« LA FRANCE, C’EST CUBA SANS LE SOLEIL » (MACRON, cité par L’IMPRECATEUR)

En 2012, écoutant Hollande décliner son programme et notamment la taxe à 75%, Emmanuel Macron avait dit « C’est Cuba sans le soleil« .

Macron avait vu juste.

LE PROJET SOCIALISTE ET L’IDEAL DE « DEMOCRATIE POPULAIRE »

L’objectif des socialistes était bien de transformer sans le dire la France sur le modèle cubain : une élite socialo-marxiste très riche contrôlant tout et surtout les médias ; une classe de fonctionnaires chouchoutés et bien payés par le régime ; une classe moyenne et ouvrière rendue pauvre et docile par l’impôt, encadrée par une police associative bien financée (LICRA, MRAP, etc.),  très présente et très vigilante, dénonçant tous les écarts à la doctrine de l’Etat socialiste par les journalistes, les intellectuels et les citoyens .

On aurait pu croire que Macron avait retenu la leçon de Fidel Castro au journaliste Jeffrey Goldberg en 2010, « Le socialisme, ça ne marche pas » et critiquait le programme de Hollande. En fait, il réagissait seulement à la taxe de 75% que Hollande venait d’improviser sans prévenir ses conseillers. Macron venait de gagner 3 millions d’euros en quelques mois grâce à Rothschild, dont 2 millions dans les 15 derniers mois* et c’est seulement l’annonce qu’ils pourraient être taxés à 75% qui gâchait son plaisir de voir la France transformée en Cuba au climat tempéré.

LA PERCEE POLITIQUE DE MACRON : UNE OPERATION BIEN PLANIFIEE

On a du mal à comprendre qu’un cadre gagnant en moyenne un million par an depuis 2010*, visiblement doué pour les négociations financières et promis à une carrière dorée de banquier chez Rothschild, démissionne pour aller faire le singe savant à l’Élysée et gagner au mieux 150.000 € par an.
Y a-t-il eu des compensations financières et sous quelle forme ?

Macron n’étant pas élu, seul le Parquet national financier ou la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique pourrait enquêter.

Il se trouve que ces deux organismes ont été créés par Hollande en marge de la Justice, ils ne sont donc en rien « La Justice », et encore moins « indépendants ». En caricaturant un peu, on peut dire que Hollande est leur PDG et Urvoas, ministre de la justice, leur DRH.
Leurs DG sont d’authentiques socialistes dûment marqués au fer rouge par le Syndicat de la Magistrature où ils ont recruté tous leurs adjoints, tous ou presque adhérents ou ex-adhérents du SDM. Ils sont « le Parquet » et n’ont en rien l’indépendance des juges « du siège ».

Peu importe, même si cela peut paraître scandaleux, ce qu’a gagné ou va gagner Macron, le plus intéressant est de savoir qui le manipule et pourquoi.

Son programme en donne une petite idée.
Comme tous les énarques, Macron manque d’imagination et de créativité.

UN PROJET ECONOMIQUE A PRIORI BANAL…

L’analyse du programme Macron par « Les décodeurs » du Monde le montre : « 37 % de ses propositions sont proches de celles de François Hollande en 2012 ;
21 % sont proches de celles de François Fillon en 2017 ;
19 % sont proches de celles de Benoît Hamon en 2017
« .


Macron n’invente pas, il fait du copié-collé.
Manquent 23 % dont Le Monde n’a pas trouvé l’origine. Selon Julian Assanges de Wikileaks, ils viennent des programmes de Bill Clinton en 1992 et 1996, programmes reprenant  plusieurs propositions de la CIA.

… MAIS INSPIRE PAR LA CIA !

D’où vient cette suspicion d’une ingérence de la CIA dans le cursus et le programme de  Macron   ?
« Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex-secrétaire d’État américain, Hillary Clinton » (Julian Assange, cité par Izvestia).
Mais également des écoutes de la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement américain) qui suit de près la campagne présidentielle française depuis 2012.

On comprend mieux pourquoi cette possible ingérence des Etats-Unis dans la campagne par Macron interposé puisse inquiéter les Russes, d’autant qu’il y a des signes troublants dans le cursus de Macron qui montrent que la CIA a pu le considérer comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 !

LA NED, VOUS CONNAISSEZ ?

La National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée US à but non lucratif, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates.
La NED, financée par les chambres de commerce américaines et les multinationales, finance elle-même de nombreux think-tanks dans le monde.


La NED a deux objectifs, qu’elle a mis dans la tête de Macron : la promotion de l’alliance droite-gauche par des élites « démocratiques« , et lutter contre « les populismes et les extrêmes » dans le monde.

ITINERAIRE D’UN JEUNE HOMME PRESSE

Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait à la préfecture de l’Oise où il rencontre le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarchés en France et en Afrique.
Homme de réseaux et d’influence, c’est un compagnon de route du PS**.

C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » au détriment des notions de « social-libéralisme » ou « social-réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps.
Ce changement sémantique met Macron sur la même ligne que les progressistes américains, dont John Podesta, un ami de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think-tank « progressiste » qu’il préside. John Podesta a été conseiller spécial de Barack Obama et en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances.
L’un de ses chefs, Jean-Pierre Jouyet, le prend sous sa protection, misant sur le jeune énarque.
Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, Jouyet appelle depuis 2007 (sans succès) à une alliance gauche-centre entre Royal et Bayrou. Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion « néo-cons » aux États-Unis. Il a présidé, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur.
Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ».
Laurent Wauquiez, Cécile Duflot, Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Vincent Placé sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron, qui travaillait en prise directe avec le président !

Michael Bloomberg, ancien maire de New York et 8ème fortune mondiale est venu rencontrer Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne « pour parler économie« .
Parler ou conseiller, voire donner des instructions ? On imagine mal  un politique américain du poids de Bloomberg traverser l’Atlantique juste pour bavarder ! Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuses années en partenariat avec l’Institut Aspen.

LE TREMPLIN DE LA « COMMISSION ATTALI »

Jouyet suggère le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « Commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est au top du libéralisme européiste. Socialistes et néo-libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Attali veut un état de droit mondial assorti d’une institution de surveillance financière mondiale, première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale.

L’Union Européenne en serait le laboratoire : Macron propose donc dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.
Pour aller dans ce sens, il s’est adjoint un conseiller : Serge Weinberg, très riche homme d’affaires proche de Fabius.

Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la Trilatérale*** dont les objectifs ont inspiré Attali.

LA PERIODE « ROTHSCHILD »

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présentent Macron à François Henrot ami intime de Wienberg.
Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.
Macron est recruté. Il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Trilatérale, Bilderberg, Council for Foreign Relations, French American Foundation, Rothschild, Morgan-Stanley, Lazard, CAC 40, Bloomberg, Wienberg, Henrot, Podesta, Hermand

Macron est en de bonnes et richissimes mains !
Que cherchaient-ils en faisant sa promotion ? « Un pion qui parle bien » comme disait Eckhardt, propriétaire du journal proto-nazi Münchner Beobarter en parlant d’Adolf Hitler**** ?

Dans ce cas, c’est en partie raté ! Comme Hitler, Macron parle clairement, haut et fort, et toujours souriant il plait aux femmes, mais contrairement à Hitler ses discours manquent de rigueur et de sens.

La preuve ?

L’Imprécateur

Sources : Presse, https://francais.rt.com/france/33403-wikileaks-macron-clinton-email-assange, http://www.tdg.ch/monde/europe/Emmanuel-Macron-dans-le-viseur-de-WikiLeaks/story/14846220 (liste non exhaustive)

* Précision : De 2004 à 2008, Macron inspecteur des finances gagne en moyenne 3.300€/mois. Chez Rothschild. Il est promu « associé » dès 2010, puis, après avoir négocié le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer, Rothschild le nomme en 2012 « associé-gérant ». Il démissionne en mai pour entrer à l’Élysée.

Ses revenus 2010-2013 ont été de
3 010 996 € A savoir :

a/ Salaires = 1.022.583 € :
356.095 € de salaires en 2010 (Rothschild)
 ; 403.557 € de salaires en 2011 (Rothschild)
 ; 100.811 € de rémunération 2012 (Présidence de la République) ; 162.120 € de rémunération 2013 (Présidence de la République)

b/ « Bénéfices industriels et commerciaux » : 1 426 831 € :
706.310 € de bénéfice industriels et commerciaux en 2011 (Rothschild) ; 720.521 € de bénéfice industriels et commerciaux en 2012 (Rothschild)

c/ Revenus de capitaux mobiliers : 561.582 € : 291.286 € de revenus de capitaux mobiliers en 2011; 270.296 € de revenus de capitaux mobiliers en 2012

Total des revenus: 3.010.996 €
.

Sa fortune déclarée en 2014, lorsqu’il fut nommé ministre, était de 156.160.43 €.
Sans commentaire

** N’en déplaise à Mediapart, qui a écrit à Minurne pour en faire le reproche à L’Imprécateur, il y a beaucoup de milliardaires rouges au PS.
Ils contribuent largement au financement des réseaux, des instituts de sondages et de la presse du PS.
Tous les très riches ne sont pas de droite comme l’affirme Mediapart.

*** Trilatérale : Organisation du Nouvel Ordre Mondial, créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council Foreign Relations par le banquier David Rockfeller.
L’idée était de substituer à la direction américaine (leader dans les Amériques) un partenariat trilatéral avec l’Allemagne (leader en Europe) et le Japon (leader en Asie). (www.trilateral.org)

**** La citation exacte de Eckhardt vendant Adolf Hitler aux membres de la société de Thulé et au peuple allemand pour en faire le chef du parti nazi naissant est « …Il nous faut un ouvrier qui sache parler. Il n’est pas nécessaire qu’il y comprenne grand-chose, car la politique est l’affaire la plus bête du monde, et n’importe quelle poissarde de Munich s’y entend mieux que ces messieurs de Weimar… Un vrai singe qui plaise aux femmes… » (Maurice D, La jeunesse d’Adolf, la genèse du nazisme)

 

 

« UN GÉNÉRAL NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA »
(Dominique Delawarde)


Après vérification de tous les liens et références, il apparaît que cette note confidentielle est prouvée de A à Z et minutieusement argumentée.
Aussi, eu égard à l’importance de ces révélations, ai-je pris la responsabilité de la publier.

LS


Le 12 octobre 2016, deux journalistes d’investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont publié aux éditions Stock, un livre rapportant les confidences de Monsieur Hollande, chef de l’État et chef des Armées. Ce livre, intitulé « Un président ne devrait pas dire ça » et sous-titré « les secrets d’un quinquennat » a évidemment libéré la parole chez quelques anciens de la « grande muette », soucieux de suivre l’exemple de leur chef.

Cette publication m’a donc donné l’idée de m’exprimer à mon tour dans un article intitulé : « Un général ne devrait pas dire ça » Rassurez-vous, je ne trahirai évidemment pas de secret d’état, ni ne compromettrai l’intérêt national (notamment la Défense) comme a pu le faire mon « modèle ».

Je tenterai, au contraire, de bien servir la France en dénonçant, de la manière la plus claire et la plus argumentée possible, par des informations ouvertes et accessibles à tous, les manipulations en cours dans notre pays et ceux qui, de mon point de vue, tirent les ficelles.

Je précise, à l’attention du lecteur, que je ne suis pas un encarté du parti « Les Républicains », ni du Front National, du Front de Gauche ou du Parti Socialiste. Bien qu’ayant quitté l’activité depuis 12 ans, j’ai gardé le savoir-faire et la passion de l’analyse du renseignement. J’ai exercé plusieurs fonctions liées à cette activité au Proche et Moyen Orient, aux États Unis et en métropole. Je connais donc plutôt bien les questions liées à « la guerre de l’information » dont je vais traiter.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

Dans une récente étude adressée à mes amis j’examinais les relations croisées de trois états : Russie, Israël, USA. Ce document a été repris, en partie ou en totalité, sur différents sites Internet dont celui de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française) et celui du périodique « Faits et Documents ». Une analyse détaillée, argumentée, documentée me conduisait aux conclusions suivantes :

  1. Les relations entre l’État hébreu et la Russie, soutien de la cause palestinienne et alliée de la Syrie et de l’Iran, tous trois ennemis d’Israël, ne peuvent pas être bonnes. Russie et Israël sont, à la simple analyse des faits, des adversaires irréductibles et ce, en dépit des apparences, des poignées de main et des sourires de circonstance lors des rencontres bilatérales.
    http://www.asafrance.fr/item/geopolitique-rel-russie-israel.html
  2. Les relations entre Israël et les USA ont été progressivement établies, organisées, structurées dès Novembre 1947, mais surtout à partir de 1951, date de création de l’AIPAC (American Israeli Public Affairs Committee), lobby le plus influent des États Unis sur le plan de la politique en général, de la politique étrangère et de la défense en particulier.
    http://reseauinternational.net/analyse-des-relations-etats-unis-russie-israel-general-dominique-delawarde/
  3. L’AIPAC a pu obtenir de beaux succès, par son action propre de lobbying, par l’action des néoconservateurs qui lui sont très liés et par l’action d’une quinzaine de milliers de sayanims (citoyens US de la diaspora) volontaires pour aider Israël et bien placés dans l’administration, dans l’entourage du président, dans les départements ministériels et dans la société civile.
    L’AIPAC a su s’ingérer intelligemment dans la politique étrangère US et peser pour faire prendre des options et des décisions, voire pour engager des opérations militaires favorables à l’état hébreu, obtenir de l’aide financière et des fournitures d’armement, éviter toute condamnation à l’ONU grâce au veto US (sauf une fois, en décembre dernier).
  4. Dans les récentes élections présidentielles US, l’AIPAC s’était clairement prononcé en mars 2016 en faveur d’Hillary Clinton, la russophobe, contre Trump, le russophile, qui déclarait vouloir coopérer avec Poutine et même Bachar el Assad pour écraser DAESH en Syrie. Clinton a donc été aidée par 95% des médias et par de très généreuses donations pour financer sa campagne.
  5. Trump, qui n’était pas le candidat de l’AIPAC, est aujourd’hui attaqué quotidiennement par des médias quasi unanimes dont on sait qui les contrôle. Le milliardaire SOROS, d’ascendance ashkénaze, expert de classe mondiale dans l’organisation des révolutions colorées et dans la création du chaos, finance ouvertement des manifestations anti Trump dans tout le pays. Les néocons du Congrès et les sayanims des médias font tout pour empêcher Trump de normaliser ses relations avec la Russie. Le Russian Bashing est devenu très à la mode outre atlantique où les médias instrumentalisés créent de toute pièce et entretiennent une russophobie hystérique.
  6. Dernières révélations du 8 mars 2017 : Wikileaks, le lanceur d’alerte bien connu, vient de publier une nouvelle série « vault 7 » de documents secrets de la CIA, montrant que celle-ci entretenait une base de hackers au consulat US de Francfort et que ces hackers disposaient des moyens et des savoirs faire pour laisser dans leurs opérations des empreintes russes.
    http://fr.euronews.com/2017/03/08/hackers-de-la-cia-les-murs-du-consulat-de-francfort-avaient-des-oreilles
    Le parquet allemand prend très au sérieux cette révélation et envisage l’ouverture d’une enquête. La CIA n’a pas attendu pour ouvrir la sienne sur cette nouvelle affaire de fuites, catastrophique pour elle, car elle décrédibilise sa rhétorique et ses accusations de « hacking russe ».

    À observer les faits, et en constatant que le Russian Bashing est également très à la mode en Europe en général et en France en particulier, on peut se poser une première question.
    Ce système « pro-Israël » fondé sur l’action conjointe et complémentaire d’un lobby, de sayanims et de néocons, système qui fonctionne parfaitement aux États-Unis (et de manière assez ouverte), existe-t-il à l’identique dans d’autres pays ?
    La réponse est incontestablement « OUI ».
    Un tel système existe, mais plus discret, plus opaque, dans une bonne dizaine de pays au moins, parmi lesquels la France, le Royaume Uni, le Canada, l’Australie mais aussi le Brésil, l’Argentine et même la Russie où il est, aujourd’hui, maîtrisé par Poutine.
    En France, il existe bien un lobby, dont l’influence a été évoquée par François Mitterand le 17 mai 1995. Il existe bien des néocons qui influencent les décisions de politique étrangère et de défense. Le journaliste d’investigation Vincent Jauvert en a débusqué quelques-uns qui contrôleraient le Quai d’Orsay et seraient gentiment surnommés par leurs collègues : « la secte ». (cf. “La face cachée du quai d’Orsay : un ministère à la dérive” − éditions Laffont).
    Quant aux sayanims, ils seraient environ 3.000 en France selon Jacob Cohen.

    https://www.youtube.com/watch?v=2FYAHjkTyKU
    On les trouve évidemment dans le gouvernement et la haute administration, au parlement (60 députés franco-israéliens selon la déclaration du député Meyer Habib interviewé sur I-Télé par Audrey Pulvar le 15 février 2015), aux Affaires Étrangères, à la Défense, dans le renseignement, dans la presse, dans l’audio-visuel, à la culture, dans le monde des affaires et chez les « people ».

    Ceci explique peut-être que notre politique étrangère soit strictement alignée sur celle des USA depuis 2007. Ceci explique aussi, peut-être, que notre presse se soit strictement alignée sur la presse US pour porter la candidature d’Hillary, la russophobe, contre Trump, le russophile. Ceci explique enfin, peut-être, pourquoi nos médias poursuivent le dénigrement systématique de Trump, le russophile, avec leurs partenaires US (TV et journaux).
    On peut aussi se demander si le « système » décrit ci-dessus, en essayant de promouvoir, pour les prochaines présidentielles françaises M. Macron, candidat à sa botte, ne fait pas payer à M. François Fillon sa volonté affichée, pour combattre le terrorisme, de dialoguer et d’agir, si nécessaire, avec Poutine et Bachar el Assad, deux adversaires d’Israël.

Analysons les faits

Le simple examen des noms et CV des patrons des médias les plus agressifs envers M. Fillon et les plus complaisants envers M. Macron est, en effet, assez révélateur.

Il y a le « groupe Le Monde » possédé par Louis Dreyfus, Pierre Bergé et Niel (Le Monde, La Vie, Le Huffington Post, Le Courrier International, Le Nouvel Observateur, Rue 89, etc.)

Les trois copropriétaires du groupe « Le Monde » sont indéfectiblement liés à l’état hébreu pour des raisons que chacun peut comprendre. M. Niel est actionnaire majoritaire de Golan Telecom (société israélienne), les deux autres sont des proches éminents d’un lobby français bien connu.

Mais il y a surtout les médias du franco-israélien DRAHI, sayan émérite, qui a reçu le prix Scopus de l’université hébraïque de Jérusalem le 18 mars 2015: (L’Express, L’Expansion, L’Étudiant, Libération, BFMTV, RMC, I-24, etc.). M. Drahi, de nationalité israélienne, est tout naturellement très impliqué dans le monde des affaires en Israël.

Drahi et Niel se connaissent bien et ont déjà conclu quelques alliances ensemble :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/13/patrick-drahi-et-xavier-niel-font-alliancedans-les-telecoms-en-israel_4949254_3234.html

Le nombre et la notoriété des titres, des radios et des TV français coalisés en appui de la candidature de M. Macron, donc contre celle de François Fillon, sont impressionnants.

BFMTV (de Drahi) a octroyé 80% de temps d’antenne de la campagne électorale à Macron sur les trois derniers mois, autant que tous ses concurrents réunis. Voir les détails dans l’article de l’hebdomadaire Marianne sur ce sujet:
https://www.marianne.net/politique/bfmtv-diffuse-autant-de-macron-que-de-fillon-hamonmelenchon-et-le-pen-reunis

On comprend qu’avec une telle connivence des grands patrons de presse, les journalistes qui souhaitent nourrir leur famille, garder leur emploi, voire progresser dans la hiérarchie, n’aient d’autres choix que d’en rajouter, pour chercher à plaire, et d’oublier la charte de déontologie signée à Munich le 24 novembre 1971 établissant leurs devoirs. Il ne faut pas leur en vouloir. Il leur faut bien survivre dans le « système »… Certains pourraient être courageux, mais ils ne sont pas suicidaires…

Les français ne semblent apparemment pas tous dupes : à la question posée par l’hebdomadaire Le Point : M. Macron est-il le candidat des médias ? 84% répondent OUI (sur 75.000 réponses).

Question : Tout cela est-il bien démocratique ? Les médias sont-ils instrumentalisés ?

À noter plusieurs faits incontestables et troublants qui conduisent à se poser d’autres questions…
Macron, ministre des finances, a aidé M. Drahi, en lui accordant un feu vert de Bercy le 28 octobre 2014 pour racheter SFR. Ce feu vert avait été refusé par son prédécesseur parce qu’il posait des problèmes importants de surendettement, de fiscalité, et de concurrence. M. Montebourg disait de M. Drahi : « Il a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey, dans un paradis fiscal, et lui-même est résident suisse ». Il n’a probablement pas osé mentionner sa nationalité israélienne…

Question : En échange de quoi Macron a-t-il accordé le feu vert de Bercy à M. Drahi dans de telles conditions ? Dans quel pays sont payés les impôts du groupe Drahi ? En paye-t-il seulement ? N’y a-t-il pas, quelque part, l’ombre d’une suspicion de trafic d’influence et/ou de conflit d’intérêt dans la décision de M. Macron ? Que fait notre bonne et « très indépendante » Justice ? Y aura-t-il investigation ?

L’empire Drahi a aujourd’hui une dette colossale de 50 milliards d’euros, plus élevée que celle de Madoff au moment de sa faillite. Il va avoir besoin de soutien dans les années à venir, pour sortir du surendettement dans lequel il se trouve, d’autant que la valeur de ses actifs ne cesse de chuter en bourse (moins de 15 milliards, et aujourd’hui en baisse constante). À moins que l’épilogue de cette belle aventure Drahi ne ressemble à celle des affaires Stavisky ou Madoff. (l’un a fini « suicidé », l’autre purge une peine de prison à vie aux USA).

Question : Mais que se passerait-il pour les milliers d’employés français (de SFR entre autre) si l’empire Drahi était mis en liquidation ? Le gouvernement français (M. Macron, le cas échéant) interviendrait-il ? Assumerait-il sa responsabilité ? Quid des contribuables français dans cette affaire ? S’agirait-t-il de quelques centaines de millions d’euros ou de plusieurs dizaines de milliards ?

Le banquier de M. Drahi, Bernard Mourad, ancien de la banque Morgan-Stanley, devenu patron de Altice média (Groupe Drahi ), a démissionné de ses fonctions en Octobre 2016 pour devenir conseiller spécial d’Emmanuel Macron.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/10/04/bernard-mourad-ancien-banquier-de-patrickdrahi-rejoint-emmanuel-macron_5008158_823448.html

Question : Démissionne-t-on d’un poste de directeur dans un grand groupe international pour une aventure aussi aléatoire qu’une élection avec un candidat qui, en octobre 2016, est sans véritable notoriété et sans parti, si l’on n’a pas l’assurance de disposer de soutiens très puissants (financiers, politiques et médiatiques) et d’une « opération bien préparée » (élimination des concurrents dangereux par tous les moyens disponibles… y compris judiciaires) donnant une quasi-certitude de succès dans la conquête du pouvoir ?

L’empire médiatique de Drahi soutient aujourd’hui avec une énergie farouche la candidature de M. Macron. Il ne s’agit peut-être que de coïncidence, mais cela ressemble furieusement à un renvoi d’ascenseur pour le feu vert d’octobre 2014 et à un nouvel investissement de l’empire Drahi pour les années à venir. Une campagne électorale coûte cher.

Question : Qui donc finance la campagne de M. Macron ?

Nicole Guedj, présidente de la Fondation France-Israël et cofondatrice de l’UPJF, a accompagné M. Macron à Alger le 13 février 2016, comme conseillère spéciale, avec Laurence Haim, journaliste franco-israélienne, ancienne correspondante de Canal+ à Washington et actuelle directrice de communication du parti « En marche ! ». Mme Haim est connue pour ses étroites relations avec Israël et surtout avec le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Question : À l’heure ou l’équipe Macron se plaint, sans élément probant, d’une « présumée ingérence russe » à son détriment, comme l’a fait Hillary Clinton avant lui pour tenter de récupérer quelques voix, ne peut-on pas présumer plutôt une ingérence de l’état hébreu au profit de Macron par le biais de ses relais en France ?

Au cours de son voyage à Alger, M. Macron a violemment condamné la colonisation française qualifiée de « crime contre l’humanité ». Disposant de deux conseillères particulièrement qualifiées (Nicole Guedj et Laurence Haim), il ne s’est pas prononcé sur la colonisation en cours, par l’État hébreu, de la Palestine occupée. Cette colonisation a pourtant, elle, été condamnée à l’unanimité par le conseil de sécurité de l’ONU le 23 décembre 2016 (14 à 0, abstention US).

Question : Macron va-t-il condamner dans les prochains jours, avec la même fermeté, la colonisation israélienne de la Palestine occupée ? Va-t-il la qualifier de « crime contre l’humanité ? »

L’examen de la liste des principaux soutiens de Mr Macron et de leur biographie ne laisse aucun doute sur l’origine du groupe de pression («lobby» en anglais) qui soutient Macron : Attali, Strauss-Kahn, Minc, Bernard Henry-Lévy, Rothschild, Guedj, Haim, Drahi, Bergé, Dreyfus, etc. etc.
La majorité d’entre eux se sont naturellement retrouvés le 22 février 2017 au 32ème dîner du CRIF autour de M. Macron « superstar » de la soirée et en présence de François Hollande.

Question : S’il est élu, M. Macron sera-t-il indépendant de ses soutiens ou devra-t-il renvoyer l’ascenseur ?

La justice s’est curieusement saisi bien rapidement et opportunément pour Macron, des affaires Fillon et Le Pen à l’approche des élections. Semblant travailler en étroite collaboration avec les médias coalisés en appui de la candidature Macron, cette justice s’en est pris, par le plus grand des hasards, aux deux candidats susceptibles d’arriver devant Macron au 1er tour de la Présidentielle.

Question : Devons-nous croire aux coïncidences ? La Justice n’en fait-elle pas trop ? Cet acharnement suspect, très orienté contre la droite, ne risque-t-il pas, à terme, d’être contre-productif ? M. Hollande, défendant l’indépendance de la justice est-il vraiment crédible lorsque l’on voit le vilain farceur qu’il était du temps de sa jeunesse ?

http://www.youtube.com/embed/GIX8IejCdQE?feature=player_detailpage
La Justice française, dont chacun sait qu’elle a toujours été indépendante du pouvoir en place, neutre et impartiale, a condamné De Gaule à mort en 1940, puis Pétain en 1945. Elle a fait montre de son indéniable et grande qualité et de sa responsabilité dans l’affaire d’Outreau. Elle a fait la preuve de sa neutralité indiscutable dans l’affaire dite « du mur des cons »…

Question : doit-on partager ou rejeter l’avis de Maître Goldnadel sur la Justice exprimé dans le Figarovox du 6 mars 2017 ?

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/06/31001-20170306ARTFIG00214-gilles-william-goldnadel-enfrance-la-justice-et-les-medias-sont-intouchables.php?redirect_premium

Question : Doit-on prendre au sérieux les propos du Président de la République, garant de l’indépendance de la Justice, rapportés dans le livre « Un Président ne devrait pas dire ça » ?

Évoquant la Justice, François Hollande y explique : « Cette institution, qui est une institution de lâcheté… Parce que c’est quand même ça, tous ces procureurs tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique. La Justice n’aime pas le politique… »
Selon une étude détaillée, argumentée, documentée et présentée sur le site Les-crises.fr, quelques bizarreries auraient été relevées dans les déclarations patrimoniales de M. Macron.
Voir  :
https://www.les-crises.fr/macron-a-bien-claque-un-smic-par-jour-pendant-3-ans-20-questionsa-lui-poser-sur-des-bizarreries-sur-son-patrimoine/
ou
https://irocblog.wordpress.com/2017/02/27/les-rapports-troubles-demmanuel-macron-a-largent/
L’excellent site Les-crises.fr, qui a pignon sur rue depuis des années et qui publie des études très intéressantes, en particulier sur la géopolitique et l’économie mondiale est immédiatement mis à l’index sur le « déconex » du Monde (groupe Bergé, soutien assumé de M. Macron). Paul Mumbach, candidat des Maires en colère à la présidentielle, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté et Serge Grass, président de l’Union civique des contribuables citoyens ont saisi le Pôle financier à propos de la sincérité de ces déclarations de patrimoine après avoir fait une requête à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, restée, hélas, plusieurs semaines sans réponse…

Question : M. Macron est-il vraiment le « Monsieur Propre » que nous vantent les médias ? Nos médias (Canard Déchaîné, groupes Drahi et Bergé) et nos si bons et si vertueux juges du Syndicat de la Magistrature, vont-ils se saisir du problème et faire la lumière sur ces bizarreries ? Ou resteront-ils silencieux comme cela semble être le cas ? Chercheront-ils à gagner du temps ?

Chacun le sait, les politiques préfèrent se retrouver dans le camp des vainqueurs plutôt que dans celui des vaincus aux élections. Certains ont même parfois une fâcheuse tendance à « changer de camp » pour voler « au secours de la victoire ». Si l’on en croit les chiffres du total des parrainages donnés le 10 mars aux candidats à la Présidentielle, le « raz de marée » de soutiens à la candidature d’Emmanuel Macron, annoncé à grand renfort des médias, n’est pas évident à percevoir.
_____→ Fillon : 2.111
_____→ Hamon : 1.317
_____→ Macron : 1.226

Question : Les médias chercheraient-ils à manipuler les électeurs et l’opinion en surestimant largement les soutiens de Monsieur Macron ?
Pourquoi les politiques, d’ordinaire prudents, ne se précipitent-ils pas encore pour parrainer le camp du vainqueur annoncé par les médias et les sondages ?
Ceux qui l’ont fait attendent-ils des retours ou se sont-ils fait influencer (enfumer ?) par des déclarations médiatiques annonçant un triomphe de M. Macron ?

Chacun a pu le constater, les instituts de sondages qui appartiennent tous à des gens de la galaxie Macron, donnent Macron vainqueur incontesté à ce stade de la compétition. Il est vrai que le matraquage judiciaire et médiatique des deux « empêcheurs de gagner à coup sûr » peut laisser penser que les résultats de ces sondages sont logiques et donc crédibles.
Pourtant, trois instituts de mesure Big Data « résistaient encore et toujours » à la Macron-mania ambiante en donnant des résultats différents les 6 et 7 mars dernier :
◊ 
FILTERIS − 7 mars :
_____→ MLP 22,63
_____→ Fillon 22,33
_____→ Macron 22,25
◊ CYCEON − 7 mars :
_____→ MLP 28
_____→ Fillon 18,2
_____→ Macron 18
(https://cyceon.com/fr/2017/03/07/big-data-fillon-repasse-devant-macron/)
◊ BRAND ANALYTICS − 6 mars :
_____→ Fillon 28,5
_____→ Macron 25, 7
_____→ MLP 20

Question : Le « système » arrivera-t-il à faire taire ces voix dissidentes, dont deux laissent suspecter une possible élimination de leur champion dès le premier tour ?

Peut-on acheter leur silence, comme cela pourrait être facilement le cas pour FILTERIS ?

Conclusion

Il n’est pas impossible que la coalition du Syndicat de la Magistrature, des médias de Drahi et Bergé, des sondeurs de la galaxie Macron ne réussisse le « casse du siècle » en manipulant habilement quelques millions d’électeurs crédules et en utilisant la marteau thérapie médiatique et judiciaire : « Le bon et vertueux Macron » et « les méchants Fillon et MLP » et/ou la méthode Coué : « Macron va gagner, Macron va gagner, Macron va gagner… »

Comme en 2012, beaucoup de ces électeurs (notamment ceux du Centre et de Droite qui auront crû à l’illusion du « ni-droite–ni-gauche ») se réveilleront avec la gueule de bois quelques semaines après l’élection.

Ils s’apercevront alors que M. Macron n’a pas de majorité parlementaire pour gouverner et que la règle applicable aux grands partis (En marche ! ne l’est pas encore…) dont les candidats sont connus et enracinés dans leur circonscription, règle qui consiste, pour l’électorat, à élire des députés du camp présidentiel, ne s’est pas très bien appliquée dans ce cas très particulier.

Ils s’apercevront alors que le pays est « en cohabitation d’emblée » et donc difficilement gouvernable et réformable.

Ils s’apercevront aussi que le traditionnel « Front républicain » visant à éliminer de toute représentation nationale les 7 à 9 millions d’électeurs du Front National marche de moins en moins bien.

Mais j’ai été tout de même été surpris de la réaction d’un ami, socialiste endurci, qui m’a dit : « J’ai vu Fillon à la télévision dans sa prestation au Trocadéro. Il a eu raison de se maintenir malgré l’acharnement médiatique et judiciaire. Il fait preuve d’une solidité et d’une détermination dans la tempête, qui suscitent le respect. Je ne serai pas fâché s’il était élu… »

De telles réactions montrent que les français de tous bords réfléchissent encore et, qu’à force d’en faire trop, médias et juges pourraient bien se voir eux-mêmes condamnés par les électeurs.

À ce stade il n’y a plus qu’une chose à dire : « Bonne chance la France ! »

Dominique Delawarde
11 mars 2017


 

DÉMOCRATIE : LA FRANCE À LA DÉRIVE
(L’Imprécateur)

La France est théoriquement une démocratie. Hollande a voulu en faire une démocratie populaire modèle Nicolas Ceaucescu ou Erich Honecker. À nos jeunes lecteurs et compte tenu du niveau très dégradé de l’enseignement de l’Histoire par l’Éducation Nationale, je rappelle que Ceaucescu fut le tyran communiste de la Roumanie et Honecker celui de la République Démocratique d’Allemagne de l’Est jusqu’à l’effondrement du mur de Berlin. Ils firent de leurs pays respectifs, par l’application stricte du socialisme économique, environnemental et politique, des gouffres de misère, de pollution et de répression juridique et policière. Le modèle achevé de celui qu’ont commencé à construire chez nous nos dirigeants politiques successifs depuis 1981, Hollande n’étant que le plus vicieux et le plus incompétent d’entre eux.

Dans tout système politique, il y a des gagnants et des perdants. Si la démocratie, « pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple » comme la définit la Constitution, donne une chance au peuple de gagner, le plus souvent ce sont les élites qui l’emportent par la mise en place de ce que l’on appelle aujourd’hui “le Système”. Il ne s’agit pas des élites d’autrefois qui mettaient Fidélité, Honneur et Honnêteté au service de la France, mais de celles d’aujourd’hui qui lâchent leur chef au premier coup de vent, pensent à leur carrière politique avant tout et se vendent au premier offrant qui les achète avec l’argent des contribuables.

Nous avons dit dans Minurne QUI est le système actuel, mais pas encore COMMENT il fonctionne.

Pour commencer, la main est mise sur l’éducation et la culture, selon l’enseignement du théoricien marxiste italien Gramsci. C’est ce qu’a fait le PCF dès 1945 : pas d’enseignant ou d’intellectuel qui ne soit au moins socialiste et au mieux communiste ou trotskiste. Le corps enseignant, de la maternelle à HEC, Sciences Po et l’ENA en est truffé. Leur travail fait qu’il sort de l’Éducation Nationale et des grandes écoles des jeunes plus ou moins doués, plus ou moins influencés par leur milieu familial ou social, mais qui tous raisonnent en marxistes de base. C’est ce qui explique le rejet par le peuple français dans son ensemble, de Lutte Ouvrière au Front National, des notions qui ont fait et font le succès actuel des pays qui continuent à se développer et à progresser malgré les aléas de la conjoncture internationale, libéralisme et capitalisme. Cela bien que des pays autrefois communistes ou socialistes comme la Chine, le Vietnam, l’Europe de l’Est et la Russie, Cuba et bien d’autres, arrivés au fond du trou économique et social que creuse toujours le socialisme, soient revenus sagement à des politiques économiques capitalistes et libérales.

Comparez le Venezuela, pays très riche qui plonge depuis Chavez et arrive au fond du trou, et Cuba qui commence à en sortir depuis que Fidel Castro a compris et dit (le 15 juillet 2010) que « le socialisme, ça ne marche pas, même chez nous à Cuba ».

Dans tout système il y a des gens qui réussissent à s’enrichir. Dans le capitalisme américain ou chinois actuel, ce sont les gens comme Trump, et le peuple dans son ensemble en ressent les bienfaits parce qu’ils savent créer une dynamique de progrès économique et de prospérité. Dans les socialismes, ce sont les hommes politiques et tous ceux qui, comme les journalistes, les hauts fonctionnaires, le monde de la culture et les spéculateurs, savent tirer profit du régime fiscal, c’est-à-dire s’enrichir de l’impôt.

Des néo-milliardaires ayant bien retenu les leçons de Gramsci rachètent la presse et les chaînes de télévision parce qu’elles sont subventionnées. Des exemples bien connus en France : Mathieu Pigasse, Xavier Niel, Pierre Bergé, Parick Drahi auxquels tous les médias, à de rares exceptions près, appartiennent. L’intérêt des médias est de suivre les directives de leurs propriétaires puisque leur survie et le train de vie de leurs journalistes en dépendent. D’autant plus que tous ou presque sont déficitaires et que l’État par, bon an mal an, deux milliards de subventions, contribue largement à leur asservissement.

Cette néo-élite très riche est organisée, pour rentabiliser, amplifier et préserver ses rentes et ses privilèges en réseaux orientés par des points nodulaires, des clubs au fonctionnement plus ou moins secret.

Au niveau international, il y a la Trilatérale, Bilderberg, Skull and Bones, French American Foundation, etc.

Au niveau national il y a Le Siècle où l’on retrouve non pas des “membres”, ce qui signerait une appartenance, mais des “invités”. C’est plus délicat ! Mais des invités qui paient 200 euros par an pour être membres, invités. Cette “association” (“club” ferait trop rupin), a été créée en 1944 et reconnue en 1946, ce n’est pas une coïncidence au moment où les thèses de Gramsci s’imprimaient à gauche. On y trouve, comme l’écrit Wikipedia « des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan. » Mais Wikipedia oublie quelques magistrats, des syndicalistes et plusieurs dignitaires de la franc-maçonnerie. Son but : « permettre aux élites de se rencontrer au delà du clivage gauche-droite », comme le revendique Macron qui en est membre.

Une fois les médias et les journalistes tenus en laisse par leurs riches propriétaires socialistes et l’État pour les occuper à orienter l’opinion plutôt qu’à donner de l’information, il suffit de leur donner « des éléments de langage » comme dit Gaspard Gantzer, chef de la cellule communication de l’Élysée. Exemple : Audrey Pulvar, est le pendant français de Mika Brzezinski qui sévit sur la chaine américaine MSNBC. Mika, comme Pulvar, hait Donald Trump comme doit le faire tout bon journaliste de gauche (un pléonasme) parce que Trump pourrait libérer l’information en privilégiant les réseaux sociaux comme il l’a fait pour gagner la Présidentielle. Ce serait terrible parce que, dit-elle, « contrôler exactement ce que les gens pensent, c’est notre job ! ».

L’opinion ayant été formatée pour croire tout ce que lui disent les médias, la Justice est mise au travail. Pas toute la Justice, mais les 25% de magistrats qui ont renoncé à leur indépendance pour suivre les instructions de leur syndicat, celui dit “de la Magistrature” (SM), très orienté à gauche. Il a ses bureaux au sein même du ministère qui le finance. Au moment de l’affaire du “mur des cons” qui prouvait la partialité judiciaire de ses membres, il avait été question que le syndicat soit exfiltré du ministère mais il semble que ce projet n’ait pas eu de suite puisqu’il y est toujours.

François Hollande a voulu un Parquet National Financier pour lutter contre la corruption au sein des institutions administratives, gouvernementales et parlementaires. Terrible aveu que cette corruption, mais bonne intention en apparence, réalisée en 2013. En réalité, c’est Hollande qui a nommé la procureur-chef de l’institution, Madame Houlette, membre du SDM et chaudement recommandée par Christiane TaubiraHoulette a choisi ses collaborateurs au sein du SM avec l’accord de son ministre de tutelle et de la présidence socialiste. De ce fait le Parquet est borgne de l’œil gauche et ne voit de délits qu’à droite.

Ces 25% de magistrats idéologiquement corrompus par la gauche estiment, et ne s’en cachent pas, que la Justice n’est pas faite pour appliquer les lois qui ne sont pas assez dures avec les présumés délinquants de droite, mais trop dures pour ceux de gauche. Le juge Tournaire décide d’écoutes téléphoniques illégales touchant les présumés fautifs et leurs avocats, les bureaux des avocats sont fouillés, les délinquants de droite (Sarkozy, Fillon, Le Pen…) sont mis en examen sans attendre, pour ceux de gauche (Macron, Royal, Hidalgo…) on prend le temps d’étudier le dossier, etc.

Pour que les présumés délinquants de droite, forcément coupables puisqu’ils sont de droite, soient condamnés qu’ils soient coupables ou non, ils ont trouvé un bourreau implacable : la presse de gauche avec laquelle ils ont conclu une alliance inavouée mais trop visible. Celle-ci a pour mission de tuer socialement et politiquement les non-coupables présumés innocents de droite avant même leur inculpation (cas de Fillon et Le Pen) ou bénéficiaires de non-lieux (cas de Sarkozy) et de minimiser au maximum les présumés délits des gens de gauche (cas de Macron, Royal, Le Drian).

Il y a donc des “fuites” dont personne ne sait ou ne veut dire d’où elles viennent, que nient les autorités judiciaires, mais qui font, par exemple, que dimanche dernier le Journal Du Dimanche a publié l’intégralité des 19 rapports d’audiences du dossier Fillon alors que ses avocats n’en avaient pas eu connaissance au nom du secret de l’instruction. Qui font aussi que Le Canard Enchainé, dont le directeur est un grand ami de François Hollande, sort régulièrement des informations à charge contre Fillon dont se saisit aussitôt le Parquet national financier *.

La dernière étant qu’il aurait emprunté 50.000€ à Marc Ladret de Lacharrière. 10% des 500.000€ qu’a empruntés Macron qui venait pourtant de toucher plus de 2 millions de la Banque Rothschild et ne les a pas plus déclarés que Fillon. Mais Fillon, homme de droite serait en faute alors que Macron, homme de gauche, n’aurait rien à se reprocher aux yeux de la Justice alors qu’il serait intéressant de savoir où et passé tout l’argent qu’il a reçu de Rothschild et de l’Élysée. Curieux, non ? En tout cas cela démontre qu’une certaine justice, socialiste avant d’être française, pratique le deux poids deux mesures, selon que vous serez de droite ou de gauche vous serez coupable ou innocent, etc.

Cependant, ce qui tue la démocratie est que la Justice et son alliée la presse se font les arbitres de l’élection présidentielle à la place du peuple que la Constitution désigne comme le seul arbitre possible. Elles attaquent les deux leaders de la droite dès lors qu’ils ont été donnés gagnants, pour favoriser l’élection de leader de la gauche aux malversations duquel elles ne s’intéressent pas : utilisation frauduleuse présumée de l’argent du ministère des Finances dont il consommait 80% des frais de bouches (500€/jour) pour financer des repas entre amis ou son parti En Marche, on ne sait, et de 381.000€ donnés à une entreprise (Frenchtech-Havas), largement dépendante du ministère, sans appel d’offres, pour financer une gigantesque réception à Las Vegas.

Le fond du problème n’étant pas les menues fraudes des uns et de l’autre, mais que les programmes des candidats de la droite qui veulent rétablir la compétitivité de la France et l’emploi au détriment des dépenses pour une part somptuaires ou mal utilisées de l’État ne plaisent pas à gauche et au ministère socialiste de la Justice.

Le programme Macron, clone de Hollande, est beaucoup plus simple et facile à comprendre :

  1. Tous les autres candidats sont des vieux cons, moi je suis jeune et énarque, donc je suis l’avenir.
  2. Ne vous inquiétez pas des dépenses non financées de mon programme, mes amis des banques Rothschild et Morgan-Stanley qui sont riches à milliards prêteront à la France l’argent nécessaire à l’augmentation de sa dette, à des taux qu’ils m’ont promis de garder bas.

Il y aurait, dit-on, 30% de Français prêts à voter Macron au premier tour. La baisse constatée depuis quelques années du QI moyen des Français ne serait donc pas un hoax ?

L’Imprécateur

* Anne-Marie Le Pourhiet, spécialiste de droit constitutionnel, remarque que « l’idée de faire intervenir le juge pénal dans la façon dont un représentant de la Nation (le député Fillon) organise l’exercice de sa fonction est une nouveauté parfaitement soudaine. » Selon elle, le juge pénal « vise délibérément et exclusivement » un député (Fillon) qui est un candidat bien placé à l’élection présidentielle.


 

AFFAIRE FILLON :
LE TUEUR S’APPELLE MACRON
(Guillaume Faye)

Guillaume Faye, né en 1949 à Angoulême, est un écrivain et journaliste français. Il est l’un des principaux théoriciens de la Nouvelle Droite dans les années 1970-1980, dans le cadre du Groupement de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne (GRECE). Il rompt un temps avec la politique et travaille comme animateur radio sur Skyrock sous le pseudonyme de Skyman. Il revient ensuite au militantisme à la fin des années 90. Nous avons déja publié certains de ses pertinents articles (vous pouvez les identifier en tapant « Guillaume Faye » dans le moteur de recherche en haut à droite de chaque page sous le logo).
Retrouvez-le sur son blog http://www.gfaye.com


Le ”Pénélopegate”, comme disent les journalistes, l’affaire des emplois supposés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon, qui risque de l’éliminer du second tour de la présidentielle, peut permettre, contre toute attente, à la gauche de reconquérir l’Élysée, malgré le catastrophique quinquennat de François Hollande.

Mais qui veut donc tuer Fillon ? Dans toute enquête, il faut se demander : à qui profite le crime ? Seconde question : qui était le plus apte à le commettre, en envoyant des documents au Canard Enchaîné ? Si les deux réponses coïncident, l’enquêteur déduira que le coupable est certainement celui qui correspond aux deux critères.

Dans l’affaire Fillon, l’initiateur probable est un certain Emmanuel Macron. Mais il a deux complices : Hollande aidé de son secrétaire Jouyet.

Macron, ancien ministre de l’Économie, était le seul délateur possible

Comme le député LR Éric Ciotti l’a remarqué, les révélations du Canard Enchaîné sur les salaires et emplois de Mme Pénélope Fillon et des deux enfants du couple pour le Sénat, comme les informations – les fuites – sur les salaires de la précitée à la Revue des Deux Mondes (propriété d’un ami de M. Fillon) ne pouvaient provenir que de Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances.

En effet cette administration est la seule à posséder toutes les données financières, documents fiscaux et déclarations salariales, dont l’Élysée ne dispose pas. Or M. Macron a dirigé ce ministère. Quelle coïncidence ! Il était le seul des candidats à la présidentielle à connaître le dossier Fillon de A à Z.

Il est très probable qu’il ait demandé, fin janvier, à ses anciens subordonnés de Bercy (voire seulement à l’un d’entre eux) de divulguer anonymement – et illégalement – auprès de la presse–poubelle de gauche, Le Canard Enchaîné, qui ne vit que de délations (1), des informations fiscales, sous forme de documents photocopiés envoyés par courrier postal, surtout pas par Internet ; en échange de quoi, les quelques hauts fonctionnaires délateurs (ou un seul) seront promus si M. Macron est élu président…

Un poste dans un cabinet ministériel, ça rapporte beaucoup… Cette hypothèse est la seule qui tienne la route.

Hollande et son homme-lige Jouyet ne sont que complices

L’analyse de Valeurs Actuelles (16–22/02/2017) sur la violente campagne pour éliminer Fillon est excellente mais partiellement improbable ; résumons-la : Jean–Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Élysée et ancien secrétaire d’État de François Fillon (passé de droite à gauche), intime de François Hollande, serait le coupable des fuites au Canard Enchaîné. (Jouyet est le cas d’école de l’opportuniste, une girouette sans convictions). Or Jouyet et Fillon se détestent depuis leur déjeuner du 24 juin 2014 : Jouyet racontera au Monde que Fillon lui a demandé de faire accélérer par l’Élysée les procédures judiciaires contre Sarkozy, ce que Fillon démentira avec véhémence en attaquant en justice le délateur Jouyet.

Qui croire ? Personne n’était sous la table du restaurant pour écouter.

D’autre part, Jouyet adore Emmanuel Macron, son protégé. Il veut qu’il soit élu président parce qu’il espère évidemment un juteux poste ministériel ou autre. Or, les enquêteurs de Valeurs Actuelles (Tugdual Denis et Louis de Raguenel) se demandent quel intérêt aurait l’Élysée à favoriser Macron qui a trahi François Hollande. La réponse est astucieuse : Macron est « le fils naturel de Hollande, celui pour qui le président accepte que la mère de ses enfants, Ségolène Royal, fasse campagne ». Macron serait, en quelque sorte, le dauphin de Hollande qui verrait se prolonger en lui, par procuration, sa propre personne à l’Élysée. Après tout, Macron a été son principal conseiller, adepte impeccable des dogmes de la “gauche sociétale”, auteur de toute la politique économique et fiscale de Hollande. Quand on connaît l’esprit tordu de ce dernier, cette hypothèse est très plausible.

Oui, mais là où Valeurs Actuelles se trompe, c’est quand l’hebdo explique, reprenant les fillonistes, que Jouyet, secrétaire général de l’Élysée, était le seul à pouvoir avoir à la fois accès aux contrats de travail du bureau de l’Assemblée nationale et aux services de Bercy : « comme secrétaire général de l’Élysée, Jean–Pierre Jouyet disposait d’une vue à 360 degrés ». 

C’est faux. Le secrétaire général de l’Élysée, non élu, n’a absolument pas accès au bureau de l’Assemblée nationale. Pas plus qu’aux services de Bercy.

Le seul à pouvoir accéder à tout était Macron. Il n’avait même pas besoin des contrats de travail de la famille Fillon de l’Assemblée et du Sénat – et d’autres employeurs – puisque toutes les informations financières (impôts, salaires, régimes contractuels et employeurs de la famille Fillon), sont concentrées à Bercy, y compris les relevés des versements bancaires avec montants et provenance).

Si le Canard Enchaîné a reçu les contrats de travail de la famille Fillon, c’est probablement par les soins de parlementaires socialistes ralliant “En marche !” d’ Emmanuel Macron.

L’hypothèse de Valeurs Actuelles sur le délateur Jouyet doit être remplacée par celle–ci : l’organisateur est Macron. Hollande et Jouyet sont ses complices bienveillants.

Pourquoi Hollande et Jouyet soutiennent Macron pour éliminer Fillon ?

Ni Jouyet ni Hollande ne sont à l’origine du “Pénélopegate”. Ils l’ont simplement accompagné, avec gourmandise. Ils ont pris le train en marche. Ils ont pu aider Macron en lui fournissant peut-être un surplus d’informations à transmettre au Canard Enchaîné, et surtout en intrigant auprès des médias pour qu’ils mènent une campagne de tirs de barrage contre le Sarthois. Jouyet, espère un maroquin ministériel important si Macron est élu, ou conserver son poste à l’Élysée.

Et Hollande redoute un retour de la droite au pouvoir qui risquerait de mettre le nez dans ses petites affaires – et celles de Mme Royal – notamment de patrimoine immobilier.

Hollande serait–il un millionnaire qui « déteste la finance » comme chacun sait, et qui échappe à l’ISF ? L’affaire du fraudeur fiscal Cahuzac est mémorisée. Si Macron est élu à l’Élysée, Hollande sera protégé de toute investigation trop curieuse.

Si Fillon passe, danger… Cela dit, ses chances de passer sont compromises

Peut-on sauver le soldat Fillon ?

François Fillon a tressé les verges pour se faire fouetter. Amateurisme et imprudence. Son profil de premier communiant, de notable catholique de province à la probité revendiquée a dramatiquement contrasté avec les généreux contrats de travail de sa famille, soupçonnés d’être plus ou moins fictifs. Dévastateur.

Cette attaque est profondément basse et injuste, certes, mais il aurait dû prévoir et s’en douter ! ll risque surtout de perdre une partie de l’électorat populaire des classes moyennes et modestes qui auraient voté pour lui, mais qui sont choquées par, pensent-elles, sa duplicité.

La défense de M. Fillon repose sur l’argument convenu : ce que j’ai fait est légal. Sans doute, mais il faut méditer sur la distinction de Carl Schmitt entre légalité (ce qui est permis par la loi) et légitimité (ce qui est admis par la culture, que les Grecs anciens appelaient ethos, dont vient notre mot “éthique”).

Une légalité illégitime, ça ne passe pas, c’est du formalisme.

François Fillon a contredit l’image vertueuse et irréprochable qu’il voulait vendre. Il a donné l’impression décevante d’un politicien “fricophile”, comme Sarkozy et beaucoup de ses collègues de droite ou de gauche. Pas grave quand on est le député de base d’une circonscription reculée, mais irresponsable et suicidaire quand on ambitionne l’Élysée. Ce dont le soldat Fillon rêve depuis plus de dix ans.   

François Fillon répète partout, pour faire peur, que s’il n’accède pas au deuxième tour, ce sera Marine Le Pen qui sera élue et non pas Macron, car « mes électeurs passeront chez elle » dit-il. Il suppose que le fameux “plafond de verre” ne fonctionnera plus et qu’elle peut accéder à l’Élysée.
Y croit-il vraiment ?

François Fillon avait un boulevard devant lui. Il avait largement gagné la primaire de la droite (et du centre…), enfonçant le tiède Juppé, avec un programme de rupture. Il était le recours après le catastrophique mandat de Hollande. Sans le “Pénélopegate”, il était sûr d’être élu contre Marine Le Pen. Là, il risque de ne pas accéder au second tour. D’autant que le retors, creux et ringard Bayrou en se ralliant à lui (parce qu’il espère devenir son Premier ministre) va amener à ce dernier un maigre mais précieux réservoir de voix centristes.

Macron, intrigant et imposteur, balayeuse–poubelle

Emmanuel Macron ne craint pas les marxistes démagogues Hamon et Mélenchon ; il n’a qu’un seul adversaire : François Fillon. Car il analyse que celui qui arrivera au second tour de la présidentielle, face à Marine Le Pen, est sûr de l’emporter, même si c’est un âne juché sur une brouette. Elle serait plombée par le “plafond de verre”, c’est-à-dire l’impossibilité d’atteindre au second tour la majorité. La “diabolisation” du FN existerait toujours.

Cette hypothèse, l’impossibilité de MLP d’être élue présidente, n’est d’ailleurs pas certaine. Elle est simplement probable. Ne pas confondre certitude et probabilité. Le calcul de Macron–Rastignac est donc de doubler François Fillon au premier tour. Pour cela, le coup du “Penélopegate”, entièrement monté par lui, est bien joué.

Macron (qui doit sa carrière politique fulgurante à la gauche de pouvoir et d’argent, sa vraie famille) bénéficie de la complicité d’une justice gauchisée depuis longtemps, politisée et partiale. Le Parquet national financier, aux ordres de la gauche qui l’a créé (pour se disculper de l’affaire du fraudeur fiscal Cahuzac, ministre socialiste du Budget) qui instruit l’affaire du député Fillon, viole la séparation des pouvoirs, comme l’ont rappelé ses avocats ; et a mené une enquête intrusive (avec perquisitions à l’Assemblée) totalement illégale.

Pourquoi ?

Parce ces magistrats, n’agissent plus selon la loi mais selon l’idéologie (déclin de l’État de droit) et qu’ils espèrent des récompenses professionnelles si Fillon est éliminé et Macron élu.       

Ses déclarations anti–françaises en Algérie sur les “crimes contre l’humanité ” de la colonisation, propos abjects et honteux, sont destinées à récupérer l’électorat musulman en France.

Macron fonctionne comme une balayeuse–poubelle : récupérer tout ce qui est périphérique, à la marge, pour avoir une courte majorité face à Fillon au premier tour, afin de battre Marine Le Pen.

S’il n’avait pas plus de programme ou d’idées qu’une poule de dents, ce serait une petite chance. Mais, hélas, il a un programme : continuer Hollande. Si les Français sont assez stupides pour élire cet imposteur, c’est à désespérer de ce pays.

Fillon, Macron ou Marine à l’Élysée : une crise de régime inéluctable

Cette prochaine élection présidentielle est la plus imprévisible de toute l’histoire de la Vème République. Selon un sondage Kantar Sofres–OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI du 26 février 2017, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour (27%, record historique), suivie de Macron, en hausse après le ralliement de François Bayrou (25%). Fillon, à 20%, en recul à cause du “Penelopegate” serait éliminé.

Au second tour les finalistes feraient 58% (Macron) contre 42% (Marine), ce qui, pour cette dernière est explosif face aux 18% de son père face à Chirac en 2002. Au vu de ce sondage, le “plafond de verre” n’a pas disparu mais, en dépit de sa grimpée, il n’a pas dépassé la barre fatidique des 50%. 

Oui mais… Que Macron ou Marine Le Pen soient élus à l’Élysée, il leur faudra une majorité à l’Assemblée nationale, investie juste après. Or aucun des deux ne risque de l’obtenir. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas de partis enracinés, et que le mode de scrutin uninominal à deux tours leur sera défavorable, voire fatal. Ils ont de vagues alliances, bien sûr, mais aucune majorité stable en perspective.

De plus, si Marine Le Pen l’emporte de justesse au second tour – peu de chances, mais sait–on jamais ? – je ne vous dis pas l’intensité des émeutes qui vont éclater, à la fois gauchistes et d’origine immigrée. 

Si Fillon est élu (pourquoi pas ?) même avec une majorité LR aux législatives, on peut douter qu’il oserait abolir les lois du gouvernement de gauche précédent. Apeuré à l’idée de toucher à la morale sacrée de la gauche – économique et sociétale – et devant les manifestations et les grèves, il risque fort de suivre la voie de Chirac et Sarkozy : promesses musclées (pour être élu) et réalisations nulles, même pas 10% du programme (pour être tranquille et par impuissance).

Si en revanche, il veut passer en force, il y aura de la casse. Dans tous les cas de figure, les résultats de la présidentielle déboucheront sur un chaos.

Ce dernier sera peut-être salutaire.

Ma conclusion est : il va y avoir du sport. Tant mieux. 

(1) Cette publication n’investit jamais en enquêtes mais repose sur la délation de sources anonymes. D’où sa rentabilité. La moitié de ses informations sont falsifiées ou imaginaires – j’en ai moi–même été victime. Le Canard Enchaîné, dont la diffamation est la raison de vivre, n’est jamais poursuivi en justice. C’est normal : tous les camps ont besoin de lui. De même que tout le monde a besoin de poubelles pour jeter ses ordures.

Guillaume Faye

 

EMMANUEL MACRON, VRP DU CAC 40
ET OVNI DE L’ANTI-FRANCE
(L’Imprécateur)

Qui est donc ce Macron dont on nous rebat les oreilles ?
C’est l’hologramme de François Hollande, qui a mis le cabinet noir de l’Élysée à son service pour affaiblir ses concurrents : Fillon et Le Pen. S’y ajoutent les employés de Hollande les mieux placés, comme Urvoas le ministre de la Justice, si reconnaissant d’avoir été nommé à ce poste par Hollande il y a quelques mois. Il dirige, par Houlette interposée, le Parquet financier, lui même mis en place il y deux ans par Hollande. Madame le Procureur Houlette du Syndicat de la Magistrature est la fille spirituelle de Taubira qui l’a recommandée à Hollande. Le Parquet consacre 70 % de son énergie à fouiller les dossiers des hommes politiques et personnalités médiatiques ou artistiques de la Droite avec un budget de plus 4 millions d’euros par an dont le montant a été directement fixé par l’Élysée.

Macron possède la plus grande des qualités nécessaires pour faire un bon président de la République socialiste : il a été banquier et sait donc comment racketter ses clients les plus vulnérables pour enrichir les plus riches. Il la montré cette qualité quand il était ministre du Budget en vendant, malgré l’opposition de Montebourg, un joyau de l’industrie française, Alstom-énergie, à son concurrent américain, General Motors, pour une poignée de cacahuètes. Une très mauvaise opération pour l’indépendance nucléaire de la France dont les réacteurs, notamment ceux des sous-marins nucléaires sont passés sous contrôle américain, ainsi que leur approvisionnement en combustible. Une très mauvaise opération pour les contribuables français qui vont financer les dividendes perçus par les actionnaires américains si Alstom fait des pertes.

Mais qu’importe la France, puisque Macron est un futur membre du club des présidents acquis au mondialisme économique et à l’internationalisme socialiste.

Cerise sur le gâteau, et toujours pour faire plaisir à ses amis de la finance américaine, les banques Rothschild et Morgan Stanley, il leur a quasiment donné Alstom-Satellite-Tracking-System, seule société non américaine spécialisée dans le repérage et le suivi des satellites. Inutile de dire toute l’importance, pour un pays, de posséder un tel outil totalement indépendant. Évidemment, notre renseignement d’origine satellitaire passera désormais nécessairement par des yeux américains. Mais c’est très bien ainsi, a argumenté Macron, nous pourrons reposer l’intégralité de notre défense nationale sur les chers amis américains de Macron et cela coûtera moins cher à la France.

Il a, semble-t-il, convaincu Le Drian. Il faut rappeler, parce que ce n’est pas toujours évident, que Le Drian n’est pas seulement président de la province de Bretagne, mais aussi, très accessoirement, ministre de la Défense nationale et il cumule titres et salaires. Bref une Pénélope socialiste à grande échelle le Le Drian ! 

Pour remercier Macron d’avoir bouclé avec succès l’affaire Alstom, la banque Rothschild lui a versé une petite prime de 3,6 millions d’euros, c’est bien mérité, il faut en convenir, et Morgan-Stanley lui a prêté l’un de ses directeurs pour s’occuper du financement de sa campagne.

Ils sont vraiment gentils ces américains, on en pleurerait d’émotion. Enfin, c’est bien, nous aurons un président à l’abri du besoin. Peut-être même va-t-il, comme l’a fait Donald Trump, renoncer à son salaire de président dont il n’a nul besoin. Ne rêvons pas, c’est Mamie Brigitte qui, chez les Macron, tient les cordons de la bourse. Et pour celle-là, un million d’euros, c’est un million d’euros.

Macron a une seconde vertu, absolument indispensable pour faire un bon président de type hollandais, il sait tout promettre et son contraire (*)

En novembre dernier, il a déclaré à l’intention de la communauté Pied-noir que la colonisation de l’Algérie avait apporté et offert aux Algériens « l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes » (Le Point). C’était tellement beau que tous les Pieds-noirs de France en sont tombés à genoux. Mais, arrivé en Algérie, où il vient de passer une semaine, il a qualifié les Pieds-Noirs de “criminels” et la colonisation de “crime contre l’Humanité”, terminant par “Il est temps de clôturer ce deuil” (rapporté par BFMTV, la chaine télé que lui a prêté son patron, Patrick Drahi, pour faire sa pub présidentielle).

Face au tollé provoqué, même chez une partie des socialistes, par ces déclarations qui témoignent de sa méconnaissance totale de l’histoire de l’Algérie, il a riposté « Et je ne céderai rien à tous les responsables politiques qui aujourd’hui cherchent à instrumentaliser notre histoire, à instrumentaliser mes propos à des fins clientélistes ou électoralistes« .

Macron a été en Algérie dire des conneries afin obtenir du gouvernement algérien la promesse qu’il fera le nécessaire pour que la communauté algérienne en France vote Macron, et on a le culot de le lui reprocher ?

Mais voilà, voyez comme il sait rester ferme et “droit dans ses bottes”, à la bordelaise, c’est tout dire. Il ne changera rien à ses déclarations, ne fera pas repentance…

Excepté évidemment s’il doit rencontrer la communauté harkie à qui il dira sans doute qu’ils ont combattu pour la France admirablement et avec une fidélité exemplaire, bien mal récompensée par leur ingrate patrie qui a tant donné à l’Algérie après l’avoir libérée de l’esclavagisme et de la colonisation turque.

Il est comme ça, Macron, notre néo-Jeanne d’Arc. Il a tout promis au MEDEF pour redresser l’industrie et le commerce extérieur français, et aux syndicalistes qu’il a reçus il a déclaré qu’il materait ces salauds de patrons. Aux Chrétiens il a fait savoir qu’il avait de lui-même demandé le baptême quand il avait neuf ans et il est allé soutenir au Liban les Chrétiens d’Orient (mais même Témoignage Chrétien du 2 juin 2016 a remarqué qu’il était très “ambigu”). En novembre, il a déclaré que la France avait des racines bien chrétiennes, mais le lendemain, il déclarait « La France a des racines chrétiennes mais la vérité de la France n’est pas chrétienne ».

Que sait-il de “la vérité de la France”, ce joueur de flûte qui confond la France avec la ville d’Hamelin et son meneur de rats?  

Aurait-il fait ses études chez les jésuites ? Non, seulement chez les francs-maçons.


Les francs-macs l’adorent, mais sans doute Macron va-t-il jurer ses grands Dieux, car il n’est pas sectaire et a plusieurs grands dieux au gré des circonstances, qu’il n’est pas franc-maçon.

Et puis, une rumeur a couru, “Macron est gay”. Cela parce que pour draguer les voix des homosexuels, bi et trans, il a déclaré que le quinquennat les avait “humiliés”. Bizarre, nous nous pensions qu’il leur avait plutôt tout donné, mais bon, c’est l’argument commercial de Macron et il a pris, les gays l’adorent. Mais la presse a subodoré une manœuvre nauséabonde de la droite et a titré “l’odieuse rumeur” dans le but de blanchir Macron, car elle sait que la France n’est pas encore mûre pour accueillir un président homosexuel.

Ça partait donc d’une bonne intention, mais il est drôle d’entendre la gauche dire qu’être gay est odieux !

Macron est un pur produit de la Boboïe socialiste. Il nage dans l’utopie en se prenant pour un aristocrate et donc qu’il peut se permettre de mentir au petit peuple, puisque ces imbéciles croient tout ce qu’on leur dit, si c’est écrit dans les journaux ou dit sur les télés dont ses amis et soutiens financiers, les milliardaires Patrick Drahi et Pierre Bergé, sont les propriétaires, financés et enrichis par les subventions que l’État socialiste leur verse.

Enfin, « Si le passé de Macron de banquier d’affaires salarié chez Rothschild laisse à penser à certains qu’il n’a pas l’expérience et les compétences supposées d’un politique – ce qui a été reproché à Trump – qu’ils soient rassurés. Macron a financé le lancement de son mouvement « En Marche » en puisant dans son budget ministériel, par conséquent avec les deniers publics : c’est donc bien un politique, un vrai de vrai. En tous cas, un qui apprend vite » (Blog La Gauche m’a tuer).

Et puis de toute façon, il sera président de la République, c’est du moins ce qu’espère Hollande, qui pense avoir réussi sa plus belle arnaque : mettre en place son héritier spirituel, Emmanuel Macron, pour continuer sa politique.

Il a nettoyé le terrain devant lui en faisant tout pour fracturer le PS et en affaiblissant Fillon.

Conseillé par Attali et Minc, Macron a pu ainsi siphonner les électorats du centre, d’une partie de la droite et les contestataires du PS, tous dégoûtés des autres candidats.

La presse acquise au socialisme, c’est-à-dire 90% de la presse, l’a mis sur orbite en commandant et publiant des sondages favorables.

Les discours de Macron-le-banquier ne veulent rien dire, et d’ailleurs ne disent rien. Ils sont prononcés d’une voix fluette mais vibrante, un peu aigrelette et à la limite de la rupture dans ses aigus de chatte en chaleur, mais peu importe puisque ses auditeurs sont conquis.

Il n’a aucune expérience politique, n’a jamais été élu ? Peu importe, Hollande l’a mis entre les mains des meilleurs de ses conseillers et amis, ils feront le boulot. Il ne demande à Macron qu’une chose, bien faire son travail de leurre pour tromper le peuple des sans-dents et gagner le soutien de la finance internationale, ce pourquoi il est doué grâce à sa formation Rothschild et son excellent anglais-américain, langue de ladite finance.

N’oubliez pas que Pompidou aussi était un pur produit Rothschild et que Rothschild a eu ses représentants dans tous les gouvernements de la République à des postes de conseillers du président ou directeurs de cabinet adjoints.

Que ferait la France sans les Rothschild ? Rien nous répondront les Minc et Attali.

Pour le moment le programme de Macron est constitué de poncifs et déclarations du genre “La France doit enfin entrer dans le XXIème siècle” et la foule des crétins en délire qui l’écoutent hurle de joie.

« La foule » ? Avez-vous remarqué que les réunions macronaises sont toujours filmées en plans rapprochés, comme la presse lécheuse de bottes le faisait pour Mélenchon quand il défilait avec quinze personnes sur les grands boulevards parisiens ?

Quinze péquins bien cadrés et bien serrés les uns contre les autres en gros plan, ça vous fait une foule immense et magnifique.

Alors ne vous laissez pas prendre au piège des duettistes, Macron en vitrine et Hollande à la caisse. Ne vous laissez pas voler votre décision de réformer et sauver votre pays avec la droite au pouvoir, ne vous abstenez pas, allez voter pour la droite.

L’Imprécateur

(*) Ce côté « girouette » a incité un petit malin, sur twitter, de rappeler ce tube de Jacques Dutronc qui pourrait parfaitement résumer la candidature de ce rigolo !

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EMMANUEL MACRON, OU LA PASSION DE LA « POST-VÉRITÉ »
(François-Xavier Bellamy)

Cet article a été publié sur le blog de François-Xavier Bellamy et dans une tribune du Figaro daté du 17 février 2017


Nos démocraties occidentales traversent une crise profonde, qui est d’abord une crise de confiance dans ce qui constitue leur outil essentiel, le langage. Le relativisme omniprésent nous ayant conduit à l’ère de la « post-vérité », la parole publique ne semble plus renvoyer à rien, et dénuée de toute consistance elle perd sa signification. Dans la campagne que nous vivons pour l’élection présidentielle – campagne qui témoigne de la difficulté que nous avons à parler ensemble du fond des problèmes que notre société rencontre, Emmanuel Macron semble assumer et incarner cette inconsistance du langage.

Il y a quelques jours en Algérie, Emmanuel Macron déclarait que la colonisation avait été un « crime contre l’humanité ». Soit un plan concerté pour exterminer par tous les moyens les populations vivant sur les territoires colonisés… Tout cela n’a aucun sens. Que l’histoire de la colonisation ait été marquée par des crimes, nul ne peut en douter. Mais qu’il faille mettre le projet colonisateur sur le même plan que la Shoah, qu’on puisse assimiler Jules Ferry à Hitler ou Lyautey à Eichmann, voilà qui constitue une double et inacceptable insulte. Insulte à tous ceux qui – Juifs d’Europe, Arméniens d’Anatolie, chrétiens en URSS, Tutsis au Rwanda, etc. – sont morts broyés par la haine, par une folie destructrice qui ne poursuivait aucun autre but que leur seule extermination : comment mépriser ce que leur souffrance eut d’unique, unique au point que pour la décrire le droit international a formé cette expression de crime contre l’humanité, qu’on ne devrait employer qu’avec soin quand il nous faut dire le passé ?

Comment mépriser en même temps, dans la facilité confortable du regard rétrospectif, les générations de Français qui, dans la confusion des intérêts nationaux et des illusions historiques, ont pour beaucoup cru aux bienfaits de la colonisation ? Bien sûr, nous savons aujourd’hui toutes les erreurs commises, toutes les blessures causées, et la violence coupable à laquelle une telle entreprise ne pouvait manquer de conduire. Mais nous pouvons reconnaître les égarements de ceux qui nous ont précédé sans pour autant les insulter. La colonisation n’était pas un projet de destruction, elle portait dans son principe la volonté de cultiver qui lui a donné son nom – en fait, le grand paradoxe, c’est qu’elle constitue plutôt l’une de ces tragédies auxquelles a conduit cette foi aveugle dans le progrès dont le même Emmanuel Macron se revendique aujourd’hui… Pour cette raison d’ailleurs, c’est la gauche progressiste qui avait largement épousé l’idéologie coloniale. Nous pouvons aujourd’hui dire les conséquences tragiques de cette erreur historique, sans insulter ceux qui y crurent. Ceux qui ont laissé leurs noms sur nos monuments aux morts n’ont pas donné leur vie dans un crime contre l’humanité, et il est révoltant de voir aujourd’hui un candidat qui prétend présider notre République venir cracher sur leurs tombes par opportunisme électoral.

Car c’est bien là le fond du problème. Lorsque la parole ne renvoie plus au réel, lorsqu’on dit tout et son contraire, quand la vérité ne compte plus, c’est que seule importe l’efficacité – en termes de calcul politique, de voix rapportées, de cibles touchées. La démocratie se dissout dans le marketing, et ainsi on détruit un peuple aussi sûrement que par la censure. C’est là la faute grave dont Emmanuel Macron est en train de se rendre coupable. Car qui ne voit la ficelle grossière dans cette surenchère mémorielle délirante ? La cible, en l’occurrence, ce sont des millions de binationaux, héritiers de cette histoire douloureuse. Mais si la cible est touchée, la victime sera la France.

Connaissant, pour y avoir enseigné, certains quartiers qui s’embrasent aujourd’hui, comme tous ceux qui ont vécu ou travaillé en banlieue, je mesure l’ampleur de la tragédie que la parole d’Emmanuel Macron contribue à entretenir. Des générations de jeunes Français, nés en France et qui vont y construire leur vie, sont entretenus par nos dirigeants dans la haine de leur propre pays… Qui ne voit combien sont graves ces mots absurdes, irresponsables ? « Crime contre l’humanité » : l’erreur historique est aussi une faute morale, car ces mots deviennent le ferment de la violence, de la vengeance et de la division.

Ce petit calcul politique est d’autant plus médiocre et dangereux que, hélas, il dure depuis trop longtemps déjà… Comme beaucoup de Français et de jeunes en particulier, j’avais regardé avec intérêt le renouvellement qu’Emmanuel Macron semblait apporter à notre classe politique. Quelle désillusion aujourd’hui ! Cette stratégie électorale recycle la schizophrénie des élites qui depuis quarante ans tentent de sauver leur lien avec les jeunes issus de l’immigration, à coup d’histoire biaisée et de tribunes dans Libé, en leur expliquant qu’ils sont les victimes de leur propre pays – leur interdisant ainsi de s’y reconnaître et de s’y intégrer… Ce petit calcul irresponsable est précisément ce qui nous bouche le chemin d’un avenir commun, et ce qui provoque aujourd’hui la poussée de violence qui traverse nos banlieues, dans la coupable complaisance de dirigeants installés dans l’échec du mensonge victimaire. Quand il affirme qu’il n’y a pas de culture française, quand il insulte à l’étranger le pays qu’il prétend diriger, Emmanuel Macron montre qu’il n’est que la nouvelle voix de la vieille haine de soi qui a conduit la France au bord d’une division irréversible. Mais nous refuserons de le suivre en marche forcée vers le vide. Le mensonge est trop vieux.

Le véritable renouveau consiste à reconquérir les mots, et à leur redonner leur sens. Si Emmanuel Macron a travaillé avec Paul Ricœur pour son dernier grand ouvrage, La mémoire, l’histoire, l’oubli, il devrait se souvenir de l’avertissement qu’il y lançait : « l’histoire manipulée » est toujours dangereuse pour l’avenir, car « la projection du futur est solidaire du regard sur les temps passés. » Il n’y a pas de vrai progrès sans passion de la vérité ; on ne peut se dire philosophe et choisir d’incarner la dangereuse vacuité du langage pour les calculs sophistiques de l’ère de la post-vérité.

François-Xavier Bellamy


DERNIÈRE MINUTE : SIGNEZ LA PÉTITION !

Notre ami Gérard Brazon vient de lancer une pétition exigeant le retrait de la candidature d’Emmanuel Macron, qui ne peut plus prétendre à la magistrature suprême après avoir trahi la France en l’accusant de « crimes contre l’Humanité ».
Nous invitons tous les patriotes à signer cette pétition et à la relayer d’urgence et par tous les moyens, notamment sur les réseaux sociaux, pour empêcher cette nouvelle forfaiture.

CLIQUEZ ICI


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SI FILLON EST ÉCARTÉ, NOUS VOTERONS MARINE LE PEN
(L’Imprécateur)

Cliquez sur les images pour les agrandir.


  • Le 25 janvier, le Parquet National Financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire pour les chefs de détournement de fonds publics et abus de bien sociaux.
  • Le 26 janvier, une perquisition est faite à la Revue des Deux Mondes.
  • Le 27 janvier audition de Michel Crépu, ancien directeur de la Revue, et de Christine Kelly, auteur d’un livre sur Fillon.
  • Le 28 janvier Médiapart fait « de nouvelles révélations » qui complètent celles du Canard Enchainé du 25 janvier.

La Justice que l’on disait lente et molle, laxiste et excessivement indulgente, s’est transformée en Tornade-Blanche, Super-Dupont et Spiderman réunis pour sauver le camp du Bien. La vieille dame anorexique et budgétairement squelettique est sortie de son lit d’agonisante pour redevenir le glaive tranchant qui juge d’un coup d’œil et décapite le coupable, car forcément coupable puisque soupçonné sur la foi des professionnels de la médisance et du mensonge politique qu’emploie le régime socialiste totalitairement soft.

Si vous en doutez, voyez le témoignage d’Éric Zemmour dans Le Figaro Magazine du 27 janvier. Mais à vrai dire, la Justice n’a plus à juger, il suffit qu’elle annonce qu’elle va enquêter pour que la presse de Gauche, autrement dit quasiment toute la presse et les télés, convainquent l’opinion que la personne visée est forcément coupable et doit être condamnée à mort.

Il a fallu huit ans pour que la Justice se saisisse enfin de la question du remboursement des centaines de millions que la banque d’État (à l’époque nationalisée) Crédit Lyonnais avait volés à Bernard Tapie en revendant aux prix fort Adidas payé des clopinettes à Tapie.  57 délinquants-élus socialistes attendent toujours, sans impatience aucune, d’être jugés pour des petits problèmes de prises illégales d’intérêts, de favoritisme ou irrégularités dans l’attribution de marchés publics. La Cour des Comptes signale que 300 millions ont été détournés de leur destination en 2014 et 2015 par le trio ministériel Cazeneuve−Le Drian−Royal, mais il n’y a aucune urgence. Ainsi va la Justice française en temps normal.

Mais dans le cas Fillon, elle bondit, enquête, décide à vitesse supersonique. Quelles mouches l’ont donc piquée ? Elles s’appellent Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, Bernard Cazeneuve, premier ministre qui aimerait bien qu’on ne lui demande pas pourquoi il a autorisé Le Drian et Royal à jouer à “un petit bonneteau budgétaire” de presque 300 « patates » entre les fonds gérés par leurs ministères, et François Hollande qui voudrait que son poulain, Emmanuel Macron, gagne la présidentielle.

Macron : l’avis de Jean d’Ormesson

Alors si l’on peut tuer, politiquement s’entend, ou par un petit suicide provoqué par le désespoir et l’honneur bafoué, celui qui menace le Système d’alternance gauche-gauche mis en place depuis des années, le seul concurrent sérieux de Macron et de l’extrême droite, ce sera une bonne chose.

Ce concurrent, c’est François Fillon, parce que, pour ce qui est de Marine Le Pen, la manœuvre de dénigrement sur des détournements de fonds européens qu’elle aurait commis en faisant élire des emplois fictifs d’assistants parlementaires, ajoutée au traditionnel “pacte républicain”, devrait suffire à assurer son élimination au second tour de la Présidentielle face à Macron.

Macron, on ne peut rien lui reprocher.

Quoi ? Il a consommé 120.000 euros de “frais de bouche” en 240 jours quand il était ministre du Budget ?

Et alors ? Il est jeune, il a faim ! C’est normal. 120.000 divisé par 240 ça ne fait jamais que 500 euros par jour…

Et alors, combien croyez vous que coûte un repas, un seul, quand le Président Hollande va chez Laurent, déjeuner sobrement d’une salade truffée à 140 €, plus un petit filet de canard, plus quelques fromages choisis, plus une petite bouteille d’un grand Bordeaux, plus un café « arrangé » ?

On est vite à 500 euros dans un restaurant normal. Oui, Macron invitait à sa table des philosophes, des bobos, des « amis Facebook », d’autres qui l’aidaient à créer son parti En-Marche.

C’est normal, c’est très utile quand on est ministre du budget.

Dans le cas Fillon par contre, la faute est flagrante. Il a embauché sa femme comme assistante parlementaire. Soit, c’est parfaitement légal. 12 % des députés et 17 % des sénateurs, de tous les partis, le font. Mais que faisait celle-ci ?

Ah, voyez-vous, on ne sait pas ! Quand Thomas a été embauché par sa mère, madame Royal en 2007, puis par son père, François Hollande en 2012, on sait ce qu’il faisait, on l’a vu à plusieurs reprises en fumer une dans la rue avec des copains socialistes.

Que faisait Isabelle Juppé à Matignon entre 1995 et 1997 ? « Elle est indispensable à mes côtés » répond son Alain de mari. C’est normal, on ne le lui reprochera pas, mais quand même elle a bien profité elle aussi de l’argent de la République.

C’est moins normal quand il s’agit d’une maîtresse comme Julie Gayet qui monopolise des gardes du corps, la cuisine du repas du soir en couple, la salle de cinéma de l’Élysée et son projectionniste pour présenter ses films à ses acheteurs, et j’en passe. S’il fallait lui facturer ces coûts là à combien de centaines de milliers d’euros reviendrait-elle à l’État, la Julie de son cœur ?

Et Valérie Trierweiler, la maîtresse qui saccageait le mobilier de l’Élysée ?

Et la fille-illégitime, Mazarine Pingeot, devenue l’archétype de la bobo, élevée, logée, nourrie, éduquée, gardée, prenant des vacances pendant vingt ans aux frais des contribuables ? C’était normal aussi ?

Oui, parce que pour un Socialiste, vivre toute sa vie aux crochets des contribuables, c’est normal. Mais si c’est un de Droite, c’est un scandale national, il faut au minimum qu’il rembourse et si possible qu’il soit « suicidé » (on ne dit plus « exécuté »).

En réalité, le bruit court que Fillon est victime d’une machine bien huilée, mise en route dès que les sondages l’ont placé en seconde position au premier tour de la présidentielle, perturbant le combat Le Pen versus candidat de la gauche qui aurait permis à celui-ci de terrasser « la bête immonde ».

D’où vient ce bruit ? Difficile à dire, mais j’ai trouvé un énarque qui m’a dit que la version donnée ci-dessous est tout à fait vraisemblable car l’ENA qui squatte le pouvoir depuis quarante ans ne veut pas le perdre. Il faut donc à n’importe quel prix conserver le pouvoir à la gauche. Car c’est ça l’objectif de la chasse au Fillon.

La Justice enquête, tout à coup revenue à son rythme normal, donc le résultat ne sera pas connu avant « quelques semaines« , sans souci de présomption d’innocence car la présomption d’innocence est une valeur réservée au délinquants de gauche. À gauche, comme disait le socialiste Béria, « inutile de savoir si l’inculpé est coupable ou non, on lui demande seulement d’avouer« .

Pourquoi tant de haine contre Fillon ? C’est facile à comprendre. Trump a gagné aux États-Unis, la Grande-Bretagne avec son « brexit » menace la cohésion de l’Europe en lambeaux, le Système patiemment mis en place par l’oligarchie socialo-financière mondiale depuis les années 50 pour contrôler et rançonner par l’impôt les peuples occidentaux est menacé, il faut à tout prix arrêter l’hémorragie, il faut empêcher Fillon ou Marine Pen d’arriver au pouvoir en France. Il faut que ce soit le candidat socialiste ou, au pire, celui de la banque Morgan-Stanley, un ex Rothschild-man comme Macron, mais à aucun prix un candidat de droite. Le pilonnage médiatique par la presse que la gauche a mis dans sa poche depuis des années est lancé.

Cela suffira-t-il à empêcher une finale François Fillon-Marine Le Pen ? Pas certain. Mais d’abord, comment aurait été montée la machination anti-Fillon ?

Le « dossier » émane du Ministère des Finances. Thomas Cazenave (ENA, Promotion République, ex Directeur de Cabinet d’Emmanuel Macron, et nouveau Secrétaire Général Adjoint de l’Élysée, en remplacement de Boris Vallaud, mari de Najat Vallaud-Belkacem) a remis les documents à François Hollande.

Hollande a transmis ce « dossier » à Gaspard Gantzer, son conseiller en communication en lui disant simplement « Faites en bon usage ». Gantzer, grand ami d’Emmanuel Macron (même promotion Senghor à l’ENA) auquel il doit son poste à l’Élysée, l’a remis au Canard Enchainé.

C’est le Mardi 9 Janvier que Gaspard Gantzer a rencontré Michel Gaillard, directeur de la Rédaction du Canard Enchaîné (et ami de longue date de François Hollande) pour lui remettre les éléments.

Belle opération combinée Élysée-ENA pour que la gauche hollandaise reste au pouvoir par Macron interposé. Et maintenant quel a été le rôle de « la justice indépendante » des socialistes, comme chacun sait ?

Madame Éliane Houlette, Procureure du Parquet National Financier s’est saisie très rapidement du dossier préfabriqué concernant Fillon. Cette socialiste avérée, membre du Syndicat de la magistrature et qui ne s’en cache pas, a été nommée par François Hollande sur la recommandation de Christiane Taubira le 13 janvier 2014.

Elle n’a donc rien à refuser au président. Elle a aussitôt mis le dossier Fillon sur le dessus de la pile et s’en est occupée sans tarder. Mais maintenant que Fillon est englué dans le piège, et comme le Parquet National Financier est maître de son agenda s’il ne reçoit aucun ordre du ministre, nul doute que le « dossier » va trainer longtemps, jusqu’en mai 2017 par exemple.

Pourtant, Maître Antonin Levy, avocat de François Fillon, a remis au PNF toutes les preuves de la véracité du travail de Madame Fillon. La Justice est lente en France, l’une des plus lentes du monde, c’est bien connu.

Pourtant elle pourrait bientôt se réveiller à nouveau, pour dans quelques jours lancer une opération anti Marine Le Pen. Nous la défendrons comme nous défendons Fillon aujourd’hui.

Sources :

L’Imprécateur


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« PÉNÉLOPEGATE » : ADIEU VOLTAIRE, VOICI SENGHOR !
(Marc Le Stahler)

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L’ENA, ou le “mal français”

Outre la corruption endémique qui gangrène le personnel politique depuis près de 60 ans, l’une des pires racines du mal français reste bien l’ENA.

Initialement destinée à former les cadres de l’administration (“les grands commis de l’État”, comme on disait délicieusement alors), ce nid de frelons secrète une nouvelle caste qui s’est octroyée le droit de conduire les affaires du pays.

Dotés d’une machinerie intellectuelle forgée à la bienpensance, porteurs (sains ?) de la doxa officielle, une bonne partie des jeunes énarques fraichement émoulus commencent par se répandre dans les cabinets ministériels et la haute administration, pour se lancer rapidement vers l’objectif suprême : devenir parlementaires, ministres, voire plus pour les plus experts en gestion de carrière.

Je suggère aux lecteurs curieux de visionner la vidéo de ce jeune énarque boutonneux qui, naïvement, expliquait en 1989 son désir d’être élu député par l’absence totale d’intérêt à son travail d’inspecteur à la Cour des Comptes.
C’est sur la vidéothèque de Minurne (n° 6). C’est assez gratiné, mais on n’aurait pas dû rire…

Pourtant, l’ENA, considérée comme l’école de la haute fonction publique, n’est pas à jeter avec l’eau du bain. Il faut la réformer, et surtout supprimer ce privilège digne de l’Ancien Régime qui autorise les haut-fonctionnaires en mal de politique de se faire “mettre en disponibilité”, et pour certains, heureux bénéficiaires de nombreux mandats successifs, jusqu’à l’âge de la retraite (voir Juppé et Fabius) !

Cet avantage considérable les place éminemment en situation de privilégiés face aux salariés du privé, aux entrepreneurs, aux professions libérales, qui n’ont, eux, quasiment aucune chance de retrouver leur poste après un mandat parlementaire.

Et ce en contradiction totale avec l’article I de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». 
 
Tout cela est d’ailleurs clairement évoqué sur le projet de gouvernement de Minurne.

Article 111
Après un premier mandat parlementaire, et en cas de réélection, les fonctionnaires titulaires réélus ne pourront plus bénéficier du droit de mise en disponibilité. Tout fonctionnaire réélu député ou sénateur devra donc, pour siéger, démissionner de son poste administratif.

Article 22
L’École Nationale d’Administration sera réformée, modernisée et réorientée vers sa vocation originelle (le service de l’État et non la préparation de carrières politiques). Elle sera partiellement administrée par des personnalités issues du monde de l’entreprise.
Il sera mis un terme à la pratique par l’exécutif de nominations de « préfets hors-cadre ».

De la promotion Voltaire à la promotion Senghor

Sans le mesurer encore totalement, on sent bien le mal qu’a pu faire à la France la Promotion Voltaire, sous la conduite de son leader François Hollande et de l’inénarrable Ségolène…

ENA promotion Voltaire

On ne peut que craindre ce que nous prépare la Promotion Senghor, sous la conduite d’Emmanuel Macron… 

  • Hollande avait perdu d’avance, et il le savait.
  • Hamon et Mélenchon vont se neutraliser l’un-l’autre par leurs programmes d’un autre âge.
  • Marine Le Pen, bien que favorite des sondages au 1er tour, ne parviendra pas − sauf surprise exceptionnelle, mais on en voit quelques unes ces derniers temps − à réunir les 18 millions de suffrages nécessaires au 2ème tour.

Il ne restait plus au Système qu’à inventer une machine susceptible de rebattre les cartes, en éliminant définitivement Fillon pour gagner la présidentielle, diabolique complot visant à voler une fois de plus l’élection à un peuple au bord de la crise de nerfs.

Cette machination porte un nom : Macron.

Emmanuel Macron, l’homme providentiel du Système

  • Après 2 ans passés à l’Élysée comme Secrétaire Général Adjoint, ce jeune homme pressé fut donc nommé à 36 ans Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.
  • C’est un proche de Gaspard Gantzer, Conseiller en Communication de Hollande et de Mathias Vicherat, Directeur de Cabinet d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris.
  • On sait aussi que Boris Vallaud, le mari de Madame Belkacem, fut au cabinet de Montebourg, pendant que son ami Étienne Grass était, lui, au cabinet de Najat.

De petits arrangements entre amis… 

La promotion Senghor n’avait pas attendu Hollande pour infiltrer les artères du pouvoir. On trouvait les impétrants auprès de Xavier Bertrand, Éric Wœrth, et même à l’Élysée.

ENA promotion Senghor

Ils se sont presque tous, depuis, recyclés dans la banque et la finance. 

LES MÉDIAS A LA BOTTE DE MACRON !

Avec l’élimination de Sarkozy, de Juppé, et le retrait volontaire et forcé de Hollande, il semble que le Système, avec la collusion opérationnelle des médias, a bien inventé Macron pour empêcher à nouveau les Patriotes de prendre les rênes de la France.

Éliminer Fillon : dernière étape pour “sauver 2017” ?

Un message circule sur les réseaux sociaux, dont il est impossible de découvrir la source et donc l’authenticité, mais il n’est pas invraisemblable…

Que dit-il en substance ?

Que le dossier concernant la famille Fillon émane du Ministère des Finances ; qu’il aurait été remis à Hollande puis à Gaspard Gantzer, lequel l’aurait transmis à Michel Gaillard, Directeur du Canard Enchaîné et proche de Hollande.

Comme il n’est pas illégal de recruter un membre de sa famille en qualité d’Attaché Parlementaire à condition qu’il s’agisse d’un travail effectif, il convenait alors de prouver qu’il s’agissait d’un emploi fictif pour caractériser le délit.

Entrée en scène de Mme Éliane Houlette, Procureur du Parquet National Financier, qui se saisit opportunément du dossier. Pour fixer les choses, il convient de rappeler que cette dame fut nommée par Hollande sur recommandation de La Taubira (gage de neutralité, à n’en pas douter).

Pas question ici de soutenir Fillon s’il s’avère (ce qui est fort possible) que les postes de Pénélope et de ses enfants aient été fictifs. D’autant que l’intéressé se présentait lui-même volontiers comme un “chevalier blanc” !

Mais, en état de guerre (merci en passant aux militaires de l’opération Sentinelle qui ont neutralisé un islamiste égyptien hier au Louvre), la France en a assez des manœuvres et des petites combinaisons électorales des politiciens carriéristes mus par leur seule ambition personnelle.

Elle a besoin d’hommes et de femmes honnêtes, portés par leur intelligence et l’amour désintéressé de la Patrie.

Il semble décidément que ce soit aujourd’hui une denrée rare…

Marc Le Stahler


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TOUCHE PAS A MON STATUT ! LA FONCTION PUBLIQUE FRANCAISE EST BIEN LE DERNIER DINOSAURE ! (par Gérard Gelé)


Nous avons 90 fonctionnaires pour 1.000 habitants contre 50 en Allemagne ! 

Emmanuel Macron est-il un mouton noir libéral au milieu des brebis socialistes, un gaffeur impénitent ou un ballon-sonde destiné à tâter les risques d’orage provoqué par les réformes dans le ciel de la gauche ? Le temps de travail, le statut de la fonction publique : il a osé toucher aux idoles !

C’est le jeune homme brillant qui, mine de rien, renverse les statues des exceptions républicaines dans la chapelle du socialisme rédempteur. Déboulonner les statuts y est plus difficile. C’est pourquoi les têtes de l’exécutif ont morigéné le novice.

Hollande nous a livré un morceau d’anthologie. Décorant un fonctionnaire dans un département-phare de l’immobilisme national, il a déclaré en s’adressant au récipiendaire : « Un fonctionnaire d’État, attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ». Le ton inspiré avec lequel le Président a prononcé « État » révélait la place de ce mot dans la religion républicaine, celle de Dieu chez les monothéistes.

FP 2

Au lieu d’un État régalien musclé et efficace pour assurer notre sécurité intérieure et extérieure, et pour exercer sa justice, nous étouffons sous une administration centrale tentaculaire et touche-à-tout. L’État, obèse et impuissant, déficitaire depuis 40 ans pour couvrir son seul fonctionnement, surendetté à près de 100 % du PIB, ne mérite pourtant pas qu’on lui chante un hymne.

Avec plus de 20 % de fonctionnaires chez les actifs, la France se distingue. L’Espagne est à 15 %, l’Allemagne à 14 % et les Pays-Bas à 12 %.
Nous avons 90 fonctionnaires pour 1.000 habitants contre 50 en Allemagne.
La France est en tête pour la dépense publique (57 %), quasiment au même niveau que le Danemark.
Il est probable que l’économie issue de la réforme territoriale sera négligeable, tant les intérêts privés l’emportent dans notre pays sur le sens du bien commun.

Aujourd’hui, les élus locaux de droite protestent contre la réduction des dotations de l’État de « gauche » comme ceux de gauche se plaignaient du retrait de l’État « de droite ».

Pas un pour dire que l’intérêt général exige des économies et une diminution des dépenses et des impôts.

Le mot du Président le plus lourd est celui de « statut ».

Au pays des droits de l’homme, qui, un certain 4 août 1789, a aboli les privilèges, où la gauche a fait préférer l’égalité à la liberté, le statut, légitime lorsque la fonction est soumise à des dangers ou à des contraintes exceptionnelles, garantit à tous les fonctionnaires ainsi qu’à d’autres agents publics une sécurité de l’emploi, un accès meilleur à la retraite, des avantages sociaux et salariaux que la pénibilité et l’utilité du travail ne justifient pas ou plus. 

La gauche française est paradoxale. Les mêmes, qui ne veulent plus qu’on distingue les Français et les étrangers, s’étranglent lorsqu’on désire l’égalité des Français devant le travail.

François Hollande est le Président rêvé de cette gauche. Son attachement au statut est personnel. Sur les 15.000 euros de retraite que percevra le retraité Hollande, Marianne nous apprenait que notre Président de gauche et haut fonctionnaire, conseiller référendaire à la Cour des comptes pendant trois ans, allait percevoir 3.473 euros par mois à ce titre parce qu’il a eu l’astuce de se placer en détachement et non en disponibilité : un placement rentable sans lien avec le travail…

M. Macron, vous avez raison : la fonction publique française est bien le dernier dinosaure !

Gérard Gelé
Sources IREF / Boulevard Voltaire