AVEC LES ÉNARQUES, LA FRANCE VA DROIT À LA FAILLITE (L’Imprécateur)

Où voit-on qu’il y ait du « renouveau » dans le personnel politique français choisi par Emmanuel Macron pour gouverner le pays ?

Même la moyenne d’âge est identique à celle du gouvernement précédent, les impétrants revendiquant leur non-soumission à des partis politiques de droite ou de gauche puisque c’est à la mode. Mais ils ont en commun d’être, à de rares exceptions près, tous hauts-fonctionnaires-énarques. Bref, une élite constituée de bons élèves brillants quand il s’agit de disserter sur les problèmes, mais qui se sont toujours montrés impuissants à les résoudre depuis que les socialistes les ont promus au pouvoir dans les années 1980.

C’est vraiment un classe sociale très spéciale qui a pris le pouvoir que la Constitution voulait donner au peuple : le président est énarque, le premier ministre est énarque et ils sont de vieux copains, la femme du président est fonctionnaire en retraite, celle du premier ministre est directrice de Sciences Po à Paris, la plupart des ministres sont énarques et quelques uns Sciences Po. Nous sommes entre les mains de toute une mafia dont la caractéristique essentielle est l’incompétence.

Avec elle, la France est passé en 2014 du 5ème au 6ème rang des puissances économiques mondiales, dépassée par l’Angleterre dont notre presse et nos économistes socialistes critiquent sans cesse le modèle économique, mais qui a, en trois ans, augmenté son PIB de 570 milliards de plus que la France et résorbé son chômage.

Au classement des pays développés (Indice de Développent Humain) elle était 9ème en 1970, toujours 9ème en 1990, mais 17ème en 2005 et elle est passée en 2014 à la 22ème place, tous les pays d’Europe du Nord, y compris la Belgique et l’Irlande mais Finlande exceptée, devant elle, mais aussi des pays d’Asie (Corée, Japon, Singapour, etc.), Israël, la Suisse, l’Australie (2ème) et la Nouvelle-Zélande (9ème) et les pays d’Amérique du Nord. Pas de quoi être fiers de notre fameux “modèle social” qui est avant tout un exceptionnel modèle d’échec social avec un système de santé qui se délabre, et un chômage en hausse croissante malgré de rares embellies montées en épingle.

La France accorde une importance excessive aux diplômes alors que nos grandes écoles d’administration, comme l’ENA et Sciences Po, produisent des jeunes cadres supérieurs dont elles ont diminué le niveau de culture en l’encadrant du politiquement correct et surtout détruit à peu près totalement leur capacité à imaginer des solutions. Déjà, en 1963, un rapport le signalait au ministre de la Défense Pierre Messmer. Capables d’écrire un discours très beau mais qui n’est qu’un enfilage de perles et de lieux communs comme ceux que nous a lus Macron, incapables d’y glisser une idée nouvelle. Capables d’analyser les problèmes, ils sont incapables de les résoudre. La réponse la plus classique d’un énarque au pouvoir qui butte sur une question : commander un rapport, créer un observatoire, mandater une commission Théodule. Modèle : la Commission Attali, exemplaire club de bras cassés. Efficacité ? Zéro.

L’ancien député des Yvelines Jean Michel Fourgous, ingénieur ayant développé une prospère entreprise de logiciels et travaillé pour le CNRS s’est amusé à faire des statistiques sur ce tout petit cercle de hauts fonctionnaires qui, depuis les années 80, préside aux destinées du pays et assure sa pérennité aux principaux postes de décision de la France par un habile jeu de chaises musicales et de cooptation. Plus de la moitié des membres des cabinets des ministères stratégiques sont issus de l’ENA, plus de la moitié de ministres aussi, une bonne partie du reste vient de Sciences Po. Où sont les scientifiques, les ingénieurs, les entrepreneurs ? Il n’y en a pas.

Pire, ils ont aussi investi les grandes entreprises, un autre gâteau qu’ils se partagent. Fourgous en donne un exemple presque caricatural : quand Noël Forgeard, ancien haut fonctionnaire, un X-Mines compétent, est débarqué de la présidence d’EADS (en 2006) parce qu’il y a un énarque à caser, il est remplacé par Louis Gallois (énarque) président de la SNCF, lui-même remplacé par Anne-Marie Idrac (énarque) présidente de la RATP, qui cède sa place à Pierre Mongin (énarque) directeur de cabinet de de Villepin, lui-même remplacé par Bruno Le Maire (énarque), etc. Et naturellement, si l’on ose dire, chaque changement de poste donne lieu à des augmentations de salaire, des primes, des cadeaux en actions. Qui se souvient que l’énarque Jean-Marie Messier a failli couler Vivendi, l’énarque Anne Lauvergeon d’AREVA, que le Crédit Lyonnais et la Société Générale ont failli mourir des énarques ? Le système est bien verrouillé par une classe de prédateurs qui fonctionne à son seul profit dans une société politiquement fermée comme l’étaient l’URSS et les pays d’Europe de l’Est, comme le sont toujours la Corée du nord ou la Chine communiste.

Administrer un pays qu’ils ont bloqué, ils savent faire pour que dure leur suprématie, gérer un pays ouvert dans une économie libérale mondialisée, il ne savent pas et sont même dangereux.

Que fait Macron actuellement ? Il place copains et amis de l’ENA et Sciences Po à tous les postes importants, dans la droite ligne de la méthode Hollande précédemment. Du renouveau? Foutaises. De jeunes énarques remplacent les vieux politiquement morts de leur incompétence à relever la France. Ils appliquent au pied de la lettre le principe du Prince Salina dans Le Guépard, « Il faut tout changer pour que rien ne change ». Et rien ne changera puisque ce sont les mêmes formés à l’incompétence par l’ENA qui virent les vieux pour prendre leurs places, leurs gros et multiples salaires à des postes qu’ils n’occupent le plus souvent pas, et peut-être même leurs maîtresses, le “jeune” président ayant rendu “in” le fait de coucher avec une femme déjà bien âgée.

L’Imprécateur


 

 

11 réflexions au sujet de « AVEC LES ÉNARQUES, LA FRANCE VA DROIT À LA FAILLITE (L’Imprécateur) »

  1. Eliminer l’ENA , cela fait des décennies ( au moins 3 si ce n’est plus ) que l’on en parle . Rien ne se fait. Qu’attend t’on pour éradiquer ces incompétents. ? Leur incompétence est reconnue et prouvée ….alors !!! ?

     
  2. Mais bon sang, il faut bien comprendre que l’ENA (école normale d’ad-mi-nis-tra-tion) n’est qu’une école formant des futurs cadres administratifs pour les rouages de l’Etat !! Elle n’arrive pas à la cheville de Centrale, Sup’aéro ou autres Mines et Ponts !!!! Or depuis 50 ans ces petits administratifs, en léchant les bottes de leurs ministres et autres Présidents se sont vu confier des tâches politiques, et le goût du pouvoir venant s’en font maintenant un objectif d’études ! Leur particularité: vouloir diriger un peuple de « sans dents » et une industrie dont ils ne connaissent absolument pas les charges et techniques ! l’incompétence dans toute sa vérité !
    Alors c’est Giscard la danseuse démago, Chirac le Sphinx immobile, Hollande le nullissime, et maintenant Macron le dangereux islamophile anti-France te porte-serviette de l’Europe dictatoriale !
    Alors l’ENA, soit la faire exploser, soit faire signer un engagement de servir tous les partis au pouvoir sans s’immiscer dans la politique sous peine de radiation avec 5 ans d’emprisonnement !! Ces petits freluquets y réfléchiront à 2 fois. L’ENA 1er danger pour le pays avant l’islam !

     
  3. Bonjour SittingBull
    Votre humour résume bien la situation.
    Mais je pense que les français auront encore longtemps le strict nécessaire _le luxe étant réservé à la classe dirigeante tout comme au bon temps communiste en URSS_ tout au moins ceux qui sauront s’adapter à la volonté de l’Europe, enfant chérie des sbires de Macron.
    Un état ne fait jamais faillite, même s’il est saigné _jamais à mort_ par des prédateurs, la Grèce en est un bon exemple.
    Les besoins vitaux d’argent pour poursuivre la route seront prêtés par ceux la mêmes qui en récupèrent les intérêts : la déjà pharamineuse dette nationale, qui ne sera jamais remboursée, augmentera voilà tout. Un simple jeu d’écriture « balancera » les comptes comme il se fait déjà, par exemple, pour les chiffres du chômage.

     
    • Bonsoir Christian
      Oui en effet, la situation est tellement triste et prévisible qu’il vaut mieux en rire.
      En lisant votre réponse, me vient encore, comme un flash. Cette fameuse conversation tirée d’une pièce de théâtre d’Antoine RAULT : « Le Diable Rouge ».
      Cette conversation mettant en scène MAZARIN et COLBERT

      Colbert :

      « Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

      J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou… »

      Mazarin :

      «Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.

      Mais l’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison.

      Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.»

      Colbert :

      «Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?»

      Mazarin :

      «On en crée d’autres.»

      Colbert :

      «Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.»

      Mazarin :

      «Oui, c’est vrai, c’est impossible !»

      Colbert :

      «Alors, les riches ?»

      Mazarin :

      «Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres !»

      Colbert :

      «Mais alors, comment fait-on ?»

      Mazarin :

      « Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des honnêtes citoyens qui…

       
      • …/… suite et fin

        travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres !

        C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là… plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ;

        C’est un réservoir inépuisable.»

         
  4. …/… Fin
    Après plusieurs jours d’épuisantes réunions et autant de séances de brainstorming, le Comité décidait de punir le rameur en lui supprimant ses bourses d’étude et en le radiant de l’Ecole, dont la Grandeur et Réputation risquait de se voir ternie par une telle incompétence. Lors de la réunion de clôture, le Comité, appuyé par le corps enseignant, statuait :
    « Pour le prochain challenge, nous engagerons un nouveau rameur, mais par le biais d’un contrat d’Outsourcing, de manière à éviter toute friction syndicale et d’esquiver tout contrat de travail et charges sociales qui en découlent, éléments qui, sans aucun doute, ont jusque-là dégradé l’efficacité et la productivité de nos ressources ».

     
  5. …/…
    Deux assistants au chef d’équipe
    Sept chefs de section
    Un rameur

    La conclusion du Comité fut unanime et lapidaire : « Ce rameur est un bon à rien ».

    En 1996 se présentait une nouvelle opportunité pour l’équipe Enarque. En effet, le Département du Haut Management de l’ENA, en collaboration avec le Département de Recherche sur les Ressources Humaines de cette même école avaient mis au point une stratégie novatrice qui améliorerait sans aucun doute possible le rendement et la productivité, grâce à l’introduction de substantielles modifications dans la structure. C’était là la clef de voûte du succès, l’aboutissement ultime d’une méthodologie qui ferait pâlir d’envie même les meilleurs managers au monde…

    Le résultat fut catastrophique. L’équipe Universitaire arrivait cette fois avec 3 heures d’avance sur l’équipe énarque. Les conclusions furent effroyables :

    Dans un évident but de déstabilisation spéculative, l’équipe universitaire avait opté pour la formation traditionnelle : 1 chef d’équipe et 10 rameurs
    L’équipe Enarque avait introduit une formation avant-gardiste :
    Un chef d’équipe
    Deux consultants Qualité
    Un auditeur en empowerment
    Un superviseur de downsizing
    Un analyste de procédures
    Un technologue
    Un contrôleur
    Un chef de section
    Un technicien chronomètre
    Un rameur

    Après plusieurs jours d’épuisantes…

     
  6. J’ai juste envie de résumer mon point de vue à ce sujet par cette chronique qui date de quelques temps maintenant et l’idée y est.
    LES RAMEURS DE L’ENA
    Les chroniques racontent qu’en 1994 aurait eu lieu un challenge d’aviron entre l’équipe de rameurs de l’ENA et ceux d’une université lambda de « Province ». Les rameurs de l’Université brillèrent dès le départ, et arrivèrent avec une heure d’avance sur l’équipe Enarque…De retour dans les locaux de l’ENA, le Comité de Consultation se réunit pour analyser les raisons d’un résultat si imprévu et déconcertant. Leurs conclusions furent les suivantes :

    L’équipe universitaire était formée d’un chef d’équipe et de 10 rameurs…
    L’équipe de l’ENA était, elle, constituée d’1 rameur et de 10 chefs d’équipe.

    La décision fut portée à la sphère de planification stratégique pour l’année suivante, avec une réforme dont les répercussions se feraient ressentir à tous les niveaux de la délégation. En 1995, lors du départ du nouveau challenge, l’équipe universitaire reprenait une fulgurante avance. Cette fois-là, l’équipe Enarque arrivait avec 2 heures de retard…

    La nouvelle analyse du Comité de Consultation rendait les constatations suivantes :

    Dans l’équipe Universitaire, il y avait 1 chef et 10 rameurs.
    L’équipe de l’ENA, suite aux réformes décidées par le Comité de Consultation et approuvés par la haute sphère de planification, comprenait :
    Un chef d’équipe
    Deux…

     

Laisser un commentaire