderberg, FAF*, etc. Elles ont en commun, outre le contrôle de la finance mondiale, l’application du Plan Kalergi pour l’Europe.

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Quand on connait ce plan, toute la politique sociétale, misérabiliphore (délibérément porteuse de misère) et immigrationniste des deux gouvernements Hollande s’explique. La presse européenne ne vous en parlera pas, c’est un secret d’États européo-germano-français dont Angela Merkel est le maître d’œuvre en Europe, avec ses secrétaires l’ex-président de la Commission européenne Van Rompuy et son successeur Jean-Claude Juncker. D’ailleurs, en 2010, c’est à Mme Merkel qu’est revenu le premier prix de la Société Européenne Coudenhove-Kalergi, puis en 2012 à Von Rompuy et en 2014 à Juncker.
Un prix très recherché par la super-élite mondialisée. Mais de quoi s’agit-il ?

Le comte Richard Nikolaus Enjiro von Coudenhove-Kalergi est un métis de père autrichien et de mère japonaise, né à Tokyo en 1894, qui a fait de brillantes études et conçu, dès les années 1920, l’idée de l’Europe des Nations. C’est le véritable père fondateur de l’Europe, bien avant Jean Monnet, Robert Schumann et leurs successeurs. Ils ont repris quasiment in extenso les idées qu’il a publiées dans ses livres : marché commun, politique agricole commune, monnaie unique… promettant mais oubliant celles qui les gênaient : fiscalité commune, harmonisation sociale, Communauté Européenne de Défense, entre autres, dont ils craignaient qu’elles leur fassent perdre une partie de leur pouvoir sur les peuples et freinent leur enrichissement personnel.

Oublié aujourd’hui, Coudenhove-Kalergi fut autrefois très célèbre et écouté de nombreux Chefs d’État. Il fut même proposé à plusieurs reprises pour le Prix Nobel de la Paix. En 1939 il proposa un projet d’Europe dont les grandes lignes sont : une Europe où les peuples seraient à égalité ; suffisamment soudés pour pouvoir tenir tête aux trois autres blocs, USA, URSS et Chine ; allant au-delà de la simple union économique et monétaire ; avec une forte armée commune qui aurait facilité la mixité culturelle des peuples européens blancs, chrétiens de culture gréco-romaine ; garantissant l’indépendance et l’intégrité de tous les États associés (Europe des Nations) ; développant une mystique européenne fondée sur : a) la culture classique européenne, b) la foi chrétienne, c) la conception de l’honneur des chevaliers médiévaux. « De même que dans tout être vivant le corps est façonné par l’âme, de même le corps de l’Europe ne naîtra que sous l’impulsion d’un esprit européen ».

Et il insiste : l’Europe doit être une Europe majoritairement blanche, chrétienne : tendance sociale et humanitaire chrétienne, foi chrétienne portée par un esprit héroïque et chevaleresque, afin qu’elle reprenne son rôle à la tête de la planète (L’Europe de demain, Conférence du 17 mai 1939 à l’hôtel Ambassadeur à Paris). Cette définition d’une Europe des Nations, réunissant les peuples européens, blancs, de civilisation chrétienne, excluant les pays communistes et musulmans, a mis les gauches européennes en fureur. Elles ont haï Coudenhove-Kalergi jusqu’au moment ou elles ont trouvé le moyen de récupérer son projet pour une faire un plan totalement détourné de l’original, un plan effroyablement raciste que l’on attribue à tort à Kalergi. Elles l’ont même accusé de nazisme, alors qu’il était marié à une juive, détesté de Hitler, et qu’il a fui le régime hitlérien en fin d’année 1939 en se réfugiant aux États-Unis jusqu’à son retour en France en fin d’année 1945.

En 1966, au Xème Congrès paneuropéen à Vienne, il se déclare déçu par l’orientation prise par l’Europe naissante, la fonctionnarisation du Conseil de l’Europe et du Parlement européen, demande une politique étrangère commune afin de tenir tête aux États-Unis pour pouvoir arrêter d’être toujours à la remorque des États-Unis et de l’OTAN dont il demande la restructuration, et un renforcement de la coopération technologique intra-européenne afin de faire de l’Europe la première puissance économique du monde. Il meurt peu de temps après en 1972.

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Souvenons-nous que c’est l’époque de “l’Europe des Six” à laquelle les peuples étaient très favorables dans cette version proposée par Coudenhove-Kalergi qui avait eu pour résultat la prospérité inégalée des Trente Glorieuses (1946-1976) et la paix, ou l’absence de guerres, dans cette Europe non-communiste (pas d’Europe de l’Est) et non-musulmane (pas de Macédoine, Albanie, Croatie, Kosovo). De plus, Coudenhove-Kalergi avoue douter de la volonté des dirigeants de l’époque d’aller vers l’Europe des Nations.

À peine Kalergi mort (en 1972), la Commission Européenne entreprit, dès 1973, d’élargir l’Europe des Six (qui fonctionnait si bien), en recrutant de nouveaux pays, jusqu’à arriver aux 28 d’aujourd’hui, et cette Europe qui fonctionne si mal qu’une majorité d’Européens n’en veut plus.

C’est peu après, en 1978, six ans après la mort de Coudenhove-Kalergi, qu’apparaît le Plan Kalergi que certains tentent de faire remonter à 1922, alors que le premier livre de Coudenhove-Kalergi, Paneuropa a été publié en 1923. On lui attribue le Plan Kalergi. Il porte son nom, mais il est permis de penser qu’il s’agit d’un faux et que les auteurs ont cherché à utiliser sa notoriété pour dissimuler leur projet néo-nazi. En effet, les rédacteurs du Plan s’appuient surtout sur son livre Praktisher idealismus, mais quand on a lu ce livre, on s’aperçoit vite que l’on ne retrouve dans le Plan Kalergi que des bouts de citations tronquées, sorties de leur contexte, sans références directes et qu’il va totalement à l’encontre de la philosophie du père de l’Europe des Nations.

En effet, selon le prétendu Plan Kalergi, l’Europe ne serait que le premier pas vers un gouvernement mondial sous autorité américaine, exactement l’inverse de ce que voulait Kalergi . Pour réaliser ce “Nouvel Ordre Mondial”, il faut une super-élite et des peuples-bétails soumis par la pauvreté et disciplinés par la contrainte (du pur Orwell) encore exactement le contraire de ce qu’a enseigné toute sa vie Kalergi qui vantait le modèle démocratique et économique suisse. Et c’est là, dans ce projet de nouvel ordre mondial, que l’on retrouve le modèle d’Europe que veut construire avec obstination Angela Merkel, avec le renfort de la Commission européenne présidée par Juncker, et la collaboration de Hollande.

Les dernières moutures du Plan Kalergi en font carrément le Plan du Nouvel Ordre Mondial qui veut la disparition des races jusqu’à effacer le mot même (c’est fait, au moins dans le Larousse !) pour arriver à une espèce unique, monochrome, métisse et abâtardie, dominée par la super-élite, celle-ci étant réduite aux socialistes et aux juifs qui auraient seuls la nationalité de la Nouvelle République Mondiale, le peuple restant apatride pour qu’il oublie à la longue  le mot « Patrie ».

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Dans le Plan Kalergi dernière version, il faudrait, pour soumettre les peuples européens, un binôme germano-français qui imposerait sa volonté aux autres pays. Il faudrait remplacer les peuples originaires du Vieux Continent par une sorte de sous-humanité issue de mélanges raciaux en croisant les peuples européens avec des Asiatiques, des Arabes et des Noirs, pour créer un troupeau multiethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour l’élite au pouvoir. « L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Égyptiens, remplacera la multiplicité des peuples ». Et encore : « abolir le droit à l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes et l’immigration allogène de masse <…> favoriser les sexualités déviantes, homosexualité (mariage pour tous) et pédophilie (via les enseignants), et détruire la famille traditionnelle (nuire à la Manif Pour Tous) <…> prendre le contrôle et acheter la docilité de la presse en rachetant les titres (Bergé, Niel, Pigasse, etc.) et en les subventionnant <…> jouer sur la fibre humanitaire pour augmenter les impôts, ruiner les classes conservatrices et justifier les restrictions des libertés (Loi sur le Renseignement) », etc.

Aujourd’hui on pourrait ajouter « jouer sur la fibre écolo pour augmenter les impôts » !

Ne cherchez pas d’autres explications aux déclarations de JC Juncker, nouveau président de la Commission européenne qui se dit « déçu » de ce que les peuples refusent d’accueillir et de financer le torrent des “réfugiés”…

« Il ne faut pas se laisser aveugler par la pensée populiste <…> C’est notre devoir de les accueillir » (Hollande) ;
« Nous avons le défi du métissage à relever et nous le relèverons » (Sarkozy) ;
« Nous pouvons accueillir 800 000 réfugiés dès cette année » (Merkel) ;
« Je suis déterminé à trouver des solutions collectives pour relever cet immense défi » (Valls) ;
« J’ai décidé d’en accueillir 30.000 de plus » (Hollande) ;
« La véritable question est de savoir si oui ou non nous sommes prêts à continuer à assurer notre tradition d’accueil et en particulier vis-à-vis de la communauté musulmane. Moi, naturellement, je réponds oui à cette question » (Juppé) ;
« Ce que les gens doivent développer en tous lieux, est le contrôle des naissances ET les mariages mixtes (interraciaux), dans le but de créer une seule race dans un monde unique et dépendant d’une autorité centrale » (G.Brock Chisholm, ex-directeur de lOMS, Islamic Organization for Medical Sciences).

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Maintenant, qui a eu l’idée de ce Plan Kalergi dont Covenhove-Kalergi n’est pas l’auteur et qu’il aurait rejeté avec horreur ? Au départ, il y a Sigrid Hunke, militante néo-nazie, ex-maîtresse de Himmler et amie du grand mufti nazi de Jéusalem. Elle épousa Walter Hallstein. Le professeur de droit W. Hallstein était membre de plusieurs organisations nazies du Reich, mais pas membre du parti nazi, ce qui lui permit de s’en tirer sans trop de dommages après la guerre. Il deviendra le premier président de la Commission européenne en 1958. En 1960, Sigrid Hunke-Hallstein écrit un livre Le soleil d’Allah illumine l’Occident qui sert de référence à tous les gogos comme Jack Lang qui soutiennent que l’Europe doit énormément à la civilisation arabo-musulmane. Dans ce livre, elle suggère de réintroduire en Europe un maximum d’Arabes musulmans pour métisser les peuples européens.

Ce n’est pas encore le Plan Kalergi, mais on y vient.

Sigrid et son mari font dans les milieux européens une intense promotion des idées qui deviendront plus tard le Plan Kalergi que l’on trouve déjà esquissé dans le Plan Hallstein pour une Europe Fédérale (1965) que Kalergi, partisan de l’Europe des Nations chrétiennes, dénonça, et qui fit bondir Charles De Gaulle. Les politiciens socialistes européens acquis au Plan attendirent la mort de Kalergi en 1972 pour recruter parmi l’élite européenne, récupérant en la noyautant la Société européenne Coudenhove-Kalergi et créant en 1978 le fameux Prix Coudenhove-Kalergi que Raymond Barre a été le premier à recevoir, puis des gens comme Helmut Kohl l’ami de Mitterrand, Ronald Reagan, et finalement Angel Merkel, van Rompuy et Jean-Claude Juncker. Ils ont fait appel aux compétences rédactionnelles de plusieurs énarques pour finaliser les modalités d’action.

François Hollande est un farouche partisan du Plan, ainsi que Valls et Macron qui ont reçu à Bilderberg instruction de le soutenir. Si Sarkozy le soutien aussi, c’est que le club Le Siècle dont il est membre, ainsi que beaucoup de personnes de son entourage à l’UMP-LR, l’ont convaincu que c’était son intérêt.

Il est dit sur de nombreux sites Internet tellement semblables les uns aux autres (même celui de Dieudonné !) que l’on dirait que les copiés-collés ont fonctionné à tours de bras, que le Plan Kalergi visant au déclin de l’Europe par le remplacement et par le métissage de sa population, a été préparé par des think-tanks (réservoirs de réflexion) basés aux États-Unis. C’est complètement faux, une simple manœuvre de dissimulation, c’est une coproduction de l’élite franco-germanique séduite à l’idée de conserver héréditairement le pouvoir par la soumission à la manière musulmane des peuples d’Europe, masse métissée de travailleurs**.

Le plan américain est plutôt de profiter des effets secondaires de ce plan, car il aide, par la migration massive de populations arabes qu’il provoque vers l’Europe, à déstabiliser les États du monde arabo-musulman, déstabilisation sur laquelle les États-Unis comptent pour prendre le contrôle direct ou indirect, via l’Iran et l’Arabie Saoudite, de ses richesses énergétiques.

Les Américains sont peu favorables à un métissage forcé des peuples européens qui, pensent-ils affaiblira leur capacité productive et d’échanges économiques, échanges dont ils espèrent être les gagnants. De plus, comme ils ne sont pas certains du succès du Plan Kalergi porté par Merkel-Hollande, dont ils sentent qu’il est quelque peu néo-nazi et pourrait provoquer une révolte des peuples, ils préfèrent en cas d’échec les laisser en porter la responsabilité.

* François Hollande est young leader de la French American Foundation.
** lire 2084 de Boualem Sansal

L’Imprécateur

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L’EUROPE, LA GRECE, ET LE TONNEAU DES DANAIDES (par l’Imprécateur)

Jeudi 25 juin aura lieu à Bruxelles le dix ou douzième (on n’arrive plus à les compter), « sommet de la dernière chance » comme disent les journalises et les politiques qui aiment bien dramatiser les choses alors qu’il ne s’agit que d’une étape de plus dans un long marchandage entre un escroc officialisé et légitimé par son élection grecque et ses créanciers européens et internationaux.

Notre problème à nous, Français, c’est que notre négociateur en chef est du côté de l’escroc, « les Grecs ont raison » dit-il (BFM-TV), et se moque éperdument des conséquences qui adviendraient en cas d’échec final, puisque « c’est l’État qui paye » comme il aime à le dire. Or l’État a été bien imprudent ces dernières années en prêtant à la Grèce 50 milliards d’euros qui ont augmenté d’autant notre dette déjà colossale, et que les contribuables français devront éponger si un accord pour leur remboursement n’est pas trouvé. 50 milliards, ce sont 730 € par contribuable, du moins ceux qui paient des impôts sur leur revenu, soit moins de la moitié des foyers fiscaux français si l’on en croit le ministère des Finances qui trouve cette honteuse inégalité normale.

Côté grec, on objecte que puisque de toute façon on ne pourra pas rembourser, autant que le FMI et l’Europe se fassent une raison. De fait, la Grèce a un PIB de l’ordre de 200 milliards d’euros et une dette de 312 milliards, dont 246 lui ont été prêtés depuis 2010 en échange de promesses, « d’ivrognes » comme on dit. Ces prêts étaient consentis en échange d’efforts pour redresser le pays que le gouvernement de droite précédent n’a que timidement entamés, que l’actuel gouvernement de gauche n’a aucunement l’intention d’amplifier puisqu’il revient même dessus (il réembauche les fonctionnaires en surnombre licenciés et leur paie deux ans de salaire pour les indemniser) et dont le peuple grec ne veut pas. Les Grecs raisonnent comme ces mendiants que vous aidez pour leur donner une chance de se tirer de leur misère et vous objectent qu’ils n’ont aucune envie de travailler mais qu’il serait juste et bien que vous continuiez à leur donner de l’argent.

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Les États européens, et la France socialiste au premier chef, ont-ils réellement voulu aider la Grèce ? Rien n’est moins sûr. En mars dernier, un membre du FMI, le Brésilien Paolo Batista, déclarait sur une chaîne de télé grecque que la majeure partie de l’argent qui avait été prêté à Athènes l’avait été pour secourir des créanciers privés, en aucun cas pour aider le pays. « La Grèce a reçu des sommes énormes, mais cet argent a été principalement utilisé pour permettre le désengagement, par exemple, des banques françaises ou allemandes » (cité par Marianne).

Mais le proverbe bien connu « aide-toi et le ciel t’aidera » semble inconnu des Grecs qui malgré la publicité que fait la gauche française à leur misère affichée voudraient bien que la vie de citoyens-truands qu’ils menaient jusqu’à la crise soit oubliée le temps d’obtenir l’annulation de leur dette et qu’ils la retrouvent le plus vite possible. Que les truands veuillent bien pardonner ce lapsus, il fallait lire « citoyens-socialistes », nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes.

Rappelons les faits. La Grèce du socialiste Papandréou vivait sur un petit nuage rose quand elle s’est rendue compte que sa dette augmentait, augmentait énormément, avec pour raison principale que pratiquement plus aucun grec ne payait d’impôts, la chose se réglant à l’amiable et de poche à poche entre le contribuable et le percepteur, ce qui fait que l’État ne voyait pas grand-chose arriver dans ses caisses. Le gouvernement se posa alors la question qui tue : qui serait assez bête pour prendre en charge le train de vie à la fois luxueux et parasitaire du pays ?

La réponse fut vite trouvée : l’Europe et sa masse énorme de fonctionnaires qui décident de tout, pratiquement sans contrôle d’un parlement croupion sis à Strasbourg, et ont besoin pour accroitre leur pouvoir et leurs salaires mirobolants défiscalisés que l’Europe et la zone euro s’étendent sans cesse. L’Europe va même jusqu’à payer les pays qui demandent à y entrer pour qu’ils se mettent aux normes européennes. La Grèce pouvait-elle trouver plus stupide ?

Le problème des conditions à respecter fut vite résolu : la Grèce falsifia ses comptes pour entrer dans la zone euro, puis continua à truander les fonctionnaires européens, chose facile puisque leur incompétence économique est à la hauteur de celle des grands financiers de l’hexagone, jusqu’à ce que la bulle explose.

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Les causes de la chute grecque sont bien sûr les grosses fortunes qui ont fichu le camp (emportant environ 20 milliards) dès que ça a senti le roussi de la faillite en prévision, mais surtout, et ça c’est vraiment le facteur principal, la fonction publique grecque  hypertrophiée et surpayée (relativement à sa productivité), un peu comme en France, mais en bien pire.

Beaucoup de ces fonctionnaires en surnombre n’ayant rien à faire passaient pointer au bureau le matin, puis filaient exercer une deuxième emploi, au noir celui-là, dans le secteur privé, ce qui arrangeait bien les employeurs dispensés de cotiser pour la retraite, la santé et la famille de ces merveilleux et consciencieux bi-employés.

Les chefs des administrations constatant que le travail n’était pas fait par des fonctionnaires dont l’absentéisme chronique n’était pas sanctionné (comme en France depuis la suppression du jour de carence) embauchaient à tout de bras, si bien qu’il y avait, ce sont de petits exemples, en moyenne 50 chauffeurs par voiture officielle, 45 jardiniers pour un jardin public de 100 m2 et un régiment de femmes de ménage pour chaque ministère.

De plus les fonctionnaires prenaient leur retraite à 50 ans, puisque c’était un acquis social sur lequel les syndicats interdisaient que l’État revienne et, faute d’enregistrement des décès, vivaient couramment jusqu’à 110 ans, ce qui évidemment ruinait les caisses de retraite (comme en France ou faute de transmission des certificats de décès des Africains ayant pris leur retraite au bled, leurs familles touchent de la Sécu les retraites jusqu’à ce que la durée de vie fictive prêtée au malheureux décédé devienne invraisemblable (interview de Marisol Touraine par JJ Bourdin, BFM-TV). En Grèce, quand tous les grands-parents étaient morts, la famille continuait ainsi à percevoir pendant des années plusieurs pensions de retraite. Le cas le plus extrême trouvé par les inspecteurs que la Commission européenne s’est finalement décidée à envoyer, est celui d’un homme mort en 1953 dont la famille percevait toujours la pension plus d’un  demi siècle plus tard, plus quatre autres pensions d’autres parent morts eux aussi depuis des années.

Les filles célibataires de ces fonctionnaires morts depuis belle lurette ont droit à une rente viagère. Pour la conserver, elles restent officiellement célibataires quand elles se mettent en ménage avec un amant, ce qui leur permet de conserver la pension à laquelle vient s’ajouter les primes de mère célibataire quand elles ont un enfant. Le gouvernement de droite qui a précédé l’actuel de gauche a fini par plafonner l’âge de ces rosières à 18 ans.

Les marchés publics sont, comme dans beaucoup de communes socialistes françaises (relire Rose connection), un peu « arrangés » pour que les copains élus et les amis en profitent, les prix acceptés n’étant pas contrôlés sont parfois de cinq à dix fois supérieurs à ceux du marché.

600 métiers environ sont considérés comme pénibles, comme coiffeur, présentateur à la télé, musicien jouant d’un instrument à vent, femme de ménage. Les hommes peuvent prendre leur retraite à 55 ans et les femmes à 50 ans, ce qui leur permet de toucher leur retraite à taux plein tout en continuant à exercer dans le privé. Or, ils touchent à la retraite 96 % de leur dernier salaire. Un rapport publié en 2011 a démontré que l’employé public en Grèce gagne trois fois plus que le même dans le secteur privé.

Comme en France aussi, il y a des milliers de « comités Théodule », de commissions et d’agences, d’instituts et même de ministères qui ne servent à rien, créés uniquement pour caser les copains, la famille et les clients électoraux. Un exemple : 1 763 fonctionnaires « travaillent » toujours pour l’Institut pour la protection du lac Kopaïs qui a été asséché en… 1930 ! Et les salaires des fonctionnaires grecs sont élevés, ainsi ceux des Chemins de fer grecs (O.S.E) sont en moyenne de 66 000 € par an et les fonctionnaires sont là aussi en surnombre. En effet, le réseau ferré fait moins de 2 500 km, réalise annuellement 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et, à cause de la masse salariale gigantesque, l’État grec doit rajouter chaque année plus de 900 millions ! Tenez-vous bien, en 2013 la France a proposé que la SNCF rachète ce puits à déficits ! Les Grecs ont bien raison de penser que nos dirigeants sont bêtes !

Alexis Tsipras a, comme Français Hollande, fait plein de belles promesses aux Grecs pour être élu. Ce que lui demandent ses créanciers, c’est d’entreprendre des réformes en commençant (comme devrait le faire la France) par la réforme de la fonction publique et la lutte contre la corruption publique. De plus, lutter contre l’évasion fiscale dont une bonne partie est due aux hommes politiques grecs comme l’a montré une liste de 2 059 évadés fiscaux grecs établie par le FMI en 2010 ; sanctionner la corruption publique et privée ; réformer de fond en comble le secteur public en termes d’effectifs, de salaires, de temps de travail et de retraites. Tsipras ne le fera pas, ce sont les fonctionnaires qui l’ont fait élire pour protéger leurs énormes privilèges.

Que peut-il se passer dans les jours qui viennent ?

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Soit la Grèce sort de l’Euro, soit elle se résout à l’austérité

L’Europe et le FMI cèdent à Tsipras et prêtent des milliards d’euros supplémentaires à la Grèce qui rembourse une petite partie de sa dette pour la forme et dans quelques mois le problème se reposera. Ce serait la solution lapin-crétin de la dette éternelle permettant à la Grèce de continuer à vivre à crédit, un crédit dont les Européens paieraient les intérêts (actuellement faibles il est vrai). On s’avance mutuellement de l’argent qu’on n’a pas.

Tsipras cède à Merkel et au FMI parce que ce qu’il veut avant tout, c’est conserver le pouvoir et que pour cela il est prêt à trahir le peuple qui l’a élu : il renie ses promesses électorales de retour de la croissance et de l’emploi, engage des sérieuses économies et des réformes et, comme Hollande, espère que la situation s’améliorera d’elle même suffisamment vite pour qu’il soit rééligible aux prochaines élections malgré la misère et le chômage qu’il aura créés.

Tsipras tient bon, mais négocie avec l’Europe une sortie organisée de la zone euro (zone euro qu’il critiquait avant d’être élu) pour en réduire les conséquences négatives au maximum. Il remplace  l’euro par la drachme, la dévalue de 30 % au bout de quelques semaines, les touristes attirés par les prix devenus bas reviennent, les financiers européens attirés par les bas salaires investissent et les exportations reprennent. L’économie grecque se redresse lentement mais surement et la Grèce guérie du socialisme réintègre l’Europe dans quelques années. Mais Tsipras ne pourra pas faire l’économie des réformes à un moment ou à un autre.

Parions que c’est une quatrième solution, boiteuse et à base de jeux d’écritures comptables bancaires virtuelles, qui sera trouvée, car les milieux financiers y poussent pour sauver leurs avoirs et les banques, et même Hollande n’a aucune envie d’annoncer au Français qu’il pourrait avoir perdu 50 milliards. Elle présente un risque non négligeable : que les citoyens européens perdent totalement la confiance déjà sérieusement ébranlée qu’ils ont encore dans l’euro et l’Europe et « foutent en l’air » le système, quitte à se tirer une balle dans le pied, comme le font les Grecs qui retirent leur argent des banques en regardant si les billets en euros qu’on leur remet sont allemands (totale confiance), français (confiance faible) ou grecs (pas de confiance du tout), et pourtant ce sont les mêmes euros.

L’Imprécateur

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