“EN MARCHE !”… VERS LA FRANCE SOVIÉTIQUE
(L’Imprécateur)

« Ceux qui traînent derrière seront battus » (Staline).
« Certains feraient mieux d’aller voir ailleurs au lieu de foutre le bordelIl y a une France qui traîne… et une France qui travaille, il faut la laisser avancer » (Macron).
Une similitude de pensée évidente !

1917 – 2017 : il y a 100 ans, la Révolution d’Octobre

Le centième anniversaire de la révolution soviétique d’octobre, déclenchée par Lénine et Trotski, sera fêté le 25 octobre (si les autorités retiennent la date du calendrier Julien qu’utilisait encore la Russie en 1917) ou le 7 novembre (si elles choisissent le calendrier Grégorien que nous utilisons aujourd’hui). Peu importe, toute la gauche française va fêter la création de la première dictature socialo-communiste. Elle devait apporter le bonheur universel et la liberté par le progrès socialiste, mais s’est terminée en 1989 en naufrage économique comme en ont connu, sans exception, tous les systèmes socialistes dans le monde.

Voir le dernier en date : le Venezuela actuel.

Est-ce la raison de la folie marxiste qui saisit soudain le président Macron et ses équipes d’incompétents ou, plus simplement, le retour du ni-droite-ni-gauche électoraliste vers les bonnes vieilles utopies socialistes déjà mises en œuvre par les mêmes quand ils travaillaient pour Hollande ?

La grand-place de la capitale de Birobidjan

À partir de 1920, les dirigeants soviétiques commencèrent à déporter les Juifs en Sibérie, à 630 km au nord de Vladivostok, dans un lieu de l’oblast (province) de Birobidjan (en russe : Биробиджан ; en yiddish : ביראָבידזשאַן) où fut construit un camp de concentration qui devint ville par le miracle du travail, de la volonté, de l’intelligence et de l’organisation des Juifs, et le centre administratif de l’Oblast autonome juif en Russie. Aujourd’hui, il y a 80.000 habitants.

Puis, il déportèrent les Tchétchènes musulmans, les Tatars, les Chrétiens, les bourgeois, les politiques déviants… et exterminèrent consciencieusement la classe paysanne en Ukraine par la famine. Soit le paysan mourrait, soit il devenait ouvrier de la ferme collective kolkhoze : dix millions de morts d’une famine organisée par les communistes.

Staline mit trente ans à créer son paradis socialiste sans lésiner sur la mise à l’écart ou l’extermination de pans entiers de la société russe, ceux, disait-il, « qui trainent derrière« . Aujourd’hui en France, « On va voir tout le système socialiste en marche » (Marielle de Sarnez). En marche vers quoi ?

Retraités : les nouveaux koulaks

Emmanuel Macron, son gouvernement et ses soutiens financiers, continuent en l’aggravant la politique entreprise par Hollande. Elle commence par la marginalisation des retraités en les appauvrissant par la CSG. Fidèle disciple de Jacques Attali, Macron pense comme lui que les retraités sont « inutiles » et devraient « être euthanasiés » avant de prendre leur retraite.

« Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures ».
(Jacques Attali « L’avenir de la vie »).

Il y a déjà quelqu’un qui avait commencé quelque chose comme ça. C’était le IIIème Reich qui élimina « les bouches inutiles et les improductifs », notamment les handicapés mentaux.

Attali et Macron oublient que les retraités ont cotisé toute leur vie en travaillant beaucoup plus que ne travaillent les jeunes d’aujourd’hui et que si leurs caisses de retraite sont vides, c’est parce que l’État socialiste a puisé dedans pour abonder celles des fonctionnaires, déficitaires parce que mal conçues dès l’origine, et qu’il en a confié la gestion à des organismes paritaires dont les méthodes laissent à désirer en raison de leur incompétence notoire à gérer quoi que ce soit.

Antisémitisme, christianophobie et islamophilie

La continuation de la politique de Hollande se montre encore en ne condamnant pas, sinon dans les cas extrêmes, l’antisémitisme ouvertement revendiqué par la majorité des jeunes musulmans, provoquant l’expatriation de milliers de Juifs chaque année. Même chose avec les cas multiples de profanation des édifices religieux chrétiens (près de 200 non-sanctionnées cette année), et maintenant en faisant accuser par sa presse les bouddhistes de racisme, génocide et brutalité quand, en Birmanie, ils ne font que se défendre contre une invasion islamiste avec pour fer de lance l’Armée de libération des Rohingyas déjà dans la place.

Encourager, subventionner (comme le faisait Hidalgo), protéger l’islam et détruire toutes les autres religions, Macron le fait, Mélenchon et Hamon l’auraient fait, et « en même temps » disent qu’ils respectent la laïcité.

Et bientôt, la nationalisation des sols ?

Hollande avait rêvé de taxer les propriétaires-occupants (de leur maison) au niveau du loyer qu’ils auraient eu à payer s’ils n’avaient été que locataires. C’était une idée que lui avait soufflé un petit électricien raté à qui son militantisme gauchiste actif a permis d’obtenir des postes ronflants dans une multitude d’organisations parasites financées par nos impôts. Ce projet ayant suscité une levée de boucliers a fait long feu, mais il récidive en proposant à Macron de faire ce qu’avait fait Staline dans les années 20, réquisitionner les terrains et taxer les propriétaires des immeubles construits dessus.

Le projet n’est pas retenu dans l’immédiat, le ministre de l’Intérieur ayant signalé que le moment était mal choisi alors que les Français ont déjà du mal à digérer une hausse macronienne des impôts dont le versement de compensations promises à certains, mais pas à tous, est reculé à Pâques ou à la Trinité. Macron le garde-t-il sous le coude ? Macron n’aime pas les gens, « les immobiles » que sont les propriétaires sur lesquels il a déjà réussi à reporter l’ISF et il en exonère les milliardaires dont le patrimoine est essentiellement composé de biens mobiliers (actions…). II finira bien par prêcher que taxer les propriétaires de leur logement serait une question de justice sociale, puisqu’il y a des gens qui louent, parce qu’ils sont dans le camp du bien macronien en étant mobiles.

Il sera alors temps de nationaliser la propriété immobilière des terrains et immeubles.

En attendant, le « ministre de la transition écologique et solidaire » (ne riez pas, c’est de la novlangue) voudrait commencer à ruiner les propriétaires sous prétexte du bien écologique, en les obligeant à calfeutrer à mort leurs bâtiments.

Ce bon photographe et homme d’affaires est illogique, car s’il croit au réchauffement climatique comme il le dit, pourquoi isoler du froid des bâtiments qui bientôt seront en surchauffe extérieure ?

Illogique et donneur de mauvais exemple.

Hôtel de Roquelaure, 75007 Paris

L’Hôtel de Roquelaure  du Boulevard Saint Germain (mais voyez le parc !) où il a son appartement ministériel parisien a été construit au XVIIème siècle, racheté et transformé en 1709 par le maréchal Duc de Roquelaure. Ce grand bâtiment aux combles immenses est-il bien isolé ? Permettez-nous d’en douter.

La manière et le moment où les propriétaires seront taxés ne sont pas encore décidés, mais ils le seront. Où cela devient contradictoire, c’est que « en même temps », les aides publiques à l’isolation sont diminuées et devraient disparaitre dans deux ans (Budget 2018) !

Politique de gribouilles ? − Non : politiques socialistes.

Les cafouillages de la motorisation électrique

Illogique, donneur de mauvais exemple et mauvais calculateur. Hulot veut aussi mettre tout le monde à pied, en vélo ou en voiture électrique. Si Macron est un grand ami de la famille Bolloré, principal fabricant français de batteries électriques pour véhicules, c’est évidemment une pure coïncidence.

Quoiqu’il en soit, n’achetez pas de voiture électrique maintenant, elle sont déjà techniquement périmées.

En effet, la quasi totalité des voitures électriques modernes sont équipées de batteries au lithium-ion. Elles soulèvent de gros problèmes écologiques, parmi lesquels leur recyclage, et des problèmes environnementaux liés à l’extraction du lithium. De plus, bien que des progrès aient été réalisés, elles sont loin de rivaliser avec les moteurs thermiques pour la facilité et le temps de réapprovisionnement et leur capacité d’autonomie, toujours largement inférieure aux chiffres donnés par les constructeurs. De plus, il y a un risque d’emballement thermique en cas de surcharge. Et enfin, elles coûtent cher à produire, c’est la cause du coût élevé des véhicules électriques, alors que les moteurs électriques sont moins chers que les moteurs thermiques.

Des études sont en cours pour résoudre ces problèmes avec des batteries lithium-titanate, lithium-fer-phosphate, lithium-air, etc.

Mais surtout, on attend beaucoup du graphène, notamment pour obtenir des batteries relativement abordables pour des autonomies qu’on peut qualifier d’impressionnantes, de l’ordre de 1.000 à 2.000 kilomètres, des recharges rapides, de quelques secondes à 15 minutes maximum, et des cycles de vie pouvant dépasser les 10.000 recharges.

Premier problème, le graphène constitue l’élément structurel de base des nanotubes de carbone de forme cylindrique et des fullerènes, sphériques. Les nanotubes de carbone vont dans les batteries, et les fullerènes en combinaison de l’hydrogène pour transporter ce dernier avant exploitation dans une pile à combustible. Les recherches sur les applications du graphène et de ses composés sont encore très récentes, mais elles montrent déjà que ces matériaux ont des capacités extraordinaires de stockage de l’énergie qui va les rendre incontournables. Seulement… c’est du carbone ! Il est vrai qu’il n’est pas consommé par la batterie, mais il est extrait du graphite (d’où le nom « graphène ») et le cout de cette extraction est pour le moment exorbitant.

Tout cela évoluera, mais en combien de temps ?

Et puis, il faut juste espérer que l’extraction du graphène soit plus propre que celle du gaz de schiste…

Cela dit, il faudra au minimum 7 centrales nucléaires supplémentaires pour fournir le courant nécessaire à l’alimentation de 40 millions de voitures électriques en 2030. N’est-ce pas contradictoire avec la suppression de 20 centrales d’ici là, comme le souhaite l’hélicomaniaque Hulot ?

L’Imprécateur



 

 

LES “SAUTS DE CABRI” DE MACRON
(Jean Goychmann)

Le discours de la Sorbonne

Écoutant le discours d’Emmanuel Macron dans le grand amphi de la Sorbonne, il m’est revenu en mémoire la célèbre exclamation de de Gaulle qui fustigeait ceux qui faisaient « des bonds de cabri sur leur chaise en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe !!! » [1]. Déjà à l’époque, de Gaulle, qui n’était pas dupe des raisons non-avouées qui avaient conduit l’État Profond américain à laisser croire aux peuples européens que le projet qu’il développait « en sous-main » devait mener à ce qu’il est convenu d’appeler « une Europe intégrée » alors qu’il s’agissait simplement de créer une zone de libre-échange ouverte à tous les vents de la mondialisation future. Naturellement, cette Europe intégrée devait ouvrir aux peuples européens un avenir radieux de paix et de prospérité afin de solliciter leur adhésion.

La Trilatérale

Aujourd’hui, plus de cinquante ans après, les objectifs déclarés ont évolué. La nécessité de l’intégration n’est plus guidée par la perspective de paix – considérée comme acquise – mais pour répondre à un autre danger lié à la mondialisation. Je trouve d’un cynisme absolu le fait de nous dire que notre industrie n’est plus capable d’affronter seule la concurrence mondiale, notamment celle de la Chine, alors que, depuis des années, nos dirigeants ont constamment agi pour l’affaiblir. J’ai encore dans l’oreille les propos de ceux qui, suivant le projet d’organisation mondiale tel que le concevait la Commission Trilatérale dans les années 70’, pensaient que le moment était venu de faire passer les pays développés vers l’ère “post-industrielle”.

Cette Commission Trilatérale, créée en 1973 par David Rockefeller et Zbignew Brezinzki, pensait qu’une nouvelle distribution des activités financières, commerciales et industrielles à la surface de la planète allait permettre d’assurer la paix mondiale grâce à une répartition harmonieuse de celles-ci.

En gros, les pays fortement industrialisés allaient évoluer vers les activités financières : les pays en voie de développement (aujourd’hui appelés BRICS) deviendraient l’atelier du monde et on les aiderait à y arriver. Quant aux autres, on se contenterait d’exploiter leurs richesses naturelles…

Et ce plan a parfaitement fonctionné. Outre le fait qu’il permettait à la Réserve Fédérale d’imprimer des dollars sans limite après le 15 août 1971 afin de permettre un accroissement phénoménal des échanges commerciaux – notamment avec la Chine – mais également de fournir suffisamment de devises pour les transactions pétrolières [2], il a permis un essor industriel sans précédent des pays qui sont devenus, grâce à de nombreux transferts de technologie, capables de produire à bas-coût tous les produits correspondant aux besoins mondiaux.

L’industrie française

Vouloir aujourd’hui défendre l’industrie française en vendant les quelques entreprises phares qui subsistent en prétextant la nécessité de s’opposer à ce qu’eux-mêmes ont créé, mérite quand même d’être souligné. Le propos d’Éric Zeymour citant Bossuet − « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » − me semble particulièrement bien adapté…

« Il nous faut plus d’Europe ! »

Ainsi donc, notre cher Président enfourchant à son tour le cheval du mondialisme à bannière européenne, nous dit : « Il nous faut plus d’Europe ! » Et pour commencer, il nous propose une Europe à plusieurs vitesses. Tiens-donc ! Il feint de découvrir qu’une Europe à 27, c’est moins facile à mettre d’accord qu’une Europe à 17. S’il nous l’avait demandé, on lui aurait dit, mais passons… En fait, il veut faire une sorte « d’Europe dans l’Europe » où chaque pays pourrait choisir (un peu comme à Center-Parc ou au Club-Med) les activités qui lui convienne. Nous aurions ainsi un ministre des finances de la zone euro, une dose de députés transnationaux à Strasbourg (sur les sièges libérés par les anglais), une force militaire européenne, et quelques gadgets en plus. Ensuite, se pose le problème du financement de ces mesures, une fois adoptées. Pas de soucis ! Il nous ressort la taxe carbone et la taxe « Tobin ». Et ça, c’est plutôt marrant.

Commençons par la Taxe Tobin

Elle remonte à 1972, date à laquelle l’économiste prix Nobel anglais avait proposé de taxer les transactions internationales pour limiter l’effet de volatilité des devises due aux marchés financiers. Son inefficacité a été soulignée par la Cour des Comptes le 26 juin 2017 [3].

Ensuite, la taxe carbone

Dans un article récent, j’ai dit ce que je pensais de cette taxe [4] et dans quelles conditions elle avait été établie. En cherchant un peu plus, j’ai trouvé la confirmation de son origine, et cela me gêne quelque peu [5]. À l’ordinaire, je n’ai pas une confiance absolue sur la fiabilité des informations trouvées sur le Web, mais un détail a cependant attiré mon attention sur le contenu de ce site. Il s’agissait d’une déclaration de Simon Linett, VPE Rothschild à la City.

Apparemment, ce texte avait été écrit dans le cadre du projet du Traité de Copenhague. Il s’agit de mettre en place une institution internationale à laquelle « les nations doivent céder leur souveraineté ». On retrouve comme par hasard, dans ce projet de Traité signé à la Conférence de Copenhague de 2009, un mode de financement comportant une TTF (Taxe sur les Transactions Financières) et une taxe carbone.

Simon Linett écrit d’une façon ouvertement explicite que « Le “changement climatique” est simplement une étape sur le chemin de quelque chose de plus grande envergure qui pourrait bien se prolonger au-delà de cette question simple mais critique. »

Les choses sont claires : seul un gouvernement mondial pourrait traiter les problèmes planétaires. Et que ce soit Emmanuel Macron (lui-même passé par la maison Rothschild) qui le propose à nouveau dans un contexte totalement différent de celui du climat, indique qu’il y a probablement une source nouvelle de profit pour l’oligarchie financière mondialiste. Analysé de ce point de vue, le discours d’Emmanuel Macron est en parfaite cohérence avec ce que dit Simon Linett. Il est dirigé contre la souveraineté des Nations qui constitue encore l’obstacle majeur à l’établissement de ce pouvoir mondial.

Où est passé notre Ministre des Finances ?

Chose curieuse : avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de Ministre des Finances dans le gouvernement français actuel ? Cette absence est en elle-même révélatrice de l’orientation que lui donnait le président Macron. S’il n’y a pas de ministre en charge des finances françaises, c’est que quelqu’un d’autre − hors du gouvernement − doit s’en charger… Il lui reste simplement à convaincre nos amis allemands de faire de même…

L’artifice de la souveraineté européenne n’est qu’une illusion verbale et un abus de langage. La souveraineté ne peut s’exercer qu’au travers du cadre d’une nation. Il n’y a ni nation européenne, ni peuple européen. Il n’existe aujourd’hui qu’une mosaïque de nations dont on peine à croire qu’elles aient des visions convergentes de leurs devenirs respectifs. Leurs dirigeants, de plus en plus coupés de leurs peuples, semblent avoir déjà accompli le saut mondialiste et s’accommodent visiblement de la perspective d’un gouvernement mondial au nom du sens de l’Histoire, alors que ceux qu’ils administrent commencent à discerner quel est l’enjeu véritable qui est resté soigneusement caché. Emmanuel Macron est lucide, et sait que la course de vitesse est d’ores et déjà engagée. Le projet qu’il défend doit nécessairement aboutir pour couper toute velléité de retour en arrière. L’Europe acquise, le reste du monde devrait suivre.

À moins que…

Jean Goychman
27/09/2017

[1]  https://www.youtube.com/watch?v=XtPrGP2OgHU
[2] ↑ En 1973, le cours du baril a été multiplié par 4, passant de 3 à 12 dollars.
[3]  http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/06/26/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-tres-critique-de-la-taxe-tobin_5151489_1656968.html
[4] ↑ http://www.minurne.org/?p=12100
[5] ↑ https://interetpourtous.com/2016/08/03/le-plan-rothschild-pour-un-gouvernement-mondial/




 

 

POURQUOI L’EURO TUE NOTRE ÉCONOMIE
Jean Goychmann

Depuis la fin de la guerre, les échanges mondiaux se sont généralisés. Toutefois, cette mondialisation n’a été rendue possible que par l’occurrence de deux évènements distincts, en apparence indépendants l’un de l’autre.

L’ère du troc ayant pratiquement disparu depuis le moyen-âge, les échanges entre pays se sont réalisés par l’intermédiaire d’un agent, au début économiquement neutre, appelé la monnaie, dont la valeur intrinsèque s’exprimait couramment depuis le Moyen-Âge, en grammes d’or (Système du Gold exchange). Cette parité limitant la création monétaire (et donc les dépenses des États) ceux-ci cherchèrent à faire sauter ce verrou. Ainsi sont nées les monnaies dites « flottantes » dont la valeur résultait de « l’offre et de la demande ». Le franc-or ainsi que la livre-or ont disparu en 1914 afin de pouvoir assurer le financement de la guerre par l’émission de monnaie fiduciaire et les emprunts d’État. En 1944, le dollar américain a été choisi comme monnaie de réserve internationale en raison de sa parité-or, qui avait toujours été maintenue, garantissant ainsi sa stabilité dans le temps

Par ailleurs, l’aspect « mondial » de la guerre avait démontré qu’il existait les moyens technologiques de faire voyager d’énormes quantités de matériel d’un continent à l’autre.

La conjonction de ces deux phénomènes a permis l’avènement de la mondialisation.

En 1971, les besoins en financement des États-Unis étaient tels que la Réserve Fédérale dût suspendre la convertibilité-or du dollar, qui devint flottant à son tour. Cela posait un réel problème de commerce international en raison de l’instabilité de cette monnaie pouvant s’apprécier ou bien se déprécier en fonction des marchés. D’autant plus que les besoins en dollars pour les transactions pétrolières subissaient une croissance exponentielle en raison des décisions de l’OPEP qui avaient multipliées par quatre le prix du baril durant l’année 1973.

Augmentation de la dette des USA

Or, l’émission des dollars ne pouvait se faire qu’en contrepartie d’émission de bons du Trésor Américain, c’est-à-dire une augmentation de la dette américaine vis-à-vis de la FED.

John Connally

La double nature de monnaie américaine (domestique et internationale) a déséquilibré la balance du commerce extérieur américain, car le pays devait être outrageusement importateur afin d’exporter en contrepartie les dollars nécessaires aux échanges internationaux. Cela avait même fait dire à John Connally, secrétaire du Trésor américain, en s’adressant aux puissances étrangères : « le dollar est notre monnaie et votre problème ».

MAASTRICHT : naissance de l’euro et fantasme de l’État fédéral européen

Et l’euro, dans tout ça, me direz-vous ? – J’y arrive. Après l’échec du dollar AMGOT de 1944 [1], la tentation a toujours été forte d’établir une monnaie européenne avec une banque centrale indépendante sur le modèle de la FED ou de la BoE. Après le SME qui préfigurait cette monnaie, le projet « euro » pris corps avec le referendum de Maastricht en 1992. Conscients de la disparité économique des futurs pays utilisateurs, des critères dits « de convergence » devaient permettre d’assurer une transition en douceur avec les monnaies nationales. Issus de négociations souvent difficiles, les critères retenus laissaient cependant une porte largement ouverte aux impétrants quels qu’ils soient.

Le véritable objectif était d’établir un État fédéral, projet envers lequel les peuples se montraient plutôt réticents. Les promoteurs de la monnaie unique étaient persuadés qu’au bout de quelques années, les peuples accepteraient cet État fédéral et que les problèmes d’interface se trouveraient réglés. Cette politique du plan incliné, chère aux organisations fabiennes, fit long feu. Après les premières années, plutôt euphoriques, où les pays les plus faibles économiquement découvrirent les emprunts faciles à faible taux, leurs dettes publiques commencèrent à dépasser les seuils d’alerte. Comme les ratios des dettes publiques s’expriment par rapport au PIB, il leur fallait maintenir un taux de croissance record pour confiner leurs dettes. Cette croissance ne pouvait résulter que du développement du marché intérieur comme extérieur de ces pays.

La crise de 2008 et le volte-face de l’Allemagne

En 2008, la crise financière internationale a tué cette euphorie des premières années et a mis en évidence l’absence de solidarité des pays de la zone euro. Les allemands, radicalement opposés à la « mutualisation des dettes publiques » ont de facto porté un coup d’arrêt au fédéralisme. Les taux d’emprunt ont commencé à diverger fortement et les « critères de convergences », en particulier ceux des dettes publiques, n’ont plus été respectés.

C’est là où les difficultés sont survenues.

  • Un pays exportateur voit les devises rentrer à la place des biens exportés. Ces devises viennent renforcer son économie mais également, dans une situation normale, entraînent une réévaluation de sa monnaie. Cet effet régulateur se traduit par une baisse de compétitivité qui freine ses exportations.
  • A contrario, un pays importateur voit sa monnaie quitter son territoire, ce qui l’oblige à en émettre davantage, donc sa monnaie se déprécie. Cela entraîne une augmentation naturelle de sa compétitivité, donc un meilleur positionnement à l’export.

Or la zone euro est constituée de pays importateurs et exportateurs.

  • Pour ces derniers, tout va bien car le bilan « import/export » rapporté à l’ensemble de la zone diminue l’effet exportation et la monnaie qu’ils utilisent se renchérit moins que s’ils étaient les seuls à l’utiliser.
  • Pour les autres, ceux qui sont « importateurs nets », c’est le phénomène inverse qui se produit. En plus de leurs difficultés de production, ils doivent subir le renchérissement relatif de leur monnaie qu’ils ne peuvent plus dévaluer. Ils doivent donc emprunter pour couvrir leurs dépenses. Ils se trouvent alors pris dans la spirale de l’austérité, car ils ont de plus en plus de mal à emprunter pour combler un déficit croissant en raison des taux d’emprunts intenables. Ils doivent alors augmenter les impôts, diminuer les salaires et vendre les « bijoux de famille » [2].

Bien évidemment, cet aspect des choses a toujours été occulté par les eurofédéralistes (de plus en plus mondialistes) qui préféraient tuer dans l’œuf tout débat sur ce sujet, préférant répéter à satiété que « quitter l’euro serait une folie qui ruinerait les petits épargnants ».

Pourtant, ces divergences entre les États de la zone euro, entretenues par le manque d’effet régulateur, ne peuvent que s’amplifier dans le temps. Et plus elles s’amplifient, plus le coût d’un éventuel fédéralisme qui s’avèrerait nécessaire pour maintenir la zone euro menacée d’éclatement, devient élevé. D’autant que ceux qui pourraient payer devraient renoncer de facto à un énorme avantage, tout en s’appauvrissant lors des transferts nécessaires.

La solution fédérale ?

Peut-on raisonnablement espérer une solution fédérale ? – Dans l’absolu, tout est possible. Mais dans la réalité ? Cela fait 55 ans (presque deux générations) que le problème est posé. Ceux qui y auraient intérêt ne peuvent la financer et ceux qui pourraient la financer n’y ont aucun intérêt. C’est pour cela que la plupart des économistes n’y croient plus. On peut toujours se gargariser et « sauter sur sa chaise » comme le disait le général, la réalité est là. Alors, bien sûr, on peut feindre d’y croire, chaque jour gagné étant un résultat en soi. Mais après ?

La politique de Macron vis-à-vis de l’Allemagne

C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron veut emmener à tout prix l’Allemagne dans la barque du fédéralisme, y compris en changeant les contours de la zone euro (autant que faire se pourra) afin de donner aux allemands les gages nécessaires. Le programme d’austérité destiné à réduire coûte que coûte nos dépenses publiques, qu’il veut nous imposer de façon à nous remettre dans les clous des traités européens, ne correspond qu’à cette démarche. Il espère ainsi amener Angela Merkel à sortir du scepticisme qu’elle manifeste à l’égard de l’Europe depuis des années. Ce scepticisme étant en grande partie justifié par ce qu’elle considère comme du laxisme budgétaire, Emmanuel Macron pense que seul « un passage en force » le crédibiliserait auprès d’elle. Rien n’est cependant garanti car l’Allemagne à tout intérêt à ce que ce différentiel se prolonge, comme en témoignent les courbes éditées par Eurostat.

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Robert Alexander Mundell

Au-delà des manœuvres politiciennes, il existe cependant une réalité. Chaque fois qu’une même monnaie était utilisée par plusieurs États au mépris des règles édictées par Robert Mundell [3] dans sa Théorie des zones monétaires optimales, aucune de ces monnaies n’a pu perdurer en tant que monnaie commune. Ce fut notamment le cas pour l’Irlande après la guerre de 14, qui utilisait la monnaie du Commonwealth, tout comme la Nouvelle Zélande.

Thomas Jefferson disait même que la cause majeure de la révolte des colons américains en 1775 était le « Currency Act » [4] de 1765, qui leur interdisait d’émettre leur propre monnaie et les forçaient à utiliser la monnaie anglaise.

Jean Goychman
23/09/2017

[1] AMGOT : American Military Government for Occupied Territories.
[2] http://www.capital.fr/economie-politique/croissance-chomage-dette-la-france-boulet-de-l-europe-1204084
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
[4] http://www.dinosoria.com/independence-day.html


 

 

MACRON À L’ONU : DU “MAUVAIS VILLEPIN”
L’Imprécateur

Allons bon ! Nicolas Gauthier m’a souvent enchanté avec ses chroniques pertinentes dans  l’excellent blog de réinformation Boulevard Voltaire. Le voilà qui devient macronolâtre dans un article titré « Emmanuel Macron à l’ONU : presqu’aussi beau que du Villepin ? » Cette comparaison devrait pourtant me réjouir,  puisqu’à l’instar de l’excellent journaliste André Bercoff, je pense que Macron est déjà sur la pente descendante qu’a connue Villepin pataugeant aujourd’hui dans le marécage de l’oubli. Mais ce qui me désole c’est que Gauthier, aveuglé par le verbe d’un Macron toujours aussi habile à dire ce que son auditoire attend sans que cela reflète le moins du monde sa vraie pensée, n’ait pas vu les nombreuses erreurs d’analyse qu’a prononcé Macron.

Un monde « multipolaire » ou « multilatéral » ?

« Ainsi, Emmanuel Macron semble-t-il enfin renouer avec la traditionnelle politique du Quai d’Orsay, plaidant pour l’avènement d’un monde multipolaire ». Je n’ai pas beaucoup entendu le mot « multipolaire » alors que « multilatéral » a été répété à plusieurs reprises. Or cela n’a pas le même sens. D’ailleurs Macron n’a-t-il pas, dans ce discours, plaidé abondamment pour le mondialisme puisqu’il veut dans le moyen terme − il l’a dit dans plusieurs de ses discours précédents − un gouvernement mondial qui est l’antithèse du monde multipolaire qui suppose plusieurs pôles de gouvernance et de décision ? Pour une fois Le Monde voit plus clair que Nicolas Gauthier « […] le président français a exposé, sur un ton lyrique et passionné, une vision du monde […]. Elle se fonde avant tout sur le multilatéralisme. »

« Réchauffement » climatique ou « changements » climatiques ?

« Oui, le réchauffement climatique n’est pas que vue de l’esprit et billevesées de gauchistes à l’esprit enfiévré. » Mais, cher Nicolas Gauthier, les climatosceptiques ne nient pas le réchauffement climatique, même s’il semble que depuis 2000 il soit en pause (source NASA et refroidissement global 2017 constaté dans le monde malgré quelques pointes locales de surchauffe dans l’hémisphère nord). Ce qu’ils refusent d’admettre, c’est que par idéologie « verte » sa responsabilité en soit attribuée exclusivement à l’Homme (cause anthropique) dans le but d’extorquer des milliards d’impôts supplémentaires aux contribuables du monde occidental. C’est aussi qu’ils critiquent les analyses du GIEC telles qu’elles sont présentées au public dans des formes excessivement résumées qui permettent leur manipulation idéologique.

Souvenons-nous que 400 scientifiques du GIEC avaient protesté contre le rapport résumé en quelques pages présenté à COP21 (pour 80 seulement qui l’avaient soutenu). Un GIEC qui pêche de ce que ses prévisions sont basées uniquement sur des modèles informatiques ne s’appuyant que sur les relevés informatiques climatiques réalisés depuis 1970, sans prendre un compte le temps long que recommandait Emmanuel Leroy-Ladurie dans son livre « Histoire du climat depuis l’an mil », autrement plus documenté que le papier du GIEC lu à COP21.

Les archives climatiques écrites montrent, par exemple, que la fréquence des cyclones a plutôt baissé depuis une cinquantaine d’années aux Antilles  et qu’il y en a eu sept  aussi violents (force 5) que ceux d’aujourd’hui recensés aux Antilles depuis le XVIIème siècle. Montrent qu’il y a eu des périodes de l’histoire beaucoup plus chaudes qu’actuellement, les XIème et XIIème siècles, plus froides aussi, les seizième et dix-septième siècles. Montrent que le climat a toujours changé avec une alternance de Terre gelée et de Terre surchauffée, les périodes chaudes ayant été systématiquement plus favorables à la vie que les froides. D’ailleurs, les réchauffistes en conviennent par leur changement actuel de vocabulaire, ils parlent de moins en moins de « réchauffement climatique » pour dire « changement » ou « transformation ».

La Corée du Nord, le Grand Satan…

« Oui, une guerre contre la Corée du Nord serait proprement suicidaire ». Personne n’en disconvient. Et tout le monde ou presque, puisque Macron ne semble pas le savoir, a compris que Trump et Kim-Jong-Un sont dans la posture théâtrale du gorille mâle à crête blanche qui hurle en se donnant de grands coups de poing sur la poitrine pour tenter de faire peur au macaque qui lui jette des noix sur la tête depuis le haut de l’arbre. Le gorille ne montera pas à l’arbre pour rosser le macaque de peur des dommages collatéraux sur les voisins chinois, russes, japonais et coréens du sud, et le macaque arrêtera de jeter des noix le jour où le gorille cessera de le provoquer en armant la Corée du Sud et en faisant parader sa flotte et ses bombardiers nucléaires au ras des côtes de la Corée du Nord pour lui signifier que ses jours sont comptés et qu’un jour ou l’autre il y aura des bases américaines à Pyongyang et au ras de la frontière chinoise.

De même que l’OTAN américaine fait constamment des manœuvres militaires au ras des frontières Russes pour tenter d’énerver Poutine. Comme celles, nommées Aurora 17, qui ont commencé en Suède et en mer Baltique le 11 septembre pour une quinzaine de jours.

Que fait la Russie pour répondre à cette provocation de l’OTAN ? Elle entame dès le 14 septembre en Biélorussie des grandes manœuvres, Zapad 17. Et que fait la presse occidentale ? Elle titre aussitôt sur l’agressivité de la Russie !

Macron ignore-t-il que le sixième test nucléaire de Pyongyang, bien qu’il ait été planifié à l’avance, n’a été effectué que trois jours après que deux bombardiers stratégiques US-B-1B nucléaires aient mené leur propre « test » accompagnés de quatre F-35B et quelques F-15 japonais aient survolé la Corée du Nord ?

À la dernière réunion des BRICS *, la Chine a prévenu qu’elle réagirait si ces tests à peine déguisés de « décapitation » se poursuivaient. Et la Chine et la Russie ont posé sur la table : le “double-gel” des exercices militaires américains/japonais/sud-coréens et  du programme nucléaire de Corée du Nord afin que la diplomatie prenne enfin le relais.

Vers un gouvernement mondial…

Pourquoi cette agressivité occidentale à laquelle la Corée du Nord répond en montrant les dents ? Il est possible que Macron ait donné la réponse dans son discours à l’ONU quand il a affirmé que les problèmes de migrations, de climat, de pollution, etc. seraient réglés par le multilatéralisme et un gouvernement mondial.

Sur les six dalles des Georgia Guidestones sont écrits en douze langues (huit modernes, quatre anciennes), les dix commandements « pour un monde harmonieux et pacifique », celui que Macron essaie de nous vendre : avoir un gouvernement mondial et une cour de justice mondiale pour réguler les relations entre les pays, guider la reproduction humaine (métissage, PMA, GPA, eugénisme, etc.) et réduire la population mondiale à 500 millions d’êtres humains. Bref la solution pour supprimer les guerres, les migrations de masse et la pollution humaine et donc rétablir un climat stable.

Théorie complotiste ? − Possible. Le monument est visible en Géorgie (États-Unis), à Elberton. Mais quoi de mieux qu’une guerre nucléaire mondiale pour passer rapidement de 7,5 milliards à 500 millions de Terriens ?

Le programme nucléaire iranien

« Oui, l’accord sur le nucléaire iranien est un bon accord. » Là encore, Macron et Gauthier semblent ignorer que cet accord est incomplet et que l’Iran n’a pas renoncé à son programme nucléaire militaire qui lui permettrait, en obtenant la bombe, de damer le pion à l’Arabie saoudite (qui s’équipe actuellement en centrales nucléaires) et de faire respecter le chiisme face au sunnisme conquérant mondialiste.

Comment fait l’Iran pour continuer son programme militaire ? C’est tout bête, et il est surprenant que les experts militaires occidentaux ne l’aient pas encore compris (ou bien le savent et le taisent !). Ils semblent avoir seulement compris, si l’on croit la presse, que la Corée du Nord qui expérimentait depuis des années des fusées d’un modèle russe archaïque n’a pas pu, en quelques mois, mettre au point une fusée balistique intercontinentale et la bombe H sans une aide extérieure.

Alors ils cherchent « qui », de la Russie (l’esprit anti-russe de l’OTAN) ou de l’Ukraine qui a sur son sol des centres de recherche spatiale et nucléaire militaires hérités du temps ou elle était soviétique, a pu vendre à la Corée du Nord le moteur et les plans de la fusée balistique et le matériel nécessaire à la fabrication d’une bombe H.

Ils n’ont pas encore compris (ou font semblant) que c’est tout simplement l’Iran qui poursuit par Corée du Nord interposée les essais nucléaires que le fameux accord sur le nucléaire iranien leur interdit de poursuivre chez eux.

Mais les Américains qui ont à deux cents kilomètres de la frontière Russie-Corée du Nord (à Vladivostok), des espions qui surveillent le trafic du port, la plus importante base russe sur le Pacifique, mais aussi le trafic qui rentre et sort des ports nord-coréens tout proches, ont vu des cargos iraniens s’y rendre et en repartir. Trump le sait, d’où son acharnement actuel simultané sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

« Oui, rien ne se fera au Proche et Moyen-Orient sans Moscou et Téhéran ». Macron ne fait que répéter ce que Hollande et Fabius ignoraient mais que tous les gens sensés répètent depuis le début de la guerre et ce que nous avons dit à plusieurs reprise sur Minurne : « Oui, la Russie et l’Iran ont eu le bon diagnostic et la bonne méthode pour stopper puis chasser l’État Islamique de Syrie ».

« Non, Emmanuel Macron n’est pas que le ludion qu’on croyait… » termine Nicolas Gauthier, avant de s’en prendre à Trump dans la suite de l’article en se trompant encore. « Étrange personnage, lui aussi, qui, tenaillé entre impérialisme et isolationnisme, voudrait que l’Amérique se recentre sur ses frontières tout en demeurant gendarme du monde. »

Les frontières de l’Amérique

Les frontières de l’Amérique sont là où est l’Amérique et les États-Unis sont proches de la Corée du Nord par Guam, l’Alaska et leurs bases militaires, une vingtaine, dans la région. Trump ne peut pas y être plus indifférent que ne le serait la France si la Somalie bombardait la base française de Djibouti où se trouvent encore 1.350 militaires français (ils étaient 1950 encore en juillet dernier), ou si Kim-Jong-Un envoyait une fusée à tête nucléaire sur la Nouvelle-Calédonie.

Et croyez-moi, cher Nicolas Gauthier, j’ai eu l’occasion il y a quelques années de participer à Jakarta à une conférence de l’ASEAN pour demander que la France y ait au moins un strapontin en raison de sa présence en Asie du Sud-Est par la Nouvelle-Calédonie. Étant le seul français représentant la Nouvelle Calédonie  présent dans la salle (même l’ambassadeur de France n’avait pas été invité), j’ai ensuite rencontré l’ambassadeur de France au Japon, monsieur Dorin, puis celui de France en Indonésie, Dominique Girard, pour leur rendre compte, puis le général Lebed, alors gouverneur de Sibérie orientale, pour lui expliquer la position de la France (il m’invita ensuite à venir le rencontrer à Vladivostok pour lui expliquer la situation politique en Calédonie !), et enfin soupé avec l’ambassadeur de la Chine, Fangbai Cai (et son épouse dans un souper non officiel) qui se posait les mêmes questions que Lebed. Je connais donc bien le sujet, et je vous affirme que Trump, qui connaît beaucoup mieux la complexité du sujet que Macron, a raison de se soucier de la Corée du Nord avec laquelle il a une frontière maritime commune.

Alors, oui, pour moi, Macron reste un ludion et je suis surpris que vous qui êtes journaliste, vous acceptiez aussi sereinement de vous faire traiter de « narcissique » par cet individu qui l’est lui-même au delà des limites permises.

L’Imprécateur

* BRICS = Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

Sources : Boulevard Voltaire, Le Monde, « Guerres indigènes en Océanie ».




 

 

PASSE D’ARMES À L’ONU
Jean Goychmann

On nous avait vendu la réunion de l’ONU du 19 septembre comme un acte fondamental qui allait ramener le président Trump vers les rives tranquilles d’une histoire paisible « en marche » vers la mondialisation heureuse. Notre président devait faire un de ces discours qui influencent la pensée jusqu’aux confins de l’Univers, tranchant ainsi avec le côté habituellement boutiquier des autres intervenants.


Donald Trump

S’exprimant en premier, Donald Trump, déjouant tous les pronostics d’une sphère médiatique mainstream qui s’emploie depuis son élection à la faire passer pour loufoque, a rappelé les fondamentaux sur lesquels l’ONU a été créée. Parmi ceux-ci, il en dégage un qu’il considère comme la colonne vertébrale de cette organisation du monde futur et qui est celui de la souveraineté des nations[1]

C’est là où ça commence à croustiller car jusqu’à présent, la souveraineté des nations était un peu mise sous étouffoir. Depuis l’envol du grand mouvement libéraliste de l’après-guerre, on avait plutôt assisté à une diminution progressive de cette souveraineté, qui se manifestait sous différentes formes. Le libre-échange généralisé, notamment, avait pour effet primaire la disparition des frontières, vues comme des « barrières ». Les monnaies, de moins en moins nombreuses, mais de plus en plus uniques amputaient les nations d’un attribut essentiel de la souveraineté : celui de battre monnaie. Les traités de commerce internationaux, voire intercontinentaux, mettaient directement sur le billot la souveraineté des nations en les soumettant, en cas de différent commercial, à la loi des tribunaux arbitraux financés par les multi-nationales.

Ainsi donc, en quelques phrases, Donald Trump plante le décor. Bien sûr, les médias de l’oligarchie mondialiste n’ont retenu que les points qu’ils voulaient rendre saillants comme l’anéantissement complet de la Corée du Nord si celle-ci passait à « l’offensive contre les États-Unis ou leurs alliés » alors que la véritable portée de ce discours va à contre-courant de ce qui se fait depuis au moins quatre décennies, voire plus, en matière de régression des souverainetés populaires.


Emmanuel Macron

Ne pouvant que s’opposer à Donald Trump, Emmanuel Macron n’avait d’autre choix que de prendre le contre-pied [2] au risque de passer pour un mondialiste invétéré. Il faut dire que, de ce côté-là, le suspens n’était pas torride. Jusqu’à présent, ce débat avait été totalement occulté dans l’enceinte de l’ONU. Même si, très progressivement et dans un processus cher aux sociétés fabiennes, le Deep State américain avait petit à petit fait évoluer le souverainisme de base vers un mondialisme de fait, personne ne s’y était opposé aussi clairement. Emmanuel Macron, en digne héritier de la ligne définie par les think-tanks qui l’ont toujours soutenu, se devait de réaffirmer les propos qu’il avait tenu à Athènes quelques jours auparavant. Sa vision de l’Europe est supranationale et sa vision du monde pratiquement contraire en tous points à celle de Donald Trump.


Nous avons dans cet échange l’évidence qu’il existe, au plus haut niveau des instances planétaires, un véritable clivage entre deux visions radicalement différentes de notre futur. Emmanuel Macron soutient une sorte de classicisme né de l’idée que le monde ne pouvait que se globaliser et que, naturellement. Il faudrait pour le gouverner (ou plutôt pour l’arbitrer) une sorte d’instance supérieure que d’aucun appellent « un gouvernement mondial ». Ses membres ne seraient pas élus − comment le faire au niveau mondial ? − mais nommés ou désignés, un peu comme les membres de la Commission Européenne, au terme d’un processus duquel les citoyens, donc les peuples, seraient tenus à l’écart.

En ce sens, Emmanuel Macron reprend les idées d’une transitivité démocratique décrite par Pascal Lamy lorsqu’il était président de l’OMC [3].

En revenant ainsi aux sources, Donald Trump pourfend les idées néolibérales et revient sur une conception du monde analogue à celle que de Gaulle avait de « l’Europe des patries et des nations » en rappelant que « les seules réalités internationales, ce sont les nations ». Face à cela, Emmanuel Macron semble un peu dépourvu et tient le discours de la “générosité” et de “l’émotion” que doivent susciter ceux qu’il décrit comme les « sans-voix » et qu’il veut représenter.

Pour mieux faire passer Donald Trump pour un belliciste (« le nationalisme c’est la guerre ») il se pose en partisan de la diplomatie et substitue au mondialisme le multilatéralisme, voulant incarner ainsi l’image de la paix. De ce qu’on peut juger au travers de la presse et des médias internationaux, son discours devant l’assemblée générale de l’ONU est plus d’un intérêt national qu’international et son opposition à Donald Trump peut ne pas être très fédératrice, même sur un plan européen…


Donald Trump et le Deep State

Enfin, une question mérite d’être posée. Parmi les nombreuses interrogations dues la personnalité de Donald Trump, il en est une qui prévaut dans les milieux politiques : est-il ou non mis en place, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, par l’État Profond américain ? [4]

Nous avons maintenant un élément de réponse qui, sans être déterminant, semblerait indiquer que « non », ce qui lui conférerait incontestablement une certaine indépendance. De cette indépendance d’esprit pourrait résulter un changement radical dans les perspectives d’évolution de notre monde, qui serait probablement soutenu par les partisans de la souveraineté des peuples et des nations. Et peut-être pourrions-nous rêver d’une réactualisation de la Charte de la Havane [5], puissant facteur des rééquilibrages monétaires qui paraissent aujourd’hui indispensables.

Jean Goychman
21/09/2017

[1] https://jssnews.com/2017/09/19/discours-integral-et-en-francais-de-donald-trump-a-lonu-voici-la-raison-detre-des-nations-unies/
[2] http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/19/a-la-tribune-de-l-onu-emmanuel-macron-se-pose-en-anti-trump_5188032_3210.html
[3] « Circus Politicus » (éd. Albin Michel) par Christophe Deloire et Christophe Dubois – p. 91.
[4] http://www.minurne.org/?p=11198
[5] https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-de-la-havane/



 

 

LES ROHINGYAS, AGENTS DE DAESH EN BIRMANIE
L’Imprécateur


LES ROHINGYAS, VICTIMES OU TERRORISTES ? → cliquez ici.


Nos journalistes nationaux, si bons quand il s’agit d’enquêter sur un sujet susceptible de nuire à une personnalité ou une entreprise de la droite, se révèlent curieusement complètement « nuls » quand cela concerne à gauche leurs amis et alliés idéologiques, la Grande Finance internationale, l’islam et son avatar l’islamisme radicalisé et terroriste.

Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne se sont-ils pas interrogés sur les causes profondes de la subite fureur des Birmans envers un petit peuple de squatters immigrés du Bangladesh, qu’ils toléraient depuis deux cent ans environ dans les montagnes de l’ouest birman à la frontière indo-bangladeschi ? Ils y pratiquaient un islam plutôt nonchalant, comme les Indonésiens il y a encore trente ans et cohabitaient avec les bouddhistes.

La radicalisation subite des Rohingyas ne les interpelle pas non plus. Pourtant ils sont les mieux placés pour suivre et analyser l’actualité internationale !

Ils auraient dû s’interroger sur plusieurs faits troublants et récents.

M. Azhar est le chef de Jaish-e-Mohammed (JeM), une organisation terroriste djihadiste pakistanaise connue comme telle par l’ONU. Cela n’a pas empêché le Pakistan de proposer sa candidature pour le représenter au Conseil de Sécurité des Nations Unies où il devrait entrer en 2018. Seule la Chine s’est montrée lucide et a voté contre la candidature Azhar quand tous les pays occidentaux ont voté pour. Or, ce Azhar a écrit il y a trois ans dans le magazine hebdomadaire Al-Qalam de JeM, qu’il fallait « se servir des Rohingyas musulmans pour exciter la communauté internationale contre le gouvernement birman ». Dans le même article, il appelle le Front Pembela Islam (FPI) indonésien, autre organisation islamique terroriste, à envoyer des imams-prêcheurs radicalisés pour noyauter les Rohingyas. Peu de temps après, 150 jeunes Rohingyas partaient pour le Pakistan s’entrainer au djihad guerrier dans un camp de Jaish-e-Mohammed.

Mais « l’inventeur » des Rohingyas comme fer-de-lance de l’islam conquérant en Asie n’est pas Masood Azhar. Déjà en 2012, « le leader djihadiste pakistanais Lashkar-e-Taiba avait tenu une conférence sur la question des « rohingyas ». Sur ses consignes, des activistes avaient été envoyés au Bangladesh et en Thaïlande pour établir des contacts avec des Rohingyas vivant à la frontière birmane » (Breizh-info).

« En même temps », comme dirait Macron, Daesh qui venait de conquérir la moitié de l’Irak et de la Syrie en quelques semaines, était conscient qu’il ne tiendrait pas très longtemps contre la coalition : déstabiliser l’Occident et son ventre-mou déjà partiellement islamisé, l’Europe, par des attentats permanents, mais aussi l’Orient asiatique en s’appuyant sur les deux zones où existe une radicalisation déjà forte : une partie, encore mineure mais grandissante, de l’élite politique indonésienne et… les Rohingyas. Dabiq, la revue de propagande de Daesh écrivait « nous allons commencer à lancer des opérations en Birmanie dès que nous aurons atteint les capacités de le faire ».

C’est là, chers lecteurs, qu’une pensée encore plus complexe que celle du président (rassurez-vous, à mon avis ce n’est pas très difficile tant la sienne n’est que très médiocrement complexe) devient indispensable pour comprendre la suite.

Daesh comprenait qu’en perdant la guerre en Syrie-Irak, il perdrait aussi les ressources pétrolières qui le finançaient avec la complicité de la Turquie. Il a vu dans les champs pétroliers et gaziers récemment découverts en Birmanie (état de Raikaing, Rakine, ou Arakan où vivent les Rohingyas) le moyen de se refaire ultérieurement une santé financière. Comment se les approprier ? En poussant les chefs rohingyas à réclamer au gouvernement la création d’une province birmane islamique qui serait plus tard transformée en califat, et en faisant pression sur le gouvernement par des attentats contre les forces de l’ordre birmanes, organisés et menés par les jeunes rohingyas formés au Pakistan, et certains en Arabie Saoudite.

Comme il fallait vite créer un conflit entre les Rohingyas et les Birmans du Raikaing, les attaques des forces de police et l’assassinat de Birmans commencèrent. Les généraux birmans ayant une pensée plus complexe que celle des leaders politiques européens ont tout de suite compris qu’on ne se débarrasse pas du cancer islamiste avec des demi-mesures et des lois mal écrites votée à la va-vite. D’où la décision de contraindre les colons rohingyas à retourner dans leur pays d’origine, le Bangladesh, par une intervention énergique de l’armée.

Mais qui leur fournit des panneaux de propagande en français, et d’où vient cet imam africain qui radicalise les Rohingyas ?

L’armée repousse  sans douceur les Rohingyas vers la frontière après avoir vidé et brûlé leurs villages de montagne cernés de forêts tropicales où il est si facile de dissimuler les terroristes rohingyas mêlés anonymement à la population. La méthode est brutale, c’est incontestable. Mais les reportages qui en sont fait, notamment photographiques, sont notoirement exagérés, comme le montre l’enquête de DECODEX citée in fine.

Seulement, le pétrole birman du Raikaing n’intéresse pas que Daesh… Les rapaces de la Finance Internationale qui, eux, ont une pensée aussi complexe que celle du banquier Macron dès qu’il s’agit de pognon, se sont dit qu’il fallait laisser les Rohingyas faire le sale boulot. On récupèrerait ensuite le magot pétrolier, après avoir renversé le gouvernement birman pour installer à sa place un gouvernement qui sera naturellement « démocratique » et à la botte de l’oncle Sam qui s’imposera comme protecteur de la Birmanie.

Mais il fallait faire vite, parce que les Birmans se sont associé les Chinois pour exploiter le pétrole et le gaz, avec collaboration indienne. Dès 2012, les Chinois ont entrepris la construction d’un oléoduc doublé d’un gazoduc pour acheminer pétrole et gaz du Raikaing vers le Yunnan chinois. L’opérateur est une société de Hong-Kong détenue à 51% (donc contrôlée) par la Chinese National Petroleum Corporation et à 49% par la Oil and Gas Enterprise du Myanmar (Birmanie).

L’opposition (si on peut utiliser ce terme) au gouvernement birman, est la Burma Task (Force birmane), un groupe d’organisations constitué et financé par le multi-milliardaire George Soros (ci-contre) pour récupérer les Rohingyas à son profit. Avec une participation de l’Arabie Saoudite, il finance des achats d’armes pour les terroristes rohingyas. En effet, « l’Armée du Salut des Rohingyas en Arakan », appelée aussi localement Harakah al-Yaqin (« Mouvement de la foi en Arakan » en arabe) est dirigée par Ata Ullah abu-Ammar al-Junjuni, un Pakistanais qui officie en temps normal comme imam intégriste en Arabie Saoudite. C’est cette Armée du Salut que les Birmans appellent « les terroristes rohingyas ». Opérationnelle depuis octobre 2016, elle a attaqué l’armée birmane qui a riposté en envahissant les villages rohingyas pour y rechercher les terroristes. Les combats ont provoqué la fuite des Rohingyas.

La prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi désapprouvera peut-être la violence de l’armée birmane, mais elle connaît l’enjeu à long terme de ce combat : empêcher la finance internationale et ses compagnies pétrolières américano-internationales de faire main basse sur la richesse en gaz et pétrole de la Birmanie, empêcher les USA et l’OTAN de venir installer des bases à la frontière birmano-chinoise et Daesh de faire du Raikaing (Arakan) birman, voire de la Birmanie toute entière, un nouvel État Islamiste. Elle a été chercher l’appui de la Chine. Et elle l’a obtenu.

Soros a lancé en 2017 le thème du « génocide du peuple Rohingyas » et instrumentalisé la presse et les gouvernements occidentaux pour que ce thème soit discuté à l’ONU. Il espère une décision qui devait condamner le gouvernement birman, permettrait une intervention militaire d’une nouvelle coalition americano-arabo-franco-germano-etc. sur le modèle de ce qui a été fait en Libye et en Syrie, empêchant la Chine et l’Inde d’exploiter le pétrole et le gaz en partenariat avec la Birmanie, ce qui affaiblirait l’économie de ces deux pays concurrents  des États-Unis.

En France, Soros a trouvé un soutien solide avec Macron, ex-banquier de Rothschild, et Philippe, ex-avocat du cabinet international américain Debevoise et Plimpton LMP qui possède l’un des parcs immobiliers les plus vastes du monde, tous deux enfants des Bilderberg qui les ont poussés jusqu’au sommet de l’État. D’où la campagne pro-djihadiste de soutien aux Rohingyas djihadistes lancée dans les médias français, mais aussi en Suède et en Angleterre.

On retrouve la méthode déjà utilisée pour détruire les dirigeants de l’Irak, de la Syrie, de la Libye, etc. : les accuser de tous les crimes y compris les plus faux (détention d’armes de destruction massive : Irak – utilisation de gaz contre les civils : Syrie – génocide : Libye et Birmanie – etc.) pour obtenir une condamnation internationale de l’ONU autorisant ensuite une aide armée internationale à l’opposition au gouvernement en place permettant à terme de prendre le contrôle du pays pour en piller les richesses. Des  gauchistes idiots-utiles tombés dans le panneau ouvert par les grands capitalistes commencent à réclamer la destitution de Aung San Suu Kyi.

Les alliés de la Birmanie anti-djihadiste

Manque de chance, l’Inde et la Chine, rivales par ailleurs, se sont accordées cet été sur le dossier birman en raison des intérêts que les deux puissances partagent dans la province de Raiking. Et elles se sont trouvé des alliés à la dernière des réunions des BRICS en expliquant la combine impérialiste de Soros et des États-Unis à la Russie, au Brésil et à l’Afrique du Sud. Ce qui retire beaucoup de poids à la soi-disant « condamnation unanime de la communauté internationale du génocide commis à l’encontre des Rohingyas » rapportée par les chaînes de la télévision française et les médias subventionnés aux ordres de l’Élysée.

« En même temps », comme dirait Macron, les Décodeurs du Monde ont publié le 13 septembre  : « Fausses images de massacres commis sur des Rohingya. Images fausses de massacres commis par des Rohingyas. En marge de la répression, en Birmanie, de la minorité musulmane par les forces militaires birmanes se joue une lutte de propagande sur Internet. Des images recensées et vérifiées par Les Décodeurs du Monde ».

« Cette photographie a été prise en 1994 au Rwanda par le photographe français Albert Facelly. Pourtant, elle a été partagée sur Twitter, le 31 août 2017 par le vice-premier ministre turc, Mehmet Simsek, comme preuve du “massacre à l’encontre des musulmans Rohingyas” avec trois autres clichés. En réaction à ce tweet, la dirigeante de facto du gouvernement birman, récipiendaire du Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi avait dénoncé “l’iceberg de désinformation” autour de la crise avec la communauté musulmane birmane, apatride ».

Pour une fois, merci à DECODEX !

L’Imprécateur

Sources :




 

 

LES ROHINGYAS : VICTIMES OU TERRORISTES ?
L’Imprécateur

Les couacs de la communication présidentielle se multiplient au milieu d’une avalanche de « fake-news », pour utiliser l’anglicisme à la mode. Que fait Decodex, le censeur franco-mondialiste ?

L’une des fake-news (désinformation) les plus voyantes actuellement est l’incroyable amalgame sur le peuple rohingya que les Birmans accusent de nombreux crimes. Ce peuple originaire du Bangladesh, parle le chittagonien, la langue du Sud du Bangladesh et non le birman. Le chitaggonien est la langue du grand port de la Birmanie, Chittagong, et de l’état du même nom. C’est aussi la langue du prix Nobel de la paix bangladeshi Mohammed Yunus qui, pas plus que Aung San Suu Kyi, ne défend les Rohingyas.

Les Rohingyas sont-ils de pauvres musulmans persécutés par ces salauds de généraux birmans ? Ces derniers ont pourtant accepté démocratiquement des élections qui ont porté au pouvoir l’opposition incarnée par Aung San Suu Kyi.

Un « peuple paisible et pacifique qui vit pauvrement dans les montagnes où il est installé depuis des siècles », affirme sans honte de son ignorance une journaliste (France 24, 12/09/2017). Un mythe repris par toute la presse.

Peuple « paisible et pacifique » connu surtout pour ses actes islamo-terroristes, certes installé dans les montagnes, mais toujours pas intégré à la nation birmane. La presse peut-elle nous expliquer pourquoi aucun d’entre eux n’a la nationalité birmane ? − Parce que les Rohingyas la refusent et que les Birmans ne veulent pas d’eux. Il faut savoir qu’à chaque conflit opposant la Birmanie à l’Angleterre aux XIXème et XXème siècles, les Rohingyas, colons en Birmanie, se sont rangés du côté du côté du colonisateur anglais, se mettant même à leur service dans l’armée et la police anglaise pour réprimer les Birmans lors des guerres anglo-birmanes de 1824, 1852, 1886 et 1947 qui se terminèrent par l’assassinat du général Aung San, commandant les troupes birmanes d’indépendance, le père de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Dans l’esprit des Birmans, les Rohingyas sont des envahisseurs, des ennemis et des traîtres.

Pourquoi la Birmanie n’en veut-elle pas ? Pourquoi le Bangladesh refuse-t-il de les laisser rentrer dans leur pays ? Pourquoi l’Inde veut-elle expulser les Rohingyas qui tentent de s’y réfugier, comme l’a annoncé le Premier Ministre indien qui a demandé un sévère renforcement des contrôles aux frontières (Times of India, 13/09/2017) ? Et pourquoi la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie n’en veulent-elles pas non plus ? Et pourquoi enfin, les Prix Nobel de la Paix, la birmane Aung San Suu Kyi et le bengladeshi (banquier parlant la langue des Rohingyas et musulman comme eux, Mohammed Yunus) ne prennent-t-ils pas leur défense ? − Par pure méchanceté ? Par racisme ? Posez-vous la question et renseignez-vous donc un peu, chers journalistes, au lieu de moutonner derrière les dépêches de l’AFP idéologiquement orientées vers la défense des islamistes envers et contre tout !

Colonisée par les Anglais pendant presque deux cents ans, la Birmanie a repris son indépendance en 1948 sans adhérer au Commonwealth. Elle était tombée après l’indépendance dans un état de grande misère. L’Armée au pouvoir depuis 1990 a multiplié le PIB par trois entre 2005 et 2010 avec une bonne gestion de l’économie qui a accompagné l’accroissement rapide de la population passée de 20 à 55 millions d’habitants, signe aussi d’une bonne gestion sociale et sanitaire. Mais elle a, c’est vrai, exercé une répression dure, dénoncée par la bien-pensance occidentale, contre les communistes et les minorités religieuses comme les Karen catholiques. À partir de 2010, les militaires estimant leur tâche de redressement accomplie, acceptent le rétablissement de la démocratie sous la pression occidentale. Barack Obama vient les en féliciter en 2012. En 2016, l’opposition gagne les élections, au moment où les Rohingyas infiltrés du Bangladesh et devenus un micro-peuple d’un million d’habitants environ, recommencent à faire parler d’eux. Ayant colonisé clandestinement les montagnes de l’ouest-birman, ils ne respectent pas les lois birmanes pour vivre selon la charia et se cachent dans les montagnes en raison de leur entrée clandestine en Birmanie.

Les Rohingyas fuient, mais n’oublient pas leurs armes.

Leurs leaders veulent un état musulman. Il est vrai que la constitution birmane interdit de donner la nationalité birmane aux étrangers entrés illégalement dans le pays ainsi qu’à leurs enfants nés sur place. Pas de droit du sol en Birmanie. Le simple fait d’y entrer ne vous y donne pas droit la nationalité.

La colère des Birmans est née avec les attaques de postes de douane régulièrement faites pour permettre des entrées massives de migrants Rohingyas-bangladeshi supplémentaires. Faut-il rappeler que la répression actuelle résulte de l’attaque à l’arme lourde, par les Rohingyas, d’une vingtaine de commissariats de police, provoquant rien qu’en 2016 la mort de 89 birmans dont 12 policiers dans l’état de Rakhaing (ou Arakan) sur la côte nord-ouest (La Croix, 25/08/2017) ? Et que Le Monde du 12/10/2016 avait justement observé que ces attaques commencées en 2016 avaient porté à son paroxysme la colère des Birmans excédés par les Rohingyas et risquaient de provoquer des représailles ?

En Birmanie, on n’a pas crié aux Rohingyas terroristes islamistes « vous n’aurez pas ma haine », ni mis de fleurs, de nounours et de bougies sur les lieux des massacres qu’ils commettaient. La Birmanie a fait la seule chose raisonnable : décider de renvoyer chez eux ces étrangers squattant dans leur pays qui viennent agresser et tuer.

On nous montre à longueur de journaux ces files de Rohingyas qui fuient la Birmanie. Ils racontent aux journalises les atrocités commises par l’armée. Seulement, les journalistes se contentent trop facilement de leur seule parole, d’où la désinformation qui en résulte. Imaginez que la France décide d’expulser toutes les familles des terroristes qui ont sévi sur son sol, de Merah à Salah Abdeslam, et que les journalistes n’interrogent que leurs femmes hurlant en débarquant à Alger qu’on les expulse injustement après avoir tué leurs hommes et leurs bébés alors qu’elles vivaient pauvrement depuis des décennies dans nos banlieues ! Vous poseriez la question  « et leurs crimes, et les familles des victimes de l’école juive de Toulouse et celles des militaires et policiers assassinés, et celles des victimes du Bataclan » ? Pourquoi ne leur demande-t-on pas ce qu’elles pensent des islamistes ?

Alors pourquoi les journalistes ne vont-ils pas demander aux familles des victimes  du terrorisme rohingya habitant l’état du Rakhaing ce qu’ils pensent des Rohingyas ? Pourquoi ne demandent-ils aux militaires ou au gouvernement birman des explications ? Pourquoi ne demandent-ils pas aux Rohingyas eux-mêmes et à leurs chefs de justifier leurs attaques terroristes contre des bâtiments publics birmans et pourquoi ils veulent absolument un mini califat islamiste en Birmanie ? Par peur des réponses ?

Il y a certainement de braves gens parmi ces expulsés Rohingyas, comme il y en a aussi chez les musulmans en France et on doit avoir de la compassion pour eux. Mais la répression peut-être excessive de l’armée birmane n’exonère pas les Rohingyas des crimes islamistes qu’ils commettent. Que l’on cesse cet amalgame qui voudrait faire croire à un peuple rohingya victime, si l’on veut que soit crédible l’affirmation selon laquelle l’islam est les musulmans seraient partout innocents des crimes commis au cri d’Allahou akbar.

Pourquoi la haine des autres pays de la région contre les Rohingyas ? La cause est la même qui fait que l’Occident en voie d’islamisation rapide prend leur défense avec une mauvaise foi incroyable dissimulée sous de l’humanisme pleurnichard : les Rohingyas sont des musulmans sunnites dont la majorité radicalisée veut une province islamique en Birmanie. Puisqu’ils sont issus du Bangladesh, la Birmanie veut les y renvoyer. L’Inde n’en veut pas parce que ce sont des fauteurs de trouble permanents à l’ordre public partout où ils passent, comme l’a expliqué le Premier Ministre indien La Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie n’en veulent pas. Et le Bangladesh n’en veut plus non plus pour la même raison. Les quatre pays veulent préserver leur identité bouddhiste, au premier rang la Birmanie avec 90% de bouddhistes, et les deux pays musulmans ne veulent pas d’agitateurs radicalisés islamistes. Tous refusent ce qu’ils considèrent comme une contamination islamique.

La seule région où les Rohingyas pourraient vivre en paix serait un pays déjà radicalement islamisé : Qatar, Arabie saoudite ?

Et QUI retrouve-t-on derrière les camarades Rohingyas ? − Soros-le-Diable. Voir : http://breizatao.com/2017/09/08/birmanie-comment-soros-alimente-les-terroristes-musulmans-rohyngias-pour-priver-la-chine-denergie/

Un hasard sans doute…

L’Imprécateur


LES ROHYNGIAS, AGENTS DE DAESH EN BIRMANIE → cliquez ici.




 

 

DECODEX : LE NOUVEL OUTIL DE LA CENSURE D’ÉTAT (L’Imprécateur)

Mariya Ivanova Gabriel

La nouvelle commissaire politique du numérique, la bulgare Mariya Ivanova Gabriel (elle est mariée à un Français) née Nedelcheva, est à Bruxelles en charge de « l’orwellisation » de la communication médiatique. C’est une élue bulgare du parti GERBE (ça ne s’invente pas) dont l’acronyme signifie « Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie », c’est-à-dire qu’elle est favorable à la dissolution de l’identité bulgare dans « la seule identité qui compte de nos jours », dixit Macron, « est l’identité européenne », en attendant que l’on nous annonce qu’il n’y a plus d’identité légale que « mondiale ».

Elle a été formatée au politiquement-correct et à la discipline européo-mondialiste par Sciences Po Bordeaux entre 2001 et 2003.  Elle y est restée comme « assistante temporaire d’enseignement » jusqu’en 2008. C’est, paraît-il, une spécialiste de l’égalité des genres et de l’économie sociale et solidaire.

Depuis 2009 elle est députée européenne, porte-parole du Parti Populaire Européen.

Jean-Claude Juncker l’a officiellement chargée de la lutte contre les « fake-news ». En français, il faut tout le temps le rappeler à la Commission européenne, c’est l’une des langues obligatoires de la communication européenne, « fake news » veut tout simplement dire « fausses nouvelles ».


Trois journaux grands facteurs de fake-news

Le DECODEX vu par les maoïstes

Exemple : Quand le tyran sanguinaire communiste (pléonasme) Pol Pot a pris le pouvoir au Cambodge, Le Monde, L’Humanité et Libération ont fait leurs Unes sur le thème « Phnom Penh libérée ! » C’était le 15 avril 1975. Le 17, la ville avait été vidée de ses habitants et plusieurs milliers déjà exécutés. Le Nouvel Observateur écrivit : « Au soir même, on pouvait difficilement dire “Phnom Penh libéré dans la joie” » .

Le Monde avait commis l’une des plus énormes et des plus violentes fakes news du siècle dernier.

Qu’est-ce qu’une fake-news ?

En novlangue d’aujourd’hui, c’est toute information qui n’est pas conforme aux directives (dites « éléments de langage ») imposées à la presse par l’Élysée et à celles qu’imposent les comités de rédaction aux journalistes. En France, cela fonctionne très bien, la presse ne publie et ne parle que de ce qui est autorisé par l’Élysée. D’ailleurs, la presse dite « de gauche » s’est elle-même organisée pour s’autocensurer et entend bien imposer la même censure aux autres, via un organisme créé en février dernier, DECODEX : une version française du KCC nord-coréen *.

Le porteur du projet DECODEX fut Le Monde, journal de référence du politiquement-correct qui n’a pas honte de s’en vanter. Le Monde prétend détenir la vérité sur tout, comme La Pravda soviétique autrefois (en russe, pravda = la vérité) qui ne faisait que colporter l’idéologie stalinienne.

En France, outre Le Monde, les médias partenaires sont l’Agence France-Presse (AFP) en réalité une agence tenue depuis longtemps par le PS, BFM-TV alias Télé-Macron, France-Télévisions où la directrice socialiste, raciste, vieillophobe et homophobe madame Ernotte veut éradiquer « les vieux mâles blancs », France Médias Monde (France 24, RFI et Monte-Carlo Doulaiya la « radio publique française arabophone » [SIC]) dirigé par l’énarque socialiste Marie-Christine Saragosse, L’Express, Libération et 20 Minutes.

Après la France, Facebook projette de poursuivre le déploiement dans d’autres pays. Eh oui ! Le projet de censure de madame Gabriel n’est pas que français, ni même européen, il est mondial ! Exactement ce qu’avait prévu Orwell dans 1984 avec son « Ministère de la Vérité ». Facebook est devenu l’organe d’oppression totalitaire du Système et madame Mariya Ivanovna Gabriel voudrait que Twitter et Google soient astreints aux mêmes règles de censure que celles pratiquées par Facebook, qui a déjà censuré à plusieurs reprises notre ami Marc Le Stahler.

Le projet en cours en France est la copie conforme de celui qui a été mis en place aux États-Unis où il concoure à salir activement tout propos ou décision de Donald Trump et le présente systématiquement comme « fake ». Aux USA le pendant du DECODEX du Monde est tenu par ABC News, FactCheck.org, Politifact et Snopes. En Allemagne il sera porté par Correctiv. Correctiv se présente comme un « bureau d’investigation qui se veut le laboratoire d’un nouveau journalisme », collaborant avec le pouvoir en place et le Système, cela va de soi.

« DECODEX permet aux utilisateurs, grâce à une nouvelle catégorie de signalement, de faire remonter une information qu’ils pensent être fausse. Les liens signalés sont rassemblés au sein d’un portail auquel les médias partenaires ont accès. Ceux-ci peuvent alors vérifier ces informations. Si deux médias partenaires établissent que le contenu signalé et faux et proposent un lien qui en atteste, alors ce contenu apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant que deux « fact-checkers » [en français : vérificateurs de faits] remettent en cause la véracité de cette information. Quand un utilisateur voudra partager ce contenu, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter ». (Le Monde, 02/06/2017).

Qui sont ces fameux « utilisateurs » ? Qui a défini la « nouvelle catégorie de signalement » ? Les journalistes décodeurs du Monde, Libé et BFMTV sont-ils compétents pour s’ériger en juges de la qualité d’une info alors qu’ils sont connus pour en diffuser autant de mauvaises que se peut, comme des sondages truqués, sur leurs canards ? Sur quelle base juridique fonctionne cet organe de délation que Le Figaro place « à mi-chemin entre l’Inquisition et 1984 ». N’en déplaise à la presse de gauche, il renifle furieusement les heures les plus nauséabondes de notre histoire, quand Christine Gouze-Raynal (née en 1914 à Mouchard, Jura, un nom prédestiné), la sœur aînée de Danielle Mitterrand, faisait le fact-checker pour la Commission de la censure cinématographique, organisme de répression et d’aide à « l’assainissement professionnel » dépendant à la fois des nazis et de Vichy, et ce de 1940 à 1945 ?

Cela dit, Wikipédia affirme que Christine Gouze faisait « parallèlement de la résistance », ce que je crois d’autant plus volontiers que plusieurs journalistes des médias membres de DECODEX font eux aussi de la résistance à l’Élysément-correct en téléphonant ou e-mailant à droite des infos qu’ils savent vraies, mais que leurs rédactions refusent de publier. Comme l’a dit publiquement un journaliste collabo, « On doit être prudents avec la vérité », et un autre « On peut rester 100% honnête [dans l’information] et il faudrait qu’on le reste, mais ce n’est pas la norme actuelle ».

Qui a sélectionné, classé et commenté la liste du DECODEX ? Qui fact-checke les fact-checkeurs ? − Pas de réponse. Et qui finance DECODEX ? − Le Fonds Google. Pourquoi Google ? − Parce que Google espère nuire par ce biais à Facebook et Twitter, peut-être même les couler. En clair, le milliardaire Sundar Pichai, PDG de Google, espère s’approprier une part de la fortune du milliardaire Mark Zuckenberg PDG de Facebook et de celle du milliardaire Jack Dorsey, PDG de Twitter et Wikipédia.

DECODEX se présente comme d’utilité publique mais est idéologiquement très orienté à gauche, comme le montre le « fact » qu’il ne cite dans sa page de présentation que les sites (IVG par exemple) qu’il dit tenus par « des militants d’extrême-droite » pour diffuser des fake-news. Et les journaux qui le portent ne sont eux-mêmes par exempts de nombreuses fake-news. Dans sa page de présentation DECODEX insiste sur « la nécessité d’indexer également les grands sites de médias, les blogs, et même les pages Facebook, les comptes Twitter et les chaînes YouTube ». DECODEX est bien un système de surveillance de masse de l’information, il ne s’en cache pas, qui a pour mission de faire de « l’assainissement professionnel ».

Pour le moment, DECODEX dit sur son site de présentation « nous ne sommes pas là pour sanctionner ». − Certainement, jusqu’à ce que Macron fasse voter une loi qui utilisera ce bel outil de délation pour sanctionner les déviants.

Pour accéder à DECODEX, il faut d’abord « installer un plug-in navigateur pour vérifier les sites que vous visitez via Chrome ou Firefox. Ensuite aller sur le bot Facebook ». Ne connaissant le mot « bot » que dans le sens « tordu », comme un pied-bot, je suis donc méfiant !

L’Imprécateur

* KCC = Korean Computer Center. En Corée du Nord, toute information doit passer par deux sites « .kp », et deux seulement. Tout mot ou toute pensée déviante (i.e. non communiste et non agréé par le président nord coréen) y est censurée et sévèrement puni.




 

 

MACRON N’AIME NI LA FRANCE NI LES FRANÇAIS

Les deux tiers des Français n’aiment pas Macron ? − Macron le leur rend bien. Il y a un an, il quittait bruyamment le gouvernement Hollande et annonçait dans la foulée qu’il serait candidat à la présidence de la République, bien qu’étant quasiment inconnu. Les Français à qui il disait dans ses meetings « Je vous aime » se moquaient, disait-il, de le savoir inconnu, « se préoccupant surtout du contenu, des propositions », en bref du programme du candidat. « En même temps », il affirmait dans Le Journal du Dimanche que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale, alors que, selon lui, «  la politique, c’est mystique… c’est un style… c’est une magie », bref, « c’est moi, Macron ! ». Et le magicien mystique se défendait d’être un « prédicateur christique » quand l’opposition se moquait de ses discours souvent confus et imprécis, de style prédicateur télévangéliste, avec des envolées lyriques hurlées d’une voix éraillée à la Hitler. « En même temps », il déclarait au JDD : « La dimension christique, je ne la renie pas  ».

Il affirmait « se sentir pleinement de gauche ». « Sinon, je ne me serais jamais engagé » ajoutait-il. « En même temps », il se présentait comme « ni de gauche, ni de droite » et embauchait du coup le naïf Bayrou qui, jeté comme un Kleenex usagé peu après l’élection, s’en mord aujourd’hui les doigts, la moitié des membres de son micro parti ayant rejoint LREM dans sa foulée.

Benoît Hamon l’accusait très justement d’être une « créature du Système qu’une habile manipulation transforme soudain, par la grâce peut-être, en grand transformateur  ». « En même temps » Macron se défendait d’avoir été nommé futur président de la République au précédent congrès de Bilderberg, incarnation du lobby financier international dit « le Système », et c’est pur hasard s’il a juste après ce congrès commandé à Citroën la DS7 prototype spéciale à cellule blindée avec laquelle il descendit quelques mois plus tard les Champs Élysées le lendemain de son élection à la présidence.

Élu sur un score en trompe l’œil de 66%, sur lequel il faudra un jour enquêter tant les symptômes de tricherie s’accumulent, mais qui n’est déjà plus que de 44% si l’on tient compte des bulletins blancs et nuls particulièrement nombreux, il jouissait d’une popularité soigneusement entretenue par la presse de ses amis milliardaires rouges Bergé, Drahi et Niel.

cliquez sur le graphique ci-dessus

Il avait annoncé, comme Hollande autrefois, une République exemplaire et promis un grande loi de moralisation de la classe politique, confirmant ainsi implicitement sa corruption généralisée, sanctionnée par une vingt-troisième place dans le classement des pays les plus corrompus publié par Transparency International (et Le Figaro) en début d’année 2017. « En même temps » il prenait des ministres dont quatre furent renvoyés à peine nommés pour des soupçons de trafics d’emplois fictifs, familiaux ou non trop visibles, et d’autres, dont certains soupçonnés de trafics financiers sur lesquels la justice enquête, sont toujours en place ou ont été promus à des postes prestigieux et surtout rentables, par Macron lui-même.

Il avait annoncé des élus jeunes, compétents, travailleurs. il embauche autant de vieux que de jeunes, si bien que la moyenne d’âge du groupe LREM est à peine inférieure à celle de la législature précédente, parfois totalement incompétents ou franchement anti-français, comme l’ont montré des interventions médiatiques malignement mises en relief par des journalistes hilares mais souvent consternés.

Là-dessus, c’est-à-dire sur ce tableau enchanteur, l’été arrive. Et tout ce petit monde LREM, si « travailleur » et à peine élu, s’empresse de partir en vacances, ministres et président compris. La propagande médiatique intense en faveur de Macron, ses pompes et ses œuvres jupitériennes,  s’éteint provisoirement pour commenter les jeux de plage et les pointes de canicule dans le Sud et de froid dans le Nord.

Les Français se réveillent. Regardent les trois mois passés. Constatent que les promesses n’ont pas été tenues. Les réformes promises pas engagées, rognées ou reniées. Le chômage est toujours là avec 3,8 millions de chômeurs de longue durée (« A ») et 5,5 millions des catégories « B », « C » et « D ». Des impôts sont annoncés et les promesses d’amélioration de leur niveau de vie et de leurs revenus repoussées à 2018, 2022 ou plus loin encore. Il y a ces budgets publics que l’on ne sait pas et que l’on ne veut pas baisser, des centaines de milliers de migrants qu’il faut accueillir, loger, nourrir, habiller, distraire parce qu’ils n’ont, dit-on, rien à faire dans les campagnes qui « En même temps » manquent de saisonniers.

La facture de maquillage du si beau Macron (26.000 euros en trois mois facturés par Natacha M. !) souligne la distance sidérale qui sépare les gens de rien de ce gamin qui a dit avoir « connu la pauvreté » quand il était jeunet, ne recevant de son père « que mille euros par mois » d’argent de poche…

Macron avait bénéficié du doute pendant trois mois. Il n’y a plus de doute. Les Français comprennent qu’il fait une vieille cuisine politique et économique avec des vieilles recettes keynésiennes d’autrefois qu’il a su habiller de mots enchanteurs. Ils se demandent (les deux tiers déjà) comment il a pu devenir président en situation d’impréparation et d’incompétence aussi manifeste. Ils comprennent enfin qu’ils se sont bien fait avoir, la vaseline médiatique n’étant plus là, et Macron a perdu une fois 10% et le mois suivant 14% de popularité. C’est ce qu’on appelle « le retour au prix du marché ». Il devrait le comprendre, le banquier qui estime sa pensée « trop complexe » pour nous les gens « qui ne sont rien ». Macron n’aime pas ça du tout et il n’aime pas les Français qui ne l’aiment pas!

« Les Français n’aiment pas les réformes » affirme-t-il en Hongrie. Aussi tôt après, sa com’ menée par l’ineffable Sibeth N’Diayé (l’auteur de « Yes, la meuf est dead » !) change de vocabulaire. Exit la « Révolution » (pourtant le titre du livre publié par Macron). Exeunt « les réformes ». Bienvenue à « l’évolution », au « progrès » et autres vocables plus consensuels mais qui ne changent rien à l’inanité globale du projet macronien.

Macron et les siens n’ont pas compris que… Si ! Les Français veulent des réformes, mais des réformes intelligentes et qui changent ou suppriment les causes de leurs malheurs les plus évidents, l’insécurité grandissante due en partie à l’immigration massive et à l’islamisme, la perte d’identité, le manque de travail, un État trop dépensier, une classe de privilégiés hors-la-loi commune, politique, journalistes, banquiers… Et ils veulent des réformes qui ne se traduisent pas toujours par une augmentation d’impôts sur les mêmes, travailleurs, retraités, artisans et commerçants et des « économies » sur les budgets de l’Armée, de la Police, de la Science et de la Justice.

Macron raconte à la dernière réunion du corps diplomatique qu’il a redressé la réputation internationale de la France détruite par Fabius et Hollande. « Le monde a les yeux fixés sur la France » dit-il. Il ne cesse de donner des leçons de bonne gestion à nos voisins européens, demandant aux pays qui ne croulent pas sous les prélèvements obligatoires (Pologne, Hongrie) de s’aligner sur nos excès fiscaux et administratifs, demande à l’Allemagne de reverser ses surplus budgétaires au budget encore et toujours déficitaire de la France, fait croire qu’il a maté Poutine et Trump qui le regardent d’un air apitoyé et n’ont cure de ses admonestations de gamin prétentieux en remontrant à ses vieux idiots de parents.

Après avoir déclaré qu’il n’y avait « pas de culture française », il dit aux diplomates qu’il n’y a pas non plus d’identité française. « Le lieu de notre souveraineté aujourd’hui, c’est l’Europe ». Il l’avait dit à un journaliste britannique et publié sur son site : « La souveraineté est désormais, de fait, au niveau européen, dans les domaines de l’énergie, du numérique, de la défense et de la sécurité. La souveraineté, ce n’est pas au niveau national… » Pour Macron, c’est clair, la France n’est qu’une province européenne.

Macron n’a rien de libéral, même si, comme tous les gens de gauche y arrivent un jour ou l’autre, il a compris que c’est l’entreprise qui crée des emplois et de la croissance, pas l’État. Il est et reste un technocrate viscéralement socialiste. Il sauve l’équipementier obsolète GM&S qu’il fallait laisser mourir pour faire de la place à des startups innovantes, et « En même temps » fait racheter par l’État le chantier naval de Saint-Nazaire STX qui embauche à tour de bras, croule sous les commandes (il en a pour sept ans d’avance) et a une situation financière satisfaisante.

Macron communique mais ne sait pas convaincre. Il y a trop de contradictions dans son discours et son action et cela ne vient pas de la « pensée complexe » qu’il s’attribue, mais d’un esprit brouillon et inapte à la gestion comme le prouvent tous les énarques placés à la tête de grandes entreprises et ceux qui dirigeant l’État depuis quarante ans l’ont mis en faillite en désespérant le peuple français.

L’Imprécateur




 

 

MACRON, HOMME-LIGE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL
Jean Goychmann

Je m’étais posé la question, durant la campagne électorale, de savoir au bout de combien de temps, en cas d’élection, Emmanuel Macron nous parlerait du « Nouvel Ordre Mondial ».

Il aura fallu trois mois pour que, le 29 août 2017, devant un parterre d’ambassadeurs, les mots magiques soient prononcés. Environ deux minutes après le début de son speech, il nous faisait part de sa conviction que « le monde entier avait les yeux rivés sur la France » et que la transformation de l’Europe, engagée grâce à celle de notre pays, allait permettre l’établissement de ce fameux « Nouvel Ordre Mondial ».

Bigre ! Nous voici désignés pour sauver le monde, rien que ça ! Et cela grâce à lui ! Y’a pas à dire : le nouvel ordre mondial, ça en impose… Certes, il n’est pas le premier à en parler. Il y a longtemps que les complotistes et autres conspirationnistes le dénoncent. George Bush Sr. en avait parlé. Sarkozy aussi. En tentant de lire entre les lignes, que peut bien être ce « Nouvel Ordre Mondial » ?

Le « N.O.M. », qu’est-ce que c’est ?

Un bref retour en arrière nous montre que la chose vraiment importante est de savoir QUI DIRIGE LE MONDE. Sans remonter à l’Empire romain ni au partage du monde entre l’Espagne et le Portugal, la fin du XIXème siècle à marqué l’apogée de la puissance britannique.

Toutefois, celle-ci s’est un peu cassé les dents sur la Chine et sa civilisation multimillénaire. La « guerre de l’opium » était bien tentée contre elle, mais n’a pas eu le succès escompté. Cela dit, l’Empire britannique, qui prit le nom de Commonwealth, a encore de beaux restes, mais la fin de la seconde guerre mondiale a sans conteste possible placé à la tête de l’ordre mondial les États-Unis d’Amérique. Leur puissance tient essentiellement sur deux choses :

  • leur monnaie qui est la fois domestique et internationale (« qu’il ne tient qu’à eux d’émettre » disait de Gaulle) bien avant que le dollar soit déconnecté de l’or (ce qui implique qu’ils avaient déjà pris les devants sans le dire) et
  • la puissance militaire américaine.

Que veut Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron veut-il contester aux États-Unis leur leadership sur le monde ? − C’est peu probable. Reste alors la seconde hypothèse : il souhaite faire de l’Europe une sorte d’appartement témoin de la mondialisation. Il lui faut agir vite car les vents contraires sont en train de se lever. Il faut appeler, comme le dit le dicton populaire, « un chat − un chat ». Un ordre, quel qu’il soit, suppose une entité supérieure qui le dirige. Cette entité ne peut qu’être, sous une forme ou une autre, qu’un Gouvernement mondial qui, par définition, sera unique. En l’état, ce gouvernement ne peut coexister avec les démocraties sur lesquelles sont basés nos États-nations. L’établissement de ce nouvel ordre exige leur disparition afin de les remplacer par ce que le Comité Orwell (1) appelle « le soft-totalitarisme des multinationales ».

Ses détours de langage

Emmanuel Macron est passé maître dans l’art de faire avancer les gens sur leurs propres ressorts. Je ne sais pas si on enseigne cette discipline à l’ENA, mais lui, en tout cas, a compris l’intérêt de la démarche. Il parle d’une « Europe des peuples ». Dans l’esprit commun, le peuple implique la démocratie, système par lequel on va lui redonner le pouvoir. Il parle aussi de « souveraineté », autre mot symbolique qui induit la notion de maître chez soi. Le problème, c’est qu’il transpose ces notions au niveau de l’Europe. Je note par ailleurs qu’il parle de « l’Europe » et non, comme l’exigerait la rigueur sémantique, de « l’Union Européenne ».

C’est très habile car il présente les choses comme si l’Europe était déjà intégrée et que les nations qui la constituaient au départ s’étaient déjà fondues dans le creuset supranational dans lequel on veut les précipiter (jusqu’alors sans succès) depuis plus de soixante ans. Macron raisonne en supposant le problème résolu comme on dit en mathématiques, afin de démontrer que les conséquences de sa résolution sont déjà là et qu’on ne peut pas faire marche-arrière. On retrouve ainsi la façon de procéder propre aux sociétés fabiennes que j’évoquais dans l’article précédent.

Reste donc à imaginer ce que pourrait être la manifestation de la souveraineté européenne dans ce Nouvel Ordre Mondial.

Marie-France Garaud avait, lors d’une émission télévisée en 2012 (2), rappelé ce qu’étaient les « attributs essentiels de la souveraineté » d’un État :

  • Battre monnaie
  • Faire les lois
  • Rendre la justice
  • Décider de la paix ou de la guerre

L’Union-Européenne ne peut exercer aucun de ces droits fondamentaux.

  • Le contrôle de la monnaie (du moins pour la zone euro) est confié à la BCE,
  • le parlement européen n’a pas le pouvoir de légiférer,
  • la compétence de la Cour de justice est limitée à l’interprétation des traités européens, et l’Union-Européenne n’existe pas en tant qu’entité politique,
  • d’autant plus qu’elle s’est toujours abritée derrière le paravent de l’OTAN pour sa défense malgré tous les efforts que de Gaulle avait pu déployer…

Réalité du futur ou utopie d’aujourd’hui ?

Parler de souveraineté de l’Europe tient donc, dans les circonstances actuelles, plus de la grivèlerie intellectuelle que d’une approche raisonnée. Car les mots ont un sens et on ne peut distordre leur signification sans risques. N’oublions pas que la seule consultation populaire qui a eu lieu sur ce sujet est celle du référendum de 2005 et que les partisans de la création d’un État fédéral européen se sont vus durement ramenés à la réalité. Vouloir traduire aujourd’hui comme un accord tacite, voire un chèque en blanc, le passage sous silence de ce référendum en raison d’un charcutage de notre constitution est probablement téméraire.

Mais ce projet est surtout devenu anachronique. Ce qu’il est convenu d’appeler la mondialisation a, au fil du temps, modifié le rapport des forces économiques. Il faut compter maintenant avec ceux que l’on a fait émerger. Vladimir Poutine parle du « génie qui est sorti de la bouteille » et ces pays vont compter de plus en plus au plan géopolitique, à commencer par la Chine. Il est même patent que la vision d’un monde monopolaire telle qu’elle transparaît dans l’Ordre Mondial évoqué par Emmanuel Macron va s’estomper au profit d’un monde multipolaire dans lequel les nations (seules réalités internationales aux dires de de Gaulle) reprendront toutes leur place.

Alors, le « Nouvel Ordre Mondial » a peu de chances de voir le jour sous la forme que les « euromondialistes » se plaisent à évoquer aujourd’hui. De toutes façons, les peuples et les peuples seuls ont le pouvoir d’en décider.

Jean Goychman
30/08/2017

(1) Le Comité Orwell (comité des journalistes souverainistes créé autour de Natacha Polony) a notamment publié le livre Bienvenue dans le pire des mondes (Plon éd.).
(2) https://www.youtube.com/watch?v=y3dBhtQPnys