LA COMMUNICATION DE MACRON VÉROLÉE PAR DES SOUS-FIFRES
(L’Imprécateur)

Emmanuel Macron aime bien citer son professeur de philosophie, le socialiste Paul Ricœur. Il en a été l’élève pendant l’année scolaire 1999. Ricœur lui donnait, comme à bien d’autres de ses étudiants, de menus travaux de relecture ou de correction à faire.

Ce Paul Ricœur a un parcours très typique de l’intelligentsia socialiste d’avant-guerre. Né en 1913, protestant trotskiste et pacifiste comme Louis Jospin (le père de Lionel) partisan et enseignant d’une « théologie de gauche radicale », il entre dans la Collaboration dès 1940. Cela n’est pas dit dans sa biographie : « Il traduit les écrits d’Edmund Husserl, travail qu’il poursuivra en traduisant en cachette Ideen 1 au cours de sa captivité en Poméranie à l’Offlag 2-B de 1940 à 1945 » *.

En réalité, « en 1940/1941, il est conférencier du Cercle Pétain. En 1941, il publie des textes dans une revue vichyssoise pétainiste », etc. On ignorait que Vichy était en Poméranie ! Le plus drôle, c’est que l’on retrouve l’information sur le passé collaborationniste de Ricœur dans le même article de Wikipédia qui le prétend prisonnier en Allemagne à la même période. Comprenne qui peut !

Cela dit, il parlait couramment allemand. Prisonnier, il aurait pu se rendre utile (comme la communiste Marie-Paule Vaillant-Couturier déportée à Auchwitz en 1943, puis à Ravensbruck). Elle y survécut fort bien, d’autant qu’elle travaillait comme traductrice dans l’administration des camps (comme Aufseherin, mais on ignore si elle l’a été comme volontaire ou requise, les femmes qui travaillaient dans les bureaux, les Schreiberinnen, portaient un brassard jaune). Elle ne s’habilla en prisonnière que trois jours avant la libération du camp. Cela dit, chacun survivait comme il pouvait dans ces camps de la mort. Ne retenons qu’après avoir collaboré avec les Nazis jusqu’en juin 1941, comme tous les Communistes ou presque à l’époque (sur ordre du PC), elle fut effectivement dans la Résistance pendant presque deux ans.

Faisons comme Wikipédia Jetons un voile pudique sur la période 1940-45 de la vie de Paul Ricœur et passons à « Après la guerre, il enseigne… » quand il finit comme professeur à l’Université de Nanterre où il fut du côté des étudiants de gauche en 1968 et où il eut le socialiste Emmanuel Macron comme élève en 1999.

Question : Si Macron a été « assistant éditorial » de Ricœur comme il le dit (Brigitte Trogneux, épouse Macron, étant prof de français) comment expliquer que les discours d’Emmanuel soient truffés de fautes d’orthographe, de ponctuation, de grammaire et de français ?

Le plus étonnant est que la com’ reconnue comme la « clé » du succès de Macron à l’élection présidentielle, continue à servir de colonne vertébrale à l’action présidentielle. Mais avec des succès de plus en plus mitigés en raison des choix politico-ethno-stupides de Macron pour ses communicants. Que vient faire (si l’on oublie la couleur de sa peau) une Sibeth N’Diaye à la tête de la com’ de Macron ?

Ayant été comédien, art où il excellait et où il excelle toujours sous la plus que bienveillante autorité de sa maîtresse Bibi Trogneux, Emmanuel Macron a un indéniable talent pour séduire, mais il est encore meilleur dans la manipulation des opinions et des esprits. Les Français ont d’abord cru à son efficacité économique et sociale. Ils s’interrogent aujourd’hui sur sa toxicité. D’où sa chute vertigineuse dans les sondages en trois mois, encore plus rapide et profonde que le fut celle de Hollande.

Pourquoi se déguiser en pilote de chasse alors qu’il n’a jamais été militaire et ne connait rien aux avions ?

Beaucoup se posent aujourd’hui la question : com’, ou propagande pour l’idéologie « franc-mac » incarnée par Bilderberg, Le Siècle et la Commission Européenne ?

La com’ de Macron semble n’être qu’une forme édulcorée de la propagande mussolinienne. Même goût pour les uniformes, les défilés militaires, les marches solitaires à pas lents dans des places vidées du peuple et des officiels cantonnés à la périphérie, le sport et l’affichage de sa compagne pour montrer qu’on est un « mâle dominant », les hurlements dans les discours, les discours pleins de grands mots et de citations pour faire croire à un bon niveau de culture, mais vides de sens et pleins d’erreurs.

Il n’y a pas de différence de fond entre com’ et propagande. La première n’est qu’une forme édulcorée de la seconde. La com’ est supposée s’adresser à une société démocratique et la propagande à une société totalitaire. Avec la restriction lente et certaine des libertés au nom du droit-de-l’hommisme et de la préférence-pour-l’étranger, la France est-elle encore une démocratie ? La communication a acquis ses titres de noblesse, mais atrophiée dans la com’ politique, elle est devenue réductrice et nauséabonde, instrument de domination et de mise en esclavage politique et économique.

Mêmes mimiques : un poing levé, un doigt accusateur, des rictus de fausse colère…

L’erreur de Macron est de croire que les Français, les « gens de rien » ne sont pas assez intelligents pour être pourvus d’esprit critique. Ils sont parfois naïfs. Ils l’ont été en croyant aux balivernes prétendument progressistes du changement fantasmé qu’il leur a promis pendant sa campagne. Mais aussitôt Macron élu, ils l’ont mis en observation et constatent qu’il s’est entouré de conseillers médiocres, de ministres pour la plupart peu compétents, quelques uns douteux, et d’élus à l’Assemblée ridicules d’incompétence et d’ignorance.

Aujourd’hui il est trop tard. Macron est élu et ne démissionnera jamais, mais les Français vont lui mener la vie dure et lui ont déjà retiré toute légitimité populaire. Après deux quinquennats décevants, le troisième s’annonce catastrophique.

Si Macron compte sur Sibeth N’Diaye pour redresser la barre de sa popularité, on va rire. Qu’attendre d’une femme qui reconnait qu’elle ment comme un arracheur de dents ? « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président » dit-elle. Avec son collègue Sylvain Fort, autre menteur (celui qui écrit paraît-il les discours truffés de fautes de français que le président dit ne pas toujours comprendre) ils harcèlent les journalistes dont ils sont mécontents, les menacent et les mettent sur une liste… noire.

Sibeth assume aussi : « Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d’interprétation » (Les Inrocks).

Christophe Castaner a pris la défense de Sibeth en évoquant « un déferlement de haine raciste » mais l’excuse de la couleur de peau ne tient pas. C’est l’argument facile qui évite d’avoir à se poser la question de la compétence et de l’intelligence de Sibeth N’Diaye. Qualifier son commentaire sur la mort de Simone Veil, « Yes, la meuf est dead » de « franc parler », c’est s’associer au commentaire. Rama Yade est de la grande bourgeoisie sénégalaise elle aussi, mais jamais elle ne commettrait de telles bévues.

Les gens vraiment machiavéliques ont toujours l’intelligence de cacher leurs mensonges, de dissimuler leurs ruses, de se montrer à la hauteur de leur image publique. Nos rois de la com’ élyséenne avouent qu’ils mentent, qu’ils trichent et qu’ils en sont fiers puisque c’est « pour protéger le président », sans même comprendre que, ce faisant, ils le dévaluent et sont en partie responsables de sa dégringolade dans les sondages. Leur franchise sur leurs mensonges-cash prouve leur naïveté et leur incompétence.

La communication macronienne s’inspire directement de la « com’ corporate business » des grandes marques commerciales et des banques. Celle dont de plus en plus de Français, qui zappent systématiquement la pub, se méfient et en laquelle ils ne croient plus depuis longtemps.

Elle ne peut que mener Macron à l’échec.

L’Imprécateur

* Offlag : nom des baraquements de prisonniers réservés aux officiers (“off-lag”) au confort très amélioré par rapport aux autres détenus (“sta-lag”).

 

LATENCE D’UNE ORDALIE (prémonition divine à l’adresse d’Emmanuel Macron)

J’ai toujours pensé que tu étais Phæton ou Ganymède bien plutôt que Jupiter, petit banquier pressé, prétentieux et immature. Mais là, visiblement, c’est la foudre du Roi des Dieux elle-même qui t’a échappé des mains.

Après l’éviction de Bayrou, c’est la seconde faute politique majeure que tu commets depuis ton entrée par effraction à la tête de l’État – mais pour la suite de ton règne, elle sera autrement plus grave et conséquente que la première, crois-moi.

Même pendant la guerre d’Algérie, le Général De Gaulle n’a pas osé parler aux chefs de l’Armée (dont certains cherchaient pourtant à attenter à sa vie) comme tu viens de le faire. Et malgré tout, c’était De Gaulle : il avait – face à la France, face à l’Histoire et face à l’armée – une légitimité que tu n’as pas et que tu n’auras jamais.

Que tu humilies le larbin LR que tu as nommé à Matignon ou d’autres traîtres et seconds couteaux de même catégorie qui grouillent autour de toi, personne ne t’en voudra jamais : ils sont tes choses, et, si j’ose dire, elles sont faites pour ça.

Mais humilier publiquement le Chef d’état-major des armées, un officier aimé et respecté de ses hommes, au côté duquel tu paradais aujourd’hui sur les Champs-Élysées, avec ta morgue habituelle de robin janséniste, tout cela après avoir froidement et cyniquement menti à ses subordonnés pour complaire à ta suzeraine allemande, c’est beaucoup plus qu’une forfanterie ou une imprudence : c’est l’expression du premier de tes parjures qui révèle clairement et distinctement, le jour même de la Fête de la Nation, que tu ne devrais pas être là où tu te trouves aujourd’hui.

Tous les chefs d’État doivent, un jour ou l’autre, s’exercer à la trahison ou au sacrilège, mais c’est un art à la fois de préméditation et d’exécution qui pour eux est semblable à une ordalie : si l’on ne sait pas s’y prendre, on y perd sa tête. Puisqu’il paraît que tu apprécies le Prométhée d’Eschyle, tu devrais le savoir, petit banquier…

N’oublie pas que, même chez tes alliés politiques, beaucoup de gens ne t’aiment pas et ont de très bonnes raisons pour ne pas t’aimer. N’oublie pas aussi que ta volonté de transformer les salariés de ce pays en zombies corvéables à merci pour la plus grande gloire des élites mondialisées risque de rencontrer, après les fastes de l’été, quelques menues résistances, surtout si le chômage dans l’année qui vient ne diminue pas réellement (ce qui à mon avis est l’hypothèse la plus probable).

Et comme tu as détruit toute forme d’opposition parlementaire normalement constituée alors que ta propre majorité n’est qu’un parti-fantôme constitué d’ilotes même pas ivres, les refus qu’un pouvoir suscite sans pouvoir les civiliser par la médiation symbolique qu’opèrent les institutions deviennent susceptibles de se muer en autant de violences de masse dionysiaques ou régicides.

N’oublie pas que, là où tu es, content de toi comme tu l’es, c’est sans doute le pire qui t’attend – et que, comme Nicolas Sarkozy avant toi – tu ne pourras pas alimenter ton cirque de communicant toutes les semaines de ton quinquennat. Tu n’es pas Louis II de Bavière, petit banquier, et tu ne peux pas construire de beaux châteaux dignes de Viollet-le-Duc. Vu le niveau des déficits budgétaires qui obsèdent tant la secte des libéraux d’où tu viens, la Commission de Bruxelles, de toute façon, ne te le permettrait pas.

La colère et la haine des peuples que leurs élites se plaisent à mépriser de façon un peu trop systématique en ont surpris de beaucoup plus malins que toi, figure-toi. Et je crois qu’on te déteste aussi parce que si jamais pareille déconvenue t’arrivait, il n’est pas du tout exclu, aux yeux de beaucoup, que tu puisses te montrer capable du pire, ou de provoquer l’apparition du pire. 

Quoiqu’il en soit, ce qui est sûr, d’ores et déjà, pour moi depuis hier, c’est que dans ce dernier cas, pour la première fois sans doute depuis l’époque du Général Boulanger, l’armée de la République, qui est aussi celle de la Nation, ne te protègera pas.

Et partant, la foudre de Jupiter, c’est toi, peut-être, qu’elle va finir par frapper…

Gabriel Nerciat
17/07/2017


ORDALIE : épreuve judiciaire en usage au Moyen-Âge, plus connue sous la dénomination de “Jugement de Dieu”.



 

 

 

NUCLÉAIRE FRANÇAIS : HULOT ET MACRON EN MARCHE POUR LA GRANDE BRADERIE !
(L’Imprécateur)

Le staff jupitérien nous a vendu Hulot comme celui qui allait enfin abandonner l’idéologie rouge-verte pour entrer dans les mesures pratiques de préservation de la nature et de la planète. Il allait faire une nouvelle politique écologique.

Tout est toujours nouveau chez LREM (Les Ringards En Marche).

Il faut croire que Hulot s’est fait recadrer comme les autres ministres, priés par Jupiter d’exécuter strictement sa volonté impériale sans dévier d’un mot. En matière d’écologie, ce qu’annonce Emmanuel Macron sent le rance. C’est bien peu novateur. Il reprend le même couplet de vendeur à la sauvette que nous avaient chantés les escrocs Hollande et Fabius sur « COP21 irréversible », « l’énergie verte » et « la fin du nucléaire ».

COP21 c’est la drogue qui guérit de tout, même du terrorisme islamiste. « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique » a déclaré Macron à Hambourg pour faire la publicité de COP21.

C’est donc sans doute pour empêcher les djihadistes d’agir qu’il convoque le 12 décembre à Paris une mini-COP21-bis pour rappeler aux signataires de l’Accord de Paris qu’il faut passer à la caisse. Et vite !

À la mi-décembre il fera probablement frais, peu de risque d’attentat et c’est le moment où l’on prépare les fêtes. On en profitera pour demander aux Français d’être généreux pour alimenter les caisses vides de l’État macronien.

Par exemple, en augmentant de 17% la taxe que l’on paie déjà pour compenser le surcoût de l’électricité produite par les éoliennes et le solaire et dont un gros mensonge permet aux écolos d’affirmer qu’elle est « verte ». Ce nouveau prélèvement, s’il est finalement décidé, augmenterait de 24 euros par an la facture moyenne des français, et de 36 euros pour les logements mal isolés (source EDF), ce qui reviendrait à pénaliser les classes défavorisées.

Mais comme on dit chez LREM (Le Racket En Marche), où va-t-on si les pauvres ne peuvent pas payer une somme aussi faible ? On vous le demande !

L’État-proxénète percevra la TVA à 20% s’ajoutant à la taxe verte. C’est logique, dit-il, il s’agit bien d’une valeur ajoutée au racket écologique. Un petit bénéfice qui, selon EDF, devrait rapporter à l’État 120 millions par an.

Si Hulot pensait, il serait le premier à se demander pourquoi faire payer plus cher une électricité dite « verte » qui aboutit à produire cinq fois plus de CO2 que l’électricité telle qu’elle est produite actuellement, puisqu’éolien et solaire signifient obligatoirement grosses centrales au gaz (en France) ou au charbon–lignite (en Allemagne) pour compenser les aléas climatiques (manque de vent et/ou de soleil).

Depuis qu’elle a abandonné le nucléaire, l’Allemagne est montée au niveau des États-Unis pour la pollution énergétique : 500 g de CO2 par Kwh produit, quand avec 70% de nucléaire la France produit à 40 g (12 fois moins).

Si l’on prend tous les paramètres de la fabrication du kilowatt « vert » (solaire ou éolien) le bilan carbone est clairement négatif.

Sans oublier son coût pour le commerce extérieur de la France, puisque tout le matériel solaire (panneaux) et éolien (générateurs des éoliennes) est importé de la Chine qui assure 80% de la production mondiale.

Sans oublier le coût humain, le solaire et l’éolien consommant beaucoup de coltan *, alliage de métaux rares produits en Afrique où l’extraction donne lieu à des guerres locales qui ont déjà fait des milliers de morts.

Mine de coltan en Afrique

La vie de quelques milliers d’africains compte-t-elle quand l’idéologie écolo est en cause ? Comme l’a déclaré le directeur du lobby militaro-financier Greenpeace, « ce n’est pas notre problème ».

L’idéologie évite la réflexion et l’instruction.

Greenpeace prétend que toute centrale nucléaire est une menace mortelle. Il faut donc les supprimer toutes et détruire l’outil exceptionnel que possède la France.

Nicolas Hulot prévoit de détruire d’abord un tiers des centrales françaises, les plus anciennes. Il ignore que toutes les pièces d’usure d’une centrale nucléaire sont remplacées régulièrement, et bien avant qu’elles soient usées (comme pour les avions) et que la cuve de toutes les centrales nucléaires a été reconnue valable pour 80 ans.

Pendant que tous les pays du monde se lancent dans le nucléaire civil pour réduire la part de CO2 dans la production énergétique et tenter de limiter à 1,5% l’augmentation de la température comme demandé par COP21, la France se lance dans la production d’électricité à base d’éoliennes et de centrales à gaz ultra-polluantes !

La France pourra prochainement se vanter de polluer autant que l’Allemagne et, pourquoi pas, dépasser les États-Unis, l’un des pays les plus pollueurs au monde, alors qu’elle est actuellement un modèle dans la lutte contre la pollution avec 40 g de CO2 par Kwh produit (500 en Allemagne et aux États-Unis).

De plus, ça va coûter très cher. La France importe tout en matière d’énergie, à part ses centrales nucléaires. AREVA est en train d’être bradée à la Chine où nos ingénieurs sont très occupés à mettre en route les centrales nucléaires franco-chinoises de 4ème génération, sûres et non polluantes puisqu’elles consomment les déchets nucléaires des autres.

En France l’État social-macronien fait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues comme le faisait déjà la mère Royal.

On, a fait la même chose pour les TGV, si bien que la Chine vend à toute la planète, et même en Europe, les trains et les centrales que nos ingénieurs ont inventés et mis en chantier.

Il n’y aurait qu’à fabriquer en France ? Mais non ! Hulot vous dira que les usines ça pollue et Macron que les ouvriers ça vote mal.

La création d’usines de matériel producteur d’énergie « verte » est impossible, mais les écolos n’en veulent pas. Même l’Allemagne a fermé sa dernière usine de production de panneaux photovoltaïques et importe presque tout son matériel solaire et éolien de Chine !

En matière industrielle, la France « énarque » fait toujours des choix suicidaires, contraires aux intérêts de la nation et hors de tout bon sens.

  • Elle a, à Kourou, de bonnes fusées, mais à poudre, donc condamnées à court terme.
  • Elle a un trésor de compétences nucléaires, mais elle préfère le donner à la Chine et importer de l’énergie polluante produite en Allemagne ou ailleurs au charbon et à la lignite.
  • Elle a six millions de chômeurs plus ou moins qualifiés, mais LREM plaide pour importer des centaines de milliers d’illettrés à peine capables de visser un boulon.

Nicolas Hulot est non seulement devenu idiot par idéologie, mais sourd (pas muet pour autant). Des climatologues célèbres, publiés dans la revue Nature, ont pointé les limites des scénarios reposant exclusivement sur l’utilisation des énergies renouvelables. Selon eux, il est impossible de rester sous la barre des 2°C (objectif COP21) sans utiliser toutes les technologies bas-carbone disponibles aujourd’hui et essentiellement le nucléaire. Même son de cloche du côté de l’Agence Internationale de l’Énergie.

Le développement des énergies renouvelables n’est pas non plus infini. Dans son rapport « The Growing Rôle of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future », la Banque mondiale souligne que leur utilisation nécessite « significativement plus » de minerais et métaux que les systèmes traditionnels d’alimentation en énergie. Pour le stockage (une des options importantes pour pallier la variabilité des énergies renouvelables) les besoins en métaux pourraient être multipliés par plus de 1.000% si les pays prennent les mesures nécessaires pour maintenir les températures à ou en-deçà de 2°C. Or 80% des ressources mondiales en métaux rares sont détenues par la Chine et se trouvent sur les vieux socles continentaux, comme au Congo où ils provoquent déjà des guerres locales meurtrières.

L’Agence Internationale de l’Énergie s’inquiète que certaines solutions technologiques aient été traitées avec une grande légèreté par COP21.

Le réacteur AP1000 de la compagnie américaine Westinghouse Electric est un réacteur à eau pressurisée (REP). Ce type de réacteur présente une conception organisée autour d’une sûreté ne faisant pas appel à des matériels actifs (pompes, vannes etc. − ceux par lesquels neuf fois sur dix l’accident arrive), ne nécessitant pas d’alimentation électrique de secours pendant les 72 premières heures après un éventuel accident par défaut d’alimentation électrique ou par rupture de tuyauteries primaires.

La Commission de réglementation nucléaire de États-Unis l’a déclaré en 2011 « extrêmement sûr », et autorisé sa construction en Caroline du Sud et en Géorgie.

Comme en France, les écolos ont tout fait pour en bloquer la construction.

Qu’arriva-t-il ?

La Chine exporte et construit les centrales nucléaires conçues par des français travaillant en Chine pour AREVA. Ici et aux Émirats Arabes Unis. Les chantres de la mondialisation-heureuse vous diront que c’est formidable. Nous sommes des intellectuels, laissons le travail aux autres. L’État est riche. Il peut  donc indemniser quelques millions de chômeurs de plus, ceux que va produire Macron.

Quatre exemplaires de l’AP1000 sont déjà en construction en Chine depuis 2009 ! Ce réacteur est beaucoup plus compact que les autres PWR. Il permet de n’utiliser pour sa construction qu’un cinquième du béton et des ferraillages de renforcement utilisés dans modèles antérieurs de PWR. Sur ce plan-là aussi, il est beaucoup plus « écolo » qu’une centrale à gaz ou à charbon.

Westinghouse a conclu des accords pour travailler avec la société d’État chinoise Nuclear Power Technology Corporation (SNPTC) et d’autres instituts (chinois eux aussi) pour concevoir un réacteur plus important, probablement de 1.400 MWe de capacité, suivie éventuellement d’un modèle produisant 1.700 MWe. La Chine possédera les droits de propriété intellectuelle pour ces designs plus grands, qui pourraient aussi être exportés ailleurs avec la coopération de Westinghouse. Comme aussi la Chine exporte déjà  les réacteurs conçus par Areva… Les chinois regardent et copient. L’entreprise chinoise Dongfang Electric Corporation annonce déjà maîtriser la fabrication d’une pièce importante du refroidissement qui sera installée dans les 2 réacteurs, et Dongfang annonce un partenariat avec Alstom pour la fourniture des turbines et alternateurs de ses projets AP1000.

Les déboires dans la construction des premiers réacteurs de 3ème génération aux États-Unis sont très similaires et ont les mêmes causes que ceux d’AREVA en Finlande et d’EDF à Flamanville : des causes essentiellement administratives et écolo-stupides.

Très chers énarques, ne cherchez pas plus loin que dans votre manque d’expérience et d’intelligence la destruction de notre industrie la plus performante et la chute de notre commerce extérieur.

Laissez donc faire les professionnels et occupez-vous seulement de la seule chose que vous sachiez vraiment faire : des carrières politiques super bien payées.

* Coltan : minerai qui contient deux métaux rares : le colombium (col) et le tantale (tan). Aujourd’hui le colombium a été rebaptisé nobium.

L’Imprécateur

 

LETTRE DE 15 HAUTS GRADÉS AU PRÉSIDENT MACRON

« L’armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde, ni aveugle, ni amnésique ».

15 hauts gradés de l’armée française, se sentant « humiliés » ont adressé ce courrier au Président de la République.

Nul doute que la chute rapide de popularité de Macron, 3 mois à peine après son élection, puise ses sources dans de nombreux « couacs », erreurs, insuffisances et faux-pas de son gouvernement ainsi que des déclarations et attitudes de certains élus LREM dont on se demande bien d’où ils sortent. Mais le comportement pour le moins cavalier du Chef de l’État ayant entrainé la démission du Chef d’État-Major des Armées, le général de Villiers, au moment où la conjoncture exige une pression de plus en plus grande de nos forces, n’est sans doute pas étrangère à cet effondrement sondagier.

La lettre ci-dessous, cosignée de 15 hauts gradés, montre, si besoin était, que le divorce entre l’Exécutif et les Autorités Militaires n’a jamais été aussi grand depuis longtemps. 

En tous cas depuis un demi-siècle…

MLS

(certaines fins de paragraphes ont été soulignés par Minurne)


Monsieur le Président

C’est au Chef des armées que les signataires de la présente lettre souhaitent s’adresser. C’est au Chef des armées qu’ils veulent dire combien ils ont été stupéfaits par son attitude à l’égard du Chef d’état-major des Armées de la France.

Nous sommes des Officiers de tous grades et des différentes armées ayant quitté le service actif. Nous n’avons aucun mandat ; nous ne prétendons pas parler au nom de l’Armée, cette « grande muette ». Nous estimons en revanche, de notre devoir de vous faire part de notre indignation et de vous dire ce que beaucoup de nos jeunes camarades, nos frères d’armes en activité, ressentent sans pouvoir l’exprimer.

L’Armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde ni aveugle, ni amnésique. Elle n’a pas été sourde quand elle a entendu et cru en vos promesses de campagne. Elle n’a pas été aveugle lorsque votre tout premier geste a été de vous rendre au chevet de ses blessés. Elle a apprécié le symbole qu’a représenté votre choix d’un véhicule de commandement le jour de votre prise de fonction, elle a été sensible à l’image de l’autorité restaurée que vous avez voulu afficher. Tant vos paroles que les symboles que vous aviez choisis semblaient donc démontrer votre compréhension des forces armées et la priorité que vous leur accorderiez dans le contexte actuel.

Mais alors tout cela n’était-il que promesses, paroles et maniement des symboles ? On est en droit désormais de se poser la question en entendant les propos que vous avez tenus publiquement à l’Hôtel de Brienne à l’encontre du Chef d’état-major des armées, à la veille des cérémonies du 14 juillet. Cela restera longtemps dans les mémoires.

« Je considère pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique… »

Mais alors est-il vraiment digne de réprimander, non seulement en public, mais devant ses subordonnés, un grand chef militaire, au sujet de propos destinés aux membres d’une commission parlementaire, au cours d’une audition censée être confidentielle ? Le CEMA ne faisait-il pas son devoir en rendant compte loyalement à la représentation nationale de l’état des armées ?

Cette humiliation publique est une faute, Monsieur le Président.

«J’ai pris des engagements…»

Mais alors, après avoir prolongé le CEMA d’une année, ce qu’il a accepté en toute loyauté, précisément pour mettre en œuvre vos engagements de campagne, pourquoi lui faire grief de refuser d’endosser vos reniements ? Comment pouvez-vous penser qu’il accepterait de se soumettre et de perdre ainsi la confiance de ses subordonnées ?

Ce reniement est une faute, Monsieur le Président.

« Je suis votre chef… »

Tous les militaires le savent et ils sont vexés que vous le leur rappeliez. Mais alors, serait-ce que vous en douteriez vous-même ? Dans ce cas, ce doute vous honorerait car il montrerait que vous avez senti la différence entre être le chef légal, et être le chef véritable : celui qui, connaissant le métier des armes, respecte ses hommes et en retour se fait aimer d’eux ; celui qui, parce qu’il a d’abord commencé par obéir, a appris à commander. Si votre jeunesse est une excellente chose, elle ne vous a pas apporté l’expérience du Service sous les armes. Personne ne vous le reproche, mais ceci implique un minimum d’humilité : commander n’est pas « manager ».

Ce défaut d’humilité est une erreur, Monsieur le Président.

« Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir… »

Nous ne demandons qu’à le croire, mais pour l’instant vous ne les tenez pas, et nos ennemis eux, ne vont pas attendre une année supplémentaire pour frapper les nôtres. Quant à l’argument consistant à dire au pays que la coupe budgétaire annoncée n’aura aucune incidence sur la vie de nos soldats, il est fallacieux, et vous le savez. Il a été utilisé par vos prédécesseurs depuis des décennies et il est la cause des nombreux retards, diminutions, voire annulation de programmes, responsables du délabrement actuel de nos matériels ; situation que nos hommes vivent durement au quotidien, en conditions de guerre. En réalité vous mettez nos armées dans une situation encore plus tendue, vous le savez et vous manipulez la vérité.

Cette manipulation est une faute Monsieur le Président.

« Je n’ai, à cet égard, besoin de nulle pression et de nul commentaire »

Considéreriez-vous donc comme une « pression » ou un « commentaire » le compte-rendu que le Chef d’état-major a présenté en toute vérité et loyauté à la commission parlementaire ? Le CEMA ne doit-il adresser à la représentation nationale que des propos bien lissés et bien formatés en lieu et place de la réalité ? Quel caporalisme, quel manque de considération pour lui comme pour elle ! Quel mépris vis-à-vis des problèmes réels auxquels nos armées ont à faire face !

Ce mépris est une faute Monsieur le Président.

« J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve… »

Précisément, votre devoir était de faire preuve de réserve vis-à-vis de votre grand subordonné ; les termes vifs qu’il a utilisés ne vous étaient pas destinés, vous le saviez. Rien ne vous obligeait à rendre publique une fuite de confidentialité et à l’exploiter en violente diatribe à son égard. Où est la réserve quand quelques jours plus tard, comme si cela ne suffisait pas, vous déclarez dans la presse que « L’intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels », laissant ainsi entendre que le souci du CEMA concernant l’obsolescence des matériels lui seraient « susurrés » par le lobby militaro-industriel ? C’est bas. Ce n’est pas digne, Monsieur le Président. Où est la réserve quand, dans le même journal, vous ajoutez en parlant du général de Villiers qu’il a toute votre confiance, « mais à condition de savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la république comme dans l’armée » ? Où est la réserve dans de tels propos adressés à un homme qui sert les Armes de la France depuis quarante ans, quand vous ne les découvrez que depuis deux mois?

En conclusion, vous aurez compris, Monsieur le Président, que vos paroles publiques visant le Général de Villiers n’ont pas seulement atteint ce grand serviteur de la France et de nos armées mais aussi un grand nombre de militaires qui, comme nous, se sentent humiliés. La blessure est profonde. C’est pourquoi, loin des innombrables commentaires politiques, techniques ou simplement polémiques, nous pensons qu’il est de notre devoir de vous parler avec le cœur. Vous aviez bien commencé avec les symboles, et nous avons cru en votre parole ; mais aujourd’hui elle s’est transformée en mots inutilement destructeurs et vos récentes déclarations d’amour à Istres ne sont perçues encore que comme des mots, pour ne pas dire comme de la communication.

Alors, Monsieur le Président, réservez et retenez votre parole pour qu’elle redevienne La Parole, la parole donnée, la parole qu’on tient : celle en laquelle nous pourrons croire à nouveau. Laissez les symboles et les discours et passez aux actes concrets pour vos militaires. Vous êtes leur chef constitutionnel, soyez-le dans leur vie réelle, écoutez-les, respectez-les.

Général de brigade aérienne (2S) Diamantidis

Ont également signé cette lettre :

Général de division aérienne (2S) Tsédri
Général de division aérienne (2S) Champagne
Général de brigade Gendarmerie (2S) De Cet
Général de brigade Terre (2S) Reydellet
Colonel Terre (ER) Wood
Colonel Terre (ER) Lerolle
Colonel Terre (ER) Noirot
Colonel Terre (ER) Aubignat
Colonel Air (ER) Piettre
Colonel Air (ER) Populaire
Médecin en chef (H) Reynaud
Lieutenant-Colonel Air (ER) Delalande
Chef de bataillon Terre (ER) Gouwy
Capitaine Terre (ER) Diamantidis

 

L’INÉVITABLE RUPTURE
(éditorial du Général Martinez)

Jamais un État en situation de guerre n’aura fait subir aux forces armées qui protègent la nation une diète aussi insensée et imprudente. L’annonce d’une coupe de 850 M€ du budget 2017 des armées qui représentent, en fait, les surcoûts des OPEX (opérations extérieures) et des OPINT (opérations intérieures) – non budgétés, il faut le souligner, car seuls 450 M€ l’ont été alors que le véritable coût est 1,3 Md€ – est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Il est vrai que le président de la République ne s’attendait pas à ce que le Chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, exprime sa désapprobation à la suite de cette décision prise par le gouvernement. Complètement étranger à l’institution militaire et à la culture qui habite ceux à qui la France a confié son épée, il vient de découvrir qu’au sommet de la hiérarchie militaire un général, voire des généraux, ose(nt), lorsque l’intérêt supérieur du pays et de la nation est en cause comme c’est le cas aujourd’hui, exprimer son (leur) désaccord. Alors, il a cru bon de devoir, lors de son discours aux armées, la veille de la fête nationale, humilier le CEMA avec des propos inappropriés mais révélateurs d’un orgueil démesuré qui ne supporte pas la contradiction, rappelant notamment qu’« il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique ». Peut-on relever que le CEMA s’est exprimé – et c’est un devoir légitime – à huis-clos devant les parlementaires concernés par le sujet ? Peut-on ajouter que le président de la commission qui l’auditionnait a regretté les mesures prises par le gouvernement et a donc approuvé les conclusions émises ? N’est-ce pas le président de la République lui-même qui, par sa déclaration brutale, étale ce débat sur la place publique ? Mais peut-être est-ce par calcul afin de signifier au CEMA que son crime de lèse-majesté n’a qu’une issue, son départ.

Cependant, il n’est pas certain que le président sorte grandi de cet incident. Rappeler, en effet, sur un ton condescendant et méprisant que le chef, c’est lui peut non seulement être considéré comme une réaction d’enfant gâté mais constitue, à l’évidence pour qui a commandé des hommes, une faute qui se traduit par une marque non pas d’autorité mais d’autoritarisme. Mais cette réaction se révèle être surtout une marque de faiblesse préjudiciable pour la confiance à son égard.

Permettons quelques observations probablement désagréables mais difficilement contestables.

Première anomalie, s’agissant de la répartition de cette purge budgétaire pour 2017 entre les ministères, les armées se voient appliquer injustement 20% du total alors qu’en toute équité cela aurait dû représenter 13%. Les armées sont donc doublement pénalisées.

Ensuite, on peut s’étonner que le Premier ministre, « découvre » avec le rapport de la Cour des Comptes le déficit à combler pour 2017 pour respecter la volonté de Bruxelles et le qualifie d’inacceptable. En effet, le président de la République, héritier direct du quinquennat précédent en matière économique n’était-il pas à la manœuvre jusqu’à la fin du mois d’août 2016 et donc responsable au moins partiellement de cette situation ? Enfin, last but not least − comme dirait le président qui s’exprime beaucoup en anglais au lieu de le faire dans la langue de Molière pour défendre et faire rayonner la langue française − il est aujourd’hui au pouvoir grâce à un coup d’État institutionnel, n’ayant, de surcroît, obtenu que 18% des voix des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle.

Et pour couronner le tout, avoir jeté l’opprobre sur la France en accusant notre pays d’avoir commis un crime contre l’humanité en évoquant la colonisation restera pour les patriotes – notamment au sein du monde militaire – une tache indélébile.

Cela dit, ce sérieux désaccord entre le CEMA et le Chef de l’État révèle simplement le niveau atteint par l’incompréhension et le décalage énorme qui s’est instauré entre le militaire et le politique en matière de conception de la gouvernance du pays sur le long terme qui doit viser la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur. Il y a aujourd’hui, incontestablement, un fossé qui s’est creusé et qui sépare l’approche des problèmes du monde, et par voie de conséquence du pays, entre le militaire et le politique dont les logiques et les horizons sont par nature différents.

Le premier voit loin et la permanence de la défense du pays et de ses intérêts, la sécurité et la protection de la nation restent un tourment constant qui dépasse le temps présent et s’inscrit dans le temps long.

Le second détient le pouvoir après avoir gagné des élections qui consacrent généralement des ambitions personnelles mais l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas toujours et qui le maintient dans une vision qui, la plupart de temps, ne dépasse pas le court terme et qui s’inscrit donc dans le temps court.

Mais le destin du peuple, le destin de la nation, s’inscrivent dans le temps long. 

Alors, s’agissant de la sécurité à l’extérieur, chacun sait que depuis très longtemps le budget de nos forces armées a servi de variable d’ajustement et il faut reconnaître que depuis la fin de la Guerre froide la situation n’a fait qu’empirer, la détérioration de nos capacités opérationnelles ayant atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d’ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde.

C’est la conséquence du relâchement de l’effort de défense qui en une trentaine d’années est passé de 3% à 1,5% du PIB.

Et les promesses de relever cette part du PIB à 2%, à l’horizon… 2025, sont indécentes compte tenu de l’état plus que préoccupant de nos forces armées. Et c’était le devoir du CEMA de le dire.  

Quant à la concorde à l’intérieur, elle dépend essentiellement du niveau de cohérence interne de la société qui se caractérise par sa culture et donc son identité. Force est de constater que la société française n’est plus aujourd’hui une société apaisée et ne le sera plus avant longtemps en raison de la fracture identitaire qui lui est imposée contre son gré avec une immigration de peuplement qui a marqué les quatre dernières décennies et à laquelle il faut ajouter aujourd’hui la submersion migratoire qui frappe l’Europe, sans réaction de l’Union européenne ou des chefs d’État européens, à l’exception de ceux du Groupe de Visegrad.

Circonstance aggravante, cette immigration de peuplement, complétée par cette submersion migratoire africaine, véhiculent une culture hostile à la nôtre et incompatible avec la démocratie.

Refuser de le comprendre met en sérieux danger l’avenir de la nation et de l’Europe.

Le terrorisme islamique qui sévit le confirme et nos forces armées exsangues sont engagées également sur le territoire national alors qu’elles n’ont jamais été autant sollicitées sur les théâtres extérieurs depuis la fin de la Guerre froide et alors qu’elles ont perdu avec les purges engagées au cours des deux derniers quinquennats 70.000 hommes !

Alors quel sera le dénouement de cette confrontation entre le président de la République et le CEMA, puisque ce dernier est convoqué le 21 juillet à l’Elysée ? Le président recevra-t-il le général Pierre de Villiers pour lui réitérer son mécontentement et pour exiger sa démission – seconde humiliation – ou pour, considérant qu’une large majorité de Français approuve le général, passer l’éponge ?

Une chose est certaine : le CEMA a été humilié publiquement et ceux qui portent l’uniforme ou qui l’ont porté se sentent offensés car il ne s’agit pas d’une lutte engagée pour des intérêts personnels ou pour des intérêts propres aux armées mais pour la défense de la France et de son peuple aujourd’hui en guerre. Ne pas vouloir le comprendre est irresponsable et augure mal de l’aptitude du chef de l’État à appréhender les vraies menaces qui pèsent sur la nation.

Il serait donc logique que le CEMA décide de démissionner et le fasse savoir avant de se rendre à cette convocation.

Sans remettre en cause la primauté du civil sur le militaire, il convient cependant de rappeler que les forces armées exercent un sacerdoce au service avant tout du Peuple, quels qu’en soient ses représentants.

Cela dit, cette situation de crise est à rapprocher de celle qui s’est déjà produite il y a deux ans et au cours de laquelle, pour des raisons portant sur des réductions importantes d’effectifs décidées alors que la France est en guerre, le CEMA et les chefs des trois armées (Terre, Air, Mer) ont déjà failli démissionner. Le ministre de la Défense avait alors su exercer son rôle notamment de médiation et convaincre le président de la République.

Aujourd’hui, deux mois après le début du quinquennat, nous en sommes déjà à un second ministre, non plus de la Défense mais des Armées, court-circuité car son champ d’action a été réduit, le président ayant décidé de s’accaparer toutes ces prérogatives, avec le risque évident d’être en permanence en première ligne.

On ne voit donc pas pourquoi les trois autres chefs des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, solidaires du CEMA, pourraient ne pas le suivre cette fois-ci en démissionnant également. Une crise serait alors ouverte mais qui aurait le mérite de créer un choc pour rappeler à nos élites politiques leurs devoirs à l’égard de la nation en sérieux danger sur son propre sol. Des drames sont, en effet, en train de se préparer et les responsables politiques ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Avec mon essai « Quand la Grande Muette prendra la parole » (éd. Apopsix), préfacé par Ivan Rioufol, nous sommes dans l’actualité et dans le vif du sujet.

Général (2s) Antoine Martinez
Coprésident des Volontaires Pour la France


Ceux qui ont lu et apprécié « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire » ne manqueront pas de lire le nouvel essai que vient de publier le général Martinez « Quand la Grande Muette Prendra la Parole ».
Un projet auquel souscriront l’ensemble des patriotes, las de l’incompétence des prétendues élites et de la décadence économique, morale et identitaire de notre pays. Acheter et faire connaître cet ouvrage constitue un acte de résistance, de patriotisme et une contribution à l’ardent effort de redressement de la France.


 

 

MACRON AIME L’ARMÉE.
EN MÊME TEMPS, IL LA DÉTRUIT.

Macron, dans son théâtre, joue au chef de guerre qu’il n’a jamais été et ne sera jamais. Tout en postures, comme d’habitude, rien dans la tête, le cœur ou les tripes pour faire un vrai chef de guerre. Comme d’habitude, il a fait pendant sa campagne des promesses aux Armées, autant qu’elles en espéraient, respect, valorisation et augmentation du budget au fil des ans. Et, comme d’habitude, il n’en tient aucune, se permet de donner des leçons à des militaires qui n’en peuvent plus, de ceux de l’opération Sentinelle que la France loge plus mal que des SDF ou des migrants, jusqu’aux généraux.

Le summum de la malhonnêteté est d’avoir autorisé son ministricule du Budget, Gérald Darmanin, à annoncer que le budget des Armées est réduit de 850 millions sur 2017. Que voulez-vous… il faut bien boucher les trous dans les finances de l’État laissés par le deux grands éconocuistres du quinquennat précédent, messieurs les sinistres incompétents Sapin et Macron (un homonyme de l’actuel président, mais, nous dit son entourage, ce n’est pas le même homme).

Le Chef d’État major des Armées, Pierre de Villiers, le frère de Philippe, a menacé de démissionner. « Je ne vais pas me faire baiser comme ça », a-t-il déclaré à la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. « Il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique », lui a répliqué sèchement le petit bonhomme qui tient lieu de président de la République. Ah ! Évidemment, si dire ce que l’on pense aux députés qui vous interrogent est un délit, autant arrêter tout de suite de faire perdre leur temps aux députés, ou ne leur parler qu’après avoir reçu le visa des commissaires politiques de l’Élysée.

Mais qui a étalé le débat sur une scène dans la cour d’honneur du ministère des Armées ? Une tribune où l’on peut voir à l’extrémité droite, la théâtreuse en mini-jupe blanche, son premier conseiller d’entre les conseillers de la présidence, son égérie qui, dit-on, lui souffle ses répliques cinglantes parce qu’elle n’aime pas qu’un général, chef des Armées de surcroît, se permette de critiquer les reniements de parole du dieu de l’Olympe qu’elle a porté dans ses petits bras musclés de son lit jusqu’à la présidence.

Du coup, de peur sans doute d’encourir les foudres de « Bibi » Macron, aucun journaliste n’a osé critiquer le discours long et filandreux du président à Nice, où il a réussi l’exploit théâtral de pleurnicher vingt minutes durant sur les victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, sans jamais citer le nom de l’assassin musulman, ni les mesures qu’il envisagerait de prendre pour empêcher un nouvel attentat. Et cela n’inquiète personne !

Que fera-t-on du prochain djihadiste qui massacrera quelques dizaines de Français, si par miracle on le capture ? On le mettra dans une prison dorée avec salle de sport privée comme Salah Abdeslam, le tueur du Bataclan ? Abdeslam, ce « héros tragique » comme l’a décrit le psy Boris Cyrulnik sur Europe 1, estimant que ce pauvre garçon « souffrait de carences éducatives, culturelles et sociales », autrement dit que ce n’est pas l’islam dont il se revendique, ni le réchauffement climatique comme le pense Macron, mais d’Éducation nationale qui génère des terroristes. Ces bêtes sauvages, des barbares aveuglés par le sang et l’envie d’en découdre avec les non-musulmans, surtout s’ils sont juifs, comme le prescrit le Coran et comme on l’enseigne dans les familles musulmanes au Maghreb. Ce n’est pas la faute des Français si les grands tueurs de ce début du XXIème siècle s’appellent Kouachi, Djokar et Tamerlan Tsarnaïev, Clain, Abdeslam, El Bakraoui, Merah, Belhoucine…

Emmanuel Macron, ado arriviste et arrivé, est institutionnellement le chef des Armées, mais cela fait-il de lui « un chef sachant cheffer » comme disait Jacques Chirac ? Il devrait écouter le discours de Donald Trump à Varsovie, (« remarquable, il aurait du le prononcer à Bruxelles », devant la Commission européenne, a déclaré Angela Merkel). Un discours où il évoque la nécessité pour les Européens de se prendre en mains leur destin et leur sécurité.

Alors, en un temps où la France mène simultanément plusieurs guerres sur plusieurs fronts du fait de François Hollande, le président le plus belliciste qu’elle ait jamais eu, un temps où les Armées sont épuisées et exsangues, est-ce trop demander à un esprit qui se dit « complexe » mais « en même temps » montre son incompréhension dramatique des grands enjeux en cours, que ce n’est pas le moment de se servir des militaires comme variable d’ajustement à ses erreurs de gestion passées et présentes à la tête des Finances de la France?

La défense est une question stratégique, d’intérêt national, que même un esprit, surtout s’il s’imagine qu’il est complexe, doit penser dans le temps long. « La défense ! C’est la première raison d’être de l’État, il n’y peut manquer sans se détruire lui-même » écrivait Charles de Gaulle que Macron devrait lire au lieu de se contenter, comme on l’a vu faire, de feuilleter ses Mémoires. « L’État, c’est la force armée » disait le rédacteur de la Constitution de la Vème République, Maurice Duverger.

Détruire l’Armée française à petit feu est le grand chantier lancé par Mitterrand et poursuivi par ses successeurs à la présidence, Hollande ayant été celui qui a trouvé le moyen de la pousser au suicide assisté en la lançant dans de multiples guerres sans grande efficacité, comme le montre la présence toujours indispensable de nos soldats sur tous les fronts, alors que si on leur en donnait les moyens plusieurs de ces guerres interminables auraient pu être gagnées depuis longtemps.

Ce n’est pas en mettant une chef-comptable, Florence Parly, à leur tête que l’on va sauver nos Armées de la déroute financière. Et ce n’est pas non plus avec un Chef des Armées en titre, mais qui n’a rien d’un chef de guerre, que l’on protègera la France de ses ennemis.

L’Imprécateur

 

« CES GENS QUI NE SONT RIEN » dixit Macron.

“ Les gens ne sont rien ” dit Jupiter… Mais il se fout d’eux quand même devant l’aréopage de ses domestiques endormis par un discours soporifique à force platitudes, annonces déjà faites pendant sa campagne, répétitions de promesses qu’il accomplira, dit-il, « avec intelligence ».

Les photos de la tribune du gouvernement sont parlantes. Hulot et Le Drian dorment. Les vieilles bâillent. On va finir par regretter que notre apprenti dictateur ne soit pas Kim Jung Un qui fit fusiller un général s’étant endormi pendant l’un de ses discours, ça aurait fait quelques coûteuses serpillières de moins.

La seule chose intéressante et amusante fut d’assister à la tentative de contrôle de leurs orgasmes à répétition des deux macronolâtres Ruth Elkrief et Nathalie Saint Cricq, toujours prêtes à lui lécher les babouches et plus si affinités.

« Qu’a-t-il dit ? − Ah oui ! Réforme intelligente du CESE, plus d’Europe intelligente, plus de réfugiés (intelligemment !), un chouia de proportionnelle, mais (intelligemment !), l’armée européanisée (intelligemment !), moins de parlementaires (par tri sélectif et… intelligemment !) comme chez Veolia. Arrogance, mépris, et (j’ose le dire parce que c’est facile à démontrer) insuffisance intellectuelle dans ce discours à 600.000 euros. Et les autres, là, dans la salle du Palais de Versailles, qui applaudissent comme des crétins celui qui vient de leur annoncer qu’il va virer une partie d’entre eux ! Mais non, pas si bêtes en fait ! Ils savent bien qu’il ne le fera pas parce qu’il ne peut pas le faire. Ils ont été élus par le peuple, comme lui. Il annoncera peut-être une réduction de l’effectif, mais pour après son quinquennat, quand il aura été viré ou contraint, comme Hollande, de ne pas se représenter.

Lundi 3 juillet, au lendemain du mini-sommet entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand, la tonalité de la presse italienne était enthousiaste. Le Corriere della Sera annonçait une « entente à trois sur [la question des] migrants », La Repubblica un « pacte », tandis que le journal romain Il Messaggero saluait le « oui de Paris et de Berlin ». Il n’y avait pratiquement que le quotidien de droite Libero pour estimer que rien n’était joué et avertir : « Il souffle un vent de je-m’en-foutisme sur le continent ».

Comme toujours, c’est le quotidien de droite qui avait raison. Macron a tenu son discours de gros-nul devant le Parlement. Il a parlé d’« accueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel, car ce sont là nos valeurs, mais sans les confondre avec des migrants économiques et abandonner l’indispensable maintien de nos frontières ». S’il le fait vraiment. Mais il ne le fera pas, son discours n’étant qu’un extincteur de la colère du peuple français.

C’est donc, entre les lignes, une fin de non-recevoir, relève la presse italienne. Rome demandait notamment, à coups de menaces, que la France et l’Espagne ouvrent leurs ports aux bateaux des ONG, pour alléger la pression sur les siens, confrontés à une importante vague migratoire.

Mais on apprend que plusieurs ONG organisent le trafic de migrants en collaboration étroite avec les trafiquants de chair humaine, leur fournissant à prix réduit les superbes canots pneumatiques neufs que l’on voit à la télé, prévenant par téléphone les marines nationales italiennes, espagnoles et françaises de la position des canots en prétendue détresse dont les occupants ont été dûment formés au jeu des questions-réponses avec les autorités. Ils ont froid et faim, il ont quitté la côte libyenne sans que les passeurs complices des ONG leur aient fourni eau et nourriture, il ont perdu plusieurs des leurs (presque toujours des chrétiens) qu’ils ont balancé par dessus bord, il ont toujours avec eux un femme enceinte de huit de mois et trois ou quatre petits pour les photos des journalistes. Tous ces hommes jeunes, pouilleux mais en bonne santé ont perdu leurs papiers, ont sur eux la liste et les numéros de téléphone des associations mafieuses qui vont leur permettre d’avoir nourriture, logement et la prime d’attente de 513 euros, etc.

Et ça marche ! Pourquoi ça ne marcherait-il pas puisque les autorités européennes et Macron veulent ces migrants pour métisser et remplacer à terme ce peuple de vieux blancs conservateurs européens ?

Rien sur l’immigration ou presque. Rien sur la sécurité des Français.

Ce discours était inutile, étalage de mépris pour les élus et le peuple français, de vanité, mots creux, phrases dénuées de sens, lieux communs. Un discours de technocrate, écrit par un énarque pour un énarque.

Il reflète à la perfection le personnage Macron : étudiant brillant, orateur habile capable de changer son propos en fonction de celui qui l’écoute, penseur qui pourrait passer pour “profond” s’il n’était le roi du copié-collé, cherchant plus à éblouir qu’à persuader, girouette dorée en réalité.

Hollande l’appelait “l’homme aux dix-sept discours” parce qu’il a l’art de contenter tout le monde et de ce fait plait plus que ses adversaires qui ont des valeurs et des convictions bien ancrées. Les banlieues transformées en coupe-gorges, la dette qui vient de gonfler de huit milliards (dont il est tout autant que Hollande responsable), les maladresses et les petites escroqueries de plusieurs ministres, la bêtise crasse et le ridicule de bien des députés de son parti, la loi des suspects sous le nom de moralisation de la vie publique, comme si une loi avait jamais empêché les mafias politiques et médiatiques de prospérer, rien n’y fait, Macron séduit.

Et même des vieux briscards de la politique, comme Denis Tillinac que l’on croyait plus futé, disent qu’il faut lui donner sa chance, « Après tout, si ce pouvoir pendant cinq ans ou dix remet la France sur de bons rails » (in Valeurs Actuelles). Le voilà séduit, lui aussi.

Qui pourra l’arrêter ? − Angela Merkel peut-être, qui du geste lui signifie qu’il doit rester à sa place, derrière elle.

L’Imprécateur

 

LA POLICE VA-T-ELLE, ELLE AUSSI, SE RÉVOLTER ?

Il faut lire cette lettre d’Olivier Damien, docteur en droit et commissaire divisionnaire honoraire de police. Publiée sur le site de Boulevard Voltaire, elle est une illustration de la méthode gouvernementale pour inciter les citoyens, ici les policiers, à bien voter en achetant leurs votes. Huit milliards y ont été consacrés en 2016, distribués en grande partie aux fonctionnaires, dont la Cour des Comptes signale aujourd’hui qu’ils plombent le budget 2017, empêcheront qu’il soit équilibré et augmenteront la dette de la France. Mais quelle importance, puisque cela a permis l’élection de quelques députés LREM de plus ? La police, entre autres, a un besoin évident de moyens financiers supplémentaires, mais il faut les dégager par la réduction du train de vie somptueux de l’Etat, en commençant par les dépenses royales d’un président qui dans tout ce qu’il entreprend semble préférer les fastes de Versailles à ceux déjà conséquents de l’Élysée.

Boycottez la retransmission en direct de son discours de lundi prochain à Versailles, vous en aurez suffisamment d’échos et de commentaires dans les médias immédiatement après. Si peu de Français l’écoutent, cela lui fera peut-être comprendre qu’il doit adopter une méthode républicaine, économe et démocratique pour gouverner. On peut toujours rêver, c’est peu probable, il est énarque le bougre, alors comprendre…

L’Imprécateur

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« Tout le monde, ou presque, se souvient des manifestations de policiers qui ont émaillé l’année 2016. Elles avaient vu, pendant plusieurs semaines, des milliers de policiers descendre dans la rue pour dénoncer leurs conditions de travail, ainsi que des relations hiérarchiques fortement dégradées.

Fait unique dans l’histoire de l’institution, un « mouvement des policiers en colère » était même né, au grand dam des organisations syndicales, totalement dépassées par les événements. Un plan d’urgence de 250 millions d’euros avait alors été décidé par le gouvernement de Manuel Valls, dans la précipitation la plus totale, et en dehors de toute anticipation budgétaire. Ce geste, plus symbolique que réellement efficace, avait cependant calmé les ardeurs révolutionnaires de nos gardiens de la paix, lesquels, fortement incités par leur hiérarchie, avaient sagement regagné leurs commissariats.

Depuis, les élections ont eu lieu. Il y a été fort peu question de lutte contre le terrorisme ou contre la délinquance, et la situation dans les services de police ne s’est pas améliorée. Bien au contraire. C’est ainsi qu’un syndicat de gardiens de la paix, qui a appelé à voter pour Emmanuel Macron à l’occasion du second tour de la présidentielle, vient de faire savoir que, selon une étude réalisée par ses soins, 71 % des policiers estiment aujourd’hui ne plus pouvoir faire face à leur charge de travail. Ce chiffre atteindrait même 82 % parmi les effectifs de la sécurité publique.

En cause, les contraintes horaires liées à l’état d’urgence, l’alourdissement des procédures administratives et judiciaires, les problèmes matériels et le manque de formation.

Il est un fait que, depuis de nombreuses années, la police nationale ne cesse de se paupériser. Et la diminution des effectifs ou les réformes pénales contraignantes mises en place au cours de ces dernières années – toutes en faveur des droits de la défense – ne sont pas seules responsables de ce qui ne va pas tarder, si rien n’est fait, à faire chavirer une administration qui bénéficie pourtant globalement d’un large soutien dans la population.

Oui, les policiers sont fatigués. Par des mois de mise en œuvre d’un état d’urgence qui, à défaut d’être efficace d’un point de vue opérationnel, sur-sollicite des services déjà à bout de souffle. Par des manifestions et des services d’ordre à n’en plus finir, qui sont surconsommateurs d’effectifs. Par une politique de recrutement et de formation catastrophique qui n’a pas su anticiper les grands bouleversements sécuritaires que notre pays connaît actuellement. Par une organisation interne dépassée, qui aboutit aujourd’hui à un divorce entre la base et sa hiérarchie, puisque près de 70 % des policiers déclarent ne pas être soutenus par leurs chefs.

Pourtant, le nouveau ministre de l’Intérieur ne semble rien annoncer de tangible pour tenter d’améliorer une situation qui devient explosive. La police nationale a cependant bien besoin d’une grande loi de programmation. Pour améliorer les recrutements et pour réformer la chaîne hiérarchique encore trop lourde et trop inefficace. Pour doter les services des matériels dont ils ont besoin et pour simplifier des procédures qui prennent trop de temps et maintiennent les policiers dans les commissariats alors qu’ils devraient être sur la voie publique. Enfin, aucun signe n’a été donné par le gouvernement, pour résoudre le problème endémique des heures supplémentaires, évaluées aujourd’hui à plus de 20 millions. Alors, à quand le nouveau clash ? »

Olivier Damien

(Ce texte a été publié sur le site Boulevard Voltaire) 

 

VERS UN FRONT NATIONAL DU MARAIS MACRONEUX.

Il drague à droite, il drague à gauche…
Macron cherche-t-il à créer un front national contre l’opposition ?
Souvent, la photo officielle donne une indication sur l’orientation politique du nouveau président.
Pas celle choisie par Macron.

Elle a donné lieu à des analyses variées et parfois contradictoires de journalistes pour savoir ce qu’elle traduisait de Macron.
Mais elle n’a finalement aucun sens, comme je vais le démontrer ci-après, en en donnant une traduction loufoque qui prouve qu’elle dit tout et n’importe quoi. Pourtant, comme le montre une vidéo produite par le Service communication de l’Élysée, il l’a minutieusement préparée.
On le voit choisir ses deux smartphones, ce qui est normal puisqu’il a deux oreilles, ouvrir les Mémoires du général de Gaulle et choisir une page au hasard, hésiter puis laisser fermés les deux autres livres, nous montrant ainsi que contrairement à Hollande qui n’avait, dit-on, lu aucun livre, il en a au moins lu un. Il place une horloge indiquant huit heures vingt, ce qui montre qu’il n’a pas le sens du temps puisque l’éclairage à 80° environ du soleil sur les arbres derrière lui à droite, indique qu’il devait être approximativement onze heures quand la photo a été prise.

Il est visiblement fatigué, il éprouve le besoin d’appuyer ses fesses sur le bord du bureau auquel il se cramponne. De Gaulle, Pompidou… et même Hollande étaient encore capables de se tenir debout quand la photo était enfin prise, pas lui. Les mains sont crispées, comme celles d’un pochtron se cramponnant au bureau de l’inspecteur pour prouver qu’il est encore capable de se tenir debout tout seul.

Il porte un complet noir dont la coupe arrondie de l’encolure singe celle d’un smoking et l’évasement aux hanches montre que celles-ci sont plus larges que ses épaules pourtant rembourrées. Rien d’anormal puisqu’il est gaulé comme une canne à pêche. Contrairement à Hollande, il porte une chemise au col impeccable, la cravate gris-bleu-foncé est droite et les manchettes dépassent équitablement de 2 mm chacune de manches. C’et un peu trop calculé comme tout ce que fait Macron, mais c’est bien.

Le plus étonnant est la position qu’il adopte, bras arqués comme un rugbyman néo-zélandais au haka, toujours ce désir de faire croire qu’il est costaud et que l’écartement des bras est dû à ses pectoraux surdimensionnés.

 

 

Mais personne n’y croit. Pour certains internautes, il serait un joueur de babyfoot,

 

 

 

 


Pour d’autres, un acteur de série B dans un western,

 

 

 

 

 

D’autres enfin en haltérophile débutant qui ne saurait pas que les haltères ne se soulèvent pas dans le dos mais de face.

 

.     

 

 

Quant à Marine Le Pen, elle le voit en dame pipi.

 

 

 

 

 

Et Mélenchon s’obstine à voir en lui un pharaon !

 

 

 


La fenêtre est largement ouverte, signe qu’il y avait une odeur nauséabonde dans la pièce que la climatisation partout présente à l’Élysée ne parvenait pas à éradiquer.

Mécontent de mon analyse, l’Elysée m’a fait parvenir l’interprétation officielle suivante.

A l’instar de cette député LRERM qui ne s’est pas présentée à l’Assemblée la première semaine parce qu’elle avait tennis avec ses enfants, Emmanuel Macron zappera la traditionnelle interview du 14 Juillet. Son excuse ? Il n’y aurait pas de journalistes au niveau intellectuel de la pensée présidentielle, a dit l’Élysée.
Très exactement, « La pensée complexe du Président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes« .
Complexe ?
Synonymes donnés par l’Académie française et les dictionnaires : « compliqué, difficile, embrouillé, nébuleux, obscur, sibyllin, ténébreux« . Voilà, c’est dit. Quand il lisait ses discours de campagne, il le disait lui-même comme le montre une vidéo « Là, je ne comprends pas ce qui est écrit, je ne comprends pas ce que ça veut dire« .
S’il ne se comprend pas lui-même, comment veut-il que les journalistes et les Français le comprennent ?

En réalité, la vérité est toute autre, Ce qu’il y a dans sa tête d’énarque n’est pas un pensée logique et organisée, c’est une julienne de légumes, une soupe chinoise. Il lit ses discours parce qu’il ne les a pas écrits – et les découvre en les lisant !
Et ceux qui les ont écrits sont des énarques comme lui, avec la même cervelle cafouilleuse. Tout n’est que charabia, langue de bois, palinodies , mots, simagrées, théâtre. Un enfilage de perles pêchées à droite et à gauche dans la littérature de droite et de gauche, dont les contradictions fréquentes et flagrantes sont reliées par des « en même temps« .
Exemple type de phrase macroneuse : « On pourrait croire que je suis de droite et en même temps que je suis de gauche. La réalité complexe est tout autre, je suis de droite et de gauche et en même temps je suis au-dessus« .

Le duel oratoire spontané n’est pas son truc à Macron. Quand il sort une de ces phrases assassines qui font son succès médiatique, comme « Make our planet great again », elle est passée avant entre les neurones d’au moins une vingtaine d’énarques qui l’ont inventée, pesée, corrigée, améliorée et soupesée, avant de la valider.

Le cerveau de Macron a été formaté pour gagner des concours, pas pour réfléchir. Exactement comme la cervelle d’un cheval de Grand prix de jumping est formaté pour franchir les obstacles. Ce cheval de concours est-il pour autant plus intelligent qu’un autre qui se débrouille tout seul dans la nature ?

Combien de temps Macron pourra-t-il tenir sur ce mode de communication prémâché ?
Pas très longtemps.

L’Imprécateur

 

LE SYSTÈME MACRON : DÉCRYPTAGE D’UN NOUVEAU TOTALITARISME.

Aujourd’hui, la question n’est plus d’empêcher Macron de gouverner, il est au pouvoir. La Constitution est ainsi faite que, quoi qu’il fasse, prolonger le hollandisme sous d’autres apparences, ou entreprendre une démarche berlusconienne de transformation de la société française (ce qui est le plus probable au vu de ses premières manœuvres pour résoudre les problèmes de la France sur le modèle américain de la gestion d’entreprise par les algorithmes, que l’on peut résumer en « méthode Obama »), il sera toujours à l’Elysée dans cinq ans.

Quoi qu’il en soit, et quoi qu’il fasse, Macron finira comme Berlusconi même si, a priori, il ne lui ressemble pas, dans une confusion entre les affaires de l’Etat et la finance internationale la plus malsaine. Les exemples d’hommes « neufs » et « jeunes » prétendant réformer un pays en dépassant les partis traditionnels et les clivages droite-gauche ne manquent pas dans l’histoire récente. Hitler le premier pulvérisa le vieux parti conservateur allemand incarné par le maréchal Hindenburg, et les partis se réclamant du socialisme en les absorbant dans le national-socialisme.

En 1994, en créant Forza Italia, Berlusconi annonça qu’il s’élevait au dessus des partis traditionnels de droite comme la Démocratie chrétienne, et de gauche comme le Parti communiste italien, le deuxième parti communiste d’Europe. Il les pulvérisa aussi, au point que le Parti communiste disparut en renonçant même à son nom, comme le Parti Socialiste français aujourd’hui. Forza Italia est le précurseur d’En Marche, un parti politique pensé comme une entreprise privée, utilisant les ressources du marketing, de la communication et du management, et sans programme.

Tout comme le parti israélien Kadima, apparu aux législatives de 2005 prétendit dépasser les vieux clivages droite-gauche en siphonnant la droite du Likoud et la gauche Avoda.
Lui aussi ne fut qu’un feu de paille qui enthousiasma la presse de l’époque.

Le succès initial d’Obama fut construit artificiellement par la presse de l’époque avec l’Obamamania qui toucha gravement toute la gauche française et européenne. Obama était jeune, diplômé, métis, l’incarnation du monde de demain. Il s’appuya sur la méthode algorithmique pour gouverner, comme le fait Macron.
C’est une méthode vieille comme le monde, inventée par les babyloniens (les syro-irakiens de l’époque), perfectionnée par le grec Euclide, l’iranien (on disait perse à l’époque) Al-Khwârizmî (qui n’était donc pas arabe comme ceux-ci le prétendent), le français Descartes (Discours de la Méthode), l’anglais Newton… pour aboutir à l’informatique quantique actuelle, elle-même en évolution rapide.

Pour faire simple, l’algorithmie consiste à tenter de résoudre un gros problème, par exemple réformer le droit du travail, en le décomposant en une multitude de petits problèmes plus faciles à résoudre que l’on va traiter séparément.
Par exemple pour détruire le CDI considéré comme un frein à l’embauche, on institue le « Contrat de Projet » – appelé aussi « CDI de projet » pour rassurer ses victimes – sorte de CDD, puisqu’il a comme échéance la fin du chantier, mais avec les garanties sociales du CDI.
Chaque parcelle du droit du travail sera ainsi traitée au coup par coup, puis Macron tentera une synthèse selon la méthode américaine du top-down/bottom-up : après avoir décomposé le problème, on tente ensuite sa recomposition en priant le ciel pour que le résultat final soit à peu près ce qu’on espérait, et si possible meilleur que le point de départ.

D’où l’impossibilité d’annoncer un programme, comme l’a dit Macron à plusieurs reprises. Le risque évident étant que le patchwork des mesures « réformées » aboutisse à un monstre moins efficace que le précédent.
Obama en a payé le prix, créant une assistance sociale a priori très généreuse, « Obama care », mais finissant en système compliqué et très coûteux pour un résultat inférieur même à celui de la Sécurité Sociale (qui n’est pourtant pas un bon exemple en comparaison des systèmes sociaux de la Suisse ou du Danemark, efficaces, bien perçus par les citoyens et relativement bon marché).

Les fonctionnaires ont à craindre d’être victimes du même processus qui, pour eux, débute à peine avec la mise sous tutelle des deux cents plus hauts fonctionnaires priés de rendre compte directement à l’Élysée.

Le processus algorithmique fonctionne à la perfection, ou presque, en informatique où l’on travaille sur 1 et 0, le binary digit, ou « bit ». Les erreurs sont inférieures à une pour un million d’opérations effectuées par l’ordinateur.

Mais gérer des populations ou des individus est beaucoup plus délicat et aléatoire et le taux d’échecs beaucoup plus élevé. Dans ce cas précis, les mathématiciens savent que la méthode algorithmique fonctionnera et donnera un résultat probablement bon. C’est le « probablement » qui pose problème, puisque il aura fallu détruire préalablement ce qui fonctionnait mal, mais avait au moins le mérite de fonctionner.

On nous dit qu’il faut donner sa chance à Macron. Pourquoi pas ? Mais il faut savoir que le risque d’échec total est élevé, quand la méthode programmée et plus brutale de Fillon – copiée largement sur ce qui a réussi partout ailleurs en Europe en termes de baisse du chômage et de reprise de l’activité économique – avait une chance de réussite.

Macron habille sa méthode d’un argument curieux. Si les syndicats et les fonctionnaires en avaient une claire conscience , elle serait immédiatement rejetée. Il ne cherche pas à réformer, dit-il, mais à changer le Système.

En disant cela, il pense séduire les insoumis et les frontistes qui voulaient détruire le Système.
Seulement, qui est Macron ? C’est l’homme du Système ! Un Système qui l’a fabriqué, promu comme une lessive de marque, poussé en écartant ou détruisant au passage tous ses concurrents, parce que le Système voulait Macron à la tête de l’État français.
Le Macron présélectionné par French American Foundation et Bilderberg, les organismes financiers internationaux Rothschild, Lazard, Morgan-Stanley, la Fondation Clinton, Goldman Sachs et autres, pour contrer tout changement du Système en changeant tout, comme le dit autrement mais dans le même sens le prince Salina dans Le Guépard.

Macron est un séducteur, un Don Juan de la politique, mais comme tout séducteur, c’est un prédateur.
Les banques et le CAC 40 l’ont bien compris, qui le soutiennent parce qu’ils savent qu’avec lui leur avenir financier sera prospère aux dépens des retraités et salariés qui inaugurent le quinquennat Macron avec une hausse substantielle de la CSG de 1,7 point. A ne pas confondre avec 1,7 % !
1,7 point représente environ 26 % d’augmentation de la taxe CSG pour laquelle seuls les fonctionnaires et, probablement les hommes politiques, recevront une prime compensatoire.

Macron, comme tous les débutants, en fait trop.
Jupiter, comme il se surnomme lui-même en toute modestie, a tout fait pour avoir une majorité à sa botte, une Chambre d’enregistrement peuplée de députés qui, pour être élus dans la majorité, ont signé un engagement à voter sans discuter les lois que proposera le gouvernement. L’élection des questeurs de l’assemblée a provoqué une révolte de l’opposition où l’on a vu Mélenchon soutenir Christian Jacob, président du groupe LR, et un vieux député communiste fustiger vertement le gouvernement et les élus macroniens, les accusant d’ignorer le règles élémentaires de la démocratie.

Le problème, c’est que Jupiter lui-même les ignore, elles ne font pas partie de sa culture. Même les journalistes présents à C dans l’Air jeudi commençaient à en convenir, ulcérés par le mépris dans lequel Macron les tient, estimant que leur intelligence n’est pas à la hauteur de l’intelligence présidentielle.
Après la révolte des élus de l’opposition qui commence, celle des journalistes va-t-elle suivre ?
La seule qui soit presque certaine, à échéance de quelques mois, est celle de la rue.

C’est ça le système Macron.

L’Imprécateur